QCM : Pharmacologie de la douleur et des corticoïdes (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la douleur ?

Une suppression de la sensibilité à la suite d’une lésion tissulaire
Une réaction émotionnelle désagréable sans lien avec une lésion existante ou potentielle
Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion existante ou potentielle, ou décrite comme telle
Une sensation physique désagréable provoquée par une lésion tissulaire effectivement présente

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion existante ou potentielle, ou décrite comme telle

Explication

La douleur associe une dimension sensorielle et une dimension émotionnelle et peut être liée à une lésion potentielle ou décrite en termes de dommage. La « sensation physique » omet la dimension émotionnelle, la « lésion effectivement présente » exclut les lésions potentielles et la « suppression de la sensibilité » correspond à une autre notion.

2. Une douleur persiste depuis quatre mois après une lésion et n’a plus le caractère d’un signal d’alarme immédiat. Quelle classification temporelle convient le mieux ?

Une douleur aiguë tant que la lésion initiale est identifiable
Une douleur aiguë, car elle a commencé après une lésion
Une douleur chronique, car elle persiste au-delà de trois mois
Une douleur chronique seulement après six mois de persistance

Une douleur chronique, car elle persiste au-delà de trois mois

Explication

La douleur aiguë joue un rôle de signal d’alarme immédiat, tandis que la douleur chronique persiste au-delà de trois à six mois. Qualifier la douleur d’aiguë parce qu’elle a commencé après une lésion confond origine et durée; attendre six mois retient à tort le seuil supérieur comme minimum; se fonder sur la lésion plutôt que sur la persistance confond deux critères.

3. Chez une personne présentant une douleur liée à un excès de nociception, quelle catégorie de médicaments correspond au traitement indiqué ?

Des outils d’auto-évaluation de l’intensité douloureuse
Des antiépileptiques et des antidépresseurs
Une prise en charge par psychothérapie
Des antalgiques et des analgésiques

Des antalgiques et des analgésiques

Explication

L’excès de nociception est traité par des antalgiques et des analgésiques. Les antiépileptiques et antidépresseurs sont associés à la douleur neurogène, la psychothérapie à la douleur psychogène, et les outils d’auto-évaluation servent à mesurer la douleur plutôt qu’à la traiter.

4. Lorsqu’un influx douloureux est élaboré au nocicepteur et transmis par une fibre périphérique, quelle étape intervient ensuite avant l’intégration cérébrale ?

Sa modulation dans la corne dorsale de la moelle épinière
Sa modulation dans la fibre périphérique, avant son élaboration cérébrale
Sa modulation au niveau du nocicepteur, avant la transmission périphérique
Son intégration cérébrale, puis sa modulation médullaire

Sa modulation dans la corne dorsale de la moelle épinière

Explication

Après l’élaboration et la transmission périphérique, l’influx est modulé dans la corne dorsale de la moelle épinière, puis intégré au cerveau où le message devient conscient. L’intégration cérébrale précède à tort la modulation dans l’option qui inverse les étapes; les deux autres situent la modulation au mauvais endroit.

5. Une personne signale une douleur, mais son traitement ne semble pas adapté à son intensité. À quoi sert d’abord l’évaluation de cette douleur ?

À identifier à elle seule la lésion responsable
À adapter le traitement à la douleur évaluée
À suivre l’évolution sans guider le traitement
À remplacer l’évaluation par le seul signalement de la douleur

À adapter le traitement à la douleur évaluée

Explication

L’évaluation de la douleur est indispensable pour adapter le traitement. Elle ne se substitue pas à l’identification de la lésion ni ne se limite au suivi de l’évolution; le signalement seul ne répond pas à la nécessité d’évaluer la douleur.

6. Un enfant peut exprimer lui-même l’intensité de sa douleur. Quel ensemble d’outils relève de l’auto-évaluation ?

L’EVA, des outils pour la personne âgée et l’observation par un tiers
L’échelle verbale, des outils d’observation et ALGOPLUS
L’échelle verbale, l’EVA et des outils spécifiques à la pédiatrie
ALGOPLUS, l’EVA et des outils d’observation de la personne âgée

L’échelle verbale, l’EVA et des outils spécifiques à la pédiatrie

Explication

L’auto-évaluation peut s’appuyer sur l’échelle verbale, l’échelle visuelle analogique et des outils spécifiques à la pédiatrie. ALGOPLUS est associé à l’hétéro-évaluation d’une personne âgée ayant des troubles de la communication; les outils d’observation par un tiers ne constituent pas l’ensemble demandé.

7. Une patiente décrit une douleur faible à modérée et reçoit un antalgique non opioïde selon la classification de l’OMS. De quel palier relève ce traitement ?

Palier III
Palier II ou III selon la molécule
Palier I
Palier II

Palier I

Explication

Le palier I correspond aux antalgiques non opioïdes indiqués pour une douleur faible à modérée. Le palier II désigne les opioïdes faibles, et le palier III les opioïdes forts pour les douleurs plus sévères.

8. Quel profil caractérise le paracétamol ?

Effets antalgique et antipyrétique, avec un mécanisme complexe impliquant l’hypothalamus et une possible inhibition de COX-3
Effets antalgique et antipyrétique, par inhibition certaine de COX-3 sans implication de l’hypothalamus
Effets antalgique et anti-inflammatoire, par inhibition certaine de COX-3 sans implication de l’hypothalamus
Effets antipyrétique et antiagrégant, par action sur les plaquettes et implication de l’hypothalamus

Effets antalgique et antipyrétique, avec un mécanisme complexe impliquant l’hypothalamus et une possible inhibition de COX-3

Explication

Le paracétamol est antalgique et antipyrétique, et son mécanisme complexe implique l’hypothalamus ainsi qu’une possible inhibition de COX-3. L’effet anti-inflammatoire ou antiagrégant relève d’autres profils, et l’inhibition de COX-3 n’est pas présentée comme certaine.

9. Après un surdosage en paracétamol dépassant 150 mg/kg, quel enchaînement mécanistique et thérapeutique faut-il retenir ?

Le NAPQI provoque une cytolyse hépatique et l’antidote est la N-acétyl cystéine
Le glutathion provoque une cytolyse hépatique et l’antidote est la naloxone
Le NAPQI provoque une cytolyse rénale et l’antidote est la N-acétyl cystéine
Le NAPQI protège le foie de la cytolyse et l’antidote est le glutathion

Le NAPQI provoque une cytolyse hépatique et l’antidote est la N-acétyl cystéine

Explication

Au-delà du seuil de surdosage indiqué, le métabolite toxique NAPQI entraîne une cytolyse hépatique, et la N-acétyl cystéine est l’antidote. Le glutathion détoxifie normalement le NAPQI, tandis que la naloxone est un antidote des surdosages opioïdes.

10. Un adulte a pris en une seule fois plus de 7,5 g de paracétamol. Quelle conduite est indiquée ?

Organiser une hospitalisation après l’apparition de symptômes et administrer alors la N-acétyl cystéine
Attendre les résultats biologiques avant toute hospitalisation et toute administration d’antidote
Organiser une hospitalisation immédiate et administrer précocement de la N-acétyl cystéine
Conseiller une surveillance à domicile et réserver la N-acétyl cystéine aux atteintes confirmées

Organiser une hospitalisation immédiate et administrer précocement de la N-acétyl cystéine

Explication

Une prise unique supérieure à 7,5 g impose une hospitalisation immédiate et une administration précoce de N-acétyl cystéine. Attendre les symptômes ou les résultats biologiques retarde la prise en charge urgente requise.

11. Quels médicaments appartiennent aux opioïdes de palier II ?

Paracétamol et tramadol
Fentanyl et sufentanil
Morphine et codéine
Codéine et tramadol

Codéine et tramadol

Explication

La codéine et le tramadol sont des opioïdes de palier II. La morphine, le fentanyl et le sufentanil relèvent du palier III, tandis que le paracétamol est non opioïde.

12. Quel ensemble est composé d’opioïdes de palier III ?

Morphine, fentanyl, sufentanil, paracétamol et nalbuphine
Morphine, fentanyl, sufentanil, buprénorphine et nalbuphine
Tramadol, fentanyl, codéine, buprénorphine et nalbuphine
Morphine, codéine, sufentanil, buprénorphine et nalbuphine

Morphine, fentanyl, sufentanil, buprénorphine et nalbuphine

Explication

La morphine, le fentanyl, le sufentanil, la buprénorphine et la nalbuphine font partie des opioïdes de palier III. La codéine et le tramadol sont de palier II, et le paracétamol n’est pas un opioïde.

13. Un patient traité par morphine reçoit de la nalbuphine. Quel risque particulier découle du profil pharmacologique de la nalbuphine ?

Une prolongation de l’agonisme entier de la morphine
Un plafonnement de l’effet de la morphine sans sevrage
Un syndrome de sevrage brutal
Une dépression respiratoire évitée par le blocage des récepteurs

Un syndrome de sevrage brutal

Explication

La nalbuphine est un agoniste-antagoniste et peut déclencher un sevrage brutal chez une personne traitée par un agoniste entier comme la morphine. La poursuite de l’agonisme et le plafonnement sont des confusions avec d’autres profils pharmacologiques.

14. Face à un surdosage opioïde, quel profil décrit correctement les trois types d’action sur les récepteurs ?

La morphine est un agoniste entier à effet maximal proportionnel à la dose, la buprénorphine un agoniste partiel à effet plafonné, et la naloxone un antagoniste utilisé comme antidote
La morphine est un agoniste entier à effet maximal proportionnel à la dose, la buprénorphine un antagoniste utilisé comme antidote, et la naloxone un agoniste partiel à effet plafonné
La morphine est un antagoniste utilisé comme antidote, la buprénorphine un agoniste partiel à effet plafonné, et la naloxone un agoniste entier à effet proportionnel à la dose
La morphine est un agoniste entier à effet plafonné, la buprénorphine un agoniste partiel à effet proportionnel à la dose, et la naloxone un antagoniste utilisé comme antidote

La morphine est un agoniste entier à effet maximal proportionnel à la dose, la buprénorphine un agoniste partiel à effet plafonné, et la naloxone un antagoniste utilisé comme antidote

Explication

Un agoniste entier comme la morphine peut produire un effet maximal proportionnel à la dose; l’agoniste partiel buprénorphine a un effet plafonné, tandis que l’antagoniste naloxone bloque le récepteur et sert d’antidote. Les autres profils inversent ces rôles ou leurs effets.

15. Après plusieurs administrations d’un opioïde, un patient ressent moins de soulagement malgré une dose inchangée. Quelle notion décrit cette diminution d’efficacité ?

Les nausées opioïdes
La tolérance
La constipation opioïde
La dépendance

La tolérance

Explication

La tolérance correspond à une diminution de l’efficacité après des administrations répétées et peut conduire à une escalade thérapeutique. La dépendance désigne le besoin physique avec sevrage, les nausées sont un effet central et la constipation un effet périphérique.

16. Un patient qui prend un opioïde depuis longtemps présente un syndrome de sevrage après l’arrêt brutal du traitement. Quelle notion cela caractérise-t-il ?

La constipation périphérique
La dépendance physique
La tolérance pharmacologique
Les nausées centrales

La dépendance physique

Explication

La dépendance est un besoin physique qui peut provoquer un syndrome de sevrage lors d’un arrêt brutal. La tolérance se manifeste par une baisse d’efficacité, tandis que les nausées et la constipation sont des effets indésirables.

17. Une patiente souffre de douleurs chroniques avec des accès douloureux paroxystiques. Quel schéma opioïde correspond à la prise en charge décrite ?

Morphine orale immédiate en fond et immédiate en interdose
Morphine orale prolongée en fond et immédiate en interdose
Morphine orale immédiate en fond et prolongée en interdose
Morphine orale prolongée en fond et prolongée en interdose

Morphine orale prolongée en fond et immédiate en interdose

Explication

La douleur chronique repose sur une morphine orale à libération prolongée en traitement de fond et une interdose à libération immédiate pour les accès. Inverser les formes ou utiliser la forme prolongée pour les accès méconnaît cette distinction.

18. Une infirmière surveille un patient traité par un opioïde de palier III. Quels paramètres constituent le trio de surveillance pertinent ?

Fréquence respiratoire, score de sédation et EVA
Fréquence respiratoire, score de sédation et pression artérielle
Fréquence respiratoire, transit et EVA
Fréquence respiratoire, température et EVA

Fréquence respiratoire, score de sédation et EVA

Explication

La surveillance d’un traitement de palier III associe fréquence respiratoire, score de sédation et EVA pour dépister la dépression respiratoire, évaluer la conscience et mesurer l’efficacité antalgique. La température, le transit et la pression artérielle ne remplacent pas ces éléments du trio.

19. Quel processus biochimique est directement inhibé par les AINS pour réduire la production d’éicosanoïdes ?

L’action des récepteurs opioïdes sur l’acide arachidonique
La dégradation des thromboxanes par les cyclo-oxygénases
L’action des cyclo-oxygénases sur l’acide arachidonique
L’action des phospholipases sur les prostaglandines

L’action des cyclo-oxygénases sur l’acide arachidonique

Explication

Les AINS inhibent les cyclo-oxygénases, enzymes qui transforment l’acide arachidonique en éicosanoïdes, dont les prostaglandines et les thromboxanes. Les récepteurs opioïdes n’effectuent pas cette transformation, et la dégradation des thromboxanes n’est pas le mécanisme décrit.

20. Lors de l’analyse de deux isoformes, l’une est présente de façon constitutive et protège notamment la muqueuse gastrique, tandis que l’autre est inductible lors de l’inflammation. Quelle attribution est correcte ?

COX-1 est constitutive et cytoprotectrice; COX-2 est inductible
COX-2 est inductible et cytoprotectrice; COX-1 est constitutive
COX-2 est constitutive et cytoprotectrice; COX-1 est inductible
COX-1 est inductible et cytoprotectrice; COX-2 est constitutive

COX-1 est constitutive et cytoprotectrice; COX-2 est inductible

Explication

COX-1 est constitutive et participe notamment à la cytoprotection gastrique; COX-2 est inductible et intervient dans les médiateurs de l’inflammation. Inverser les isoformes ou attribuer la cytoprotection à COX-2 confond leurs fonctions.

21. Un patient reçoit un médicament dont l’inhibition des COX persiste selon le renouvellement des enzymes, tandis qu’un autre AINS classique agit de façon réversible. Quelle classification correspond au premier médicament s’il s’agit d’aspirine ?

Inhibition irréversible de COX-1 et COX-2
Inhibition irréversible de COX-2 seule
Inhibition préférentielle de COX-2
Inhibition réversible de COX-1 et COX-2

Inhibition irréversible de COX-1 et COX-2

Explication

L’aspirine inhibe irréversiblement COX-1 et COX-2; les AINS classiques les inhibent réversiblement et les coxibs ciblent préférentiellement ou sélectivement COX-2. L’inhibition irréversible de COX-2 seule ne correspond pas à la classification donnée.

22. Une patiente enceinte de 30 semaines d’aménorrhée envisage de prendre un AINS. Quel risque justifie la contre-indication à ce stade ?

Insuffisance rénale maternelle par inhibition de PGE2
Fermeture prématurée du canal veineux fœtal
Ouverture excessive du canal artériel fœtal
Fermeture prématurée du canal artériel fœtal

Fermeture prématurée du canal artériel fœtal

Explication

Après 24 SA, l’inhibition de la synthèse de PGE2 par les AINS peut fermer prématurément le canal artériel et entraîner une atteinte cardiorespiratoire fœtale grave. Le canal veineux et une ouverture excessive ne sont pas le mécanisme indiqué.

23. Dans quelle zone du cortex surrénalien les glucocorticoïdes sont-ils sécrétés ?

La zone fasciculée
La zone réticulée
La zone glomérulée
La médullosurrénale

La zone fasciculée

Explication

Les glucocorticoïdes sont sécrétés par la zone fasciculée. La zone glomérulée sécrète les minéralocorticoïdes, tandis que la zone réticulée sécrète les androgènes.

24. Une personne prenant un corticoïde présente une baisse de l’inflammation et des réactions allergiques, mais aussi une agitation et des difficultés à dormir. Quel ensemble d’effets explique ce tableau ?

Des effets métaboliques et anti-allergiques, avec une inhibition neuropsychologique
Des effets anti-inflammatoires et immunostimulants, avec une sédation neuropsychologique
Des effets immunosuppresseurs et sédatifs, sans action anti-inflammatoire
Des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs, avec une stimulation neuropsychologique

Des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs, avec une stimulation neuropsychologique

Explication

Les corticoïdes ont des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs, ainsi que des effets neuropsychologiques stimulants pouvant favoriser agitation et insomnie. La sédation, l’immunostimulation et l’absence d’action anti-inflammatoire contredisent ce profil.

25. Chez une personne traitée par corticoïdes, la glycémie augmente. Quel mécanisme métabolique peut expliquer cette évolution ?

Une baisse de la néoglucogenèse hépatique et une hausse de l’utilisation périphérique du glucose
Une hausse de la néoglucogenèse hépatique et une baisse de l’utilisation périphérique du glucose
Une hausse de la néoglucogenèse hépatique et une hausse de l’utilisation périphérique du glucose
Une baisse de la néoglucogenèse hépatique et une baisse de l’utilisation périphérique du glucose

Une hausse de la néoglucogenèse hépatique et une baisse de l’utilisation périphérique du glucose

Explication

Les corticoïdes favorisent l’hyperglycémie en augmentant la néoglucogenèse hépatique et en diminuant l’utilisation périphérique du glucose. Les autres propositions inversent l’un ou les deux mécanismes, ou déplacent l’explication vers le sodium.

26. Après un traitement par corticoïdes, une personne présente une rétention hydro-sodée et une baisse du potassium sanguin. Quel effet hormonal rend compte de ces deux signes ?

Une baisse de la réabsorption du sodium et de l’eau, accompagnée d’une baisse de l’excrétion urinaire du potassium
Une hausse de la réabsorption du sodium et de l’eau, accompagnée d’une baisse de l’excrétion urinaire du potassium
Une hausse de la réabsorption du sodium et de l’eau, accompagnée d’une hausse de l’excrétion urinaire du potassium
Une hausse de l’absorption digestive du calcium, accompagnée d’une hausse de son excrétion urinaire

Une hausse de la réabsorption du sodium et de l’eau, accompagnée d’une hausse de l’excrétion urinaire du potassium

Explication

L’effet minéralocorticoïde augmente la réabsorption rénale du sodium et de l’eau, ainsi que l’excrétion urinaire du potassium, ce qui peut entraîner rétention hydro-sodée et hypokaliémie. Les autres propositions inversent ces flux ou confondent cet effet avec celui portant sur le calcium.

27. Un patient sous corticoïdes présente une infection évolutive qui n’est pas contrôlée. Quelle conduite cette situation implique-t-elle au regard des contre-indications principales ?

Surveiller le risque maternel de diabète, d’hypertension et de prise de poids
Poursuivre le traitement comme pour une infection grave sous couverture adaptée
Considérer l’infection comme un effet indésirable sans rapport avec une contre-indication
Considérer l’infection non contrôlée comme une contre-indication principale

Considérer l’infection non contrôlée comme une contre-indication principale

Explication

Un état infectieux non contrôlé figure parmi les contre-indications principales des corticoïdes. Une infection grave peut parfois être traitée sous couverture adaptée, mais cela ne rend pas acceptable une infection non contrôlée ; les autres réponses confondent contre-indication, effet indésirable et surveillance de la grossesse.

28. Une personne qui allaite doit recevoir un traitement corticoïde de courte durée. Quelle conclusion est justifiée ?

Un traitement court est écarté faute de données après une semaine
L’allaitement est possible avec un traitement court
Le traitement est contre-indiqué comme lors de certaines situations de grossesse
L’allaitement est possible avec un traitement de plusieurs semaines

L’allaitement est possible avec un traitement court

Explication

L’allaitement est possible lors d’un traitement corticoïde court, tandis que les données sont limitées pour un traitement de plus d’une semaine. La possibilité d’un traitement long n’est pas établie, et les autres réponses confondent grossesse ou limites des données avec une interdiction du traitement court.

29. Après un traitement corticoïde prolongé, un patient envisage d’interrompre son traitement du jour au lendemain. Quel risque majeur faut-il lui signaler ?

Une hypertension transitoire sans risque surrénalien
Un ulcère gastro-duodénal et une hypokaliémie
Un syndrome de sevrage et une insuffisance surrénalienne aiguë
Une récupération immédiate de la production endogène de cortisol

Un syndrome de sevrage et une insuffisance surrénalienne aiguë

Explication

Après un traitement corticoïde prolongé, l’arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage et à une insuffisance surrénalienne aiguë. L’ulcère et l’hypokaliémie sont des effets indésirables possibles, tandis que la production de cortisol ne récupère pas nécessairement immédiatement.

30. Lors du sevrage d’un patient, la dose équivalente de corticoïde atteint 10 mg d’hydrocortisone. Quelle étape est alors prévue ?

Commencer le relais avant toute réduction progressive
Attendre l’arrêt complet avant de passer à l’hydrocortisone
Effectuer un relais par l’hydrocortisone
Réduire la dose de 10 % puis poursuivre le même traitement

Effectuer un relais par l’hydrocortisone

Explication

La décroissance se fait par paliers de 10 % tous les 8 à 15 jours, et un relais par hydrocortisone est réalisé lorsque la dose équivalente atteint 10 mg d’hydrocortisone. Réduire de 10 % est la règle des paliers, pas le seuil de relais.

31. Après une stimulation par Synacthène, le cortisol d’un patient n’augmente pas. Quelle interprétation faut-il retenir ?

Le résultat confirme une récupération fonctionnelle complète des surrénales
Le résultat établit une anomalie de l’ACTH sans conclure sur les surrénales
Le résultat indique une réponse surrénalienne normale
Le résultat confirme une insuffisance surrénalienne

Le résultat confirme une insuffisance surrénalienne

Explication

L’absence d’augmentation du cortisol après stimulation par le Synacthène confirme une insuffisance surrénalienne. Une réponse normale ou une récupération complète supposerait une augmentation du cortisol ; mesurer l’ACTH ne correspond pas au critère d’interprétation visé.

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Qu’est-ce que la douleur ?

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion existante ou potentielle, ou décrite en ces termes.

Quel rôle joue la douleur aiguë ?

Elle constitue un signal d’alarme immédiat.

Quels médicaments traitent l’excès de nociception ?

Des antalgiques et des analgésiques.

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