QCM : Psychologie clinique de la santé — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle perspective le psychologue clinicien de la santé adopte-t-il pour comprendre la situation d’une personne ?

Il met en relation les dimensions physique, mentale, comportementale et sociale
Il étudie les traitements médicaux sans examiner les habitudes quotidiennes
Il décrit l’environnement social en laissant de côté l’état physiologique
Il analyse principalement les symptômes psychologiques et leurs origines individuelles

Il met en relation les dimensions physique, mentale, comportementale et sociale

Explication

Cette perspective considère conjointement la santé physique, la santé mentale, les comportements de santé et l’environnement social. Une approche limitée aux troubles psychologiques ne permet pas de saisir l’ensemble de la situation.

2. Chez Sanjay, quelles fonctions le tabagisme remplit-il dans sa vie quotidienne ?

Il répond aux prescriptions médicales, structure les traitements et prévient le stress
Il accompagne les activités sportives, améliore le sommeil et diminue l’ennui
Il procure du plaisir, facilite la sociabilité et ponctue les pauses professionnelles
Il réduit les contacts sociaux, augmente la concentration et remplace les repas

Il procure du plaisir, facilite la sociabilité et ponctue les pauses professionnelles

Explication

Le tabagisme de Sanjay est associé au plaisir, à la sociabilité, aux pauses professionnelles et à l’échappatoire face au travail stressant. Il ne s’agit donc pas d’un comportement dépourvu de fonctions dans son quotidien.

3. Quelle séquence correspond à l’accompagnement psychologique d’une personne atteinte d’une maladie chronique ?

Traiter les symptômes physiques, ignorer les réactions émotionnelles, puis reprendre les habitudes antérieures
Éviter le diagnostic, maintenir les comportements habituels, puis déléguer la gestion aux proches
Modifier les comportements de santé, interrompre les traitements, puis accepter progressivement le diagnostic
Accepter le diagnostic, s’adapter à la maladie et aux traitements, puis modifier ses comportements de santé

Accepter le diagnostic, s’adapter à la maladie et aux traitements, puis modifier ses comportements de santé

Explication

L’accompagnement suit une progression comprenant l’acceptation du diagnostic, l’adaptation à la maladie et aux traitements, puis l’adoption de nouveaux comportements de santé. Commencer par modifier les conduites sans prendre en compte l’acceptation et l’adaptation ne respecte pas cette logique.

4. Pour comprendre pourquoi Sanjay fume dans une situation donnée, quelle démarche est la plus pertinente ?

Examiner l’apparition du comportement, son contexte et la fonction qu’il remplit
Attribuer le comportement à une dépendance biologique sans rechercher les circonstances
Mesurer la fréquence du comportement et conclure qu’elle explique sa cause principale
Comparer le comportement à celui d’autres fumeurs sans étudier la situation personnelle

Examiner l’apparition du comportement, son contexte et la fonction qu’il remplit

Explication

Une conduite à risque doit être étudiée selon son apparition, son contexte et sa fonction, car elle peut gérer le stress, répondre à l’entourage ou suivre un événement de vie. La fréquence ou une explication biologique isolée ne suffit pas à déterminer son rôle.

5. Comment l’Organisation mondiale de la santé définit-elle la santé en 1946 ?

Comme un équilibre biologique mesuré par des examens cliniques
Comme un état de complet bien-être physique, mental et social
Comme l’absence constatée de maladie ou d’infirmité physique
Comme la capacité à recevoir rapidement des soins médicaux adaptés

Comme un état de complet bien-être physique, mental et social

Explication

La définition de 1946 inclut le bien-être physique, mental et social, et dépasse l’absence de maladie ou d’infirmité. Une conception centrée sur les examens ou les soins réduit la santé à une perspective biomédicale.

6. Laquelle des situations illustre le caractère relatif et subjectif de la santé ?

Une personne sans diagnostic médical est considérée en bonne santé, même si son ressenti n’est pas évalué
Une personne ayant un problème identifié se sent bien, tandis qu’une autre sans problème reconnu se sent mal
Une personne présentant une maladie confirmée se sent nécessairement mal, tandis qu’une personne saine se sent bien
Deux personnes ayant le même diagnostic manifestent des symptômes physiques identiques et une satisfaction comparable

Une personne ayant un problème identifié se sent bien, tandis qu’une autre sans problème reconnu se sent mal

Explication

La santé dépend à la fois de l’état observé et du ressenti de la personne : un problème physique ou psychiatrique peut coexister avec un sentiment de bien-être. À l’inverse, l’absence de problème identifié ne garantit pas que la personne se sente bien.

7. Quelle conception caractérise principalement le modèle biomédical de la maladie ?

La maladie dépend surtout des émotions et l’intervention vise la modification des interprétations
La maladie résulte surtout d’interactions sociales et l’intervention vise les relations de la personne
La maladie correspond surtout à une expérience subjective et l’intervention vise le bien-être ressenti
La maladie résulte surtout d’une cause biologique et l’intervention vise l’état physiologique

La maladie résulte surtout d’une cause biologique et l’intervention vise l’état physiologique

Explication

Le modèle biomédical privilégie une cause biologique et cherche à traiter l’état physiologique de l’organisme. Les autres propositions mettent au premier plan des dimensions sociales, psychologiques ou subjectives qui caractérisent une approche plus large.

8. Lequel de ces éléments appartient aux causes de maladie retenues par le modèle biomédical ?

Une difficulté relationnelle modifiant la perception des symptômes
Une pression professionnelle entraînant une modification des habitudes
Une émotion intense influençant l’interprétation d’une douleur
Une prédisposition génétique favorisant l’apparition d’une affection

Une prédisposition génétique favorisant l’apparition d’une affection

Explication

Les prédispositions génétiques font partie des causes biologiques reconnues par le modèle biomédical, au même titre que les bactéries, les virus, les déséquilibres chimiques et les lésions. Les autres éléments relèvent principalement des dimensions psychologiques ou sociales.

9. Dans le modèle biomédical, quel rôle est principalement attribué à l’individu malade ?

Celui d’un observateur chargé d’interpréter les causes sociales de sa maladie
Celui d’un décideur autonome qui choisit les interventions médicales à appliquer
Celui d’une victime passive dont le traitement est assuré par les professionnels de santé
Celui d’un partenaire actif qui construit avec les soignants ses comportements de santé

Celui d’une victime passive dont le traitement est assuré par les professionnels de santé

Explication

Le modèle biomédical considère principalement l’individu comme passif et confie le traitement aux professionnels, par exemple au moyen de médicaments ou d’une chirurgie. Une participation active à la gestion des comportements correspond davantage à une approche centrée sur le rôle du patient.

10. Quelle définition correspond le mieux à la psychologie de la santé ?

Une pratique visant principalement à mesurer les capacités intellectuelles dans différents groupes
Une synthèse des contributions psychologiques à la promotion de la santé, à la prévention et au traitement
Une branche consacrée à la classification biologique des maladies et à leur diagnostic médical
Une discipline centrée sur l’analyse des rêves et des conflits inconscients individuels

Une synthèse des contributions psychologiques à la promotion de la santé, à la prévention et au traitement

Explication

La psychologie de la santé rassemble des contributions éducatives, scientifiques et pratiques pour promouvoir et maintenir la santé, prévenir et traiter les maladies. La classification biologique des maladies relève principalement de la médecine et ne définit pas ce champ.

11. Quelle affirmation traduit la remise en cause du dualisme corps-esprit par la psychologie de la santé ?

Les processus psychologiques peuvent influencer les comportements de santé, le recours aux soins et l’adaptation
Les phénomènes corporels et psychologiques évoluent dans des domaines séparés sans influence réciproque
Les processus psychologiques apparaissent surtout comme des conséquences de maladies déjà constituées
Les comportements de santé dépendent principalement de facteurs biologiques indépendants des représentations personnelles

Les processus psychologiques peuvent influencer les comportements de santé, le recours aux soins et l’adaptation

Explication

La psychologie de la santé considère que les processus psychologiques participent aux comportements de santé, à la prévention, au recours aux soins et à l’adaptation. L’idée qu’ils seraient principalement des conséquences de la maladie correspond à une conception biomédicale stricte.

12. Quel domaine distingue principalement la psychologie clinique en psychiatrie de la psychologie clinique de la santé ?

La psychiatrie se concentre sur les maladies somatiques, tandis que la psychologie de la santé étudie surtout les troubles mentaux graves
La psychiatrie analyse les habitudes de vie, tandis que la psychologie de la santé s’intéresse principalement aux mécanismes neurobiologiques
La psychiatrie se concentre sur les troubles mentaux, tandis que la psychologie de la santé englobe aussi les maladies somatiques et les comportements de santé
La psychiatrie étudie le bien-être général, tandis que la psychologie de la santé se limite aux symptômes psychiatriques diagnostiqués

La psychiatrie se concentre sur les troubles mentaux, tandis que la psychologie de la santé englobe aussi les maladies somatiques et les comportements de santé

Explication

La psychologie clinique en psychiatrie prend principalement les troubles mentaux comme point d’entrée, alors que la psychologie clinique de la santé couvre plus largement le bien-être, les maladies somatiques et les comportements de santé. La répartition inverse des domaines ne correspond donc pas à cette distinction.

13. Quelle population est principalement visée par la psychologie clinique de la santé par rapport à la psychiatrie ?

Des personnes hospitalisées pour des maladies somatiques présentant une dépendance fonctionnelle
Des individus engagés dans une psychothérapie destinée à traiter un diagnostic psychiatrique
Des patients présentant principalement des troubles mentaux nécessitant une prise en charge spécialisée
Une population plus large, qui peut comprendre des personnes ne présentant pas de trouble mental

Une population plus large, qui peut comprendre des personnes ne présentant pas de trouble mental

Explication

La psychologie clinique de la santé s’adresse à une population étendue, qui ne présente pas forcément de trouble mental, contrairement à la psychiatrie qui cible principalement les patients concernés par ces troubles. La présence d’un diagnostic psychiatrique ne constitue donc pas une condition générale de la psychologie de la santé.

14. Quel objectif caractérise le mieux la différence entre la psychiatrie et la psychologie de la santé ?

La psychiatrie prévient les maladies somatiques, tandis que la psychologie de la santé prescrit principalement des traitements médicamenteux
La psychiatrie mesure la qualité de vie, tandis que la psychologie de la santé établit principalement les diagnostics psychiatriques
La psychiatrie développe prioritairement l’estime de soi, tandis que la psychologie de la santé traite les troubles mentaux diagnostiqués
La psychiatrie traite prioritairement les troubles, tandis que la psychologie de la santé favorise l’adaptation, le bien-être et le changement comportemental

La psychiatrie traite prioritairement les troubles, tandis que la psychologie de la santé favorise l’adaptation, le bien-être et le changement comportemental

Explication

La psychiatrie vise prioritairement le traitement des troubles mentaux, alors que la psychologie de la santé cherche davantage à soutenir l’adaptation, le bien-être, l’estime de soi et les changements comportementaux. L’établissement des diagnostics psychiatriques ne constitue pas l’objectif principal de la psychologie de la santé.

15. Selon la définition de l’OMS en 1993, qu’est-ce que la qualité de vie ?

Un classement social déterminé par le niveau de ressources et les conditions matérielles d’existence
Une mesure clinique fondée principalement sur les symptômes physiques observés par les professionnels
Un indicateur biologique standardisé permettant de comparer la gravité des maladies entre patients
La perception qu’une personne a de sa place dans la vie, en fonction de son contexte, de ses valeurs et de ses attentes

La perception qu’une personne a de sa place dans la vie, en fonction de son contexte, de ses valeurs et de ses attentes

Explication

Pour l’OMS, la qualité de vie renvoie à la perception subjective qu’une personne a de sa place dans la vie, selon sa culture, ses valeurs, ses objectifs et ses inquiétudes. Elle ne se réduit donc pas à un indicateur biologique ou à une observation clinique.

16. Pourquoi la qualité de vie est-elle décrite comme un concept multidimensionnel ?

Parce qu’elle évalue surtout la dépendance fonctionnelle sans tenir compte du contexte social
Parce qu’elle peut intégrer les dimensions physique, psychologique, sociale, environnementale et spirituelle
Parce qu’elle repose principalement sur la présence ou l’absence d’un diagnostic médical précis
Parce qu’elle est calculée à partir d’un score physique unique représentant l’état général d’une personne

Parce qu’elle peut intégrer les dimensions physique, psychologique, sociale, environnementale et spirituelle

Explication

La qualité de vie est multidimensionnelle parce qu’elle peut inclure l’état physique, l’état psychologique, les relations sociales, la dépendance, l’environnement et la spiritualité. Un score physique unique ne peut donc pas rendre compte de l’ensemble de ses dimensions.

17. Comment choisir un questionnaire de qualité de vie pour une étude donnée ?

En choisissant l’instrument le plus long, car il couvre généralement davantage de dimensions pertinentes
En fonction de la question étudiée et de la population étudiée, car aucun questionnaire ne convient à toutes les situations
En utilisant le questionnaire le plus fréquemment employé, quelle que soit la population concernée
En privilégiant l’outil présentant le score physique le plus précis pour chaque problème de santé

En fonction de la question étudiée et de la population étudiée, car aucun questionnaire ne convient à toutes les situations

Explication

Le questionnaire doit être sélectionné selon l’objectif de l’étude et les caractéristiques de la population, puisqu’aucun instrument n’est supérieur dans toutes les situations. La longueur ou la fréquence d’utilisation ne garantit pas son adéquation au contexte étudié.

18. Pourquoi un score total peut-il donner une image trompeuse de la qualité de vie ?

Il transforme les réponses subjectives en mesures exclusivement médicales.
Il exclut les dimensions qui concernent le fonctionnement social de la personne.
Il empêche de comparer les réponses recueillies auprès de personnes différentes.
Il peut masquer des écarts importants entre les différentes dimensions évaluées.

Il peut masquer des écarts importants entre les différentes dimensions évaluées.

Explication

La qualité de vie étant multidimensionnelle, un score global peut dissimuler des profils très différents selon les dimensions. Une comparaison reste possible si les dimensions et les méthodes sont définies de façon cohérente, et le problème ne vient pas d’une réduction aux seuls aspects médicaux.

19. Que signifie évaluer la qualité de vie dans une démarche de mesure de santé ?

Mesurer un indicateur biologique dont les critères restent identiques entre les individus.
Décrire l’état clinique à partir d’un ensemble de symptômes observables par le soignant.
Quantifier un phénomène dont la définition peut varier selon les personnes et les auteurs.
Attribuer une valeur globale à la satisfaction sans distinguer ses composantes principales.

Quantifier un phénomène dont la définition peut varier selon les personnes et les auteurs.

Explication

L’évaluation de la qualité de vie consiste à quantifier un phénomène dont le contenu dépend des conceptions retenues par les personnes et les auteurs. Elle ne se réduit donc ni à un indicateur biologique ni à une satisfaction globale dépourvue de dimensions distinctes.

20. Quels aspects faut-il intégrer pour évaluer la qualité de vie d’un enfant atteint de cancer ?

La douleur, l’observance thérapeutique, les complications médicales, le sommeil et les consultations spécialisées.
Les symptômes physiques, les résultats biologiques, le traitement prescrit, le pronostic et la durée d’hospitalisation.
La réussite scolaire, les relations amicales, les loisirs, l’autonomie et les attentes des professionnels de santé.
La santé physique, le bien-être psychologique, la vie sociale, la scolarité, les activités quotidiennes et la qualité de vie globale.

La santé physique, le bien-être psychologique, la vie sociale, la scolarité, les activités quotidiennes et la qualité de vie globale.

Explication

Une évaluation pédiatrique de la qualité de vie doit couvrir les dimensions physiques, psychologiques, sociales, scolaires, quotidiennes et globales. La seule mesure des symptômes ou des paramètres médicaux ne rend pas compte de l’expérience complète de l’enfant.

21. Lorsqu’un professionnel choisit une méthode d’évaluation pédiatrique, quelle décision doit-il prendre en priorité ?

Déterminer s’il faut interroger l’enfant, les parents ou les deux, puis choisir l’autoévaluation ou l’hétéroévaluation.
Sélectionner un questionnaire adulte, puis demander aux parents de reformuler les réponses pour leur enfant.
Interroger les parents dans tous les cas, car ils connaissent mieux les symptômes et les activités quotidiennes.
Faire répondre l’enfant seul, afin d’éviter que le point de vue familial influence la mesure obtenue.

Déterminer s’il faut interroger l’enfant, les parents ou les deux, puis choisir l’autoévaluation ou l’hétéroévaluation.

Explication

L’évaluation pédiatrique nécessite de décider qui doit être interrogé et si la mesure sera autorapportée par l’enfant ou rapportée par un tiers. Interroger systématiquement une seule catégorie de répondants ne tient pas compte de la situation ni des capacités de l’enfant.

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Que considère conjointement le psychologue clinicien de la santé ?

La santé physique, mentale, les comportements de santé et l’environnement social.

À quoi le tabagisme de Sanjay est-il associé ?

Au plaisir, à la sociabilité, aux pauses professionnelles et au travail stressant.

Quels sont les objectifs de l’accompagnement dans une maladie chronique ?

L’acceptation du diagnostic, l’adaptation à la maladie et aux traitements, puis de nouveaux comportements de santé.

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