QCM : Psychologie de la santé et modèles cliniques (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour évaluer la santé d’une personne, quelle perspective prend en compte à la fois son état et son milieu de vie ?

Un fonctionnement harmonieux de l’organisme biologique
Une absence de symptômes de maladie chez l’individu
Une adaptation déterminée par le seul environnement
Un état dépendant de l’individu et de son environnement

Un état dépendant de l’individu et de son environnement

Explication

La santé dépend conjointement du bien-être et du fonctionnement de la personne et de son environnement. L’absence de symptômes réduit la santé à la maladie, le fonctionnement biologique seul néglige le milieu et l’environnement seul néglige l’individu.

2. Une même maladie reçoit des interprétations différentes selon l’époque et la culture considérées ; que montre cette variation ?

Les conceptions de la santé et de la maladie varient selon les époques, les lieux et les cultures
Les conceptions de la santé varient selon les individus, mais pas selon les sociétés
Les conceptions de la maladie changent avec les lieux, mais restent stables dans le temps
Les conceptions de la santé reposent sur des critères biologiques indépendants des cultures

Les conceptions de la santé et de la maladie varient selon les époques, les lieux et les cultures

Explication

Les conceptions de la santé et de la maladie ne sont pas universellement fixes : elles diffèrent selon les époques, les lieux et les cultures. Une variation individuelle seule omet ces dimensions, tandis que la stabilité temporelle ou l’indépendance culturelle contredisent le principe.

3. Une personne souffre et rapporte des symptômes, mais les examens ne révèlent pas de trouble organique identifiable ; quelle distinction décrit le mieux ces deux aspects ?

L’illness désigne un trouble organique aux causes et symptômes identifiables
La disease désigne un ressenti qui peut être absent de toute pathologie
La disease décrit son expérience subjective, sans exiger une pathologie identifiable
L’illness décrit son expérience subjective, sans exiger une pathologie identifiable

L’illness décrit son expérience subjective, sans exiger une pathologie identifiable

Explication

Illness désigne l’expérience subjective du patient, qui peut exister sans pathologie identifiable ; disease renvoie à un trouble organique avec des causes et des symptômes identifiables. Assimiler le vécu à une lésion ou inverser les termes confond ces deux notions.

4. Un médecin explique une maladie par un événement perturbateur qui provoque un dysfonctionnement organique et traite le corps séparément de l’esprit ; quel modèle applique-t-il ?

Le modèle transactionnel
Le modèle psychosomatique
Le modèle biomédical
Le modèle biopsychosocial

Le modèle biomédical

Explication

Le modèle biomédical conçoit la maladie comme un dysfonctionnement organique causé par un événement perturbateur et sépare le corps de l’esprit. Le modèle transactionnel porte sur les échanges avec l’environnement, le modèle biopsychosocial sur plusieurs niveaux en interaction et le vécu psychique peut rester au second plan dans l’approche biomédicale.

5. Pour expliquer une pathologie physique, une équipe examine les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux ainsi que leurs interactions ; quel modèle guide son analyse ?

Le modèle intégratif de Schweiter et Dantzer
Le modèle transactionnel du stress
Le modèle épidémiologique comparatif
Le modèle biopsychosocial d’Engel

Le modèle biopsychosocial d’Engel

Explication

Le modèle biopsychosocial d’Engel explique les pathologies physiques et mentales par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux et par leurs interactions. Comparer des groupes relève du modèle épidémiologique, les échanges face au stress du modèle transactionnel, et le modèle de Schweiter et Dantzer combine des facteurs environnementaux, individuels et processuels.

6. Face à une situation stressante, une personne évalue d’abord son niveau de stress, puis le contrôle dont elle dispose et le soutien social accessible ; comment se répartissent ces évaluations ?

L’évaluation primaire porte sur le contrôle perçu, la secondaire sur le stress perçu
L’évaluation primaire porte sur le stress perçu, la secondaire sur les ressources perçues
L’évaluation primaire porte sur le soutien social, la secondaire sur le contrôle perçu
L’évaluation primaire porte sur les ressources perçues, la secondaire sur le stress perçu

L’évaluation primaire porte sur le stress perçu, la secondaire sur les ressources perçues

Explication

Dans le modèle transactionnel, l’évaluation primaire concerne le stress perçu, puis l’évaluation secondaire porte sur les ressources perçues, notamment le contrôle et le soutien social. Inverser les étapes ou placer contrôle et soutien dans l’évaluation primaire confond stress évalué et ressources disponibles.

7. Un chercheur observe comment une personne s’adapte à une situation stressante en mobilisant ses pensées, ses émotions et ses comportements ; quel modèle correspond à cette démarche ?

Le modèle intégratif et multifactoriel
Le modèle biopsychosocial
Le modèle transactionnel
Le modèle épidémiologique

Le modèle transactionnel

Explication

Le modèle transactionnel étudie les échanges entre l’individu et son environnement ainsi que les efforts cognitifs, émotionnels et comportementaux face au stress. La causalité linéaire et la comparaison de groupes renvoient au modèle épidémiologique ; les facteurs croisés ou combinés caractérisent les modèles biopsychosocial et intégratif.

8. Une étude relie des facteurs environnementaux, individuels et processuels à plusieurs issues possibles de santé ; quel cadre lui correspond ?

Le modèle transactionnel centré sur le stress
Le modèle épidémiologique fondé sur la comparaison de groupes
Le modèle intégratif et multifactoriel de Schweiter et Dantzer
Le modèle biopsychosocial d’Engel

Le modèle intégratif et multifactoriel de Schweiter et Dantzer

Explication

Le modèle intégratif et multifactoriel de Schweiter et Dantzer combine des facteurs environnementaux, individuels et processuels afin d’expliquer plusieurs issues de santé. La comparaison de groupes caractérise le modèle épidémiologique, les niveaux biologique, psychologique et social le modèle biopsychosocial, et l’adaptation au stress le modèle transactionnel.

9. Après une promotion souhaitée, une personne doit réorganiser sa vie familiale et professionnelle. Quelle conclusion correspond au lien entre changements de vie et santé ?

Ce changement heureux peut être associé à une vulnérabilité à certaines pathologies.
Ce changement entraîne nécessairement l’apparition d’une pathologie précise.
Ce changement indique uniquement une réaction psychologique passagère.
Ce changement heureux ne peut être associé à une vulnérabilité pathologique.

Ce changement heureux peut être associé à une vulnérabilité à certaines pathologies.

Explication

Un changement de vie important peut être associé à une vulnérabilité, qu’il soit heureux ou pénible, sans rendre la maladie certaine. L’idée que seuls les événements pénibles comptent écarte à tort les événements heureux ; l’apparition certaine d’une maladie confond vulnérabilité et certitude ; la réaction passagère ne décrit pas le lien évoqué.

10. Un agent stressant persiste chez une personne qui a déjà réagi par une phase d’alarme. Quelle phase du syndrome général d’adaptation vient ensuite ?

La phase d’épuisement.
Une phase de rétablissement immédiat.
Une nouvelle phase d’alarme.
La phase de résistance.

La phase de résistance.

Explication

Chez Selye, le syndrome général d’adaptation suit l’ordre alarme, résistance, puis épuisement ; si le stress persiste après l’alarme, la résistance vient ensuite. L’épuisement inverse l’ordre des phases, une nouvelle alarme confond la réaction initiale avec la suite, et le rétablissement immédiat ne correspond pas à cette séquence.

11. Deux personnes ont autant de relations, avec une fréquence et une durée comparables. L’une se sent soutenue, l’autre non. Quelle distinction décrit le mieux leur situation ?

Le réseau subjectif est comparable, mais le réseau objectif diffère.
Les deux réseaux sont comparables puisque les contacts sont semblables.
Le réseau objectif est comparable, mais le réseau subjectif diffère.
Le réseau objectif varie selon le soutien ressenti par chaque personne.

Le réseau objectif est comparable, mais le réseau subjectif diffère.

Explication

Le réseau objectif porte notamment sur le nombre, la fréquence et la durée des relations, tandis que le réseau subjectif concerne l’aide perçue. Le nombre de relations ne définit pas le réseau subjectif, la durée relève des dimensions objectives, et des mesures objectives comparables ne garantissent pas un vécu identique.

12. Une personne se montre impatiente, compétitive et hostile, parle rapidement et présente un risque accru de maladie coronarienne. À quel profil ces caractéristiques correspondent-elles ?

Au type C, ou personnalité prédisposée au cancer.
À un profil défini par l’impuissance face aux pertes.
Au type A décrit par Friedman et Rosenman.
À l’alexithymie décrite par l’École de Boston.

Au type A décrit par Friedman et Rosenman.

Explication

Le type A associe notamment impatience, hostilité, compétitivité et débit de parole élevé, et est présenté comme prédisant un risque coronarien accru. Le type C est lié à la difficulté à exprimer les affects négatifs et à l’impuissance-désespoir ; l’alexithymie concerne l’identification et l’expression des émotions.

13. Une personne peine à reconnaître ses émotions, à les différencier et à les exprimer, y compris celles d’autrui. Quel concept désigne ces difficultés ?

La pensée orientée vers la réalité extérieure.
Le type A.
Le type C.
L’alexithymie.

L’alexithymie.

Explication

L’alexithymie désigne les difficultés à identifier, différencier et exprimer ses émotions et celles d’autrui. Le type A renvoie à un style comportemental associé au risque coronarien, le type C à une difficulté à exprimer les affects négatifs et à l’impuissance-désespoir, et la pensée tournée vers la réalité extérieure est une composante évaluée de l’alexithymie, pas sa définition complète.

14. Lors d’un conflit, une personne agit immédiatement plutôt que d’explorer ses émotions, puis raconte les événements en détail en se limitant aux faits. Quelles composantes de l’alexithymie observe-t-on ?

L’incapacité à exprimer les émotions et le recours à l’action en conflit.
Le recours à l’action en cas de conflit et la description factuelle détaillée.
La difficulté à identifier les émotions et la limitation de la vie imaginaire.
La limitation de la vie imaginaire et l’incapacité à exprimer ses émotions.

Le recours à l’action en cas de conflit et la description factuelle détaillée.

Explication

Agir face au conflit et décrire les événements de façon factuelle détaillée sont deux composantes observables distinctes de l’alexithymie. La limitation de la vie imaginaire et l’incapacité à exprimer ses émotions sont d’autres composantes, tandis que la difficulté à identifier les émotions n’est pas illustrée par ces comportements.

15. Un clinicien souhaite évaluer l’alexithymie avec la TAS-20. Quel instrument et quelles dimensions doit-il utiliser ?

20 items portant sur l’identification, l’imaginaire et le recours à l’action.
20 items portant sur la description des sentiments, l’imaginaire et la réalité extérieure.
26 items portant sur l’identification, la description des sentiments et la réalité extérieure.
20 items portant sur l’identification, la description des sentiments et la réalité extérieure.

20 items portant sur l’identification, la description des sentiments et la réalité extérieure.

Explication

La TAS-20 comporte 20 items et évalue trois facteurs : difficulté à identifier les émotions, difficulté à décrire et exprimer les sentiments, et pensée orientée vers la réalité extérieure. Les 26 items renvoient à l’échelle antérieure ; l’imaginaire et le recours à l’action appartiennent aux composantes observables, mais ne remplacent pas les facteurs de la TAS-20.

16. Quelle description correspond à l’anxiété, qu’elle soit normale ou pathologique ?

Une activation corporelle observable, sans composante émotionnelle ou comportementale
Un ensemble de réactions émotionnelles pouvant associer symptômes subjectifs, changements comportementaux et signes physiologiques objectifs
Un trouble de l’humeur lié à des facteurs psychologiques ou biochimiques
Une perception de menace qui se manifeste par des pensées désagréables et des croyances erronées

Un ensemble de réactions émotionnelles pouvant associer symptômes subjectifs, changements comportementaux et signes physiologiques objectifs

Explication

L’anxiété peut se manifester à la fois par des symptômes subjectifs, des modifications comportementales et des signes physiologiques objectifs. La réduire aux pensées, la confondre avec un trouble de l’humeur ou la limiter aux signes corporels omet une partie de cette définition.

17. Une personne ressent une forte tension avant une opération, mais ne présente pas de tendance générale à percevoir les situations comme dangereuses. De quel type d’anxiété s’agit-il ?

La dépression, trouble de l’humeur lié à des facteurs psychologiques
L’anxiété-trait, disposition stable face aux situations aversives
L’anxiété-état, liée momentanément à un événement précis
Le névrosisme, tendance générale aux émotions désagréables

L’anxiété-état, liée momentanément à un événement précis

Explication

L’anxiété-état est une appréhension momentanée associée à un événement précis, comme une opération. L’anxiété-trait désigne une disposition stable, tandis que le névrosisme concerne une tendance aux émotions désagréables et que la dépression est un trouble de l’humeur.

18. Une personne remplit le STAI de Spielberger et obtient la note maximale à chacun de ses 20 items cotés de 1 à 4. Quel score total obtient-elle ?

60
50
80
20

80

Explication

Le score total s’obtient en additionnant les 20 réponses. Avec la note maximale de 4 à chaque item, le résultat est 20×4=8020 \times 4 = 80; 20 correspond au minimum, 50 au milieu de l’échelle et 60 à une valeur inférieure au maximum.

19. Quelle tendance caractérise le névrosisme comme dimension de la personnalité ?

Une activation physiologique qui accompagne une situation aversive
Un trouble de l’humeur associé à des facteurs psychologiques ou biochimiques
Une appréhension temporaire provoquée par un événement précis
Une propension à ressentir des émotions désagréables, comme la colère ou l’anxiété

Une propension à ressentir des émotions désagréables, comme la colère ou l’anxiété

Explication

Le névrosisme correspond à une tendance de personnalité à ressentir des émotions désagréables, notamment la colère, l’anxiété ou l’humeur dépressive. Une appréhension liée à un événement est un état ponctuel, et un trouble de l’humeur ou une activation physiologique ne définit pas cette dimension.

20. Après un événement mineur, une personne développe des symptômes dépressifs parce qu’elle le perçoit comme accablant et estime ne pas pouvoir y faire face. Quelle interprétation correspond aux modèles cognitifs de la dépression ?

La présence d’un événement négatif suffit à expliquer le trouble dépressif
La perception de l’événement et la capacité perçue à y faire face contribuent au risque
L’absence d’un événement majeur exclut un rôle étiologique des affects négatifs
La gravité objective de l’événement détermine à elle seule l’apparition du trouble

La perception de l’événement et la capacité perçue à y faire face contribuent au risque

Explication

Les modèles cognitifs accordent un rôle aux affects négatifs, à l’interprétation de l’événement et aux capacités perçues pour y faire face, plutôt qu’à l’événement seul. L’événement seul et sa gravité objective négligent cette évaluation, et un événement mineur n’exclut pas un rôle étiologique.

21. Après un événement stressant, une personne développe des cognitions erronées qui contribuent à l’apparition d’un trouble dépressif. Quel modèle rend compte de cette interaction ?

L’impuissance-désespoir, définie comme un pattern de réactions à une situation aversive
Une explication par le seul événement stressant, sans rôle cognitif
L’impuissance apprise, centrée sur la résignation après des événements incontrôlables
Le modèle de Beck, qui associe événement stressant et cognitions erronées

Le modèle de Beck, qui associe événement stressant et cognitions erronées

Explication

Selon Beck, l’interaction entre un événement stressant et des cognitions erronées peut entraîner un trouble dépressif. L’événement seul omet le rôle cognitif; l’impuissance apprise et l’impuissance-désespoir renvoient à d’autres notions.

22. Une personne déprimée a des pensées automatiques qui expriment la perte et une vision défavorable d’elle-même, du monde et de l’avenir. À quel modèle ces cognitions correspondent-elles ?

À l’impuissance apprise de Seligman
À l’impuissance-désespoir
À une vision négative limitée à soi-même
Au modèle cognitif de Beck

Au modèle cognitif de Beck

Explication

Dans le modèle de Beck, les cognitions automatiques associées à la dépression sont dominées par la perte et une vision négative de soi, du monde et de l’avenir. L’impuissance apprise porte sur les inférences concernant les échecs, tandis que l’impuissance-désespoir désigne un pattern plus large de réactions.

23. Après plusieurs événements incontrôlables, une personne attribue ses échecs à des causes internes, stables et générales, puis se sent incompétente et résignée. Quel processus décrit le mieux cette évolution ?

Le modèle de Beck, où l’événement stressant interagit avec des cognitions erronées
L’impuissance apprise, où les inférences généralisées alimentent la résignation
L’impuissance-désespoir, pattern de croyances, d’affects et de comportements
Une adaptation où les événements incontrôlables renforcent le sentiment de contrôle

L’impuissance apprise, où les inférences généralisées alimentent la résignation

Explication

Dans l’impuissance apprise, des événements incontrôlables favorisent la résignation; des inférences internes, stables et générales sur les échecs alimentent le sentiment d’incompétence et peuvent contribuer aux symptômes dépressifs. Le modèle de Beck met l’accent sur d’autres cognitions, l’impuissance-désespoir désigne un pattern de réactions, et l’idée d’un contrôle renforcé inverse le processus décrit.

24. Quelle caractéristique décrit l’optimisme comme facteur salutogène ?

La perception que sa vie et les événements sont compréhensibles et porteurs de sens
La croyance de pouvoir mobiliser ses ressources pour maîtriser une situation
Une émotion positive passagère face à un événement favorable
Une tendance relativement stable à anticiper une issue favorable

Une tendance relativement stable à anticiper une issue favorable

Explication

L’optimisme est une façon de penser qui conduit à anticiper une issue favorable et constitue une caractéristique relativement stable. Le confondre avec une émotion passagère, avec l’auto-efficacité ou avec le sens de la cohérence revient à mélanger des notions distinctes.

25. Quelle croyance correspond à l’auto-efficacité dans le modèle de Bandura ?

La croyance de pouvoir mobiliser les ressources nécessaires pour maîtriser une situation
La capacité à mener une vie satisfaisante malgré des conditions défavorables
La croyance que les événements dépendent principalement de facteurs internes
L’anticipation stable qu’une situation connaîtra une issue favorable

La croyance de pouvoir mobiliser les ressources nécessaires pour maîtriser une situation

Explication

Pour Bandura, l’auto-efficacité désigne la croyance en sa capacité à mobiliser les ressources permettant de maîtriser une situation. L’optimisme concerne l’issue attendue, le lieu de contrôle l’origine attribuée aux événements, et la résilience l’ajustement face à l’adversité.

26. Après une période de conditions de vie très défavorables, une personne parvient à reconstruire une vie satisfaisante et à adapter sa conduite avec souplesse. Quelle ressource salutogène illustre-t-elle ?

Le sens de la cohérence, par la compréhension des événements
L’auto-efficacité, par la croyance en ses capacités de maîtrise
L’endurance, par l’engagement et le goût du défi
La résilience, par l’ajustement flexible malgré l’adversité

La résilience, par l’ajustement flexible malgré l’adversité

Explication

La résilience est la capacité à mener une vie satisfaisante et à s’ajuster de manière flexible et efficace malgré des conditions extrêmes ou défavorables. L’endurance concerne notamment l’engagement et le défi, le sens de la cohérence la compréhension et la signification, et l’auto-efficacité la croyance en ses capacités.

27. Dans le modèle de Lazarus et Folkman, quand une situation est-elle évaluée comme stressante ?

Quand les ressources de la personne dépassent les exigences de la situation
Quand une émotion négative apparaît, même si les ressources semblent suffisantes
Quand elle paraît taxer ou dépasser les ressources de la personne et menacer son bien-être
Quand ses caractéristiques objectives sont difficiles, indépendamment de l’évaluation personnelle

Quand elle paraît taxer ou dépasser les ressources de la personne et menacer son bien-être

Explication

Pour Lazarus et Folkman, le stress est une transaction personne-environnement où la situation est évaluée comme taxant ou excédant les ressources et pouvant menacer le bien-être. Le réduire aux seules caractéristiques objectives ignore l’évaluation de la personne; une émotion isolée ne définit pas la transaction, et des ressources supérieures aux exigences ne correspondent pas à cette discordance.

28. Deux personnes font face au même événement; l’une le juge contrôlable et peu grave, tandis que l’autre le perçoit comme ambigu et grave. Quelle conclusion décrit le mieux leur stress perçu ?

Il peut différer, car il dépend de l’évaluation subjective de caractéristiques comme la gravité et la contrôlabilité
Il doit être identique, car les caractéristiques objectives de l’événement sont communes
Il dépend principalement de la durée de l’événement, quelle que soit sa perception
Il se déduit de la fréquence de réponses sur une échelle de stress

Il peut différer, car il dépend de l’évaluation subjective de caractéristiques comme la gravité et la contrôlabilité

Explication

Le stress perçu est une évaluation subjective qui peut tenir compte de la gravité, de la contrôlabilité, de l’ambiguïté et de la durée; deux personnes peuvent donc évaluer différemment un même événement. Les caractéristiques objectives seules ne suffisent pas, et la fréquence d’un questionnaire ou la durée isolée ne définit pas cette évaluation.

29. Quel instrument évalue la fréquence d’aspects du stress perçu sur une échelle allant de 1 (« jamais ») à 5 (« très souvent ») ?

Une échelle de dépression, validée auprès de 2 400 adultes
La PSS-14 de Cohen et al., validée auprès de 2 400 adultes
La PSS-14 de Cohen et al., validée auprès de 240 adultes
Une mesure des ressources de coping, validée auprès de 2 400 adultes

La PSS-14 de Cohen et al., validée auprès de 2 400 adultes

Explication

La PSS-14 de Cohen et al. mesure la fréquence d’aspects du stress perçu sur une échelle de 1 (« jamais ») à 5 (« très souvent ») et a été validée auprès de 2 400 adultes. Une échelle de dépression ou une mesure des ressources ne correspond pas à cet instrument, et 240 adultes est un effectif erroné.

30. Après un conflit au travail, une personne estime qu’elle peut mobiliser ses compétences pour gérer la situation, mais elle doute de pouvoir faire de même dans un autre contexte. Comment caractériser cette appréciation ?

Une capacité de contrôle fixe et générale
Un contrôle perçu spécifique et transitoire
Une intégration sociale élevée
Un soutien social perçu disponible

Un contrôle perçu spécifique et transitoire

Explication

Le contrôle perçu est une estimation de sa capacité à maîtriser une situation et à mobiliser ses ressources, qui varie selon le contexte. L’idée d’une capacité fixe généralise à tort cette appréciation; le soutien disponible et l’intégration sociale désignent d’autres notions.

31. Lina a de nombreux contacts qu’elle voit souvent, mais elle ne pense pas pouvoir compter sur eux en cas de difficulté. Quelle distinction décrit le mieux sa situation ?

Soutien social perçu élevé, réseau social peu développé
Réseau social faible, soutien social perçu élevé
Soutien social perçu et réseau social nécessairement équivalents
Réseau social développé, soutien social perçu faible

Réseau social développé, soutien social perçu faible

Explication

Le réseau social renvoie à l’intégration mesurée notamment par le nombre, la fréquence et l’intensité des liens, alors que le soutien social perçu concerne l’aide apportée ou attendue. Confondre ces dimensions fait prendre des contacts nombreux pour une aide disponible; l’intensité relationnelle et la satisfaction envers l’aide ne sont pas interchangeables.

32. Une personne croit que son entourage répondra à ses besoins, et elle est satisfaite de la qualité et de l’adéquation de cette aide. Que décrit cette croyance ?

Le contrôle perçu
Le réseau social
Le soutien social perçu
Le soutien matériel reçu

Le soutien social perçu

Explication

Le soutien social perçu est la croyance que l’entourage peut aider en cas de besoin et prend en compte la disponibilité ainsi que la satisfaction quant à la qualité et à l’adéquation de l’aide. Le réseau social porte sur l’intégration et les contacts; l’aide déjà reçue et le contrôle personnel sont des notions distinctes.

33. Face à une difficulté actuelle, Sam choisit consciemment et ajuste sa démarche selon les résultats obtenus; Alex réagit de façon rigide et inconsciente à un conflit ancien. Quelle distinction s’applique ?

Sam mobilise un mécanisme de défense; Alex, le coping
Tous deux mobilisent le coping, car toute réaction est flexible
Tous deux mobilisent des mécanismes de défense, car ils sont stressés
Sam mobilise le coping; Alex, un mécanisme de défense

Sam mobilise le coping; Alex, un mécanisme de défense

Explication

Le coping est conscient, flexible et orienté vers la réalité et les problèmes actuels, tandis que les mécanismes de défense sont décrits comme rigides et inconscients, notamment en lien avec des conflits intrapsychiques ou anciens. Attribuer la rigidité inconsciente au coping inverse cette distinction; rendre la défense consciente ou ramener toute réaction au stress efface les critères pertinents.

34. Une personne juge qu’une échéance professionnelle excède ses ressources et modifie ses pensées et ses actions pour y faire face. Quel concept désigne ces efforts changeants ?

Le coping
La défense intrapsychique
Le soutien social
Le stress perçu

Le coping

Explication

Le coping désigne l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences évaluées comme consommant ou excédant les ressources. Le stress perçu concerne l’évaluation de la contrainte, la défense intrapsychique renvoie à un autre type de mécanisme, et le soutien social concerne l’aide de l’entourage.

35. Pendant une période de forte charge de travail, Noor négocie un délai et pratique une technique de relaxation pour mieux tolérer son anxiété. Comment classer ces deux démarches ?

La négociation est centrée sur le problème; la relaxation, sur l’émotion
Les deux démarches sont centrées sur le problème
La négociation est centrée sur l’émotion; la relaxation, sur le problème
Les deux démarches sont centrées sur l’émotion

La négociation est centrée sur le problème; la relaxation, sur l’émotion

Explication

Le coping centré sur le problème vise à réduire les exigences de la situation ou à accroître ses ressources, tandis que le coping centré sur l’émotion régule les réponses émotionnelles. Inverser les démarches confond leurs cibles; les classer toutes deux dans la même catégorie ignore que leurs objectifs diffèrent.

36. Après l’annonce d’un diagnostic, une personne demande un second avis médical et cherche aussi à apaiser son anxiété. Quelle conclusion convient au sujet de ces stratégies ?

Elle mobilise seulement un coping centré sur le problème
Elle doit choisir entre les deux types de coping
Elle mobilise seulement un coping centré sur l’émotion
Elle peut mobiliser simultanément les deux types de coping

Elle peut mobiliser simultanément les deux types de coping

Explication

Les stratégies centrées sur le problème et celles centrées sur l’émotion peuvent être mobilisées simultanément face au même événement. L’idée qu’il faut choisir entre elles confond des fonctions compatibles; la recherche d’un avis agit sur le problème, tandis que l’apaisement vise la réponse émotionnelle.

37. Selon Ridder (1997), quels éléments déterminent les stratégies de coping d’un individu ?

Ses caractéristiques conatives et les conséquences de ses stratégies passées
Ses caractéristiques cognitives et conatives, ainsi que celles de la situation
Ses caractéristiques cognitives et affectives, ainsi que ses ressources sociales
Les caractéristiques du stresseur et les réponses physiologiques qu’il provoque

Ses caractéristiques cognitives et conatives, ainsi que celles de la situation

Explication

Pour Ridder, les stratégies dépendent à la fois des caractéristiques cognitives et conatives de la personne et de la situation. Les traits cognitifs seuls, les réponses physiologiques ou les conséquences passées ne rendent pas compte de l’ensemble des déterminants indiqués.

38. Une personne confrontée à une situation stressante détourne son attention, puis s’implique dans l’analyse de la situation et cherche une solution. Comment classer ces deux stratégies selon Suls et Fletcher ?

La distraction relève de la vigilance et l’implication est évitante
La distraction est évitante et l’implication relève de la vigilance
La distraction et l’implication sont deux stratégies évitantes
La distraction et l’implication sont deux stratégies de vigilance

La distraction est évitante et l’implication relève de la vigilance

Explication

La distraction détourne l’attention et appartient aux stratégies évitantes, tandis que l’implication fait partie des stratégies de vigilance. Classer les deux dans une même catégorie confond leurs fonctions respectives.

39. Une patiente apprend qu’elle est atteinte d’une maladie dont l’évolution échappe à son contrôle immédiat. Quelle orientation de coping est à privilégier face à cette incontrôlabilité ?

Des stratégies de vigilance et de résolution active
Des stratégies de contrôle direct de la situation
Des stratégies centrées sur le problème
Des stratégies de régulation émotionnelle

Des stratégies de régulation émotionnelle

Explication

Quand l’événement est incontrôlable, la personne tend à mobiliser des stratégies de régulation émotionnelle. Les stratégies centrées sur le problème sont favorisées lorsque la situation peut être contrôlée.

40. Un clinicien veut mesurer les stratégies de coping centrées sur la douleur d’un patient : quel outil correspond à cet objectif ?

Le Coping Strategies Questionnaire (CSQ)
Un inventaire des traits de personnalité
Une échelle d’intensité douloureuse
Une échelle générale de stress perçu

Le Coping Strategies Questionnaire (CSQ)

Explication

Le CSQ évalue les stratégies de coping centrées sur la douleur. Il ne s’agit pas d’un outil général de stress, d’un inventaire de personnalité ni d’une simple mesure de l’intensité douloureuse.

41. Quelle conception de la maladie et du soin caractérise la pensée d’Hippocrate ?

La maladie est une rupture d’équilibre entre le psychique et le physique
La maladie est une réaction globale de l’individu et le soin vise à rétablir l’harmonie
La maladie est la conséquence d’une faute appelant une réparation religieuse
La maladie est une atteinte corporelle distincte de l’état psychique

La maladie est une réaction globale de l’individu et le soin vise à rétablir l’harmonie

Explication

Hippocrate envisageait un lien entre soma et psyché, concevait la maladie comme une réaction globale et visait le rétablissement de l’harmonie perdue. La rupture d’équilibre psychique et physique est associée à Maïmonide, tandis que la faute relève de modèles religieux.

42. Dans une discussion sur le dualisme cartésien, un étudiant décrit la matière et la pensée : quelle distinction respecte les propriétés attribuées par Descartes à ces deux substances ?

La matière est étendue et divisible, tandis que la pensée est immatérielle et insécable
La matière et la pensée sont toutes deux étendues, mais seule la matière est éternelle
La matière est immatérielle et insécable, tandis que la pensée est étendue et divisible
La matière et la pensée sont toutes deux immatérielles, mais seule la pensée est divisible

La matière est étendue et divisible, tandis que la pensée est immatérielle et insécable

Explication

Chez Descartes, la matière est une substance étendue et divisible, tandis que la pensée ou l’âme est immatérielle, inétendue et insécable. Les autres descriptions transfèrent à tort les propriétés d’une substance à l’autre ou les confondent avec l’union.

43. Un élève explique que, chez Descartes, le corps et l’âme sont distincts, mais peuvent agir l’un sur l’autre chez l’être humain. À quelle notion cette interaction correspond-elle ?

À la substance de l’union
À la substance de la matière
À la séparation dualiste
À la substance de la pensée

À la substance de l’union

Explication

Descartes distingue l’union comme troisième substance par laquelle le corps et l’âme agissent l’un sur l’autre chez l’être humain. La matière et la pensée sont les deux substances distinguées, tandis que leur séparation ne désigne pas leur interaction.

44. Un médecin du XIXe siècle distingue deux catégories : dans la première, une affection corporelle modifie l’état psychique ; dans la seconde, il associe des maladies comme la tuberculose aux passions sexuelles. Quelle classification correspond à Heinroth ?

La première est psychosomatique et la seconde somatopsychique
Les deux sont psychosomatiques, car elles impliquent un état psychique
Les deux sont somatopsychiques, car elles débutent par le corps
La première est somatopsychique et la seconde psychosomatique

La première est somatopsychique et la seconde psychosomatique

Explication

Pour Heinroth, les maladies somatopsychiques vont d’un facteur corporel vers une modification psychique, tandis que les maladies psychosomatiques sont associées à l’influence des passions sexuelles. Inverser ces directions ou assimiler les catégories à une seule d’entre elles brouille la distinction.

45. Quelle école, fondée par Franz Alexander, relie certaines lésions corporelles à des profils de personnalité et inclut notamment l’asthme et l’ulcère gastro-intestinal parmi les maladies psychosomatiques ?

L’école de Paris
L’approche psychosomatique actuelle
L’école de Chicago
L’approche de Joyce-MacDougall

L’école de Chicago

Explication

L’école de Chicago, fondée par Franz Alexander, associe certaines lésions à des profils de personnalité et répertorie notamment l’asthme et l’ulcère gastro-intestinal. L’école de Paris est liée à la pensée opératoire, Joyce-MacDougall remet l’affect au premier plan, et les approches actuelles associent notamment les traitements médicamenteux et psychosomatiques.

46. Un patient décrit ses symptômes dans un discours très factuel, avec peu de fantasmes et peu d’affects exprimés, tandis que ses symptômes somatiques semblent mal mentalisés. Quel concept de l’école de Paris correspond à cette description ?

Les affects dispersés
La pensée opératoire
La révélation des significations conflictuelles
Le déni de la douleur psychique

La pensée opératoire

Explication

La pensée opératoire désigne un fonctionnement marqué par un discours factuel, une faible expression des fantasmes et des affects, ainsi que des symptômes somatiques mal mentalisés. Les affects dispersés renvoient à l’approche de MacDougall, tandis que la révélation des significations conflictuelles caractérise un objectif thérapeutique de l’école de Chicago.

47. Une clinicienne estime qu’un symptôme psychosomatique conserve un sens symbolique et que les affects du patient, plutôt qu’être absents, sont dispersés. À quelle perspective cette position correspond-elle ?

À la pensée opératoire de Pierre Marty
À la prudence des approches actuelles
À l’école de Chicago de Franz Alexander
À la perspective de Joyce-MacDougall

À la perspective de Joyce-MacDougall

Explication

Joyce-MacDougall refuse de conclure à l’absence de sens symbolique et décrit des affects dispersés plutôt qu’absents. La pensée opératoire se caractérise par une faible expression des affects, l’école de Chicago relie lésions et profils de personnalité, et la prudence actuelle concerne l’usage du terme psychosomatique.

48. Un médecin ne trouve pas encore d’explication médicale à un symptôme et envisage de le qualifier de psychosomatique. Quelle démarche respecte la prudence requise par ce terme ?

Écarter toute hypothèse psychosomatique tant que les mécanismes ne sont pas entièrement connus
Le manier avec prudence, car les mécanismes restent partiellement méconnus et le terme peut servir de refuge explicatif
Le traiter comme un diagnostic établissant le mécanisme précis du symptôme
L’employer comme explication dès qu’un bilan médical ne permet pas d’identifier une cause

Le manier avec prudence, car les mécanismes restent partiellement méconnus et le terme peut servir de refuge explicatif

Explication

Le terme psychosomatique demande de la prudence, car les mécanismes restent partiellement méconnus et il peut parfois masquer l’absence d’explication médicale. En faire une explication automatique après un bilan négatif ou le tenir pour un mécanisme établi dépasse ce que le terme permet d’affirmer.

49. Lors d’un entretien sur une douleur, une psychologue recueille les circonstances de son apparition, les émotions ressenties, les pensées du patient et ses réactions. Quel est l’objectif de cette démarche ?

Isoler une cause médicale en écartant les réactions émotionnelles et cognitives
Mesurer l’intensité somatique afin d’établir à elle seule l’origine de la douleur
Prescrire une stratégie de coping avant d’examiner l’expérience du patient
Décrire situation, émotions, cognitions et comportements pour comprendre leurs interactions

Décrire situation, émotions, cognitions et comportements pour comprendre leurs interactions

Explication

L’analyse fonctionnelle décrit la situation, les émotions, les cognitions et les comportements afin de comprendre comment ils interagissent. Se limiter à l’intensité somatique néglige ces interactions, et prescrire une stratégie avant l’analyse ne correspond pas à la démarche décrite.

50. Une patiente anticipe avec angoisse une aggravation de sa douleur et se crispe, ce qui accentue sa perception douloureuse. Sur quels facteurs le psychologue doit-il travailler en priorité ?

La détente musculaire comme moyen suffisant de supprimer la douleur corporelle
L’anxiété, l’anticipation négative et la tension musculaire
La cause somatique de la douleur, indépendamment des réactions psychologiques
La douleur somatique elle-même par une action psychologique directe

L’anxiété, l’anticipation négative et la tension musculaire

Explication

L’anxiété, l’anticipation négative et la tension musculaire peuvent majorer la perception douloureuse; le travail psychologique vise à réduire ces facteurs plutôt qu’à agir directement sur la douleur somatique. Traiter la douleur comme si elle était sa propre cause confond l’amplification de la perception avec l’origine corporelle.

51. Une patiente pense automatiquement que sa douleur l’empêchera de travailler le lendemain et ressent du désespoir. Quel objectif répond au rôle des pensées alternatives dans son accompagnement ?

Accroître l’anticipation d’un échec afin de préparer la patiente à ses conséquences
Réduire les émotions pénibles et favoriser des stratégies d’adaptation plus fonctionnelles
Remplacer toute pensée négative par une affirmation positive sans lien avec la situation
Faire disparaître directement la sensation douloureuse par la seule modification des pensées

Réduire les émotions pénibles et favoriser des stratégies d’adaptation plus fonctionnelles

Explication

Les pensées alternatives visent à réduire les émotions pénibles et à favoriser des stratégies d’adaptation plus fonctionnelles. Une affirmation sans lien avec la situation ne constitue pas une alternative adaptée, et le travail cognitif n’agit pas directement sur la douleur somatique.

52. Une personne présente une douleur somatique aiguë, puis l’anxiété et la dépression contribuent à amplifier et à entretenir sa douleur. Comment l’approche comportementale interprète-t-elle cette évolution ?

Comme un réflexe inné qui ne peut être modifié par l’apprentissage
Comme un comportement appris et entretenu, que des facteurs psychologiques peuvent amplifier
Comme une réponse volontaire produite pour obtenir des bénéfices sociaux
Comme une douleur sans composante somatique, créée par des croyances irréalistes

Comme un comportement appris et entretenu, que des facteurs psychologiques peuvent amplifier

Explication

L’approche comportementale considère la douleur comme un comportement appris et entretenu, que des facteurs psychologiques peuvent amplifier à partir d’une douleur somatique aiguë. La lésion stable néglige l’apprentissage, la simulation suppose à tort une intention, et l’absence de composante somatique contredit le point de départ décrit.

53. Après avoir associé à plusieurs reprises un son neutre à un stimulus douloureux, une personne réagit désormais au son par une réponse réflexe, sans agir volontairement. Quel type de conditionnement décrit cette situation ?

L’apprentissage social par observation
Le conditionnement répondant pavlovien
Le conditionnement opérant skinnérien
L’attente de résultat liée au comportement

Le conditionnement répondant pavlovien

Explication

Dans le conditionnement répondant, l’association répétée d’un stimulus neutre avec un stimulus inconditionnel déclenche une réponse conditionnée sans participation active. Le conditionnement opérant dépend des conséquences d’une réponse active, tandis que l’apprentissage social repose sur l’observation d’un modèle.

54. Une personne choisit activement de signaler sa douleur parce que cette conduite entraîne une conséquence qui la renforce. Quel mécanisme explique le mieux le maintien de cette conduite ?

L’apprentissage social par observation
Le conditionnement répondant pavlovien
Le conditionnement opérant skinnérien
L’attente de résultat

Le conditionnement opérant skinnérien

Explication

Le conditionnement opérant fait dépendre le maintien d’une réponse volontaire et active des conséquences qu’elle produit. Le répondant porte sur une association déclenchant une réponse réflexe, l’apprentissage social sur l’observation, et l’attente de résultat sur une croyance relative à l’effet d’un comportement.

55. Dans une prise en charge opérante, une personne évite les activités et s’isole lorsqu’elle a mal, tandis qu’elle progresse dans la gestion autonome de sa douleur. Quelle stratégie correspond à cette prise en charge ?

Associer les activités à des stimuli douloureux pour déclencher une réponse réflexe
Renforcer l’évitement et l’isolement afin de maintenir une activité physique réduite
Réprimer la gestion autonome et privilégier l’assistance pendant les épisodes douloureux
Réduire les renforcements du repli et valoriser la gestion autonome et la reprise des activités

Réduire les renforcements du repli et valoriser la gestion autonome et la reprise des activités

Explication

La prise en charge opérante cherche à réduire les renforcements du repli, de l’isolement et de l’évitement, tout en renforçant les comportements adaptés. Renforcer l’évitement ou réprimer l’autonomie inverse cette règle, et l’association de stimuli relève plutôt du conditionnement répondant.

56. Selon Albert Ellis, quelle interprétation rend compte du rôle des pensées dans les troubles émotionnels ?

Les convictions stockées en mémoire produisent des pensées automatiques sans lien avec les impératifs
L’événement lui-même perturbe l’individu, même si sa perception et ses croyances ne jouent aucun rôle
La perception de l’événement peut perturber l’individu, notamment lorsque des impératifs irréalistes influencent ses croyances
Les distorsions cognitives de Beck expliquent à elles seules les croyances irréalistes formulées en « je dois »

La perception de l’événement peut perturber l’individu, notamment lorsque des impératifs irréalistes influencent ses croyances

Explication

Pour Ellis, c’est la perception de l’événement, et non l’événement lui-même, qui peut perturber l’individu; les croyances irréalistes formulées comme des impératifs favorisent les troubles émotionnels. La primauté de l’événement néglige l’interprétation, tandis que les pensées automatiques et les convictions en mémoire sont associées à Beck.

57. Quel processus Aaron Beck associe-t-il aux distorsions cognitives observées dans l’anxiété et la dépression ?

Elles remplacent les convictions en mémoire par des pensées conscientes sans lien entre elles
Elles associent un stimulus neutre à une réponse réflexe sans intervention des pensées
Elles génèrent des pensées automatiques négatives qui reflètent des convictions sous-jacentes en mémoire à long terme
Elles proviennent d’impératifs formulés en « je dois » et produisent directement des croyances irréalistes

Elles génèrent des pensées automatiques négatives qui reflètent des convictions sous-jacentes en mémoire à long terme

Explication

Beck décrit des distorsions cognitives qui génèrent des pensées automatiques négatives reflétant des convictions sous-jacentes stockées en mémoire à long terme. Les impératifs « je dois » renvoient à Ellis, et l’association stimulus-réponse relève du conditionnement répondant.

58. Une personne ressent une douleur modérée, mais la peur de la ressentir l’empêche de reprendre son travail et l’activité physique. Quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

La peur de la douleur peut être plus incapacitante que la douleur elle-même
L’évitement physique est indépendant de la peur et ne compromet pas le retour au travail
La douleur elle-même est toujours plus incapacitante que la peur de la douleur
La peur de la douleur concerne l’activité physique, mais pas le retour au travail

La peur de la douleur peut être plus incapacitante que la douleur elle-même

Explication

La peur de la douleur peut être plus incapacitante que la douleur elle-même et compromettre à la fois le retour au travail et l’activité physique. L’intensité seule ne suffit donc pas à expliquer la situation; l’anticipation et l’évitement constituent un mécanisme associé, et non une limite excluant le travail.

59. Une personne anticipe avec anxiété une douleur lors d’un mouvement, évite progressivement ce mouvement et perd de sa condition physique. Quel enchaînement peut entretenir ses difficultés ?

Le déconditionnement précède nécessairement l’anticipation, qui met ensuite fin à l’évitement
L’évitement réduit le déconditionnement, puis l’incapacité diminue la douleur et éteint la peur
L’anticipation favorise l’évitement, puis le déconditionnement et l’incapacité, ce qui peut renforcer la douleur et la peur
La douleur entraîne l’activité physique, qui réduit l’incapacité sans modifier la peur

L’anticipation favorise l’évitement, puis le déconditionnement et l’incapacité, ce qui peut renforcer la douleur et la peur

Explication

L’anticipation anxieuse favorise l’évitement, qui entraîne un déconditionnement physique et une incapacité; ceux-ci peuvent rendre la douleur plus envahissante et renforcer la peur. Faire commencer le cycle par l’évitement inverse l’enchaînement, et omettre le déconditionnement ou le retour de la peur laisse de côté des étapes du mécanisme.

60. Une équipe organise un programme de gestion de la douleur chronique. Quel enchaînement doit-elle suivre avant de fixer la prise en charge et les objectifs personnels ?

Entretien individuel et anamnèse, auto-questionnaire, entretien de retour, puis analyse fonctionnelle
Analyse fonctionnelle, entretien de retour, anamnèse, puis auto-questionnaire
Auto-questionnaire, analyse fonctionnelle, entretien individuel, puis définition immédiate des objectifs
Entretien individuel et anamnèse, analyse fonctionnelle, auto-questionnaire, puis entretien de retour

Entretien individuel et anamnèse, analyse fonctionnelle, auto-questionnaire, puis entretien de retour

Explication

Le parcours commence par un entretien individuel et une anamnèse, se poursuit par l’analyse fonctionnelle et l’évaluation par auto-questionnaire, puis l’entretien de retour permet de définir la prise en charge et les objectifs. Placer l’analyse avant l’entretien inverse le démarrage, substituer une évaluation clinique à l’auto-questionnaire omet l’étape prévue, et fixer les objectifs avant le retour en inverse la fonction.

61. Lors d’un programme de six séances de gestion de la douleur, après la psychoéducation, le contrôle respiratoire, la restructuration cognitive et une première relaxation de Jacobson, quel ensemble d’interventions vient ensuite ?

Contrôle respiratoire, restructuration cognitive, relaxation de Jacobson et psychoéducation
Modèle des schémas, origine des besoins, apports du groupe et bilan des objectifs
Exercices musculaires, décentration de l’attention, pacing et fractionnement des activités
Entretien individuel, analyse fonctionnelle, auto-questionnaire et entretien de retour

Exercices musculaires, décentration de l’attention, pacing et fractionnement des activités

Explication

Les séances 4 à 6 associent des exercices musculaires, la décentration de l’attention, le pacing et le fractionnement des activités. Le modèle des schémas appartient à un autre cycle, le bilan des objectifs clôt les séances sur les schémas, et les autres éléments proposés reprennent des étapes antérieures.

62. Dans un cycle de six séances centré sur les schémas, une patiente vient d’examiner les avantages et les inconvénients de ses schémas. Quel thème correspond à l’étape suivante ?

Échanger sur les apports du groupe
Explorer l’origine des besoins fondamentaux
Faire le bilan des objectifs, des progrès et des difficultés
Pratiquer des exercices musculaires et le fractionnement des activités

Échanger sur les apports du groupe

Explication

Après l’examen des avantages et inconvénients vient la discussion sur la manière dont le groupe a aidé, puis le bilan des objectifs, progrès et difficultés. L’exploration de l’origine des besoins est une étape antérieure, tandis que les exercices musculaires et le fractionnement relèvent du cycle de gestion de la douleur.

63. Une patiente remarque que certaines réactions répétées semblent maintenir ses difficultés. Quelle démarche thérapeutique correspond au travail sur les schémas ?

Identifier les schémas, comprendre leur origine et examiner les réponses qui les maintiennent
Remplacer les souvenirs par des exercices de pacing et un fractionnement des activités
Repérer les besoins affectifs et conclure sans utiliser de questionnaires ni d’imagerie
Mesurer la douleur, puis choisir une intervention sans explorer l’histoire de vie

Identifier les schémas, comprendre leur origine et examiner les réponses qui les maintiennent

Explication

Le travail thérapeutique cherche à identifier les schémas, à comprendre leur origine et à examiner comment les réponses du patient les maintiennent, en s’appuyant notamment sur l’histoire de vie, des questionnaires et l’imagerie. Se limiter à mesurer la douleur omet l’exploration des schémas, tandis que pacing et fractionnement sont des outils de gestion de la douleur.

64. Après un conflit avec son fils, une patiente présente un symptôme corporel. Dans l’hypothèse clinique proposée, quelle fonction peut avoir ce symptôme ?

Traduire une anxiété passagère sans rapport avec les liens affectifs
Exprimer un conflit inconscient lié à une rupture du lien et tenter d’apaiser une angoisse intolérable
Éviter la marche en anticipant une douleur physique provoquée par l’effort
Obtenir consciemment une reconnaissance familiale en évitant le travail de deuil

Exprimer un conflit inconscient lié à une rupture du lien et tenter d’apaiser une angoisse intolérable

Explication

Dans cette hypothèse, le symptôme corporel exprime un conflit intrapsychique inconscient associé à une rupture du lien et tente de supprimer une angoisse intolérable; le soutien ultérieur de l’entourage peut constituer un bénéfice secondaire. L’évitement de la marche concerne une autre situation clinique, et la reconnaissance familiale associée à l’évitement du deuil renvoie à un autre cas.

65. Une patiente souffre du pied et évite de marcher. Quel plan associe les objectifs comportemental, cognitif et émotionnel adaptés à cette situation ?

Reprendre immédiatement la marche, mesurer les sensations sans modifier les croyances et éviter l’exposition en imagination
Éviter la marche, accepter les croyances douloureuses et réduire l’anxiété par le repos prolongé
Fractionner les activités, travailler le deuil et utiliser la pleine conscience pour assouplir les stratégies de coping
Reprendre progressivement la marche par pacing, restructurer les croyances douloureuses et gérer l’anxiété par relaxation ou exposition en imagination

Reprendre progressivement la marche par pacing, restructurer les croyances douloureuses et gérer l’anxiété par relaxation ou exposition en imagination

Explication

La prise en charge associe une reprise progressive de la marche selon le pacing, la restructuration cognitive des croyances douloureuses et la gestion de l’anxiété et du catastrophisme par relaxation ou exposition en imagination. L’évitement durable contredit la reprise progressive, la simple mesure ne remplace pas la restructuration cognitive, et le travail du deuil concerne un autre cas clinique.

66. Dans l’échelle élaborée par Holmes et Rahe en 1967, comment les événements de vie sont-ils évalués ?

Selon la durée de chaque événement de vie
Selon le risque médical associé à chaque événement
Selon une valeur uniforme pour les 43 événements
Selon l’importance du réajustement social nécessaire

Selon l’importance du réajustement social nécessaire

Explication

L’échelle pondère les 43 événements en fonction du réajustement social nécessaire pour s’y adapter. La durée, le risque médical et une pondération uniforme ne sont pas les critères indiqués.

67. Une personne a appris à saluer un collègue après que celui-ci l’a félicitée à chaque salut. Les félicitations cessent et le salut finit par disparaître. Quelle loi décrit cette évolution ?

La loi de généralisation
La loi d’extinction
Le renforcement positif
L’apprentissage répondant

La loi d’extinction

Explication

Selon la loi d’extinction, un comportement appris finit par disparaître s’il n’est plus renforcé. La généralisation concerne son adoption dans des situations analogues, l’apprentissage répondant décrit une association apprise et le renforcement positif tend à maintenir le comportement.

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De quels facteurs dépend la santé ?

De l’individu et de son environnement.

De quoi dépendent les conceptions de la santé et de la maladie ?

Des époques, des lieux et des cultures.

Que désigne « illness » dans la distinction anglaise entre disease et illness ?

L’expérience subjective du patient, qui ne correspond pas nécessairement à une pathologie identifiable.

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