QCM : Sémiologie et traumatologie du genou — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle biomécanique caractérise le mieux les ménisques du genou ?

Ils relient directement la rotule au tibia, renforcent l’extension et bloquent la flexion
Ils amortissent les contraintes, stabilisent l’articulation et orientent certains mouvements
Ils vascularisent les surfaces articulaires, corrigent le valgus et contrôlent la contraction musculaire
Ils produisent le liquide synovial, nourrissent le cartilage et empêchent toute rotation

Ils amortissent les contraintes, stabilisent l’articulation et orientent certains mouvements

Explication

Les ménisques sont des fibrocartilages qui amortissent les contraintes, contribuent à la stabilité et guident la rotation ainsi que la translation. La production du liquide synovial relève de la synoviale, tandis que les autres fonctions proposées attribuent aux ménisques des rôles qui ne sont pas les leurs.

2. Quelle fonction principale l’appareil capsulo-ligamentaire assure-t-il au genou ?

Il limite la latéralité et les tiroirs tout en équilibrant mobilité et stabilité
Il augmente la latéralité et les tiroirs afin de faciliter les mouvements extrêmes
Il amortit les chocs et guide la rotation grâce à des structures fibrocartilagineuses
Il maintient la flexion par une contraction active des muscles périarticulaires

Il limite la latéralité et les tiroirs tout en équilibrant mobilité et stabilité

Explication

L’appareil capsulo-ligamentaire s’oppose aux mouvements de latéralité et de tiroir et participe à l’équilibre entre mobilité et stabilité. L’amortissement et le guidage de la rotation correspondent davantage au rôle des ménisques, tandis que la contraction musculaire relève d’un autre système.

3. À partir de quel degré approximatif de flexion la stabilité du genou devient-elle supérieure à celle observée au début du mouvement ?

Après environ 60 à ัต degrés de flexion
Dès la position d’extension complète, avant tout mouvement
Entre environ 5 et 10 degrés de flexion
Au-delà d’environ 20 à 30 degrés de flexion

Au-delà d’environ 20 à 30 degrés de flexion

Explication

La stabilité du genou est précaire au début de la flexion puis devient supérieure au-delà d’environ 20 à 30 degrés. Une flexion très faible ne suffit donc pas à produire cette amélioration, et le seuil proposé à 60 degrés est trop tardif.

4. Comment distinguer un flessum passif d’un flessum actif lors de l’examen du genou ?

Le flessum passif traduit une insuffisance musculaire, tandis que le flessum actif est fixé
Le flessum passif correspond à une douleur aiguë, tandis que le flessum actif indique une infection
Le flessum passif dépend d’un épanchement, tandis que le flessum actif révèle une fracture
Le flessum passif est fixé, tandis que le flessum actif traduit une insuffisance musculaire

Le flessum passif est fixé, tandis que le flessum actif traduit une insuffisance musculaire

Explication

Un flessum passif est une limitation fixée qui persiste lors de la mobilisation, alors qu’un flessum actif s’explique par une insuffisance musculaire. Inverser ces deux mécanismes constitue la confusion classique, tandis que l’épanchement, la fracture et l’infection ne définissent pas cette distinction.

5. Quelle situation correspond le mieux à un véritable blocage du genou ?

Une rétraction capsulaire réduisant progressivement la mobilité du genou
Un épanchement qui limite temporairement l’amplitude par distension articulaire
Une anse de seau méniscale empêchant mécaniquement le mouvement
Une insuffisance musculaire empêchant l’extension complète sans obstacle mécanique

Une anse de seau méniscale empêchant mécaniquement le mouvement

Explication

Un blocage véritable correspond typiquement à un obstacle mécanique tel qu’une anse de seau méniscale. L’épanchement et la rétraction capsulaire peuvent provoquer un faux blocage, tandis qu’une insuffisance musculaire produit une limitation active plutôt qu’un obstacle intra-articulaire.

6. Quel couple de positions correspond aux recherches du tiroir antérieur et du tiroir postérieur ?

Les deux tiroirs se recherchent à 20 degrés pour comparer directement leur amplitude
Le tiroir antérieur se recherche à 70 degrés et le tiroir postérieur à 20 degrés
Les deux tiroirs se recherchent à 70 degrés afin de détendre les ligaments croisés
Le tiroir antérieur se recherche à 20 degrés et le tiroir postérieur à 70 degrés

Le tiroir antérieur se recherche à 20 degrés et le tiroir postérieur à 70 degrés

Explication

Le tiroir antérieur recherché à 20 degrés de flexion correspond au test de Lachman, tandis que le tiroir postérieur est recherché à 70 degrés. Les autres couples inversent les positions ou attribuent aux deux tests une même position qui ne correspond pas à l’examen décrit.

7. Quelle association entre le type d’épanchement et son contenu est correcte ?

Hydarthrose : sang ; hémarthrose : pus ; pyoarthrose : liquide synovial
Hydarthrose : cartilage ; hémarthrose : liquide synovial ; pyoarthrose : os
Hydarthrose : pus ; hémarthrose : liquide synovial ; pyoarthrose : sang
Hydarthrose : liquide synovial ; hémarthrose : sang ; pyoarthrose : pus

Hydarthrose : liquide synovial ; hémarthrose : sang ; pyoarthrose : pus

Explication

L’hydarthrose correspond à un excès de liquide synovial, l’hémarthrose à la présence de sang et la pyoarthrose à celle de pus. Les autres associations permutent ces contenus ou remplacent un liquide pathologique par des tissus qui ne définissent pas ces épanchements.

8. Quelle lésion peut être révélée par une hémarthrose du genou ?

Une atteinte musculaire provoquant une faiblesse sans saignement intra-articulaire
Une rupture d’un ligament croisé, une fracture articulaire ou une lésion méniscale périphérique
Une infection synoviale isolée accompagnée d’un excès de liquide non sanglant
Une rétraction capsulaire progressive responsable d’une limitation mécanique chronique

Une rupture d’un ligament croisé, une fracture articulaire ou une lésion méniscale périphérique

Explication

Une hémarthrose traduit la rupture d’un élément vascularisé et peut révéler une lésion des ligaments croisés, une lésion ostéochondrale, une fracture articulaire ou une lésion périphérique méniscale. Une hydarthrose, une rétraction capsulaire ou une faiblesse musculaire ne caractérisent pas par elles-mêmes un saignement articulaire.

9. Quelle présentation clinique évoque le plus une pyoarthrose du genou ?

Une douleur modérée après effort, sans réaction générale ni indication d’analyse du liquide
Une installation progressive sans fièvre, avec un liquide synovial augmenté par irritation mécanique
Une limitation ancienne liée à une rétraction capsulaire, sans signe inflammatoire aigu
Un début brutal avec douleur importante et fièvre, suivi d’une ponction analysée au laboratoire

Un début brutal avec douleur importante et fièvre, suivi d’une ponction analysée au laboratoire

Explication

La pyoarthrose débute brutalement avec une douleur importante et de la fièvre ; la ponction soulage et permet un examen bactériologique. Une hydarthrose peut augmenter le volume articulaire sans être définie par un début infectieux, contrairement au tableau proposé.

10. Quelle différence morphologique distingue les deux ménisques du genou ?

Le ménisque interne est en C et l’externe en O
Les deux ménisques ont une forme ouverte en C
Le ménisque interne est en O et l’externe en C
Les deux ménisques ont une forme circulaire en O

Le ménisque interne est en C et l’externe en O

Explication

Le ménisque interne présente une forme en C, tandis que le ménisque externe a une forme en O. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux morphologies.

11. Quel profil caractérise le mieux une lésion méniscale dégénérative ?

Elle suit un traumatisme aigu, atteint la zone rouge et prend souvent une forme radiaire
Elle intéresse principalement la racine antérieure externe après une torsion du genou
Elle survient après 30 à 35 ans, touche les segments moyen et postérieur internes et est souvent horizontale
Elle survient chez l’adolescent, touche la périphérie externe et est généralement verticale

Elle survient après 30 à 35 ans, touche les segments moyen et postérieur internes et est souvent horizontale

Explication

La lésion dégénérative apparaît surtout après 30 à 35 ans, atteint les segments moyen et postérieur du ménisque interne et est fréquemment horizontale. Une lésion verticale périphérique évoque davantage un mécanisme traumatique.

12. Dans quelle zone une lésion méniscale traumatique siège-t-elle préférentiellement ?

Dans le segment moyen interne avec une orientation horizontale
Dans la partie postérieure externe avec une orientation longitudinale
Dans la périphérie méniscale correspondant à la zone rouge
Dans la partie centrale avasculaire correspondant à la zone blanche

Dans la périphérie méniscale correspondant à la zone rouge

Explication

Les lésions traumatiques méniscales siègent préférentiellement en périphérie, dans la zone rouge, et peuvent notamment être verticales ou radiaires. La zone blanche centrale correspond à une autre région anatomique, moins vascularisée.

13. Quelle conduite faut-il envisager devant une lésion méniscale traumatique instable associée à une lésion du ligament croisé antérieur ?

Privilégier une simple surveillance radiographique
Indiquer d’emblée une méniscectomie complète
Discuter particulièrement une suture méniscale
Réaliser une rééducation sans traiter le ménisque

Discuter particulièrement une suture méniscale

Explication

Une lésion traumatique instable doit faire discuter une suture, en particulier lorsqu’elle accompagne une lésion du ligament croisé antérieur. La surveillance seule ou la méniscectomie complète ne constituent pas la règle énoncée pour cette situation.

14. À quels mouvements le pivot central du genou s’oppose-t-il principalement ?

Aux mouvements de flexion et d’extension active
Aux mouvements de varus et de valgus
Aux mouvements de translation et de tiroir
Aux mouvements de rotation externe isolée

Aux mouvements de translation et de tiroir

Explication

Le pivot central, formé par les ligaments croisés antérieur et postérieur, s’oppose principalement aux translations et aux phénomènes de tiroir. Le varus et le valgus relèvent surtout du rôle des ligaments collatéraux.

15. Lors d’un test réalisé avec le genou fléchi à 20 degrés, quel rôle est correctement attribué aux ligaments collatéraux ?

Le ligament médial freine le varus et le ligament latéral freine le valgus
Le ligament médial freine le valgus et le ligament latéral freine le varus
Les deux ligaments collatéraux freinent principalement les translations antérieures
Le ligament médial freine la rotation et le ligament latéral contrôle le tiroir postérieur

Le ligament médial freine le valgus et le ligament latéral freine le varus

Explication

À 20 degrés de flexion, le ligament collatéral médial s’oppose au valgus et le ligament collatéral latéral s’oppose au varus. Inverser ces rôles constitue la confusion classique entre les deux ligaments.

16. Quel mécanisme évoque typiquement une lésion du ligament croisé postérieur ?

Une traction latérale appliquée sur un genou en légère flexion
Une torsion en valgus sur un genou complètement étendu
Un choc direct antéro-postérieur sur un genou fléchi
Une chute sur la pointe du pied avec rotation externe isolée

Un choc direct antéro-postérieur sur un genou fléchi

Explication

La lésion du ligament croisé postérieur résulte typiquement d’un choc direct antéro-postérieur sur un genou fléchi, comme un impact contre un tableau de bord. Le plaquage de rugby peut produire un mécanisme comparable.

17. Quel ensemble de signes correspond à une rupture du tendon quadricipital ?

Une perte d’extension active associée à une rotule basse après 40 ans
Une douleur fémoro-patellaire avec pseudo-blocage chez une adolescente
Une instabilité en varus avec conservation de l’extension active après un choc
Une perte d’extension active associée à une rotule haute chez un jeune sportif

Une perte d’extension active associée à une rotule basse après 40 ans

Explication

La rupture du tendon quadricipital survient surtout après 40 ans et entraîne une perte de l’extension active avec une rotule basse. La rotule haute est plutôt associée à la rupture du tendon rotulien.

18. Quel tableau est le plus évocateur d’une rupture du tendon rotulien ?

Un adulte présentant une douleur interne après une luxation rotulienne spontanément réduite
Un sujet sportif de moins de 40 ans, incapable d’étendre activement le genou, avec une rotule haute
Un sujet de plus de 40 ans, présentant une rotule basse et une extension active douloureuse
Une adolescente ayant une douleur au cinéma et un pseudo-blocage rotulien

Un sujet sportif de moins de 40 ans, incapable d’étendre activement le genou, avec une rotule haute

Explication

La rupture du tendon rotulien touche surtout les sujets sportifs de moins de 40 ans et provoque une impossibilité d’extension active avec une rotule haute. La rotule basse et l’âge plus avancé orientent plutôt vers une rupture quadricipitale.

19. Comment se manifeste typiquement le syndrome fémoro-patellaire ?

Par une douleur après un choc sur un genou fléchi, avec déplacement postérieur du tibia
Par une douleur interne après un déboîtement rotulien survenant chez une jeune danseuse
Par une douleur lors d’une station assise prolongée ou dans les escaliers, avec parfois un pseudo-blocage
Par une perte brutale d’extension active et une ascension de la rotule

Par une douleur lors d’une station assise prolongée ou dans les escaliers, avec parfois un pseudo-blocage

Explication

Le syndrome fémoro-patellaire provoque notamment une douleur en position assise prolongée ou dans les escaliers, appelée signe du cinéma, et peut donner un pseudo-blocage. Le déboîtement rotulien avec douleur interne correspond plutôt au tableau d’une luxation de rotule.

20. Quelle prise en charge initiale correspond à une fracture du plateau tibial classée Schatzker II ?

Une réduction chirurgicale différée sans scanner ni restriction prolongée de l’appui
Une urgence thérapeutique avec ostéosynthèse immédiate et reprise rapide de l’appui
Une urgence diagnostique avec absence d’appui, radiographie, scanner et décharge d’au moins six semaines
Une immobilisation simple avec appui autorisé après une radiographie standard

Une urgence diagnostique avec absence d’appui, radiographie, scanner et décharge d’au moins six semaines

Explication

Les fractures Schatzker I à III relèvent d’abord d’une urgence diagnostique, avec imagerie complémentaire et décharge prolongée. L’ostéosynthèse urgente concerne plutôt les fractures Schatzker IV à VI, en raison des lésions associées.

21. Pourquoi les fractures du plateau tibial classées Schatzker IV, V ou VI nécessitent-elles une prise en charge thérapeutique urgente ?

En raison d’un risque radiologique nécessitant une décharge d’au moins six semaines
En raison d’une déviation frontale corrigée habituellement par une rééducation précoce
En raison d’une atteinte cartilagineuse limitée pouvant être traitée par simple surveillance
En raison de lésions associées qui imposent souvent une ostéosynthèse

En raison de lésions associées qui imposent souvent une ostéosynthèse

Explication

Les fractures Schatzker IV à VI sont considérées comme une urgence thérapeutique à cause des lésions associées et nécessitent souvent une ostéosynthèse. La décharge et l’imagerie concernent aussi les fractures moins sévères, mais elles ne définissent pas à elles seules l’urgence thérapeutique de ces types.

22. Comment définir la gonarthrose ?

Une atteinte dégénérative du cartilage pouvant toucher plusieurs compartiments du genou
Une lésion traumatique des ligaments entraînant une instabilité d’un compartiment du genou
Une inflammation aiguë de la membrane synoviale provoquée par une infection articulaire
Une fracture progressive de l’os sous-chondral liée à une surcharge mécanique

Une atteinte dégénérative du cartilage pouvant toucher plusieurs compartiments du genou

Explication

La gonarthrose correspond à une dégradation dégénérative du cartilage et peut concerner un ou plusieurs compartiments du genou. Les lésions ligamentaires sont principalement traumatiques et ne constituent donc pas la définition de la gonarthrose.

23. Quelle association décrit l’évolution caractéristique de la gonarthrose ?

Destruction de l’os sous-chondral, déviation en varus ou valgus et distension ligamentaire
Épaississement du cartilage, recentrage de l’axe et raccourcissement des ligaments
Consolidation de l’os sous-chondral, axe neutre et relâchement des tendons
Destruction musculaire, déviation rotatoire et rétraction de la capsule articulaire

Destruction de l’os sous-chondral, déviation en varus ou valgus et distension ligamentaire

Explication

L’évolution de la gonarthrose associe une destruction de l’os sous-chondral, une déviation frontale en varus ou en valgus et une distension des ligaments. Un épaississement du cartilage et un recentrage de l’axe ne correspondent pas au processus dégénératif décrit.

24. Lors de la pose d’une prothèse totale du genou, quels objectifs mécaniques doivent être recherchés ?

Préserver la déviation frontale, augmenter l’interligne et stabiliser le genou en extension
Rétablir l’axe anatomique, supprimer l’interligne et équilibrer les ligaments en position neutre
Restaurer un axe mécanique à 180 degrés, la hauteur de l’interligne et l’équilibre ligamentaire
Corriger l’axe par une hypercorrection, abaisser l’interligne et relâcher les ligaments

Restaurer un axe mécanique à 180 degrés, la hauteur de l’interligne et l’équilibre ligamentaire

Explication

La prothèse totale du genou vise un axe mécanique à 180 degrés, une hauteur restaurée de l’interligne articulaire et un équilibre ligamentaire en extension comme en flexion. Elle ne cherche donc ni à maintenir une déviation frontale ni à supprimer l’interligne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 52 flashcards sur Sémiologie et traumatologie du genou.

Quelles fonctions assurent les ménisques dans le genou ?

Ils amortissent les contraintes, stabilisent le genou et guident la rotation et la translation.

Quels mouvements limite l’appareil capsulo-ligamentaire ?

Il limite les mouvements de latéralité et les mouvements de tiroir.

Quel équilibre l’appareil capsulo-ligamentaire participe-t-il à maintenir ?

Il participe à l’équilibre entre mobilité et stabilité.

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