QCM : Psychopathologie et représentations sociales (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’OMS caractérise-t-elle un trouble mental ?

Comme une difficulté passagère à réguler ses émotions, sans modification des perceptions ni des comportements
Comme une affection définie principalement par des symptômes physiques et une perte d’autonomie
Comme un ensemble anormal de pensées, perceptions, émotions, comportements et relations avec autrui
Comme une altération durable de la mémoire et des capacités intellectuelles, sans effet sur les relations sociales

Comme un ensemble anormal de pensées, perceptions, émotions, comportements et relations avec autrui

Explication

La définition de l’OMS réunit des dimensions mentales, comportementales et relationnelles. Une difficulté émotionnelle isolée ne rend pas compte de l’ensemble des éléments inclus dans cette définition.

2. Quelle proportion de la population mondiale est concernée par un trouble mental au cours de sa vie, selon l’OMS ?

Environ 10 %
Environ 60 %
Environ 25 %
Environ 40 %

Environ 25 %

Explication

L’OMS estime qu’environ un quart de la population mondiale est concernée au cours de sa vie. L’estimation de 40 % est plus élevée que le chiffre rapporté.

3. Quelle conclusion le rapport de Goujon et Gautier permet-il de tirer sur le lien entre trouble mental et dangerosité ?

Un trouble mental et la dangerosité désignent deux degrés d’un même phénomène
La présence d’un trouble mental indique généralement une dangerosité durable
La dangerosité établit à elle seule la présence d’un trouble mental
Les deux notions ne se recouvrent pas nécessairement, et la dangerosité peut varier dans le temps

Les deux notions ne se recouvrent pas nécessairement, et la dangerosité peut varier dans le temps

Explication

Le rapport distingue les troubles mentaux de la dangerosité et souligne que celle-ci n’est pas nécessairement permanente. Il ne permet donc pas de conclure qu’un trouble mental implique une dangerosité durable.

4. Quels sont les trois types de stigmates distingués par Erving Goffman ?

La maladie du corps, les déficits intellectuels et les stigmates professionnels
Les handicaps sensoriels, les comportements déviants et les stigmates sociaux
Les différences physiques, les troubles émotionnels et les stigmates familiaux
La monstruosité du corps, les tares de caractère et les stigmates tribaux

La monstruosité du corps, les tares de caractère et les stigmates tribaux

Explication

Goffman distingue les stigmates liés à la monstruosité du corps, aux tares de caractère et à l’appartenance tribale. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à sa typologie rapportée ici.

5. Que désigne l’instabilité affective parmi les manifestations du trouble de la personnalité borderline ?

Une difficulté durable à reconnaître les émotions ressenties par les personnes de l’entourage
Une humeur stable malgré des changements importants dans les relations et les circonstances de vie
Une humeur fortement réactive, avec des épisodes de dysphorie, d’irritabilité ou d’anxiété généralement brefs
Une alternance régulière entre des épisodes maniaques et dépressifs qui durent plusieurs semaines

Une humeur fortement réactive, avec des épisodes de dysphorie, d’irritabilité ou d’anxiété généralement brefs

Explication

L’instabilité affective correspond à une forte réactivité de l’humeur, et les épisodes de dysphorie, d’irritabilité ou d’anxiété durent généralement quelques heures. Des épisodes qui s’étendent sur plusieurs semaines évoquent une durée différente de celle décrite pour ce trouble.

6. À quoi peut servir la connaissance des représentations de la population générale à l’égard d’un trouble mental ?

À mesurer la fréquence des troubles au cours d’une vie
À mettre en place des programmes de prévention adaptés
À établir le nombre de critères requis pour un diagnostic
À déterminer les traitements psychiatriques à prescrire

À mettre en place des programmes de prévention adaptés

Explication

Connaître les représentations de la population générale peut aider à concevoir des programmes de prévention. Cette connaissance ne permet pas, à elle seule, de fixer des critères diagnostiques ou de prescrire un traitement.

7. Quel est l’objectif principal de la psychopathologie selon Bouvet et Boudoukha ?

Classer les symptômes psychiatriques afin de choisir un traitement médicamenteux
Établir les normes sociales qui distinguent les conduites normales des conduites anormales
Traiter les troubles mentaux et organiser la réadaptation des patients
Comprendre les conduites psychopathologiques et connaître les maladies psychiques

Comprendre les conduites psychopathologiques et connaître les maladies psychiques

Explication

Bouvet et Boudoukha décrivent la psychopathologie comme l’étude des conduites psychopathologiques, visant à comprendre et à connaître les maladies psychiques. La thérapeutique et la réadaptation relèvent plutôt des fonctions attribuées à la psychiatrie.

8. Quelle moyenne et quel écart-type sont utilisés pour illustrer la normalité statistique du quotient intellectuel ?

Une moyenne de 100 et un écart-type de 10
Une moyenne de 115 et un écart-type de 15
Une moyenne de 100 et un écart-type de 15
Une moyenne de 15 et un écart-type de 100

Une moyenne de 100 et un écart-type de 15

Explication

L’illustration statistique du quotient intellectuel s’appuie sur une moyenne de 100 et un écart-type de 15. L’écart-type de 10 constitue une valeur plausible, mais ce n’est pas celle retenue pour cette illustration.

9. Comment les estimations d’Almeida-Filho et al. se comparent-elles à celle de l’OMS concernant la fréquence des troubles mentaux au cours de la vie ?

Almeida-Filho et al. rapportent une proportion supérieure à 25 %, tandis que l’OMS estime qu’elle est de 25 %.
Almeida-Filho et al. rapportent une proportion de 90 %, tandis que l’OMS estime qu’elle est supérieure à 25 %.
Almeida-Filho et al. rapportent une proportion de 79 %, tandis que l’OMS estime qu’elle est de 25 %.
Almeida-Filho et al. rapportent une proportion de 25 %, tandis que l’OMS estime qu’elle est supérieure à 25 %.

Almeida-Filho et al. rapportent une proportion supérieure à 25 %, tandis que l’OMS estime qu’elle est de 25 %.

Explication

Almeida-Filho et al. indiquent que plus de 25 % des individus présenteraient un ou plusieurs troubles mentaux ou du comportement au cours de leur vie, alors que l’estimation de l’OMS est de 25 %. Le chiffre de 79 % concerne les personnes atteintes qui cumulent plusieurs troubles, et non la proportion de la population touchée au cours de la vie.

10. À qui sont attribuées les recommandations visant notamment à lutter collectivement contre la stigmatisation et à reconnaître l’expertise des patients et des aidants ?

À Pignon et ses collaborateurs
À Roelandt et Caria
À Erving Goffman
À Goujon et Gautier

À Roelandt et Caria

Explication

Roelandt et Caria sont associés aux recommandations portant sur la lutte contre la stigmatisation et la participation des patients et des aidants à l’élaboration des services. Goujon et Gautier, en revanche, sont cités pour leurs conclusions sur la dangerosité et les troubles mentaux.

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Que désigne un trouble mental selon l’OMS ?

Un ensemble anormal de pensées, perceptions, émotions, comportements et relations avec autrui.

À quoi une personne souffrant d’un trouble mental peut-elle être confrontée au quotidien ?

À l’exclusion, à la discrimination et à la stigmatisation.

Selon quelle référence Goffman distingue-t-il trois types de stigmates ?

Erving Goffman, *Stigmate, les usages sociaux des handicaps*, 1975.

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