QCM : Pharmacocinétique et pharmacodynamie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude général de la pharmacologie ?

Le transport du médicament entre le sang et les tissus
La mesure de la concentration du médicament au cours du temps
Les interactions entre le médicament et l’organisme
La transformation du médicament en métabolites

Les interactions entre le médicament et l’organisme

Explication

La pharmacologie étudie les interactions entre les médicaments et l’organisme. Le transport entre le sang et les tissus relève plus précisément de la distribution pharmacocinétique.

2. Quelle distinction décrit correctement la pharmacocinétique et la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique étudie les interactions entre médicaments, tandis que la pharmacodynamie étudie leur absorption sanguine.
La pharmacocinétique étudie l’action du médicament sur l’organisme, tandis que la pharmacodynamie étudie son devenir dans l’organisme.
La pharmacocinétique étudie les cibles thérapeutiques, tandis que la pharmacodynamie étudie les voies d’élimination.
La pharmacocinétique étudie le devenir du médicament dans l’organisme, tandis que la pharmacodynamie étudie son action sur l’organisme.

La pharmacocinétique étudie le devenir du médicament dans l’organisme, tandis que la pharmacodynamie étudie son action sur l’organisme.

Explication

La pharmacocinétique porte sur le devenir du médicament dans le corps, alors que la pharmacodynamie porte sur ses effets sur celui-ci. L’option qui inverse ces deux domaines confond précisément leur objet d’étude.

3. Pour établir un profil pharmacocinétique après l’administration d’un médicament, quelle démarche convient-il de suivre ?

Mesurer la concentration du médicament dans des prélèvements, généralement sanguins, recueillis à intervalles réguliers au cours du temps.
Recueillir des prélèvements sanguins à intervalles réguliers, sans mesurer la concentration du médicament.
Mesurer la quantité de métabolites dans l’urine à un instant choisi après l’administration.
Mesurer une seule fois la concentration dans les tissus, avant l’administration du médicament.

Mesurer la concentration du médicament dans des prélèvements, généralement sanguins, recueillis à intervalles réguliers au cours du temps.

Explication

Un profil pharmacocinétique repose sur des mesures de concentration au cours du temps, généralement obtenues à partir de prélèvements sanguins réguliers après administration. Des prélèvements réguliers sans mesure de concentration ne permettent pas de construire ce profil.

4. Que représente l’aire sous la courbe de concentration en fonction du temps, ou AUC ?

La concentration la plus élevée atteinte par le médicament dans le profil.
Le délai entre l’administration et l’apparition du médicament dans le sang.
La quantité de médicament transformée en métabolites par unité de temps.
La surface sous la courbe, qui reflète l’imprégnation du médicament dans l’organisme.

La surface sous la courbe, qui reflète l’imprégnation du médicament dans l’organisme.

Explication

L’AUC correspond à la surface sous la courbe concentration-temps et renseigne sur l’imprégnation de l’organisme par le médicament. La concentration maximale correspond à la Cmax, et non à l’AUC.

5. Quelles phases sont regroupées sous l’acronyme ADME ?

Administration, distribution, métabolisme et élimination
Absorption, dissolution, métabolisme et excrétion
Administration, diffusion, modification et excrétion
Absorption, distribution, métabolisme et élimination

Absorption, distribution, métabolisme et élimination

Explication

ADME désigne les quatre phases pharmacocinétiques : absorption, distribution, métabolisme et élimination. L’administration concerne l’apport du médicament, mais ne remplace pas l’absorption dans cet acronyme.

6. Après une administration par voie orale, quel événement correspond à l’absorption ?

Le passage du médicament depuis son site d’administration vers la circulation sanguine.
La transformation du médicament par l’organisme en métabolites.
Le transport du médicament depuis le sang vers les tissus et les organes.
L’évacuation du médicament et de ses métabolites hors de l’organisme.

Le passage du médicament depuis son site d’administration vers la circulation sanguine.

Explication

L’absorption est le passage du médicament de son site d’administration vers la circulation sanguine. Son transport ultérieur depuis le sang vers les tissus correspond à la distribution.

7. Un médicament a atteint la circulation sanguine; quelle étape décrit son transport vers l’organe où il agit ?

L’élimination, qui évacue le médicament et ses métabolites de l’organisme.
L’absorption, qui conduit le médicament de son site d’administration vers le sang.
La distribution, qui conduit le médicament du sang vers les tissus et les organes.
Le métabolisme, qui transforme le médicament en un ou plusieurs métabolites.

La distribution, qui conduit le médicament du sang vers les tissus et les organes.

Explication

La distribution correspond au transport du médicament depuis la circulation sanguine vers les tissus et les organes, y compris le site d’action. Le passage du site d’administration au sang décrit l’absorption, étape distincte.

8. Quelle transformation caractérise le métabolisme d’un médicament ?

Son évacuation de l’organisme, principalement par les reins et le foie.
Son passage du site d’administration vers la circulation sanguine.
Sa biotransformation par l’organisme en un ou plusieurs métabolites.
Son transport par le sang vers les tissus et les organes.

Sa biotransformation par l’organisme en un ou plusieurs métabolites.

Explication

Le métabolisme désigne la biotransformation du médicament par l’organisme, qui produit un ou plusieurs métabolites. Son évacuation hors de l’organisme relève de l’élimination.

9. Quelle propriété caractérise la diffusion passive des petites molécules liposolubles non ionisées de moins de 1 000 Da ?

Elle concerne surtout les grosses molécules ionisées et dépend d’une dépense d’énergie.
Elle suit le gradient de concentration sans saturation, spécificité ni dépense d’énergie.
Elle suit le gradient de concentration grâce à un transporteur spécifique et saturable.
Elle déplace les molécules contre leur gradient en consommant de l’énergie.

Elle suit le gradient de concentration sans saturation, spécificité ni dépense d’énergie.

Explication

La diffusion passive concerne de petites molécules liposolubles non ionisées et se déroule du milieu le plus concentré vers le moins concentré sans saturabilité, spécificité ou dépense d’énergie. Un transporteur spécifique et saturable caractérise plutôt la diffusion facilitée ou le transport actif.

10. Une substance traverse une membrane grâce à une protéine, dans le sens de son gradient de concentration et sans dépense d’énergie : quel mécanisme est en jeu ?

La diffusion passive, qui exige une protéine membranaire spécifique.
La diffusion facilitée, qui utilise une protéine membranaire sans consommer d’énergie.
Le transport actif, qui utilise un transporteur sans consommer d’énergie.
Le transport actif, qui déplace la substance dans le sens de son gradient.

La diffusion facilitée, qui utilise une protéine membranaire sans consommer d’énergie.

Explication

La diffusion facilitée mobilise des protéines membranaires et suit le gradient sans dépense d’énergie. Le transport actif peut également utiliser un transporteur, mais il consomme de l’énergie et peut déplacer une substance contre son gradient.

11. En quoi l’administration intraveineuse se distingue-t-elle des voies extravasculaires du point de vue de l’absorption ?

Elle nécessite une phase d’absorption avant que la dose n’atteigne la circulation générale.
Elle nécessite une absorption préalable, mais évite le passage par la circulation générale.
Elle introduit directement la dose dans la circulation générale, sans phase d’absorption.
Elle introduit directement une partie de la dose dans la circulation, après absorption du reste.

Elle introduit directement la dose dans la circulation générale, sans phase d’absorption.

Explication

Par voie intraveineuse, le médicament atteint directement la circulation générale en totalité et ne connaît pas de phase d’absorption. Les voies extravasculaires, contrairement à ce qui est suggéré par un distracteur, nécessitent une absorption avant l’arrivée dans la circulation.

12. Pourquoi l’intestin grêle est-il un site privilégié pour l’absorption de nombreux médicaments oraux ?

Sa muqueuse épaisse et son temps de vidange prolongé favorisent le passage des médicaments.
Son pH très acide et sa faible vascularisation ralentissent la dissolution des principes actifs.
Sa grande surface, sa forte vascularisation et la bile favorisent l’absorption et la solubilisation.
Sa faible surface compense l’absence de bile par une vascularisation particulièrement réduite.

Sa grande surface, sa forte vascularisation et la bile favorisent l’absorption et la solubilisation.

Explication

L’intestin grêle offre une surface d’environ 200 m² et une forte vascularisation; la bile et les surfactants y favorisent aussi la solubilisation. La muqueuse épaisse et la faible surface évoquées dans un distracteur sont plutôt des caractéristiques qui rendent l’estomac moins favorable à l’absorption.

13. Quel avantage pharmacocinétique peut présenter la voie sublinguale, comme pour la trinitrine en spray ?

Elle permet une absorption lente et prolongée après un passage marqué par le système porte.
Elle permet une absorption rapide et brève tout en évitant un premier passage hépatique important.
Elle prolonge l’action du médicament en retardant sa vidange gastrique.
Elle favorise une absorption digestive variable en raison du pH de l’estomac.

Elle permet une absorption rapide et brève tout en évitant un premier passage hépatique important.

Explication

La voie sublinguale permet une absorption rapide et de courte durée et évite un premier passage hépatique important. L’absorption digestive suivie du passage par le système porte, suggérée par un distracteur, expose au contraire le médicament au foie avant son arrivée dans la circulation générale.

14. Après l’absorption d’un médicament administré par voie digestive, quel trajet peut-il suivre avant d’atteindre la circulation générale ?

Le système lymphatique l’achemine vers le cœur, en évitant le passage hépatique.
La circulation générale le transporte d’abord vers le foie, où il peut être métabolisé.
Le système porte l’achemine directement vers les reins, où il est éliminé avant le foie.
Le système porte l’achemine vers le foie, où une partie peut être métabolisée.

Le système porte l’achemine vers le foie, où une partie peut être métabolisée.

Explication

Après une administration digestive, le système porte dirige le médicament absorbé vers le foie, où une partie peut être métabolisée avant son arrivée dans la circulation générale. Le trajet vers les reins proposé dans un distracteur ne correspond pas à cette séquence porte-foie.

15. Que désigne le premier passage hépatique et quelle est sa conséquence possible ?

Le transport du médicament du foie vers l’intestin, qui accélère son entrée dans la circulation générale.
Le métabolisme hépatique d’une partie du médicament avant la circulation générale, qui réduit sa biodisponibilité.
Le passage du médicament par les reins avant le foie, qui retarde son absorption digestive.
Le métabolisme hépatique du médicament après son arrivée dans la circulation générale, qui augmente sa biodisponibilité.

Le métabolisme hépatique d’une partie du médicament avant la circulation générale, qui réduit sa biodisponibilité.

Explication

Le premier passage hépatique correspond au métabolisme d’une partie du médicament par le foie avant son arrivée dans la circulation générale et peut donc diminuer sa biodisponibilité. Le métabolisme après l’arrivée dans la circulation générale, proposé comme distracteur, ne correspond pas à la définition du premier passage.

16. Quelle description de la biodisponibilité et de sa référence intraveineuse est correcte ?

Elle décrit la fraction métabolisée par le foie; la voie orale constitue la référence à 100 %.
Elle décrit la fraction et la vitesse d’arrivée dans la circulation générale; la voie intraveineuse vaut 100 %.
Elle mesure la vitesse d’absorption digestive sans tenir compte de la quantité atteignant la circulation.
Elle correspond à la dose administrée avant absorption; la voie intraveineuse sert de référence à 60 %.

Elle décrit la fraction et la vitesse d’arrivée dans la circulation générale; la voie intraveineuse vaut 100 %.

Explication

La biodisponibilité prend en compte à la fois la fraction de la dose qui atteint la circulation générale et la vitesse à laquelle elle y arrive; la voie intraveineuse sert de référence à 100 %. La fraction métabolisée par le foie est liée au premier passage, mais ne définit pas à elle seule la biodisponibilité.

17. Après administration d’un médicament, dans quels tissus la distribution est-elle généralement la plus rapide en raison d’une perfusion sanguine élevée ?

Dans le tissu adipeux, le foie, les os et la peau
Dans la peau, les os et le tissu adipeux
Dans le foie, le cerveau, le rein, le cœur et le poumon
Dans les os, le poumon, la peau et le tissu adipeux

Dans le foie, le cerveau, le rein, le cœur et le poumon

Explication

Les tissus fortement perfusés, notamment le foie, le cerveau, le rein, le cœur et le poumon, reçoivent rapidement le médicament. La peau, les os et le tissu adipeux sont moins perfusés et leur distribution est donc généralement plus lente.

18. Que représente le volume de distribution apparent d’un médicament ?

Le volume réel des tissus dans lesquels le médicament s’accumule pendant son élimination
Le volume de plasma qui contient la fraction du médicament liée aux protéines après son administration
Le volume théorique nécessaire pour expliquer la concentration plasmatique mesurée après répartition de la dose
Le volume de liquide administré pour atteindre une concentration thérapeutique dans le sang

Le volume théorique nécessaire pour expliquer la concentration plasmatique mesurée après répartition de la dose

Explication

Le volume de distribution apparent est un volume théorique reliant la dose administrée à la concentration plasmatique mesurée. Il ne correspond pas nécessairement à un volume anatomique réel.

19. Un médicament présente un faible volume de distribution et reste majoritairement dans le sang : quelle conséquence cela suggère-t-il pour l’hémodialyse ?

L’hémodialyse serait inefficace, car le médicament est largement réparti dans les tissus
L’hémodialyse serait inefficace, car un faible volume de distribution indique une élimination biliaire
L’hémodialyse pourrait être efficace, car une part importante du médicament demeure dans le compartiment sanguin
L’hémodialyse pourrait être efficace, car le médicament est fortement stocké dans les tissus

L’hémodialyse pourrait être efficace, car une part importante du médicament demeure dans le compartiment sanguin

Explication

Un faible volume de distribution indique que le médicament se trouve en grande partie dans le sang, ce qui peut le rendre accessible à l’hémodialyse. À l’inverse, une distribution tissulaire étendue, associée à un Vd important, rend cette méthode inefficace.

20. Quelle fraction d’un médicament lié aux protéines plasmatiques peut diffuser du sang vers les tissus ?

La fraction libre, tandis que la fraction liée reste dans le sang comme forme de transport ou de stockage
La fraction liée, tandis que la fraction libre reste dans le sang comme forme de stockage
La fraction transformée par le foie, tandis que la fraction libre reste associée aux protéines
Les fractions libre et liée, qui diffusent toutes deux vers les tissus au même degré

La fraction libre, tandis que la fraction liée reste dans le sang comme forme de transport ou de stockage

Explication

Seule la fraction libre peut quitter le sang et diffuser vers les tissus; la fraction liée reste dans la circulation comme forme de transport ou de stockage. La fraction liée ne traverse donc pas les tissus de la même façon que la fraction libre.

21. Quel est l’effet fréquent du métabolisme médicamenteux sur les propriétés d’un médicament et son élimination ?

Il rend souvent le médicament plus liposoluble, ce qui facilite son passage dans les tissus
Il réduit souvent la solubilité du médicament, ce qui favorise son stockage dans le plasma
Il transforme souvent le médicament en forme liée, ce qui empêche son élimination rénale
Il rend souvent le médicament plus hydrosoluble, ce qui facilite son élimination

Il rend souvent le médicament plus hydrosoluble, ce qui facilite son élimination

Explication

Le métabolisme, réalisé principalement par le foie mais aussi par d’autres organes, rend souvent les médicaments plus hydrosolubles et facilite ainsi leur élimination. Une augmentation de la liposolubilité ne constitue pas l’effet général décrit.

22. Quelle distinction caractérise les phases I et II du métabolisme médicamenteux ?

La phase I élimine le médicament dans la bile, tandis que la phase II le filtre dans le glomérule
La phase I inactive tous les métabolites, tandis que la phase II les transforme en molécules actives
La phase I conjugue le médicament à l’acide glucuronique, tandis que la phase II modifie une partie de la molécule
La phase I fonctionnalise la molécule, tandis que la phase II conjugue le métabolite à une autre molécule

La phase I fonctionnalise la molécule, tandis que la phase II conjugue le métabolite à une autre molécule

Explication

La phase I correspond à une fonctionnalisation qui modifie une partie de la molécule, tandis que la phase II associe le métabolite à une autre molécule, par exemple l’acide glucuronique. La conjugaison relève donc de la phase II et non de la phase I.

23. Quel énoncé décrit correctement une prodrogue par rapport à un médicament déjà actif ?

Une prodrogue est inactive avant sa métabolisation et reste inactive après celle-ci
Une prodrogue est inactive avant sa métabolisation et devient active après celle-ci
Une prodrogue est active avant sa métabolisation et devient inactive après celle-ci
Une prodrogue est active avant sa métabolisation et conserve toujours la même activité après celle-ci

Une prodrogue est inactive avant sa métabolisation et devient active après celle-ci

Explication

Une prodrogue nécessite une métabolisation pour devenir active, contrairement à un médicament qui est déjà actif avant cette transformation. L’idée qu’une prodrogue est déjà active avant son métabolisme confond ces deux catégories.

24. Quelles sont les deux principales voies d’élimination des médicaments ?

La voie rénale ou urinaire et la voie hépatique, biliaire ou fécale
La voie pulmonaire et la voie cutanée, notamment par la sueur
La voie salivaire et la voie pulmonaire, notamment par l’expiration
La voie intestinale et la voie cutanée, notamment par les sécrétions

La voie rénale ou urinaire et la voie hépatique, biliaire ou fécale

Explication

Les principales voies d’élimination sont la voie rénale ou urinaire et la voie hépatique, biliaire ou fécale. Les poumons, la sueur et la salive constituent d’autres voies, mais ne sont pas les deux principales.

25. Lors de la filtration glomérulaire, quel médicament peut passer dans le filtrat ?

Un médicament lipophile de grande taille, car la filtration glomérulaire sélectionne les molécules lipophiles
Un médicament libre, hydrophile et de petite taille, contrairement à sa fraction liée aux protéines plasmatiques
Un médicament libre de grande taille, car son absence de liaison permet de franchir le glomérule
Un médicament lié aux protéines plasmatiques, même si sa taille dépasse le seuil de filtration

Un médicament libre, hydrophile et de petite taille, contrairement à sa fraction liée aux protéines plasmatiques

Explication

La filtration glomérulaire est passive et non sélective; elle laisse passer les petites molécules hydrophiles de moins de 65 000 Da. La fraction liée aux protéines plasmatiques ne passe pas, même si le médicament peut par ailleurs être filtrable sous forme libre.

26. Comment calcule-t-on l’excrétion rénale d’un médicament à partir des processus tubulaires et glomérulaires ?

En additionnant la filtration glomérulaire et la réabsorption tubulaire, puis en soustrayant la sécrétion tubulaire
En soustrayant la filtration glomérulaire de la somme de la sécrétion et de la réabsorption tubulaires
En additionnant la filtration glomérulaire et la sécrétion tubulaire, puis en soustrayant la réabsorption tubulaire
En additionnant la filtration glomérulaire, la sécrétion tubulaire et la réabsorption tubulaire

En additionnant la filtration glomérulaire et la sécrétion tubulaire, puis en soustrayant la réabsorption tubulaire

Explication

L’excrétion rénale résulte de la filtration glomérulaire et de la sécrétion tubulaire, diminuées de la réabsorption tubulaire. Ajouter la réabsorption au lieu de la soustraire inverserait son effet sur la quantité excrétée.

27. Que représente la clairance plasmatique totale d’un médicament ?

Le temps requis pour réduire de moitié la concentration plasmatique
La quantité de médicament absorbée dans le plasma par unité de temps
Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps
La concentration plasmatique nécessaire pour atteindre l’effet maximal

Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps

Explication

La clairance plasmatique totale exprime le volume de plasma épuré du médicament par unité de temps, généralement en mL/min ou en L/h. La réduction de moitié de la concentration correspond à la demi-vie, et non à la clairance.

28. Quelle information la clairance à la créatinine permet-elle d’estimer, et comment peut-elle être calculée ?

La filtration glomérulaire, à partir de la créatininémie et de formules comme CKD-EPI
La sécrétion pulmonaire, à partir de la ventilation et de mesures respiratoires
Le métabolisme hépatique, à partir des enzymes et de formules de dosage
L’absorption intestinale, à partir de la créatininémie et de formules rénales

La filtration glomérulaire, à partir de la créatininémie et de formules comme CKD-EPI

Explication

La clairance à la créatinine estime la capacité de filtration glomérulaire et peut être calculée à partir de la créatininémie, notamment avec CKD-EPI, MDRD ou Cockcroft-Gault. Les formules citées n’évaluent pas le métabolisme hépatique.

29. Un médicament a une demi-vie de six heures : que signifie cette valeur pour sa concentration plasmatique après administration ?

Sa concentration devient nulle en six heures
Sa concentration diminue de moitié en six heures
Son état d’équilibre est atteint en six heures
Son élimination complète nécessite six heures

Sa concentration diminue de moitié en six heures

Explication

La demi-vie est le temps nécessaire pour que la concentration plasmatique diminue de moitié après l’administration. Elle ne correspond ni à l’élimination complète ni au temps nécessaire pour atteindre l’équilibre.

30. Après le début d’un traitement, combien de demi-vies faut-il compter approximativement pour atteindre l’état d’équilibre, puis pour éliminer le médicament ?

Cinq demi-vies pour l’équilibre et dix pour l’élimination
Cinq demi-vies pour l’équilibre et sept pour l’élimination
Sept demi-vies pour l’équilibre et cinq pour l’élimination
Trois demi-vies pour l’équilibre et cinq pour l’élimination

Cinq demi-vies pour l’équilibre et sept pour l’élimination

Explication

L’état d’équilibre est atteint après environ cinq demi-vies, tandis que l’élimination du médicament demande environ sept demi-vies. Inverser ces deux durées confond l’accumulation vers l’équilibre avec l’élimination.

31. Un patient présente une clairance à la créatinine de 52 mL/min et prend un médicament éliminé principalement par voie rénale : quelle conduite posologique est indiquée ?

Écarter le médicament, car toute clairance inférieure à 60 mL/min l’interdit
Envisager une adaptation de la posologie en raison de l’insuffisance rénale
Adapter la posologie uniquement si l’élimination est principalement hépatique
Maintenir la posologie, car le seuil d’adaptation est inférieur à 30 mL/min

Envisager une adaptation de la posologie en raison de l’insuffisance rénale

Explication

Une adaptation posologique est nécessaire lorsque la clairance à la créatinine est inférieure à 60 mL/min et que le médicament est principalement éliminé par les reins. Une clairance de 52 mL/min remplit ce critère, sans impliquer automatiquement l’interdiction du médicament.

32. Quelle distinction décrit correctement la méthode de l’intervalle et la méthode de la dose pour adapter un traitement ?

La méthode de l’intervalle réduit le nombre de médicaments, tandis que celle de la dose augmente leur fréquence
La méthode de l’intervalle modifie la voie d’administration, tandis que celle de la dose modifie la durée du traitement
La méthode de l’intervalle espace les prises, tandis que celle de la dose réduit la quantité par prise
La méthode de l’intervalle réduit la quantité par prise, tandis que celle de la dose espace les prises

La méthode de l’intervalle espace les prises, tandis que celle de la dose réduit la quantité par prise

Explication

La méthode de l’intervalle prolonge le temps entre les prises, alors que la méthode de la dose diminue la quantité administrée à chaque prise. L’autre stratégie décrite inverse précisément ces deux modalités.

33. Que désigne la marge thérapeutique d’un médicament ?

La plage de doses définie par la durée séparant deux administrations
La concentration maximale qui garantit l’efficacité sans risque d’effets indésirables
La quantité de médicament éliminée avant l’apparition d’un effet thérapeutique
L’intervalle de concentrations permettant d’éviter à la fois le sous-dosage et la toxicité

L’intervalle de concentrations permettant d’éviter à la fois le sous-dosage et la toxicité

Explication

La marge thérapeutique est l’intervalle de concentrations dans lequel le médicament doit rester afin d’éviter le sous-dosage et la toxicité. Une concentration trop faible expose au sous-dosage, tandis qu’une concentration trop élevée expose à la toxicité.

34. Lors du suivi d’un traitement, à quoi servent respectivement un prélèvement au taux résiduel et un prélèvement au pic ?

Le taux résiduel surveille la toxicité, tandis que le pic guide l’adaptation de la dose
Le taux résiduel détermine la demi-vie, tandis que le pic indique l’état d’équilibre
Le taux résiduel mesure l’absorption, tandis que le pic estime la filtration glomérulaire
Le taux résiduel guide l’adaptation de la dose, tandis que le pic surveille la toxicité

Le taux résiduel guide l’adaptation de la dose, tandis que le pic surveille la toxicité

Explication

La concentration résiduelle sert à adapter la dose en fonction de la concentration mesurée, alors que le prélèvement au pic vise la surveillance de la toxicité. Intervertir leurs fonctions attribue à chacun l’objectif de l’autre.

Révisez avec les flashcards

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Qu'étudie la pharmacologie ?

Les interactions entre le médicament et l’organisme.

Que décrit la pharmacocinétique du médicament dans l’organisme ?

Son devenir dans l’organisme.

Que décrit la pharmacodynamie du médicament ?

Son action sur l’organisme.

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