Fiche de révision : Psychologie de la santé et modèles cliniques

Plan du Cours

  1. Modèles biomédical et psychosomatique
  2. Modèles biopsychosocial et transactionnel
  3. Facteurs environnementaux et santé
  4. Styles de vie et alexithymie
  5. Anxiété, névrosisme et dépression
  6. Modèles cognitifs de la dépression
  7. Facteurs salutogènes de santé
  8. Évaluation primaire du stress
  9. Contrôle et soutien social perçus
  10. Coping et stratégies d’ajustement
  11. Classification et déterminants du coping
  12. Évolution historique de la psychosomatique
  13. Écoles et actualité psychosomatiques
  14. Analyse fonctionnelle de la douleur
  15. Modèles comportementaux et sociaux
  16. Cognitions et peur de la douleur
  17. Schémas précoces et prise en charge
  18. Analyse de situations cliniques

1. Modèles biomédical et psychosomatique

Notions clés & Définitions

  • Santé : La santé est un état de bien-être et de fonctionnement qui dépend à la fois de l’individu et de son environnement.
  • Modèle biomédical : Le modèle biomédical définit la maladie comme un dysfonctionnement organique causé par un événement perturbateur, selon une relation de cause à effet, et distingue le corps de l’esprit.
  • Modèle psychosomatique : Le modèle psychosomatique attribue à des facteurs psychologiques un rôle étiologique déterminant dans le développement de certaines maladies physiques.
  • Pensée opératoire : La pensée opératoire, proposée par l’Institut psychosomatique de Paris et Pierre Marty, se caractérise par une faible mentalisation, une vie imaginaire pauvre et un discours centré sur le concret et le présent.

★ À maîtriser

  • Les conceptions de la santé et de la maladie varient selon les époques, les lieux et les cultures.

📌 En anglais, disease désigne un trouble organique ayant une ou plusieurs causes et des symptômes identifiables, tandis qu’illness désigne l’expérience subjective du patient, qui ne correspond pas nécessairement à une pathologie identifiable.

  • Les cognitions et les croyances du patient influencent ses comportements de santé ainsi que sa relation avec les professionnels de santé.

  • Les objectifs de la psychologie de la santé sont (Bruchon-Sweitzer, 2001) :

    • Optimiser la prévention, la promotion des comportements de santé et la prise en charge des personnes malades.
    • Étudier les facteurs psychosociaux impliqués dans l’initiation, l’évolution et la rémission des maladies.
    • Comprendre les processus biopsychosociaux qui expliquent ces influences.
  • Pedinielli (1996, 1999) souligne qu’étudier les représentations des patients, notamment leurs explications de la maladie, aide à comprendre leur expérience subjective et le sens qu’ils attribuent à la maladie.

Compléments

  • La définition du Petit Robert décrit la santé comme le « bon état physiologique d’un être vivant » et le « fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme », mais cette conception est partielle car elle est principalement biologique.

  • Dans la conception chinoise inspirée du taoïsme et du bouddhisme, la santé correspond à l’équilibre du yin et du yang, tandis que leur déséquilibre est associé à la symptomatologie.

  • La croyance qu’une lombalgie chronique interdit toute activité peut entraîner l’évitement, le déconditionnement physique et une dégradation de la qualité de vie, tandis qu’une reprise progressive de l’activité peut l’améliorer malgré la maladie.

  • Le modèle biomédical est jugé trop mécaniste et réducteur car il néglige notamment des facteurs médiateurs perceptifs, cognitifs, affectifs et comportementaux.

  • Les courants psychosomatiques ont proposé comme facteurs explicatifs :

    • Le conflit intrapsychique.
    • Les profils de personnalité.
    • Les structures psychiques particulières.
  • Le courant psychosomatique issu de la psychanalyse explique certains symptômes physiques par un mécanisme de conversion somatique, comme la paralysie dans l’hystérie.

Astuce mémo

Le biomédical privilégie la cause organique ; le psychosomatique, les facteurs psychologiques.

2. Modèles biopsychosocial et transactionnel

Notions clés & Définitions

  • Modèle biopsychosocial : Le modèle biopsychosocial d’Engel (1980) attribue les pathologies physiques et mentales aux facteurs biologiques, psychologiques et sociaux ainsi qu’à leurs interactions.
  • Modèle transactionnel : Le modèle transactionnel étudie les échanges entre l’individu et son environnement, ainsi que les efforts cognitifs, émotionnels et comportementaux mobilisés face au stress.
  • Modèle intégratif et multifactoriel : Le modèle intégratif et multifactoriel de Schweiter et Dantzer combine des facteurs environnementaux, individuels et processuels pour expliquer plusieurs issues possibles de santé.
  • Modèle épidémiologique : Le modèle épidémiologique compare des groupes d’individus malades et sains pour étudier les facteurs psychosociaux et environnementaux associés à la santé selon une causalité linéaire.

★ À maîtriser

  • Dans le modèle transactionnel, l’évaluation primaire porte sur le stress perçu, puis l’évaluation secondaire porte sur le contrôle perçu et le soutien social perçu.

Compléments

  • Dans le modèle biopsychosocial, l’individu est actif et peut donner un sens à la maladie tout en interagissant avec son environnement et son corps.

  • Le modèle biopsychosocial est considéré comme un métamodèle trop global et linéaire pour intégrer précisément chaque facteur dans les recherches empiriques.

  • Le modèle transactionnel met en avant les processus transactionnels, mais minimise les caractéristiques dispositionnelles de la personne et les caractéristiques de la situation.

  • Le modèle distingue trois catégories :

    • Les antécédents ou prédicteurs.
    • Les transactions individu-contexte, qui jouent un rôle de médiateur ou de modérateur.
    • Les issues.

3. Facteurs environnementaux et santé

Notions clés & Définitions

  • Réseau social : Ensemble des personnes avec lesquelles un individu est en relation.

★ À maîtriser

  • Les changements de vie importants, qu’ils soient heureux ou pénibles, peuvent être associés à une vulnérabilité à certaines pathologies.

  • Selon Selye (1956), l’organisme répond à un agent stressant non spécifique par un syndrome général d’adaptation en trois phases : alarme, résistance et épuisement.

  • Holmes et Rahe (1967) ont élaboré une échelle de 43 événements de vie, pondérés selon l’importance du réajustement social nécessaire. - Homes et Rahe

  • Les études rapportent de faibles relations entre les événements de vie et le développement d’une pathologie ; les événements stressants semblent plutôt pouvoir aggraver une pathologie préexistante.

📌 Le réseau social objectif décrit notamment le nombre, la fréquence et la durée des relations, tandis que le réseau social subjectif concerne l’aide perçue et peut être plus déterminant pour le vécu de la personne.

Compléments

  • Dans l’échelle de Homes et Rahe, la personne recense les événements vécus pendant les 6, 12 ou 24 derniers mois, puis additionne leurs valeurs pour obtenir un score total de stress.

  • Les principales critiques de l’échelle sont :

    • Certains items sont imprécis.
    • Des symptômes ou conséquences de maladie sont confondus avec des causes.
    • Des événements agréables et désagréables sont mélangés.
    • Les variations contextuelles ne sont pas prises en compte.
    • Les variables personnelles ne sont pas prises en compte.
  • L’impact environnemental rapporté est relativement faible, à hauteur de 12 %, et les effets seraient plutôt indirects que directs.

Astuce mémo

Alarme → résistance → épuisement.

4. Styles de vie et alexithymie

Notions clés & Définitions

  • Alexithymie : L’alexithymie, notion proposée par l’École de Boston, désigne des difficultés à identifier, différencier et exprimer ses émotions et celles d’autrui.

★ À maîtriser

  • Le type A, décrit par Friedman et Rosenman (1974), associe impatience, hostilité, compétitivité et débit de parole élevé, et est présenté comme prédisant un risque accru de maladies coronariennes.

  • L’alexithymie comprend quatre composantes observables :

    • L’incapacité à exprimer ses émotions.
    • La limitation de la vie imaginaire.
    • Le recours à l’action en cas de conflit.
    • La description factuelle détaillée des événements.
  • La TAS-20 évalue trois facteurs (Bagby et al, 1994) :

    • La difficulté à identifier les émotions.
    • La difficulté à décrire et exprimer les sentiments.
    • La pensée orientée vers la réalité extérieure.

Compléments

  • Le type C, ou « cancer-prone personality », est associé à la difficulté à exprimer les affects négatifs et à un sentiment d’impuissance-désespoir face à des événements perçus comme des pertes.

  • Selon Pedinielli (1994), 20 à 50 % des sujets alexithymiques sont atteints de maladies psychosomatiques, contre 4 à 20 % dans la population générale.

📌 L’alexithymie primaire est un trait stable associé à des facteurs génétiques ou à des relations affectives précoces, tandis que l’alexithymie secondaire est un état transitoire pouvant apparaître comme style défensif dans certaines situations.

5. Anxiété, névrosisme et dépression

Notions clés & Définitions

  • Anxiété : Guelfi, 1993 - L’anxiété est un ensemble de réactions émotionnelles pouvant se traduire par des symptômes subjectifs somatiques ou psychiques, des modifications comportementales et des signes physiologiques objectifs.
  • Névrosisme : Adler et Matthews, 1994 - Le névrosisme est une dimension de la personnalité correspondant à une tendance à ressentir des émotions désagréables comme la colère, l’anxiété ou l’humeur dépressive.
  • Dépression : Swendsen et Blatier, 1996 - La dépression désigne un trouble de l’humeur associé à des facteurs psychologiques et/ou biochimiques.

★ À maîtriser

📌 L’anxiété-trait est une tendance stable et généralisée à percevoir les situations aversives comme dangereuses, tandis que l’anxiété-état est un sentiment momentané d’appréhension, de tension et d’activation autonome lié à un événement précis. - Spielberger et al

  • Le STAI de Spielberger (1983) est un autoquestionnaire de 20 items cotés de 1 à 4, donnant un score total compris entre 20 et 80.

  • Les manifestations de la dépression comprennent l’affect négatif, les cognitions de dévalorisation ou de culpabilité, les troubles comportementaux comme l’isolement et la fatigabilité, et les symptômes somatiques comme les troubles du sommeil, de l’appétit ou digestifs et les céphalées.

Compléments

  • Dans les données rapportées pour le STAI, les femmes ont des moyennes légèrement supérieures à celles des hommes pour l’anxiété-état (40,75 contre 35,74) et l’anxiété-trait (45,09 contre 41,86).

  • Une anxiété modérée peut correspondre à une évaluation réaliste du stress, tandis qu’un score très faible ou très élevé peut signaler une vulnérabilité et doit être interprété avec les entretiens et les observations.

  • Le modèle Big Five comprend cinq dimensions (Costa et McCrae, 1992) :

    • Le névrosisme.
    • L’extraversion.
    • L’ouverture.
    • L’agréabilité.
    • La conscience.
  • Barsky et al. (1988) décrivent une distorsion perceptivo-cognitive pouvant amplifier les symptômes et proposent une échelle d’amplification des symptômes.

📌 En clinique, l’humeur dépressive peut désigner un état momentané de détresse, de perte d’intérêt et d’énergie après un événement, qui peut être transitoire ou se chroniciser.

  • Des échecs répétés peuvent conduire à une perte de confiance dans sa capacité à mobiliser les efforts nécessaires pour réussir.

Astuce mémo

L’anxiété-trait est stable ; l’anxiété-état est momentanée.

6. Modèles cognitifs de la dépression

Notions clés & Définitions

  • Impuissance-désespoir : Un pattern complexe de croyances, d’affects et de comportements élaboré face à une situation aversive, pouvant inclure résignation, perte de contrôle et détresse émotionnelle.
  • Pessimisme : Un style cognitif qui explique les événements de vie désagréables par des causes internes, générales et stables et qui prédit une santé ultérieure moins bonne en termes de morbidité et de mortalité.

★ À maîtriser

  • Les modèles cognitifs présentés attribuent un rôle étiologique aux affects négatifs et à la perception de l’événement ainsi qu’à la capacité du sujet à y faire face, plutôt qu’à l’événement seul.

  • Selon Beck, l’interaction entre un événement stressant et des cognitions erronées peut entraîner un trouble dépressif.

  • Selon Beck, les cognitions automatiques associées à la dépression sont dominées par la perte et une vision négative de soi, du monde et de l’avenir.

  • Dans l’impuissance apprise, des événements incontrôlables favorisent la résignation acquise et des inférences internes, stables et générales sur les échecs, qui alimentent le sentiment d’incompétence et peuvent favoriser les symptômes dépressifs. - Seligman

  • Le BDI est une échelle quantitative de la dépression dont les items portent sur des symptômes tels que la tristesse, la fatigue et les idées suicidaires; le patient choisit la proposition qui lui correspond et un score plus élevé indique des symptômes plus présents.

Compléments

  • Les modèles cognitifs cités sont : la théorie de Beck, la théorie de l’attachement de Bowlby, l’impuissance apprise, l’impuissance-désespoir de Seligman, Abramson puis Alloy

  • L’impuissance-désespoir associe un style attributionnel et des événements aversifs incontrôlables à des cognitions d’impuissance et de désespoir, ce qui facilite l’émergence de symptômes dépressifs. - Seligman, Abramson puis Alloy

  • Dans l’étude prospective de Shekelle et al. (1981), une cohorte de 2 000 hommes a été suivie pendant 17 ans et les scores MDPI les plus élevés ont été observés chez les sujets ayant eu un cancer.

  • Les études sur la dépression et le cancer sont limitées par des définitions variables de la dépression et par des outils qui distinguent mal les niveaux de sévérité et certains biais, ce qui révèle un manque d’outils valides et discriminants.

  • Le BDI distingue quatre niveaux de sévérité :

    • absent
    • léger
    • modéré
    • sévère

Astuce mémo

Événement aversif → interprétation d’impuissance → symptômes dépressifs

7. Facteurs salutogènes de santé

Notions clés & Définitions

  • Optimisme : Une façon de penser par laquelle une personne anticipe une issue favorable aux événements; il est décrit comme une caractéristique relativement stable et durable.
  • Auto-efficacité : Bandura - La croyance en sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour maîtriser une situation.
  • Lieu de contrôle : Rotter, 1986 - La croyance que les événements dépendent de facteurs internes ou de facteurs externes.
  • Endurance : Kobasa et al - L’endurance, ou hardiness, comprend l’engagement, la capacité de contrôle, le goût du défi et du changement, ainsi que la curiosité et le goût du risque.
  • Sens de la cohérence : Antonovsky - La perception de sa vie et des événements extérieurs comme compréhensibles, maîtrisables et porteurs de sens.
  • Résilience : La capacité à mener une vie satisfaisante et à s’ajuster de manière flexible et efficace malgré des conditions de vie extrêmes ou défavorables.

Points essentiels

  • L’optimisme est associé à des stratégies plus efficaces face au stress, à un risque de maladie réduit, à un meilleur ajustement face à la maladie et à un style de vie sain.

  • L’auto-efficacité est associée à une atténuation de l’impact des événements stressants, à des styles de vie sains et à une bonne adhésion thérapeutique. - Bandura

  • L’internalité est associée au bien-être émotionnel et physique.

📌 L’affectivité positive comprend l’enthousiasme, le plaisir, la curiosité, l’énergie, l’attention et la détermination, tandis que l’affectivité négative comprend la tristesse, la nervosité, l’inquiétude et la colère. - Watson et Pennebaker

  • L’endurance modère le lien entre les événements stressants et le développement d’une pathologie. - Kobasa et al

8. Évaluation primaire du stress

Notions clés & Définitions

  • Stress : Lazarus et Folkman - Une transaction entre la personne et l’environnement dans laquelle la situation est évaluée comme taxant ou excédant les ressources de la personne et pouvant menacer son bien-être.
  • Stress perçu : L’évaluation subjective de la situation et de ses caractéristiques, notamment sa gravité, sa contrôlabilité, son ambiguïté et sa durée.
  • Stress selon Sarafino : Sarafino - Le stress résulte de transactions conduisant l’individu à percevoir une discordance entre les contraintes de la situation et ses ressources disponibles.

★ À maîtriser

  • La PSS-14 de Cohen et al. évalue la fréquence d’aspects du stress perçu sur une échelle de 1 (« jamais ») à 5 (« très souvent ») et a été validée auprès de 2 400 adultes.

Compléments

  • Les facteurs individuels susceptibles d’amplifier le stress perçu comprennent l’impuissance apprise, la dépression, l’anxiété, le pessimisme et le type A; l’auto-efficacité, l’optimisme, l’affectivité positive et l’internalité peuvent l’atténuer.

  • Les facteurs situationnels comprennent :

    • l’imprévisibilité
    • l’imminence
    • les transitions de vie
    • l’incontrôlabilité
    • l’ambiguïté
  • Une information augmente le stress perçu lorsqu’elle est incompatible avec les besoins et la perception du patient : la surinformation peut stresser les patients évitants, tandis que la sous-information peut stresser ceux qui ont besoin d’informations pour contrôler leur anxiété.

📌 Le contrôle comportemental consiste à agir concrètement pour réduire le stresseur, tandis que le contrôle cognitif consiste à se modifier soi-même pour atténuer l’impact de la situation. - Nwissier

  • Un score élevé à la PSS est corrélé à davantage de symptômes somatiques et psychiques, mais l’outil peut confondre stress perçu et détresse du sujet.

  • Le stress perçu a des effets nocifs sur la santé plus marqués que les mesures objectives des événements et favorise des stratégies centrées sur l’émotion ou l’évitement, généralement peu efficaces. - Amiel-Lebigre, Adler et Matthews, Cohen et Edwards

Astuce mémo

Le stress perçu dépend de l’évaluation du sujet, pas seulement de l’événement objectif

9. Contrôle et soutien social perçus

Notions clés & Définitions

  • Contrôle perçu : Bruchon-S, 2002 - L’estimation par le sujet de sa capacité à maîtriser une situation et à mobiliser les ressources personnelles nécessaires pour l’affronter.
  • Soutien social perçu : La croyance que l’entourage peut aider en cas de besoin; il repose sur la disponibilité d’une aide et sur la satisfaction à l’égard de sa qualité et de son adéquation aux besoins.

★ À maîtriser

📌 Le réseau social désigne l’intégration sociale selon le nombre, la fréquence et l’intensité des liens, tandis que le soutien social perçu concerne l’aide apportée ou attendue de l’entourage. - Winnubst et al

Compléments

  • Selon Rodin, le contrôle perçu consiste à penser que l’on peut décider et agir face à une situation afin d’en modifier favorablement l’issue.

  • La MHLCS, fondée sur les théories de l’apprentissage social de Rotter et Levenson, mesure le contrôle de santé interne, le contrôle externe lié à la chance et aux facteurs aléatoires, et le contrôle attribué à des personnes toutes puissantes.

  • La CLCS évalue le contrôle perçu chez des patients atteints de cancer au moyen de 17 items répartis en trois facteurs : contrôle interne sur l’évolution de la maladie, attribution interne de son origine et contrôle religieux de son évolution. - Wartson et al

  • Le soutien social perçu comprend :

    • l’aide émotionnelle
    • l’aide liée à l’estime
    • l’aide matérielle
    • l’aide informative
  • Le QSSP de Bruchon et Schweitzer évalue la disponibilité et la satisfaction du soutien social perçu; dans l’évaluation rapportée, la satisfaction explique 35,6 % de la variance totale et la disponibilité 25,2 %.

10. Coping et stratégies d’ajustement

Notions clés & Définitions

  • Coping : Lazarus et Folkman - L’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences internes ou externes évaluées comme consommant ou excédant les ressources de la personne.
  • Recherche de soutien social : Un effort actif pour obtenir auprès d’autrui de l’aide, des conseils, de l’écoute, de la sympathie et de la compréhension.

★ À maîtriser

📌 Les mécanismes de défense sont décrits comme rigides, inconscients et liés à des conflits intrapsychiques ou à des événements anciens, tandis que les stratégies de coping sont flexibles, conscientes et orientées vers la réalité et les problèmes actuels. - Haan, 1977

  • Le coping implique des interactions réciproques entre le sujet et l’environnement, peut être efficace ou inefficace, et vise à modifier le problème à l’origine du stress ou à réguler les réponses émotionnelles qui lui sont associées. - Lazarus et Folkman

📌 Le coping centré sur le problème vise à réduire les exigences de la situation ou à accroître ses ressources, tandis que le coping centré sur l’émotion vise à réguler les réponses émotionnelles induites par la situation.

  • Les stratégies de coping centrées sur le problème et celles centrées sur l’émotion peuvent être mobilisées simultanément face à un même événement.

  • Face à la maladie, les stratégies centrées sur l’émotion comprennent l’impuissance-désespoir, la dramatisation, l’auto-accusation, l’évitement émotionnel, la répression des émotions, la dénégation, la pensée magique, l’expression des émotions, l’évitement comportemental et cognitif, l’hostilité, ainsi que les croyances concernant soi et le monde.

  • En thérapie, l’identification des stratégies de coping vise à repérer celles qui sont peu adaptées et celles qui sont protectrices, puis à accompagner le patient vers une réduction des stratégies inefficaces tout en valorisant ses ressources.

Compléments

📌 L’adaptation désigne des réactions des organismes aux conditions de l’environnement, souvent répétitives, tandis que le coping correspond à des efforts cognitifs et comportementaux conscients et spécifiques face à des événements évalués comme menaçants. - Lazarus et Folkman

  • La Ways of Coping Checklist (WCC), composée de 67 items, a été étudiée auprès de 100 adultes qui répondaient chaque mois pendant un an en évoquant un événement récent perturbant et leur réaction.

  • La WCC a permis de dégager huit facteurs regroupés en deux stratégies générales : le coping centré sur le problème et le coping centré sur l’émotion.

  • Les sous-dimensions du coping centré sur l’émotion citées sont :

    • la minimisation du problème
    • la réévaluation positive
    • l’auto-accusation
    • l’évitement ou la fuite
    • la recherche de soutien émotionnel
  • Face aux stresseurs médicaux, le coping centré sur le problème comprend notamment l’observance du traitement médicamenteux et l’esprit combatif.

  • Pour faire face à des stresseurs médicaux, l’évaluation des exigences de la situation et des ressources du patient aide celui-ci à prendre du recul et à élaborer des stratégies conscientes et volontaires.

Astuce mémo

Défenses rigides et inconscientes ≠ coping flexible et conscient

11. Classification et déterminants du coping

Notions clés & Définitions

  • Psychosomatique : Dans son acception restrictive, des troubles somatiques auxquels un facteur psychologique contribue essentiellement et qui s’accompagnent d’altérations anatomocliniques ou biologiques observables.

★ À maîtriser

  • Selon Ridder (1997), les stratégies de coping sont déterminées par les caractéristiques cognitives et conatives de l’individu ainsi que par les caractéristiques de la situation.

📌 Suls et Fletcher distinguent deux types de stratégies : les stratégies évitantes, comme la distraction, la diversion, la répression, le déni, la fuite, le fatalisme et la résignation, et les stratégies de vigilance, comme l’attention, l’implication, la réévaluation et la résolution active.

📌 Face à un événement incontrôlable, l’individu tend à mobiliser des stratégies de régulation émotionnelle, tandis que le contrôle de la situation favorise des stratégies centrées sur le problème.

  • Le Coping Strategies Questionnaire (CSQ), développé par Rosentiel et Keefe (1983) et adapté en français par Koleck (2000), évalue les stratégies de coping centrées sur la douleur.

  • Les catégories évaluées comprennent : la distraction, la dramatisation, l’ignorance des sensations douloureuses, la réinterprétation des sensations douloureuses, l’auto-encouragement, le recours à la prière

Compléments

  • Les déterminants cognitifs comprennent notamment :

    • l’optimisme
    • l’attribution causale
    • l’impuissance apprise
    • l’auto-efficacité perçue
  • Les déterminants conatifs comprennent :

    • l’anxiété
    • le névrosisme
    • la dépression
    • l’hostilité
  • Le CSQ comporte 21 items formulés autour de la douleur et utilise une échelle de Likert allant de « Jamais » à « Toujours », avec les modalités « parfois » et « souvent » entre les deux.

  • Dans une acception plus générale, la définition de la psychosomatique englobe les manifestations pathologiques fonctionnelles sans lésion et les conséquences somatiques de certains troubles des conduites instinctuelles ou du comportement, notamment certaines conduites addictives.

📌 La définition psychosomatique citée exclut les expressions somatiques des émotions et les manifestations somatiques des dérèglements de l’humeur, comme la perte de poids dans la dépression.

  • La définition psychosomatique est critiquée pour son flou et son incapacité à couvrir tout le champ, car les mécanismes sont souvent supposés et les incertitudes dépassent les preuves.

  • La psychologie de la santé, développée à partir des années 80, et la psychoneuro-immunologie, à partir des années 90, ont progressivement pris le relais de l’approche psychosomatique.

Astuce mémo

Situation contrôlable : agir ; incontrôlable : réguler l’émotion

12. Évolution historique de la psychosomatique

★ À maîtriser

  • Hippocrate (460-370 avant J.-C.) envisageait un lien entre le soma et la psyché, concevait la maladie comme une réaction globale de l’individu et visait le rétablissement de l’harmonie perdue.

📌 Chez Descartes, la matière est une substance étendue et divisible, tandis que la pensée ou l’âme est immatérielle, inétendue, insécable et éternelle.

  • Descartes distingue une troisième substance, l’union, par laquelle le corps et l’âme agissent l’un sur l’autre chez l’être humain.

📌 Johann Heinroth distingue les maladies somatopsychiques, où un facteur corporel modifie l’état psychique, des maladies psychosomatiques, qu’il associe à l’influence des passions sexuelles sur des maladies comme la tuberculose, le cancer et l’épilepsie.

Compléments

  • Maïmonide (1138-1204), philosophe et médecin de culture arabe, concevait la maladie comme une rupture d’équilibre entre le psychique et le physique.

  • Selon Keller (2008), des modèles religieux expliquent la maladie par une faute antérieure dans le bouddhisme, par une offense à Dieu des parents dans le judaïsme et par une punition divine dans le catholicisme.

  • Dans les cultures traditionnelles, la maladie peut être expliquée par des esprits surnaturels, et la prise en compte des représentations culturelles du malade est nécessaire à l’acte thérapeutique.

  • Trousseau rapporte qu’une émotion de colère ressentie après avoir été témoin d’un vol violent aurait contribué à la violence de sa crise d’asthme.

  • Freud rapproche l’organisme humain de l’organisme animal et souligne l’ancrage somatique de la pulsion ainsi que l’ancrage du psychisme dans le somatique.

  • Pour Groddeck, une force unique appelée « ça » est responsable à la fois des productions corporelles et de la vie psychique, et le médecin apprend du malade dans une relation thérapeutique duelle.

Astuce mémo

Descartes sépare l’âme et le corps, mais les unit dans l’expérience humaine

13. Écoles et actualité psychosomatiques

Notions clés & Définitions

  • Pensée opératoire : Pierre Marty - Un mode de fonctionnement décrit par l’école de Paris, caractérisé par un discours factuel, pauvre en fantasmes et en affects exprimés, ainsi que par des symptômes somatiques mal mentalisés.

★ À maîtriser

  • L’école de Chicago, fondée par Franz Alexander, associe certaines lésions corporelles à des profils de personnalité et compte parmi ses maladies psychosomatiques l’asthme, l’ulcère gastro-intestinal, l’eczéma, l’hyperthyroïdie et la polyarthrite rhumatoïde.

  • Joyce-MacDougall refuse le postulat d’une absence de sens symbolique des symptômes psychosomatiques et remet l’affect au premier plan, en décrivant des affects dispersés plutôt qu’absents. - Joyce- MacDougall

  • Les approches psychosomatiques actuelles coexistent avec des approches médicamenteuses, et leur association est présentée comme nécessaire pour soigner au mieux les patients.

📌 L’usage du terme psychosomatique requiert de la prudence, car les mécanismes restent partiellement méconnus et ce terme peut parfois servir de refuge face à l’absence d’explication médicale.

Compléments

  • Dans l’école de Chicago, le traitement psychanalytique vise à révéler à l’individu les significations conflictuelles de ses symptômes.

  • Le premier congrès psychosomatique en France se déroule en 1960, et Pierre Marty développe des travaux psychanalytiques importants au sein de l’école de Paris.

  • Pour l’école de Paris, un défaut des fonctions de pare-excitation de l’appareil psychique peut conduire à la somatisation.

  • Pour Joyce-MacDougall, les défenses psychosomatiques visent à éviter une dislocation psychotique, mais elles traitent tous les affects par le soma, et l’analyse doit permettre d’atteindre puis de symboliser progressivement ce niveau archaïque. - Joyce- MacDougall

  • Selon Marilou Bruchon-Schweitzer, les études psychosomatiques n’ont pas établi de façon indiscutable le rôle étiologique d’expériences traumatiques précoces ou de certains types de personnalité. - Marilou Bruchon- Schweitzer

  • L’alexithymie est citée comme une notion plus limitée et plus facilement opérationnalisable, reprise dans la réflexion sur la vulnérabilité psychologique à l’adversité. - Pedinielli, 1992

  • L’exploration des croyances du malade au sujet de sa maladie aide le clinicien à adapter son accompagnement sans réduire la somatisation à une structure figée ni exclure les soins médicaux.

14. Analyse fonctionnelle de la douleur

★ À maîtriser

  • L’analyse fonctionnelle de la douleur décrit la situation, les émotions, les cognitions et les comportements du patient afin de comprendre leurs interactions.

  • L’anxiété, l’anticipation négative et la tension musculaire peuvent majorer la perception douloureuse, tandis que le psychologue vise à réduire ces facteurs plutôt qu’à agir directement sur la douleur somatique.

  • Le travail sur des pensées alternatives vise à réduire les émotions pénibles et à favoriser des stratégies d’adaptation plus fonctionnelles.

Compléments

  • Dans l’exemple clinique, la patiente associe l’apparition de sa douleur au bras à l’angoisse, au désespoir et à la crainte de ne pas pouvoir travailler le lendemain.

  • La patiente adopte un coping passif en prenant immédiatement son traitement et en attendant que la douleur passe.

Astuce mémo

Situation → émotions, pensées et comportements → pensées alternatives

15. Modèles comportementaux et sociaux

Notions clés & Définitions

  • Apprentissage social et cognitif : L’apprentissage social et cognitif est un processus dans lequel les déterminants personnels, comportementaux et environnementaux interagissent, et où le sujet apprend notamment en observant un modèle.

★ À maîtriser

  • L’approche comportementale considère la douleur comme un comportement appris et entretenu, que des facteurs psychologiques peuvent amplifier à partir d’une douleur somatique aiguë.

  • Dans le conditionnement répondant pavlovien, un stimulus neutre associé de façon répétée à un stimulus inconditionnel finit par déclencher une réponse conditionnée, sans participation active du sujet.

  • Dans le conditionnement opérant skinnérien, une réponse volontaire et active est renforcée ou réprimée selon les conséquences qu’elle produit.

  • La prise en charge opérante cherche à réduire les renforcements du repli, de l’isolement et de l’évitement social, et à renforcer les comportements adaptés comme la gestion autonome de la douleur et la reprise des activités.

  • L’attente d’efficacité personnelle concerne la confiance du sujet dans sa capacité à exécuter un comportement, tandis que l’attente de résultat concerne l’effet qu’il attribue à ce comportement.

Compléments

📌 La généralisation permet à un comportement appris de se manifester dans des situations plus ou moins analogues.

📌 Selon la loi d’extinction, un comportement appris finit par disparaître s’il n’est plus renforcé.

  • Les renforçateurs positifs du comportement douloureux peuvent être sociaux, comme l’attention et la compassion, psychologiques ou physiologiques.

  • Le renforcement négatif peut maintenir la douleur par l’évitement de conséquences désagréables, notamment des responsabilités familiales ou professionnelles.

  • Bandura souligne le rôle actif du sujet, de ses facteurs cognitifs et de l’environnement dans l’apprentissage et le maintien des douleurs chroniques.

Astuce mémo

Pavlov associe un stimulus à une réponse ; Skinner renforce une réponse par ses conséquences

16. Cognitions et peur de la douleur

★ À maîtriser

  • Albert Ellis considère que ce n’est pas l’événement lui-même, mais la perception qu’en a l’individu, qui le perturbe, et que des croyances irréalistes fondées sur des impératifs comme « je dois » ou « il faut » favorisent les troubles émotionnels.

  • Aaron Beck décrit des distorsions cognitives qui génèrent des pensées automatiques négatives reflétant des convictions sous-jacentes stockées en mémoire à long terme.

📌 La peur de la douleur peut être plus incapacitante que la douleur elle-même et compromettre le retour au travail et l’activité physique.

  • L’anticipation anxieuse de la douleur favorise l’évitement, qui entraîne un déconditionnement physique et une incapacité, puis peut rendre la douleur plus envahissante et renforcer la peur.

Compléments

  • La surgénéralisation consiste à tirer une conclusion générale à partir d’un événement particulier, comme conclure qu’on ne peut compter sur personne après l’absence d’un ami.

  • La maximalisation du négatif consiste à donner une portée excessive à un échec, par exemple considérer qu’un tableau incomplet ne vaut rien ou qu’un examen raté signifie que toute sa vie est ratée.

📌 La stratégie opposée consiste à reprendre progressivement l’effort sans anticiper systématiquement la douleur, afin de favoriser la récupération et la reprise des activités.

17. Schémas précoces et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • Schéma inadapté précoce : Young - Le schéma inadapté précoce est un thème envahissant concernant soi-même et les relations aux autres, constitué de souvenirs, d’émotions, de cognitions et de sensations corporelles, formé durant l’enfance ou l’adolescence lorsque les besoins affectifs ne sont pas comblés, et qui se répète au cours de la vie.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le programme commence par les étapes suivantes :

    1. Entretien individuel et anamnèse
    2. Analyse fonctionnelle et évaluation de la douleur
    3. Auto-questionnaire
    4. Entretien de retour et définition des objectifs personnels
  • 🔄 Les six séances abordent successivement :

    1. Psychoéducation de la douleur
    2. Gestion du stress et du catastrophisme par le contrôle respiratoire
    3. Restructuration cognitive et première relaxation de Jacobson
    4. Exercices musculaires
    5. Décentration de l’attention
    6. Pacing et fractionnement des activités
  • Les six séances sur les schémas abordent successivement le modèle des schémas et la douleur, l’attitude face aux schémas, l’origine des besoins fondamentaux, leurs avantages et inconvénients, les apports du groupe, puis le bilan des objectifs, progrès et difficultés.

  • Des comportements inadaptés se développent en réponse à un schéma inadapté précoce et peuvent contribuer à le répéter au cours de la vie. - Young

  • Le travail thérapeutique sur les schémas vise à les identifier, à comprendre leur origine et la manière dont les réponses du patient les maintiennent, notamment au moyen de l’histoire de vie, de questionnaires et d’exercices d’imagerie.

Compléments

  • Le groupe peut aider les patients isolés à échanger, à s’identifier aux autres et à être soutenus dans le changement.

  • Les expériences physiques ou émotionnelles négatives de l’enfance, notamment la maltraitance, les abus et la négligence, sont présentées comme pouvant prédisposer au développement de douleurs chroniques.

  • Une étude de 2011 rapporte que les patients les plus douloureux, notamment ceux souffrant d’arthrose ou de sciatique, avaient les scores les plus élevés dans le domaine de la séparation et du rejet.

  • Le thérapeute peut pratiquer un reparentage partiel en apportant empathie et reconnaissance des besoins non satisfaits, afin que le patient puisse l’intérioriser comme un adulte sain.

18. Analyse de situations cliniques

★ À maîtriser

  • L’interprétation proposée pour Mme X est celle d’un symptôme corporel exprimant un conflit intrapsychique inconscient lié à la rupture du lien et tentant de supprimer une angoisse intolérable, avec un soutien ultérieur de l’entourage comme bénéfice secondaire.

  • Pour la patiente présentant une douleur du pied et évitant la marche, les objectifs thérapeutiques sont une reprise progressive de la marche par pacing, une restructuration cognitive des croyances douloureuses et la gestion de l’anxiété et du catastrophisme par la relaxation ou l’exposition en imagination.

Compléments

  • Dans le cas de la patiente souffrant de migraines chroniques, l’hypothèse clinique proposée relie la fonction de malade à une reconnaissance familiale et à l’évitement du deuil.

  • Pour cette patiente, les pistes de prise en charge comprennent le travail sur le deuil et la gestion émotionnelle, l’assouplissement des stratégies de coping, la relaxation ou la pleine conscience, ainsi que l’observation et la mise en mots des symptômes corporels.

  • Dans le cas de Mme X, les troubles apparaissent après le décès de sa mère et l’accident invalidant de son frère, puis réapparaissent lors d’un conflit avec son fils.

  • Les prises en charge envisagées pour Mme X comprennent une psychothérapie de soutien centrée sur l’histoire de vie, les deuils et les traumatismes, une psychothérapie comportementale à visée symptomatique, une psychothérapie analytique et des méthodes corporelles comme la relaxation.

  • Le pacing consiste à fragmenter les activités, à planifier et mesurer les temps debout, assis et de marche, ainsi que les pauses, afin de reprendre progressivement les activités.

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1. Pour évaluer la santé d’une personne, quelle perspective prend en compte à la fois son état et son milieu de vie ?

2. Une même maladie reçoit des interprétations différentes selon l’époque et la culture considérées ; que montre cette variation ?

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De quels facteurs dépend la santé ?

De l’individu et de son environnement.

De quoi dépendent les conceptions de la santé et de la maladie ?

Des époques, des lieux et des cultures.

Que désigne « illness » dans la distinction anglaise entre disease et illness ?

L’expérience subjective du patient, qui ne correspond pas nécessairement à une pathologie identifiable.

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