QCM : Psychologie du développement — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que prend en compte la psychologie du développement dans une perspective « life span » ?

Les acquisitions cognitives observées pendant la petite enfance
Les transformations biologiques liées à la maturation durant l’adolescence
Les changements psychologiques et les phénomènes de continuité durant toute la vie
Les différences psychologiques entre des individus appartenant à une même génération

Les changements psychologiques et les phénomènes de continuité durant toute la vie

Explication

La psychologie du développement étudie à la fois les changements et les continuités du fonctionnement psychologique tout au long de la vie. Une approche limitée à l’enfance ou à l’adolescence ne correspond donc pas à la perspective « life span ».

2. Comment le développement psychologique articule-t-il changement et continuité ?

Il décrit une succession de ruptures qui séparent les étapes de la vie
Il explique les transformations de l’individu tout en reliant chaque étape aux précédentes
Il réduit l’évolution psychologique à la stabilité des comportements appris pendant l’enfance
Il considère que les caractéristiques antérieures cessent d’influencer les conduites ultérieures

Il explique les transformations de l’individu tout en reliant chaque étape aux précédentes

Explication

Le développement psychologique cherche à comprendre comment l’être humain se transforme tout en conservant une certaine continuité avec ses étapes antérieures. L’idée de changement n’implique donc pas une rupture totale entre les périodes de la vie.

3. Quelle association entre les trois temporalités du développement est correcte ?

Phylogénétique : une vie ; ontogénétique : quelques jours ; microgénétique : millions d’années
Phylogénétique : quelques mois ; ontogénétique : millions d’années ; microgénétique : une vie
Phylogénétique : millions d’années ; ontogénétique : une vie ; microgénétique : quelques jours à quelques mois
Phylogénétique : une génération ; ontogénétique : quelques semaines ; microgénétique : toute l’histoire de l’espèce

Phylogénétique : millions d’années ; ontogénétique : une vie ; microgénétique : quelques jours à quelques mois

Explication

Le développement phylogénétique concerne l’évolution sur plusieurs millions d’années, l’ontogenèse couvre la vie d’un individu et la microgenèse s’étend sur quelques jours à quelques mois. Confondre l’ontogenèse et la microgenèse revient donc à attribuer à tort une durée brève à l’ensemble de la vie.

4. Une personne confrontée à de nouvelles exigences professionnelles s’adapte d’autant mieux que ses capacités évoluent et que les sollicitations de son environnement changent. Quel principe cette situation illustre-t-elle ?

L’adaptation apparaît lorsque les apprentissages remplacent progressivement les facteurs biologiques
L’adaptation dépend principalement de la maturation, indépendamment des demandes du milieu
L’adaptation dépend de l’interaction entre les sollicitations environnementales et les capacités de l’organisme
L’adaptation résulte de la stabilité des capacités de l’organisme face à un environnement constant

L’adaptation dépend de l’interaction entre les sollicitations environnementales et les capacités de l’organisme

Explication

L’adaptation dépend conjointement des sollicitations de l’environnement et de la capacité de l’organisme à y répondre, ces deux éléments évoluant au cours de la vie. La maturation ne suffit donc pas à expliquer l’adaptation lorsqu’elle est isolée des demandes du milieu.

5. Que montre l’évolution du nombre de synapses au cours du temps et des apprentissages ?

Le cerveau peut modifier son organisation en fonction des expériences et des apprentissages
Les apprentissages réduisent progressivement les connexions entre les neurones
Le cerveau conserve une organisation stable après la naissance malgré les apprentissages
Les changements cérébraux dépendent principalement de l’allongement des fibres nerveuses

Le cerveau peut modifier son organisation en fonction des expériences et des apprentissages

Explication

Le nombre de synapses augmente au cours du temps et des apprentissages, ce qui montre la plasticité de l’organisation cérébrale. L’idée d’un cerveau fixe après la naissance contredit donc cette évolution des connexions neuronales.

6. Quel effet la myélinisation progressive produit-elle sur les neurones ?

Elle réduit l’épaisseur de la gaine et stabilise la vitesse de transmission nerveuse
Elle épaissit la gaine des neurones et accélère la transmission de l’information
Elle augmente le nombre de synapses et ralentit la transmission de l’information
Elle développe les ramifications neuronales sans modifier la transmission de l’information

Elle épaissit la gaine des neurones et accélère la transmission de l’information

Explication

La myélinisation épaissit progressivement la gaine des neurones et accélère la transmission de l’information, dont la vitesse atteint 100 mètres par seconde à l’adolescence. L’augmentation du nombre de synapses correspond à un autre mécanisme cérébral.

7. Dans l’expérience de Hebb menée en 1955, quelle différence caractérise les rats élevés dans un milieu riche par rapport à ceux élevés dans un milieu pauvre ?

Leurs cellules neuronales présentent une arborescence comparable malgré les différences de milieu
Leurs cellules neuronales sont moins arborescentes après une vie avec jeux et parcours
Leurs cellules neuronales deviennent plus arborescentes dans un milieu limité à l’eau et à la nourriture
Leurs cellules neuronales sont beaucoup plus arborescentes après une vie avec jeux et parcours

Leurs cellules neuronales sont beaucoup plus arborescentes après une vie avec jeux et parcours

Explication

Hebb a observé que les rats élevés dans un milieu riche en nourriture, eau, jeux et parcours possédaient des cellules neuronales beaucoup plus arborescentes. Le milieu pauvre, limité à l’eau et à la nourriture, ne produisait pas cette même organisation neuronale.

8. Quelle distinction décrit correctement les trois grands facteurs du développement humain ?

Les facteurs biologiques concernent le milieu, les facteurs sociaux l’organisme et les facteurs cognitifs les émotions.
Les facteurs biologiques concernent l’organisme, les facteurs sociaux le milieu et les facteurs cognitifs les capacités mentales.
Les facteurs biologiques concernent l’hérédité, les facteurs sociaux la maturation et les facteurs cognitifs la culture.
Les facteurs biologiques concernent les capacités mentales, les facteurs sociaux l’organisme et les facteurs cognitifs le milieu.

Les facteurs biologiques concernent l’organisme, les facteurs sociaux le milieu et les facteurs cognitifs les capacités mentales.

Explication

Les facteurs biologiques renvoient à l’organisme, les facteurs sociaux au milieu et les facteurs cognitifs aux capacités cognitives. La confusion fréquente consiste à inverser les domaines de l’organisme et du milieu.

9. Quelle proposition distingue correctement le génétique, le congénital et l’épigénétique ?

Le génétique dépend du vécu, le congénital apparaît après la naissance et l’épigénétique est inscrit dans l’ADN.
Le génétique est inscrit dans l’ADN, le congénital est présent à la naissance et l’épigénétique dépend du vécu.
Le génétique concerne le milieu social, le congénital concerne la culture et l’épigénétique concerne la maturation.
Le génétique apparaît à la naissance, le congénital est inscrit dans l’ADN et l’épigénétique dépend de l’âge.

Le génétique est inscrit dans l’ADN, le congénital est présent à la naissance et l’épigénétique dépend du vécu.

Explication

Le génétique renvoie à l’information inscrite dans l’ADN, le congénital à ce qui est présent dès la naissance et l’épigénétique à la régulation influencée par le vécu. Assimiler le congénital à l’ADN confond une présence à la naissance avec une origine génétique.

10. Que mesure l’héritabilité lorsqu’elle est exprimée par un pourcentage ?

La fréquence à laquelle un trait particulier est transmis par les parents à leurs enfants.
La part des différences entre individus d’une population expliquée par leurs différences génétiques.
La part des différences entre populations attribuable aux conditions historiques et culturelles.
La proportion des caractères d’un individu qui restera identique pendant toute sa vie.

La part des différences entre individus d’une population expliquée par leurs différences génétiques.

Explication

L’héritabilité estime la part des différences observées entre individus d’une population qui s’explique par leurs différences génétiques. Elle ne mesure pas la proportion d’un trait chez une personne ni sa stabilité au cours de la vie.

11. Quelle association entre événement et type de changement est correcte ?

L’entrée à l’école marque un changement cognitif et la puberté un changement historique.
L’entrée à l’école marque un changement social et la puberté un changement physiologique.
L’entrée à l’école marque un changement physiologique et la puberté un changement social.
L’entrée à l’école marque un changement génétique et la puberté un changement culturel.

L’entrée à l’école marque un changement social et la puberté un changement physiologique.

Explication

L’entrée à l’école transforme principalement la situation sociale de l’enfant, tandis que la puberté correspond principalement à une transformation physiologique. Les associer à la physiologie et au social dans l’ordre inverse constitue la confusion la plus probable.

12. Quelle distinction entre les événements normatifs liés à l’âge et ceux liés à l’époque est exacte ?

Les événements liés à l’âge concernent des personnes ayant vécu les mêmes événements historiques, tandis que ceux liés à l’époque surviennent à un âge donné.
Les événements liés à l’âge surviennent à un âge donné, tandis que ceux liés à l’époque concernent des individus ayant vécu au même moment et au même endroit.
Les événements liés à l’âge touchent une personne de façon particulière, tandis que ceux liés à l’époque concernent chaque individu au même âge.
Les événements liés à l’âge dépendent du patrimoine génétique, tandis que ceux liés à l’époque résultent principalement de la maturation biologique.

Les événements liés à l’âge surviennent à un âge donné, tandis que ceux liés à l’époque concernent des individus ayant vécu au même moment et au même endroit.

Explication

Un événement normatif lié à l’âge est associé à l’atteinte d’un âge donné, alors qu’un événement lié à l’époque dépend du contexte historique partagé par des individus d’un même lieu et d’une même période. L’effet d’un événement historique partagé ne définit donc pas un événement lié à l’âge.

13. Pourquoi l’espèce humaine est-elle qualifiée d’altriciale ou de nidicole ?

Parce que le nouveau-né quitte rapidement le groupe familial pour vivre de manière autonome.
Parce que le nouveau-né est dépendant et ne peut pas se débrouiller seul à la naissance.
Parce que le nouveau-né marche déjà et se nourrit sans assistance dès la naissance.
Parce que le nouveau-né possède une maturité motrice supérieure à celle des autres primates.

Parce que le nouveau-né est dépendant et ne peut pas se débrouiller seul à la naissance.

Explication

L’espèce humaine est dite altriciale parce que le nouveau-né présente une forte dépendance et ne peut pas assurer seul sa survie. Cette caractéristique la distingue d’une espèce précoce ou nidifuge, dont les nouveau-nés sont plus autonomes.

14. Quelle caractéristique locomotrice distingue particulièrement l’être humain des autres primates ?

Il se déplace principalement par bonds en utilisant ses membres antérieurs et postérieurs.
Il possède une locomotion quadrupède et se déplace principalement sur ses quatre membres.
Il possède une bipédie complète et se déplace en marchant sur ses deux pieds.
Il alterne une marche bipède et une suspension arboricole selon la structure du terrain.

Il possède une bipédie complète et se déplace en marchant sur ses deux pieds.

Explication

L’être humain se caractérise par une bipédie complète, avec une marche assurée par ses deux pieds. Les autres propositions décrivent des modes de déplacement qui ne correspondent pas à cette caractéristique distinctive.

15. Quel compromis évolutif est associé à la bipédie humaine ?

Elle améliore la vision, le développement frontal et la motricité fine, mais réduit la vitesse et rétrécit le bassin.
Elle favorise la croissance du bassin et la rapidité, mais diminue les capacités du lobe frontal.
Elle améliore la vitesse et élargit le bassin, mais limite la vision et ralentit le développement frontal.
Elle augmente la force des membres antérieurs, mais réduit la motricité fine et la capacité d’observation.

Elle améliore la vision, le développement frontal et la motricité fine, mais réduit la vitesse et rétrécit le bassin.

Explication

La bipédie apporte une meilleure vision, un meilleur développement du lobe frontal et une motricité plus fine, en contrepartie d’une vitesse de déplacement moindre et d’un bassin plus étroit. L’élargissement du bassin et l’augmentation de la vitesse correspondent donc à une inversion de ce compromis.

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Qu'est-ce que la psychologie du développement étudie scientifiquement ?

Les changements du fonctionnement psychologique et les phénomènes de continuité dans la vie entière.

Quelle perspective caractérise la psychologie du développement ?

La perspective life span.

Que cherche à expliquer le développement psychologique ?

Comment et pourquoi l’être humain change tout en restant dans une certaine continuité.

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