Fiche de révision : Régulation du comportement alimentaire

Plan du Cours

  1. Comportement alimentaire et homéostasie
  2. Troubles et équilibre alimentaire
  3. Nutrition et diététique
  4. Profession de diététicien nutritionniste
  5. Besoins énergétiques et sensations
  6. Besoins nutritionnels et variété
  7. Néophobie alimentaire chez l’enfant
  8. Besoins émotionnels et sociaux
  9. Contrôle cérébral et hormonal
  10. Faim, satiété et rassasiement

1. Comportement alimentaire et homéostasie

Notions clés & Définitions

  • Comportement alimentaire : Apporte à l’organisme l’énergie et les nutriments nécessaires, contribue à l’équilibre émotionnel et inscrit la personne dans une culture, une société et une époque.
  • Homéostasie : Le processus par lequel l’organisme maintient les constantes du milieu intérieur dans les limites des valeurs normales, assurant ainsi sa stabilité.

Points essentiels

  • Le comportement alimentaire est le versant comportemental de mécanismes automatiques de régulation qui participent au maintien des homéostasies du corps humain.

2. Troubles et équilibre alimentaire

Notions clés & Définitions

  • Trouble du comportement alimentaire : La persistance de conduites alimentaires différentes de celles habituellement adoptées dans le même environnement nutritionnel et socioculturel, avec des conséquences négatives pour la santé physique et/ou psychosociale.
  • Équilibre alimentaire : L’état dans lequel l’alimentation couvre les besoins quantitatifs, nutritionnels et émotionnels nécessaires au développement, à l’entretien, à l’activité, à la reproduction et au vieillissement naturel de l’organisme.

Points essentiels

  • La satisfaction des besoins alimentaires s’évalue sur différentes temporalités, notamment le repas, la journée ou la semaine, et tous les besoins ne peuvent pas nécessairement être satisfaits simultanément.

3. Nutrition et diététique

Notions clés & Définitions

  • Nutrition : Les phénomènes qui apportent les nutriments aux cellules et exportent les déchets du métabolisme, les fonctions physiologiques permettant leur utilisation et la science des rapports entre nourriture et santé.
  • Diététique : La discipline de l’alimentation équilibrée qui intègre, en plus de la nutrition, une dimension culturelle liée aux pratiques alimentaires.

Points essentiels

  • Le terme « diététique » vient du grec ancien diaïta, qui signifie l’art de vivre autour de l’alimentation et de prendre soin de ses besoins fondamentaux par l’acte de manger.

Astuce mémo

La nutrition étudie les nutriments et leur utilisation ; la diététique intègre aussi les pratiques culturelles.

4. Profession de diététicien nutritionniste

Notions clés & Définitions

  • Diététicien nutritionniste : AFDN - Un professionnel de santé expert de l’alimentation, de la nutrition et de la diététique, qui contribue au maintien ou à la restauration de la santé, de la qualité de vie et du bien-être par l’alimentation.
  • Nutritionniste : Un adjectif qui qualifie une profession, comme diététicien, médecin ou pharmacien, et qui peut être utilisé par toute personne ayant une formation en nutrition, car ce titre n’est pas protégé par la loi.

★ À maîtriser

📌 Le métier de diététicien est encadré par le code de la santé publique et son exercice est accrédité par l’État après délivrance d’un numéro ADELI ou d’un identifiant RPPS par l’Agence régionale de santé.

Compléments

  • La formation mentionnée pour devenir diététicien comprend le BTS diététique ou le DUT/BUT Diététique et Nutrition, de niveau licence.

  • Au 1er janvier 2023, environ 16500 diététiciens exerçaient en France, selon le site de l’AFDN.

  • Le soin diététique nécessite de prendre en compte la personne, son histoire, son contexte de vie et sa relation au corps, à l’alimentation et à la santé.

Astuce mémo

Diététicien : profession encadrée ; nutritionniste : adjectif non protégé.

5. Besoins énergétiques et sensations

Notions clés & Définitions

  • Faim : Une sensation liée à un déficit énergétique, qui exprime un délai avant la prise alimentaire et peut s’accompagner de signaux physiques digestifs ainsi que de modifications mentales et émotionnelles.
  • Collation : Une collation est un repas léger, tandis que le grignotage désigne notamment le fait de manger de petites quantités de temps à autre ou sans faim, sans prise alimentaire organisée.

★ À maîtriser

  • L’énergie alimentaire se mesure en kilocalories ou en kilojoules et est apportée par les glucides, les lipides et les protéines.

  • Pour les personnes non sportives, la répartition recommandée de l’apport énergétique total est de 48 à 53 % de glucides, 35 à 40 % de lipides et 12 à 15 % de protéines.

Compléments

  • Les nutriments non énergétiques présentés sont :
    • les vitamines
    • les minéraux
    • les fibres
    • l’eau

Astuce mémo

Faim : besoin énergétique ; satiété : état de non-faim.

6. Besoins nutritionnels et variété

★ À maîtriser

  • Il n’existe pas d’aliment parfait contenant à lui seul tous les nutriments nécessaires, ce qui rend inadaptée la catégorisation générale des aliments en « bons » ou « mauvais ».

  • Les appétits spécifiques reflètent des besoins nutritionnels : un besoin peut susciter une envie marquée pour le goût d’un aliment, puis le plaisir décroît lorsque le besoin est satisfait.

Compléments

  • Les aliments acquièrent une image sensorielle immédiatement après leur ingestion, liée à leurs qualités organoleptiques, et une image métabolique différée, liée aux nutriments absorbés.

  • L’apprentissage des aliments peut se faire après 4 à 5 consommations.

  • Les besoins nutritionnels varient d’une personne à l’autre et leur satisfaction s’étend au-delà d’un repas ou d’une journée.

📌 Le cours indique l’absence d’appétits spécifiques pour les oméga 3 et 6, la vitamine C et certains acides aminés essentiels, dont les besoins sont compensés par les recettes traditionnelles et les connaissances.

Astuce mémo

Besoin → envie spécifique → plaisir décroissant → satisfaction.

7. Néophobie alimentaire chez l’enfant

Notions clés & Définitions

  • Néophobie alimentaire : Une étape du développement de l’enfant caractérisée par le refus d’aliments nouveaux, apparaissant à partir de 2 ans et demi et portant surtout sur les légumes.

★ À maîtriser

  • Pour favoriser l’acceptation d’un aliment nouveau, il est conseillé de (ameli.fr) : familiariser l’enfant sans pression, proposer des occasions répétées de le goûter, l’exposer précocement à une variété sensorielle, montrer l’exemple en consommant de nouveaux aliments

Compléments

📌 Mettre la pression sur l’enfant ou lui proposer des récompenses pour qu’il goûte un aliment sont des stratégies contre-productives.

  • L’allaitement maternel faciliterait l’acceptation de nouveaux aliments lors de la diversification, et élargir le répertoire alimentaire reste possible à tous les âges de la vie. - ameli.fr

Astuce mémo

Familiariser sans pression, exposer à répétition, montrer l’exemple.

8. Besoins émotionnels et sociaux

★ À maîtriser

  • Les prises alimentaires émotionnelles peuvent apaiser des inconforts tels que la fatigue, l’ennui, la tristesse, la peur, la colère ou la frustration, ou contribuer à majorer une émotion agréable.

Compléments

📌 L’alimentation émotionnelle est fonctionnelle lorsqu’elle contribue au rétablissement de l’humeur, mais elle est décrite comme dysfonctionnelle lorsqu’elle ne remplit plus cette fonction.

  • Les besoins sociaux liés à l’alimentation comprennent le partage et la convivialité.

  • Les choix alimentaires peuvent être liés à des représentations culturelles ou religieuses et à des valeurs telles que le bien-être animal, l’écologie ou la santé.

9. Contrôle cérébral et hormonal

★ À maîtriser

  • L’hypothalamus reçoit des messages et envoie des signaux qui contribuent à initier ou terminer une prise alimentaire et à orienter les choix alimentaires.

  • La ghréline, fabriquée essentiellement par l’estomac, augmente notamment la prise alimentaire.

  • La leptine est produite par le tissu adipeux proportionnellement aux réserves en graisses et favorise notamment la satiété.

Compléments

  • L’insuline est fabriquée par le pancréas et diminue la prise alimentaire au niveau cérébral.

  • Le contrôle du comportement alimentaire mobilise une communication hormonale et une communication neuronale par des neurotransmetteurs orexigènes ou anorexigènes, avec la participation du cerveau, du tissu adipeux et du tube digestif.

📌 Le contrôle homéostatique comprend une régulation énergétique à court terme par la faim et la satiété, une régulation énergétique à long terme par l’adipostat et la leptine, ainsi qu’une régulation nutritionnelle à court terme portant notamment sur une semaine.

Astuce mémo

Ghréline : stimule la prise alimentaire ; leptine : favorise la satiété.

10. Faim, satiété et rassasiement

Notions clés & Définitions

  • Rassasiement : La fin de la motivation à manger, lorsque la nourriture ne présente plus d’intérêt et que la personne peut passer à autre chose.

★ À maîtriser

📌 La satiété est l’état de non-faim, tandis que la satiation correspond au point atteint au cours d’une prise alimentaire lorsque les signaux de faim disparaissent.

Compléments

  • Le rassasiement peut être :

    • global ou énergétique
    • spécifique à un aliment
    • émotionnel
  • Il n’est pas nécessaire de manger dès l’apparition de la faim, et il n’est pas nécessaire de faire de l’écoute de la faim une règle, car les repas sont souvent pris en état de satiété.

  • Selon Jean Philippe Zermati, le plaisir contribue à l’extinction du désir et informe le cerveau de la satisfaction des besoins, ce qui en fait un facteur de régulation.

  • Un mangeur régulé mange en réponse à un inconfort ou à une envie, s’arrête au rassasiement et mange sans culpabilité ni peur de grossir, ce qui contribue à son poids d’équilibre et à la régulation de ses émotions.

Astuce mémo

Faim → repas → rassasiement ; la satiété désigne l’état de non-faim.

Tableaux de synthèse

Signaux hormonaux alimentaires

HormoneOrigineEffet mentionné
GhrélineEssentiellement l’estomacAugmente la prise alimentaire
LeptineTissu adipeuxFavorise la satiété
InsulinePancréasDiminue la prise alimentaire au niveau cérébral

États et étapes alimentaires

NotionMomentSens
FaimAvant la prise alimentaireSensation liée à un déficit énergétique
SatiationAu cours du repasDisparition des signaux de faim
RassasiementFin de la motivation à mangerLa nourriture ne présente plus d’intérêt
SatiétéÉtat de non-faimAbsence de faim

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Régulation du comportement alimentaire avec 23 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle combinaison décrit les fonctions du comportement alimentaire chez une personne ?

2. Chez une personne, les mécanismes de régulation maintiennent les constantes des liquides de l’organisme dans les limites normales malgré des variations. Quel processus cela illustre-t-il ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Régulation du comportement alimentaire avec 72 flashcards interactives.

Qu’apporte le comportement alimentaire à l’organisme sur le plan nutritionnel ?

L’énergie et les nutriments nécessaires.

Quel rôle le comportement alimentaire joue-t-il dans l’équilibre émotionnel ?

Il contribue à l’équilibre émotionnel.

Dans quels contextes humains le comportement alimentaire inscrit-il la personne ?

Dans une culture, une société et une époque.

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