QCM : Qualité de vie et activité physique adaptée (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne jusque-là inactive commence un accompagnement en APA : quel changement d’habitude de vie cet accompagnement vise-t-il à favoriser ?

Passer d’une pratique régulière à un mode de vie plus sédentaire
Passer d’un mode sédentaire à une pratique régulière d’activité physique
Essayer une activité physique ponctuelle sans viser sa régularité
Améliorer ses capacités physiques sans modifier ses habitudes de vie

Passer d’un mode sédentaire à une pratique régulière d’activité physique

Explication

L’éducation en APA cherche à faire évoluer les habitudes de vie vers une pratique régulière d’activité physique. Se limiter aux capacités physiques ou à une pratique ponctuelle ne correspond pas à cet objectif, et le passage vers la sédentarité en inverse le sens.

2. Lorsqu’un enseignant en APA prépare l’accompagnement d’une personne dont la maladie peut affecter l’estime de soi et la motivation, sur quoi doit-il principalement s’appuyer ?

Sur les capacités physiques, sans considérer les réactions psychologiques
Sur la déficience, considérée comme le principal guide de l’accompagnement
Sur les traits de caractère et les conséquences psychologiques possibles de la maladie
Sur un diagnostic psychologique établi avant toute séance d’APA

Sur les traits de caractère et les conséquences psychologiques possibles de la maladie

Explication

L’accompagnement doit prendre appui sur les traits de caractère de la personne et tenir compte des conséquences psychologiques possibles de la maladie. Se centrer sur la déficience, imposer un diagnostic ou négliger ces conséquences écarte cette approche.

3. Deux personnes évaluent différemment leur qualité de vie : l’une privilégie une bonne condition physique, l’autre des relations sociales plus satisfaisantes. Quelle conclusion convient-il d’en tirer ?

La qualité de vie se juge principalement à l’absence de maladie
La personne en meilleure condition physique a nécessairement la meilleure qualité de vie
Les relations sociales ont la même importance pour chaque personne
La qualité de vie ne se réduit pas à la santé physique et dépend de préférences individuelles

La qualité de vie ne se réduit pas à la santé physique et dépend de préférences individuelles

Explication

La qualité de vie ne se résume pas à la santé physique, car les individus peuvent accorder des priorités différentes à la condition physique et aux relations sociales. Privilégier la forme physique, uniformiser les préférences ou assimiler qualité de vie et absence de maladie contredit cette distinction.

4. Un intervenant souhaite évaluer la qualité de vie d’une personne et ne dispose que d’un test physique : quelle démarche doit-il adopter ?

Se fier à une observation informelle des activités quotidiennes
Remplacer le test par un examen médical de l’état de santé physique
Compléter l’évaluation par un questionnaire adapté à la qualité de vie
Utiliser le résultat du test physique comme mesure complète de la qualité de vie

Compléter l’évaluation par un questionnaire adapté à la qualité de vie

Explication

Un test physique ne suffit pas à mesurer un concept subjectif et multidimensionnel comme la qualité de vie; un questionnaire adapté est nécessaire. Assimiler la performance physique à une mesure complète, se limiter à un examen médical ou à une observation informelle ne répond pas à cette exigence.

5. Quelle affection correspond à une inflammation chronique des bronches provoquant une obstruction permanente et progressive des voies aériennes, avec gêne respiratoire ?

L’insuffisance cardiaque
La bronchite infectieuse
La BPCO
L’asthme aigu

La BPCO

Explication

La BPCO est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes. L’asthme aigu évoque une obstruction réversible, la bronchite infectieuse une atteinte aiguë, et l’insuffisance cardiaque une origine cardiaque.

6. Dans une population de 200 personnes atteintes de BPCO, combien de cas sont associés au tabagisme si la proportion observée est de 80 % ?

16 cas
40 cas
160 cas
80 cas

160 cas

Explication

Le tabagisme est impliqué dans 80 % des cas ; 0,80×200=1600{,}80 \times 200 = 160 cas. Le nombre 80 traite le pourcentage comme un effectif, 40 correspond à la moitié de la population et 16 résulte d’un taux de 8 %.

7. Une personne atteinte de BPCO demande si son traitement peut faire disparaître définitivement la maladie. Quelle réponse décrit correctement la prise en charge ?

Elle ne guérit pas, mais son évolution peut ralentir et certains symptômes s’inverser.
Elle s’aggrave malgré la prise en charge et les symptômes restent inchangés.
Elle ne guérit pas et ses symptômes ne peuvent pas s’inverser.
Elle guérit si le traitement ralentit suffisamment son évolution.

Elle ne guérit pas, mais son évolution peut ralentir et certains symptômes s’inverser.

Explication

La BPCO ne se guérit pas, mais sa prise en charge peut ralentir son évolution et inverser certains symptômes. Dire que le ralentissement constitue une guérison confond deux résultats, tandis que nier toute amélioration ou affirmer une aggravation inévitable contredit les effets possibles de la prise en charge.

8. Deux personnes ont une BPCO comparable, mais l’une est oxygénodépendante. Quel élément explique le mieux pourquoi sa qualité de vie peut être moins bonne ?

La différence s’explique principalement par le tabagisme, sans lien avec le vécu psychosocial.
La différence dépend surtout de la difficulté à réaliser les activités quotidiennes.
L’oxygénothérapie améliore la qualité de vie en supprimant la dyspnée et l’isolement.
La dyspnée, la souffrance psychologique et l’isolement relationnel peuvent s’ajouter.

La dyspnée, la souffrance psychologique et l’isolement relationnel peuvent s’ajouter.

Explication

Chez les personnes oxygénodépendantes, la dyspnée, la souffrance psychologique et l’isolement relationnel contribuent à une qualité de vie moins bonne. Présumer que l’oxygénothérapie supprime ces difficultés, retenir la seule limitation quotidienne ou invoquer uniquement le tabagisme ne restitue pas cette distinction.

9. Une intervenante en APA souhaite améliorer la qualité de vie d’une personne atteinte de BPCO. Quel effet de son intervention peut contribuer à cet objectif ?

Guérir la BPCO afin de supprimer les obstacles à la qualité de vie.
Agir directement sur la qualité de vie sans modifier l’état physique ou psychologique.
Améliorer l’état respiratoire sans influence possible sur le vécu psychologique.
Améliorer l’état physique et psychologique pour contribuer indirectement à sa qualité de vie.

Améliorer l’état physique et psychologique pour contribuer indirectement à sa qualité de vie.

Explication

L’APA peut contribuer indirectement à la qualité de vie en améliorant l’état physique et psychologique, sans agir directement sur celle-ci. L’action directe, la guérison de la BPCO et l’absence d’influence psychologique ne correspondent pas à ce mécanisme.

10. Quel ensemble décrit les bénéfices possibles de l’APA en réhabilitation respiratoire chez les personnes atteintes de BPCO ?

Moins de dyspnée et de fatigue, avec des gains fonctionnels, musculaires et psychosociaux.
Plus de dyspnée et de fatigue, avec une capacité fonctionnelle et une autonomie accrues.
Des gains physiques, sans amélioration possible de l’autonomie ou de la confiance.
Moins de dyspnée et de fatigue, mais une tolérance à l’exercice et une force réduites.

Moins de dyspnée et de fatigue, avec des gains fonctionnels, musculaires et psychosociaux.

Explication

La réhabilitation respiratoire avec APA peut réduire la dyspnée, la fatigue à l’effort et les symptômes anxio-dépressifs, tout en améliorant les capacités fonctionnelles, la force, l’autonomie et la participation sociale. Les autres réponses inversent certains effets ou écartent à tort les bénéfices psychosociaux.

11. Pendant une séance d’APA, une personne atteinte de BPCO signale une douleur thoracique et des vertiges. Quelle conduite respecte les précautions de séance ?

Réduire légèrement l’intensité et poursuivre sans autre vérification.
Interrompre l’effort et réagir aux signes inhabituels conformément aux consignes médicales.
Remplacer les exercices par une récupération active, sans signaler les symptômes.
Maintenir la séance prévue et vérifier les consignes après l’activité.

Interrompre l’effort et réagir aux signes inhabituels conformément aux consignes médicales.

Explication

Une douleur thoracique et des vertiges sont des signes inhabituels à surveiller ; la séance doit respecter la prescription médicale et les consignes d’oxygénothérapie. Une simple réduction de l’intensité, la poursuite sous forme de récupération ou une vérification après séance ne répond pas à ces signes d’alerte.

12. Après une réhabilitation respiratoire, un patient reprend un mode de vie sédentaire et sa qualité de vie diminue. Quelle mesure répond le mieux à ce risque ?

Encourager le repos prolongé et suspendre l’activité physique après le programme.
Maintenir le suivi, mais éviter la reprise d’une activité physique régulière.
Promouvoir une activité physique régulière et maintenir la continuité du suivi.
Clore le suivi puisque le programme de réhabilitation est terminé.

Promouvoir une activité physique régulière et maintenir la continuité du suivi.

Explication

La qualité de vie peut diminuer après la réhabilitation si la personne reprend un mode de vie sédentaire ; il importe donc de promouvoir l’activité physique régulière et la continuité du suivi. Clore le suivi, favoriser le repos prolongé ou exclure l’activité régulière ne prévient pas ce risque.

13. Lorsqu’un enfant atteint de cancer hésite à participer à une séance d’APA, quelle organisation respecte le mieux les objectifs de l’intervention ?

Évaluer les progrès à chaque séance comme objectif central
Imposer une activité commune pour renforcer la comparaison entre enfants
Proposer plusieurs activités et le laisser choisir, en privilégiant le plaisir
Fixer un objectif de performance et sélectionner l’activité qui le mesure

Proposer plusieurs activités et le laisser choisir, en privilégiant le plaisir

Explication

L’APA doit privilégier le plaisir, proposer plusieurs activités et laisser l’enfant choisir sa pratique. La performance mesurable, l’activité imposée et l’évaluation comme but principal confondent ces objectifs avec une logique de rendement.

14. Quel effet a été rapporté pour un programme d’APA destiné à des enfants atteints de cancer pendant leur hospitalisation ?

Une amélioration de la qualité de vie des enfants et de leurs parents, avec moins de douleurs rapportées chez l’enfant pendant les séances
Une amélioration des performances physiques des enfants, sans changement rapporté pour leurs parents
Une amélioration de la qualité de vie des enfants, sans effet rapporté pour leurs parents
Une hausse des douleurs des enfants pendant les séances, malgré une meilleure qualité de vie parentale

Une amélioration de la qualité de vie des enfants et de leurs parents, avec moins de douleurs rapportées chez l’enfant pendant les séances

Explication

Le programme peut améliorer la qualité de vie des enfants et de leurs parents pendant l’hospitalisation, et les parents rapportent moins de douleurs chez l’enfant lors des séances. L’amélioration des performances, la hausse des douleurs et l’absence d’effet parental ne correspondent pas aux effets rapportés par Speyer et al. (2011).

15. Quelle conception de la qualité de vie correspond à la définition de l’OMS ?

Le degré de satisfaction des besoins matériels d’une personne, comparé à celui de son entourage
La perception qu’a une personne de sa place dans l’existence, rapportée à sa culture, ses valeurs et ses repères personnels
L’évaluation de ses conditions de vie par un observateur, à partir de normes sociales communes
L’état de santé physique d’une personne, évalué indépendamment de sa culture et de ses objectifs

La perception qu’a une personne de sa place dans l’existence, rapportée à sa culture, ses valeurs et ses repères personnels

Explication

La définition de l’OMS décrit une perception personnelle liée au contexte culturel et aux valeurs, ainsi qu’aux objectifs, attentes, normes et inquiétudes de l’individu. Réduire la qualité de vie à la santé physique, aux besoins matériels ou à l’évaluation extérieure écarte cette dimension subjective et contextuelle.

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Quel changement d’habitudes vise l’éducation en APA ?

Passer d’un mode sédentaire et inactif à une pratique régulière d’activité physique.

Sur quoi l’accompagnement en APA doit-il s’appuyer chez la personne ?

Sur ses traits de caractère plutôt que sur sa déficience.

Quelles conséquences psychologiques de la maladie l’accompagnement en APA doit-il prendre en compte ?

L’agressivité, la motivation ou une faible estime de soi.

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