QCM : Sémiologie générale et démarche diagnostique (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la place de la sémiologie dans la médecine ?

La partie de la médecine qui étudie les signes des maladies, notamment à l’examen clinique
La partie de la médecine qui classe les maladies selon leurs mécanismes
La partie de la médecine qui étudie les traitements des différentes maladies
La partie de la médecine qui interprète les résultats des examens biologiques

La partie de la médecine qui étudie les signes des maladies, notamment à l’examen clinique

Explication

La sémiologie étudie les signes des maladies, en particulier ceux observés lors de l’examen clinique. L’étude des traitements relève de la thérapeutique, la classification des maladies relève d’un autre objectif, et l’interprétation biologique ne résume pas la sémiologie.

2. Pourquoi la sémiologie occupe-t-elle une place irremplaçable dans la démarche médicale ?

Parce que l’étude des signes contribue à aboutir au diagnostic
Parce que les examens complémentaires établissent le diagnostic avant l’étude des signes
Parce que la prescription constitue l’étape qui remplace l’examen clinique
Parce que le traitement des symptômes permet d’établir le diagnostic

Parce que l’étude des signes contribue à aboutir au diagnostic

Explication

L’étude des signes cliniques contribue à l’élaboration du diagnostic, ce qui rend la sémiologie irremplaçable dans la démarche médicale. Le traitement concerne la prise en charge, la confirmation par des examens ne remplace pas l’étude des signes, et la prescription ne se substitue pas à l’examen clinique.

3. Une patiente signale une fatigue et une baisse de l’odorat ; le médecin relève aussi un signe propre à une seule maladie. Quelle classification est correcte ?

La fatigue est pathognomonique, la baisse de l’odorat est fonctionnelle et le signe propre est général
La fatigue est fonctionnelle, la baisse de l’odorat est générale et le signe propre est pathognomonique
La fatigue est générale, la baisse de l’odorat est fonctionnelle et le signe propre est pathognomonique
La fatigue est générale, la baisse de l’odorat est pathognomonique et le signe propre est fonctionnel

La fatigue est générale, la baisse de l’odorat est fonctionnelle et le signe propre est pathognomonique

Explication

La fatigue est un signe général, une altération de l’odorat rapportée par la patiente est fonctionnelle, et un signe spécifique d’une seule maladie est pathognomonique. Confondre fatigue et signe fonctionnel, ou attribuer la spécificité à la baisse de l’odorat, mélange ces catégories.

4. Après avoir recueilli les signes cliniques d’un patient, quelle démarche permet de passer progressivement à une hypothèse diagnostique ?

Cumuler les syndromes, puis rechercher les signes qui les composent pour formuler une hypothèse
Prescrire à partir des signes, puis cumuler les syndromes pour établir une hypothèse
Formuler une hypothèse à partir d’un signe isolé, puis regrouper les signes en syndromes
Regrouper les signes en syndromes, puis cumuler les syndromes pour formuler une hypothèse

Regrouper les signes en syndromes, puis cumuler les syndromes pour formuler une hypothèse

Explication

Le raisonnement part de la recherche des signes, les regroupe en syndromes, puis utilise leur cumul pour formuler une hypothèse diagnostique. Commencer par les syndromes inverse la démarche, un signe isolé ne remplace pas le regroupement, et la prescription n’est pas l’étape de formulation de l’hypothèse.

5. Chez une personne présentant une douleur abdominale aiguë de la fosse iliaque droite, une défense et de la fièvre, quels éléments constituent les signes localisés du syndrome appendiculaire ?

La douleur de fosse iliaque droite et la défense
Les vomissements et la douleur abdominale diffuse
La fièvre et les vomissements
La fièvre et l’asthénie

La douleur de fosse iliaque droite et la défense

Explication

Dans le syndrome appendiculaire, la douleur de fosse iliaque droite et la défense sont localisées, tandis que fièvre, vomissements et asthénie ne sont pas spécifiques. La fièvre et les vomissements confondent signes non spécifiques et signes localisés ; la raideur de nuque relève du syndrome méningé ; la douleur diffuse caractérise plutôt le syndrome péritonéal.

6. Un patient présente des céphalées invalidantes, des vomissements incoercibles en jets et de la fièvre. Quel signe peut compléter ce trépied méningé ?

Une diminution du murmure vésiculaire
Un ventre dur avec blocage du transit
Une douleur basithoracique aggravée par la respiration
Une raideur empêchant de fléchir la tête vers le sternum

Une raideur empêchant de fléchir la tête vers le sternum

Explication

La raideur de nuque peut s’ajouter au trépied du syndrome méningé et empêche de plier la tête sur le sternum. Le ventre dur et le blocage du transit relèvent du syndrome péritonéal ; la douleur basithoracique et la diminution du murmure vésiculaire caractérisent le syndrome pleurétique.

7. Après l’apparition d’une douleur postérieure à la base du thorax, majorée par l’inspiration, un examen révèle une matité à la percussion et une diminution du murmure vésiculaire dans la zone concernée. Quel syndrome ces signes évoquent-ils ?

Un syndrome pleurétique lié à une atteinte de la plèvre
Un syndrome méningé lié à une atteinte inflammatoire
Un syndrome appendiculaire lié à une inflammation localisée
Un syndrome péritonéal lié à une atteinte du péritoine

Un syndrome pleurétique lié à une atteinte de la plèvre

Explication

L’association d’une douleur basithoracique postérieure majorée par la respiration, d’une matité et d’un murmure vésiculaire diminué dans la zone atteinte correspond au syndrome pleurétique. Le syndrome péritonéal touche l’abdomen ; le syndrome appendiculaire est localisé à la fosse iliaque droite ; le syndrome méningé associe notamment céphalées, vomissements et fièvre.

8. Après la perforation d’un organe, une personne développe des douleurs abdominales diffuses, un ventre dur comme du bois et un transit bloqué. Quel syndrome cette présentation évoque-t-elle ?

Un syndrome appendiculaire
Un syndrome méningé
Un syndrome péritonéal
Un syndrome pleurétique

Un syndrome péritonéal

Explication

Une infection du péritoine après perforation peut provoquer des douleurs diffuses, un ventre de bois et un blocage du transit. L’appendiculaire est localisé à la fosse iliaque droite ; le syndrome méningé concerne des signes tels que céphalées et vomissements en jets ; le syndrome pleurétique touche la plèvre.

9. Quels éléments la démarche diagnostique met-elle en jeu ?

Les symptômes, le traitement et le secret médical
La maladie, les examens et la prescription du traitement
Le malade, le médecin et les facteurs de risque
La maladie, le malade et la hiérarchisation des symptômes

La maladie, le malade et la hiérarchisation des symptômes

Explication

La démarche diagnostique articule les caractéristiques de la maladie, la situation du malade et la hiérarchisation des symptômes. Les examens et le traitement ne remplacent pas ces trois éléments ; le médecin ou le secret médical ne sont pas les trois composantes indiquées.

10. Une patiente raconte ses symptômes dans un ordre confus et emploie des termes ambigus. Quelle démarche correspond à la hiérarchisation des symptômes ?

Faire préciser les ambiguïtés, puis passer directement au traitement
Enregistrer les informations, puis conserver l’ordre spontané du récit
Enregistrer les informations, faire préciser les ambiguïtés, puis réorganiser le récit
Réorganiser le récit, prescrire, puis vérifier les informations recueillies

Enregistrer les informations, faire préciser les ambiguïtés, puis réorganiser le récit

Explication

La hiérarchisation consiste à enregistrer les informations, faire préciser les éléments ambigus, puis remettre en ordre la présentation clinique spontanée. Réorganiser avant le recueil inverse la démarche ; conserver l’ordre initial omet la réorganisation ; passer au traitement sans organiser les données saute une étape essentielle.

11. Un patient monopolise l’entretien, passe d’un sujet à l’autre et fournit des informations divergentes. Quelle conduite aide le médecin à obtenir les éléments utiles ?

Interrompre l’entretien dès que ses informations deviennent divergentes
Le recadrer avec bienveillance et fermeté pour recentrer l’échange
Le mettre d’abord en confiance en différant les questions ciblées
Le laisser poursuivre librement afin de recueillir tous ses propos

Le recadrer avec bienveillance et fermeté pour recentrer l’échange

Explication

Le bavard suffisant tend à monopoliser l’entretien et à s’éloigner des éléments utiles ; un recadrage bienveillant mais ferme permet de recentrer l’échange. La mise en confiance correspond plutôt au muet intimidé, tandis que les informations divergentes appellent un recadrage, pas l’arrêt de l’entretien ni une liberté sans limites.

12. Un patient intimidé se bloque dès que le médecin commence à l’interroger. Quelle séquence d’entretien est la plus adaptée ?

Commencer par l’interrogatoire, réaliser ensuite l’examen, puis ouvrir le dialogue
Commencer par l’examen, ouvrir ensuite le dialogue, puis mener l’interrogatoire
Réaliser l’examen clinique et poursuivre sans mener d’interrogatoire
Ouvrir le dialogue, mener l’interrogatoire, puis réaliser l’examen clinique

Commencer par l’examen, ouvrir ensuite le dialogue, puis mener l’interrogatoire

Explication

Chez le muet intimidé, l’examen clinique peut précéder l’interrogatoire, car le contact aide à lever une partie de ses inhibitions ; le médecin ouvre ensuite le dialogue avant de l’interroger. Commencer par l’interrogatoire inverse cette adaptation, et l’examen ne dispense pas de l’interrogatoire.

13. Un patient revendicateur critique vivement les médecins qui l’ont soigné auparavant et flatte le médecin actuel. Quelle attitude professionnelle convient ?

Approuver les critiques, consigner les propos et les examens, sans flatterie
Rester neutre, éviter les notes et défendre les décisions des confrères
Répondre aux flatteries, consigner les propos et critiquer les confrères
Rester neutre, consigner les propos et les examens, sans critiquer les confrères

Rester neutre, consigner les propos et les examens, sans critiquer les confrères

Explication

Face au revendicateur, la neutralité professionnelle et la consignation des propos et des examens fournissent des éléments concrets, sans s’associer aux critiques des médecins précédents. Approuver ces critiques revient à entrer dans son jeu ; renoncer aux notes ou prendre parti s’écarte également de la conduite attendue.

14. Une présentation clinique ne permet pas encore d’identifier la cause d’un symptôme. Quel ordre de raisonnement diagnostique le médecin doit-il privilégier ?

Envisager d’abord les causes les plus fréquentes, puis les moins fréquentes
Envisager d’abord les causes les moins fréquentes, puis les plus fréquentes
Envisager d’abord la cause proposée par le patient, puis les autres causes
Envisager d’abord la cause la plus spectaculaire, puis les causes courantes

Envisager d’abord les causes les plus fréquentes, puis les moins fréquentes

Explication

La hiérarchisation diagnostique doit partir des causes les plus fréquentes avant d’examiner les causes moins fréquentes. Commencer par les causes rares, les plus spectaculaires ou celles suggérées spontanément détourne de cet ordre de raisonnement.

15. Une personne présente fatigue, vertiges et essoufflement, ce qui fait d’abord penser à une atteinte cardiaque. Elle rapporte aussi des métrorragies. Quelle cause peut relier ces éléments ?

Une atteinte pulmonaire à l’origine de l’essoufflement et des vertiges
Une anémie liée à une spoliation sanguine par des pertes digestives
Une atteinte cardiaque responsable de la fatigue et des vertiges
Une anémie liée à une spoliation sanguine par les métrorragies

Une anémie liée à une spoliation sanguine par les métrorragies

Explication

Les métrorragies peuvent entraîner une spoliation sanguine et une anémie, susceptible d’expliquer la fatigue, les vertiges et l’essoufflement. L’hypothèse cardiaque est ici une suspicion spontanée, tandis que l’atteinte pulmonaire et les pertes digestives ne correspondent pas à l’explication donnée.

16. Un patient affirme ne pas pouvoir lever le bras, mais le lève spontanément pendant la consultation. Quelle démarche le médecin doit-il privilégier ?

Retenir le récit verbal comme seule base de l’évaluation clinique
Faire primer un examen complémentaire sur l’évaluation globale du patient
Retenir le geste observé comme seule base de l’évaluation clinique
Confronter les propos du patient à sa présentation et traiter la personne dans son ensemble

Confronter les propos du patient à sa présentation et traiter la personne dans son ensemble

Explication

Le médecin doit évaluer le patient en confrontant ce qu’il dit à la façon dont il se présente, plutôt que de réduire la prise en charge à son récit ou à un résultat isolé. Se fier au seul récit néglige les signes observés, tandis que se fier au seul geste ou à un examen isolé réduit également l’évaluation.

17. Pendant la rédaction d’une ordonnance, un médecin reçoit un message concernant un autre patient. Quelle conduite réduit le risque d’erreur de prescription ?

Répondre au message tout en poursuivant la rédaction de l’ordonnance
Écarter l’interruption et rester concentré sur le médicament et son dosage
Rédiger l’ordonnance malgré l’interruption puis la vérifier ensuite
Choisir le médicament avec soin sans contrôler la dose prescrite

Écarter l’interruption et rester concentré sur le médicament et son dosage

Explication

La prescription exige de rester concentré afin d’éviter les erreurs de médicament ou de dosage et les ruptures de tâche. Répondre au message introduit une interruption, une vérification ultérieure ne supprime pas ce risque, et négliger le dosage laisse subsister une source d’erreur.

18. Un patient anxieux demande une IRM, mais le médecin doute qu’elle soit utile pour orienter sa prise en charge. Que doit-il faire avant de la prescrire ?

Écarter l’IRM sans examiner si elle pourrait être utile
Prescrire l’IRM pour rassurer le patient malgré son utilité incertaine
Évaluer si l’IRM est réellement utile à la prise en charge
Prescrire l’IRM pour réduire sa propre inquiétude clinique

Évaluer si l’IRM est réellement utile à la prise en charge

Explication

Avant de prescrire un examen, le médecin doit en évaluer l’utilité réelle et ne pas le demander simplement pour se rassurer. Le prescrire pour apaiser le patient ou le médecin ne remplace pas cette évaluation, tandis que le rejeter sans l’évaluer inverse également la démarche.

19. Après avoir proposé un traitement, un médecin constate que son patient ne comprend pas pourquoi il est important et envisage de le modifier de son propre chef. Quelle action répond le mieux à cette situation ?

Remettre l’ordonnance sans expliquer le rôle du traitement
Expliquer le traitement afin que le patient, partenaire des soins, en comprenne l’importance
Présenter le traitement comme une consigne à suivre sans discussion
Laisser le patient déterminer seul l’importance et les modalités du traitement

Expliquer le traitement afin que le patient, partenaire des soins, en comprenne l’importance

Explication

Le patient est un partenaire : expliquer le traitement l’aide à en comprendre l’importance et à éviter des initiatives risquées. Le réduire à un exécutant, le laisser décider sans explication ou se limiter à remettre l’ordonnance ne répond pas à cette responsabilité de communication.

20. Une personne présente une langue lisse, brillante et couleur framboise, une perte de proprioception, des douleurs aux jambes et un amaigrissement. Quelle carence peut expliquer cet ensemble de signes ?

Une amylose avec dépôts vasculaires et purpura périoculaire
Une barrière de langue limitant les informations de l’interrogatoire
Une atteinte isolée de la langue sans lien avec les signes neurologiques
Une carence en vitamine B12, notamment dans la maladie de Biermer

Une carence en vitamine B12, notamment dans la maladie de Biermer

Explication

Une carence en vitamine B12, notamment dans la maladie de Biermer, peut associer langue vernissée et dépapillée, perte de proprioception, douleurs des jambes et amaigrissement. L’amylose est associée à des dépôts protéiques et au purpura, tandis qu’une barrière de langue peut gêner le recueil des informations, mais n’explique pas cet ensemble de signes.

21. Un patient atteint d’amylose présente une coloration violacée autour des yeux. Quel mécanisme explique le purpura en lunettes ?

Des protéines déposées dans la peau donnant directement une coloration violacée
Une simple coloration de la peau sans sortie de sang des vaisseaux
Une langue dépapillée liée à une carence nutritionnelle
Du sang extravasé autour des yeux après fragilisation des vaisseaux

Du sang extravasé autour des yeux après fragilisation des vaisseaux

Explication

Dans l’amylose, les dépôts de protéines anormales fragilisent les vaisseaux, et le purpura en lunettes correspond au sang qui s’en est extravasé autour des yeux. Une simple coloration sans extravasation ne décrit pas ce mécanisme; la langue dépapillée relève plutôt d’une carence en vitamine B12, et les dépôts vasculaires ne sont pas eux-mêmes du sang.

22. Chez une personne, l’interrogatoire et l’examen clinique ont permis d’établir le diagnostic sans recourir à des examens complémentaires. Quelle part des diagnostics cette démarche permet-elle de poser en général ?

60 %
40 %
80 %
50 %

60 %

Explication

L’interrogatoire et l’examen clinique permettent de poser le diagnostic dans 60 % des cas ; les examens complémentaires contribuent aux 40 % restants. L’option à 40 % inverse les parts, celle à 50 % les égalise et celle à 80 % surestime la contribution clinique.

23. Un médecin souhaite obtenir la participation active d’un malade à la démarche sémiologique. Quel élément est nécessaire pour rendre cette participation possible ?

L’implication du médecin
La prescription d’examens complémentaires
L’autonomie du malade
La maîtrise d’un vocabulaire médical

L’implication du médecin

Explication

La sémiologie médicale repose aussi sur la communication entre médecin et malade, et la participation du malade suppose l’implication du médecin. L’autonomie du malade inverse le rôle nécessaire, les examens complémentaires ne remplacent pas cette implication, et le vocabulaire médical n’est pas la condition mentionnée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Sémiologie générale et démarche diagnostique.

Qu’étudie la sémiologie en médecine ?

Les signes des différentes maladies, notamment ceux observés lors de l’examen clinique.

Quel rôle la sémiologie joue-t-elle dans la démarche médicale ?

Elle y occupe une place irremplaçable.

À quoi contribue la sémiologie dans la démarche médicale ?

À aboutir au diagnostic.

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