QCM : Schizophrénie clinique et évolution (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient traité par neuroleptique présente une élévation de la prolactine. Quelle action du médicament explique cet effet endocrinien ?

L’augmentation de dopamine au niveau endocrinien
La diminution de dopamine dans la voie mésocorticolimbique
La diminution de dopamine au niveau endocrinien
La diminution de dopamine dans les noyaux gris centraux

La diminution de dopamine au niveau endocrinien

Explication

La diminution de dopamine au niveau endocrinien augmente la prolactine. La voie mésocorticolimbique est liée aux symptômes positifs, les noyaux gris centraux à des effets moteurs, et une hausse de dopamine inverse le mécanisme décrit.

2. Dans une estimation du risque familial de schizophrénie, quel risque est rapporté pour une personne dont les deux parents sont malades ?

40 %
10 %
50 %
5 %

40 %

Explication

Le risque rapporté lorsque les deux parents sont malades est de 40 %. Le risque associé à un parent du premier degré ou à des jumeaux hétérozygotes est de 10 %, celui des jumeaux homozygotes de 50 %, et celui d’un parent du deuxième degré de 5 %.

3. Comment désigne-t-on les conditions extérieures nécessaires à l’expression du génome ou capables de la modifier ?

La synaptogenèse
L’épigénétique
La plasticité cérébrale
L’élagage synaptique

L’épigénétique

Explication

L’épigénétique désigne les conditions extérieures nécessaires à l’expression du génome ou susceptibles de la modifier. La synaptogenèse, la plasticité cérébrale et l’élagage synaptique concernent la maturation et les modifications du système nerveux.

4. Pour expliquer l’apparition de difficultés liées à la schizophrénie pendant l’adolescence, quel processus la théorie neurodéveloppementale prend-elle notamment en compte ?

La révélation tardive d’anomalies auparavant non apparentes
La synaptogenèse sans les autres changements de maturation cérébrale
Les conditions extérieures qui modifient l’expression du génome
L’élagage synaptique associé à la maturation du système nerveux central

L’élagage synaptique associé à la maturation du système nerveux central

Explication

La théorie neurodéveloppementale relie la schizophrénie à la maturation du système nerveux central, notamment à l’élagage synaptique de l’adolescence. La synaptogenèse est aussi pertinente, mais ne résume pas à elle seule le processus décrit; les conditions génomiques relèvent de l’épigénétique, et la révélation tardive est un constat distinct.

5. Un patient présente des hallucinations et des idées délirantes. Comment ces manifestations sont-elles classées dans la distinction entre symptômes positifs et négatifs ?

Comme des symptômes négatifs, dits déficitaires
Comme des symptômes cognitifs, dits désorganisés
Comme des symptômes positifs, dits productifs
Comme des symptômes affectifs, dits discordants

Comme des symptômes positifs, dits productifs

Explication

Les symptômes positifs correspondent au syndrome hallucinatoire délirant, c’est-à-dire à des manifestations productives. Les « déficitaires » désignent des pertes ou diminutions, les symptômes affectifs concernent l’expression émotionnelle et les symptômes cognitifs désorganisés touchent notamment la pensée et le langage.

6. Quel ensemble comprend des thèmes délirants décrits dans la schizophrénie ?

Mégalomanie, mutisme, référence et négativisme
Persécution, mégalomanie, mystique et influence
Influence, immobilité, transformation corporelle et écholalie
Persécution, culpabilité, mystique et abandon

Persécution, mégalomanie, mystique et influence

Explication

Les thèmes décrits comprennent notamment la persécution, la mégalomanie, le mystique, l’influence, la référence et la transformation corporelle. La culpabilité et l’abandon remplacent ici des thèmes cités, tandis que le mutisme, le négativisme, l’immobilité et l’écholalie relèvent d’autres manifestations.

7. Une personne rapporte des voix qui lui parlent et des odeurs perçues sans source identifiable. Quelle interprétation correspond à ces perceptions ?

Des hallucinations de modalités différentes, dont des acoustico-verbales et des olfactives
Des hallucinations visuelles accompagnées de perceptions cénesthésiques
Des hallucinations gustatives accompagnées d’un délire interprétatif
Des hallucinations acoustico-verbales accompagnées de cénesthésies

Des hallucinations de modalités différentes, dont des acoustico-verbales et des olfactives

Explication

Les hallucinations peuvent toucher les cinq sens ; les hallucinations acoustico-verbales prédominent et des hallucinations olfactives sont également décrites. Les cénesthésies désignent des perceptions anormales des organes internes, et non des odeurs.

8. Une personne montre une diminution durable de ses capacités cognitives, émotionnelles et comportementales. À quelle catégorie ces changements correspondent-ils ?

Aux symptômes négatifs, dits déficitaires
Aux symptômes positifs, dits productifs
À la désorganisation cognitive
Aux hallucinations multimodales

Aux symptômes négatifs, dits déficitaires

Explication

Les symptômes négatifs, ou déficitaires, correspondent à des pertes ou diminutions des capacités cognitives, émotionnelles et comportementales. Les symptômes productifs ajoutent des manifestations délirantes ou hallucinatoires, tandis que la désorganisation concerne notamment le langage et le cours de la pensée.

9. Lors d’un entretien, le discours d’un patient devient étrange et hermétique, comporte des mots inventés et s’interrompt brusquement. Quel tableau ces signes évoquent-ils ?

Un automatisme mental avec voix commentant les actes
Un syndrome déficitaire marqué par une réduction de l’expression
Un syndrome catatonique avec immobilité et maintien des attitudes
Une désorganisation cognitive du langage et du cours de la pensée

Une désorganisation cognitive du langage et du cours de la pensée

Explication

La désorganisation cognitive peut se manifester par un discours étrange ou hermétique, des néologismes et des barrages du discours. Le mutisme et l’immobilité orientent vers la catatonie ; les voix commentant les actes relèvent de l’automatisme mental, et une réduction de l’expression décrit plutôt un déficit.

10. Un patient reste immobile, maintient une posture imposée, résiste mollement à la mobilisation et peut soudain s’agiter. Quel syndrome associe ces manifestations ?

La désorganisation cognitive
L’automatisme mental
Le syndrome catatonique
Le syndrome déficitaire

Le syndrome catatonique

Explication

Le syndrome catatonique peut associer immobilité, maintien des attitudes, flexibilité cireuse et possibilité d’agitation brutale. Le barrage est une interruption du discours, le retrait social relève des symptômes déficitaires, et l’automatisme mental comprend notamment des phénomènes liés aux voix ou à la pensée.

11. Chez une personne atteinte de schizophrénie, quel élément peut rendre le diagnostic de dépression plus difficile et quel facteur est associé au risque suicidaire ?

L’absence possible d’un symptôme habituel et l’intensité du délire
La présence de TOC atypiques et l’intensité du délire
L’absence possible d’un symptôme habituel et le degré de désorganisation
La présence de phobies atypiques et le degré de désorganisation

L’absence possible d’un symptôme habituel et le degré de désorganisation

Explication

La dépression peut être difficile à reconnaître lorsqu’un symptôme habituel manque, et le risque suicidaire est associé au degré de désorganisation. L’intensité du délire est confondue ici avec le facteur suicidaire; les phobies et les TOC atypiques sont des symptômes associés, non le facteur indiqué.

12. Deux personnes présentent des symptômes de schizophrénie, mais le délire et la désorganisation sont plus intenses chez l’une d’elles. Quel facteur, selon la règle clinique, est lié à son degré de dangerosité ?

La survenue d’une rupture thérapeutique
L’intensité du délire et de la désorganisation
La présence d’une dépression associée
La présence du diagnostic de schizophrénie en elle-même

L’intensité du délire et de la désorganisation

Explication

Le degré de dangerosité est lié à l’intensité du délire et de la désorganisation. Le diagnostic pris isolément, la dépression et la rupture thérapeutique ne sont pas les deux symptômes qui fondent cette relation.

13. Au moment d’une infraction, une personne diagnostiquée schizophrène ne présente ni délire ni désorganisation. Quel élément est déterminant pour apprécier son irresponsabilité pénale ?

Le degré général de dangerosité associé au diagnostic
La présence de délire et de désorganisation après les faits
Le diagnostic de schizophrénie, indépendamment des symptômes présents
La présence de délire et de désorganisation au moment des faits

La présence de délire et de désorganisation au moment des faits

Explication

L’appréciation dépend de la présence du délire et de la désorganisation au moment des faits, et non du diagnostic pris isolément. Le diagnostic seul, les symptômes constatés plus tard et le degré général de dangerosité ne remplacent pas ce critère temporel.

14. Une personne développe progressivement des signes discrets avant l’apparition manifeste de la maladie, sans épisode délirant aigu initial. Quel mode d’entrée dans la schizophrénie cela illustre-t-il ?

Une entrée brutale sans épisode délirant aigu
Une entrée progressive caractérisée par une psychose manifeste
Une entrée lentement progressive avec phase prodromique
Une entrée brutale par bouffée délirante aiguë

Une entrée lentement progressive avec phase prodromique

Explication

L’entrée lentement progressive passe par une phase prodromique, tandis qu’une bouffée délirante aiguë illustre une entrée brutale. La psychose manifeste et le début brutal ne décrivent pas le scénario progressif présenté.

15. Comment définit-on un prodrome dans l’évolution d’une maladie ?

Une période sans signe qui suit la disparition de la maladie
Un signe discret annonciateur ou précurseur de la maladie
Un symptôme intense qui confirme à lui seul le diagnostic
Une manifestation tardive qui apparaît après l’installation de la maladie

Un signe discret annonciateur ou précurseur de la maladie

Explication

Un prodrome est un signe discret considéré comme annonciateur ou précurseur d’une maladie. Une manifestation tardive, un signe confirmant à lui seul le diagnostic ou une période sans signe ne correspondent pas à cette définition.

16. Une personne perd le contact avec la réalité et ne reconnaît pas qu’elle est malade. À quel état ces caractéristiques correspondent-elles ?

À un épisode dépressif
À une phase prodromique
À une bouffée délirante aiguë
À une psychose

À une psychose

Explication

La psychose se caractérise par une perte du contact avec la réalité et une méconnaissance de la maladie. Une phase prodromique désigne des signes précurseurs discrets, tandis que les deux autres réponses ne définissent pas ces caractéristiques.

17. Dans un cas clinique, la phase prodromique s’étend sur plusieurs années avant que le diagnostic et la prise en charge ne soient établis. Quelle durée décrite peut expliquer ce retard ?

De 5 à 7 ans
De quelques mois à un an
De 2 à 3 ans
D’environ 10 ans

De 5 à 7 ans

Explication

La phase prodromique décrite peut durer de 5 à 7 ans, ce qui contribue au retard diagnostique et de prise en charge. Les autres durées ne correspondent pas à la période indiquée.

18. Chez un patient, les délires et les hallucinations dominent le tableau clinique. Quelle forme de schizophrénie cela évoque-t-il le plus ?

Le syndrome schizo-affectif
La schizophrénie paranoïde
La schizophrénie hébéphrénique
La schizophrénie simple

La schizophrénie paranoïde

Explication

La forme paranoïde se caractérise par la prédominance du délire et des hallucinations, et les neuroleptiques y présentent un intérêt marqué. Le retrait durable évoque la forme simple, les signes négatifs la forme hébéphrénique, et les accès thymiques le syndrome schizo-affectif.

19. Un patient atteint de schizophrénie présente une allure déficitaire et un apragmatisme prédominant. Quelle forme clinique décrit le mieux ce profil ?

La schizophrénie hébéphrénique
Le syndrome schizo-affectif
La schizophrénie simple
La schizophrénie paranoïde

La schizophrénie hébéphrénique

Explication

La forme hébéphrénique présente une allure déficitaire avec prédominance des signes négatifs, notamment l’apragmatisme. La prédominance délirante évoque la forme paranoïde, tandis que le retrait caractérise davantage la forme simple et les accès thymiques le syndrome schizo-affectif.

20. Pour un patient dont les rechutes et les difficultés de logement, de ressources et d’autonomie sont prises en compte, quelle durée de traitement faut-il généralement anticiper ?

Plusieurs années, selon les rechutes et les répercussions sociales
Quelques mois, selon les ressources sans tenir compte des rechutes
Quelques semaines, selon les symptômes présents au début
Une durée fixe, indépendante du logement et de l’autonomie

Plusieurs années, selon les rechutes et les répercussions sociales

Explication

Le traitement dure en moyenne plusieurs années et sa durée dépend notamment des rechutes et des répercussions sociales, telles que le logement, les ressources et l’autonomie. Une durée brève ou fixe ne tient pas compte de ces facteurs.

21. Chez un patient, deux ou trois neuroleptiques majeurs ont échoué. Quelle interprétation et quelle suite thérapeutique correspondent à cette situation ?

Schizophrénie répondant au traitement, avec poursuite du même neuroleptique
Schizophrénie non résistante, car deux ou trois échecs ne sont pas significatifs
Schizophrénie résistante, avec indication à envisager la clozapine
Schizophrénie résistante, avec maintien des neuroleptiques déjà inefficaces

Schizophrénie résistante, avec indication à envisager la clozapine

Explication

Dans le cours, l’échec de deux ou trois neuroleptiques majeurs définit une schizophrénie résistante et conduit à envisager la clozapine. Considérer ces échecs comme une réponse au traitement ou maintenir les médicaments inefficaces méconnaît cette règle.

22. Une équipe décide d’instaurer la clozapine chez une patiente. Quelle modalité de mise en route est requise en raison du risque de neutropénie ?

Une instauration en consultation avec surveillance de la tension artérielle
Une instauration à l’hôpital avec surveillance hématologique
Une instauration à domicile avec surveillance des mouvements anormaux
Une instauration à l’hôpital avec surveillance centrée sur les dystonies

Une instauration à l’hôpital avec surveillance hématologique

Explication

La clozapine doit être instaurée en milieu hospitalier sous surveillance hématologique en raison du risque de neutropénie. La surveillance de la tension ou des dystonies ne remplace pas le suivi sanguin nécessaire pour ce risque.

23. Une personne présente une dégradation progressive de son fonctionnement social et un retrait durable, sans délire ni hallucinations graves prédominants. Quelle forme clinique correspond le mieux à ce tableau ?

Une forme à fonctionnement social préservé
La forme simple de schizophrénie
La forme paranoïde de schizophrénie
Une forme dominée par les hallucinations

La forme simple de schizophrénie

Explication

La forme simple associe peu ou pas d’éléments délirants ou hallucinatoires graves à une dégradation progressive du fonctionnement social et à un retrait durable. La forme paranoïde se distingue par la prédominance du délire et des hallucinations; l’absence de symptômes productifs graves n’implique pas un fonctionnement social préservé.

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Quelle action les neuroleptiques exercent-ils sur la dopamine ?

Ils diminuent la dopamine.

Quelle voie dopaminergique est liée aux symptômes positifs ?

La voie mésocorticolimbique.

Quel est le risque de schizophrénie dans la population générale ?

1 %.

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