QCM : La mesure en psychologie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une étude portant sur la durée du sommeil, quel élément constitue une variable ?

Une personne dont les comportements sont observés
La caractéristique observable et mesurable pouvant prendre différentes valeurs
Une valeur particulière relevée pour un participant
Une proposition sur la relation entre deux phénomènes

La caractéristique observable et mesurable pouvant prendre différentes valeurs

Explication

Une variable est une caractéristique observable et mesurable qui peut prendre différentes valeurs. Une valeur particulière est une modalité, une proposition explicative est une hypothèse et une personne est l’objet étudié.

2. Une équipe mesure la durée d’une tâche en secondes, avec des valeurs possibles sur une échelle continue. Quelle affirmation décrit correctement cette variable et ses modalités ?

Les valeurs mesurées sont les variables et la durée est leur modalité
La durée a deux modalités et les autres valeurs sont des variables distinctes
Une durée précise est la variable et le temps mesuré est sa modalité
La durée est la variable et ses modalités peuvent être très nombreuses

La durée est la variable et ses modalités peuvent être très nombreuses

Explication

La durée désigne la caractéristique étudiée, tandis que les valeurs observées sont ses modalités ; sur une échelle continue, celles-ci peuvent être en nombre infini. Une valeur précise n’est donc pas la variable, et une variable continue ne se limite pas à deux modalités.

3. Une étude teste l’hypothèse selon laquelle le mode de vote influence le résultat d’une élection. Comment l’équipe devrait-elle choisir les variables à étudier ?

Recueillir toutes les variables disponibles pour décrire largement l’élection
Neutraliser le mode de vote et recueillir les variables sans lien avec l’hypothèse
Cibler les variables pertinentes, en neutraliser certaines et ignorer la plupart des autres
Ignorer les variables de l’hypothèse et retenir celles qui sont faciles à mesurer

Cibler les variables pertinentes, en neutraliser certaines et ignorer la plupart des autres

Explication

Les variables à étudier sont sélectionnées en fonction des hypothèses : les variables pertinentes sont recueillies, certaines sont neutralisées et la plupart des autres sont ignorées. Tout recueillir néglige cette sélection, tandis que neutraliser la variable centrale de l’hypothèse compromet son examen.

4. Dans une recherche sur le stress, l’équipe définit le stress comme un concept, puis choisit de le mesurer au moyen d’un score à un questionnaire. Quel élément est la variable opérationnelle ?

Le score obtenu au questionnaire
La définition générale du stress
Le thème de recherche portant sur le stress
Le concept de stress étudié

Le score obtenu au questionnaire

Explication

La variable opérationnelle précise comment le concept est observé ou mesuré dans une recherche donnée : ici, c’est le score au questionnaire. Le concept et sa définition relèvent du plan théorique, tandis que le questionnaire est l’instrument de mesure.

5. Une équipe étudie la satisfaction et la mesure par questionnaire retenue dans une enquête particulière. Quelle règle doit-elle respecter pour présenter cette mesure ?

La présenter comme une définition de la satisfaction valable pour toute recherche
La définir dans cette recherche sans la confondre avec le concept de satisfaction
La décrire indépendamment de la recherche où elle est utilisée
La présenter comme équivalente au concept théorique de satisfaction

La définir dans cette recherche sans la confondre avec le concept de satisfaction

Explication

Une opérationnalisation est définie dans le cadre de la recherche considérée et ne doit pas être assimilée au concept théorique qu’elle mesure. La confondre avec le concept, la généraliser à toutes les recherches ou la détacher de son contexte méconnaît cette distinction.

6. Une chercheuse veut étudier la nervosité avant une présentation. Quelle démarche lui permet de l’étudier scientifiquement ?

Mesurer une variable choisie, puis déduire les situations d’expression sans observer la nervosité
Repérer les situations d’expression, rendre la nervosité observable, puis mesurer les variables pertinentes
Repérer les situations d’expression, mesurer les variables pertinentes, puis renoncer à les rendre observables
Rendre la nervosité observable, mesurer les variables pertinentes, sans repérer les situations d’expression

Repérer les situations d’expression, rendre la nervosité observable, puis mesurer les variables pertinentes

Explication

L’étude scientifique consiste à identifier les situations où le phénomène s’exprime, à le rendre observable, puis à mesurer les variables pertinentes. Mesurer sans observer, omettre les situations ou déduire celles-ci après coup laisse de côté une étape nécessaire.

7. Un chercheur propose d’étudier la « force intérieure » d’un groupe, sans pouvoir la traduire en mesure. Quel jugement correspond à l’exigence de la psychologie scientifique ?

Le concept relève déjà de la psychologie scientifique dès qu’il reçoit une définition théorique précise
Le concept relève de la psychologie scientifique si les participants le décrivent avec leurs propres mots
Le concept relève de la psychologie scientifique si plusieurs chercheurs s’accordent sur son importance
Le concept ne relève pas de la psychologie scientifique tant qu’il ne peut être traduit en indicateurs mesurables

Le concept ne relève pas de la psychologie scientifique tant qu’il ne peut être traduit en indicateurs mesurables

Explication

La psychologie scientifique exige que les phénomènes étudiés puissent être traduits en indicateurs mesurables. Une définition théorique, des descriptions verbales ou un accord sur l’importance ne remplacent pas cette traduction en mesure.

8. Une équipe mesure le stress dans deux groupes et communique les résultats. À quoi servent ces indicateurs mesurables ?

Estimer l’intensité et décrire le phénomène, sans pouvoir communiquer les résultats ni établir de statistiques
Attester le phénomène, estimer son intensité, le décrire et permettre comparaisons et statistiques
Comparer les groupes et produire des statistiques, sans attester ni décrire le phénomène étudié
Attester le phénomène et expliquer ses causes, sans estimer son intensité ni comparer les groupes

Attester le phénomène, estimer son intensité, le décrire et permettre comparaisons et statistiques

Explication

Les indicateurs mesurables permettent d’attester l’existence d’un phénomène, d’en estimer l’intensité, d’en communiquer une description et de réaliser comparaisons et statistiques. Prouver l’existence, expliquer les causes ou comparer ne résume pas à lui seul l’ensemble de ces fonctions.

9. Une équipe construit un plan de mesure en psychologie. Quelles sont les quatre grandes catégories d’indicateurs à envisager ?

Indicateurs physiologiques, faits et comportements, autoévaluations, déclarations verbales
Faits et comportements, traces comportementales, tests cognitifs, déclarations verbales
Indicateurs physiologiques, déclarations verbales, tests cognitifs, traces comportementales
Indicateurs physiologiques, faits et comportements, traces comportementales, déclarations verbales

Indicateurs physiologiques, faits et comportements, traces comportementales, déclarations verbales

Explication

Les quatre catégories sont les indicateurs physiologiques, les faits et comportements, les traces comportementales et les déclarations verbales. Les autoévaluations et les tests cognitifs ne remplacent pas les catégories nommées ici.

10. Une psychologue observe une personne interrompre une conversation, puis examine son historique de messages pour repérer des interruptions antérieures. Comment classer ces deux données ?

L’interruption observée est un indicateur physiologique; l’historique est une déclaration verbale
L’interruption observée est un fait ou comportement; l’historique est une trace comportementale
L’interruption observée est une déclaration verbale; l’historique est un indicateur physiologique
L’interruption observée est une trace comportementale; l’historique est un fait ou comportement

L’interruption observée est un fait ou comportement; l’historique est une trace comportementale

Explication

Les faits et comportements sont observés en temps réel ou quasi réel dans une situation; les traces comportementales sont des indices physiques ou numériques d’actions passées. Inverser les deux catégories méconnaît la différence entre observation en situation et trace rétrospective.

11. Une équipe classe ses variables en deux groupes selon leur niveau de mesure. Quelle association est correcte ?

Les échelles nominales et ordinales sont qualitatives; celles d’intervalle et de rapport sont quantitatives.
Les échelles nominales et d’intervalle sont qualitatives; celles d’intervalle et de rapport sont quantitatives.
Les échelles nominales et de rapport sont qualitatives; les échelles ordinales et d’intervalle sont quantitatives.
Les échelles ordinales et de rapport sont qualitatives; les échelles nominales et d’intervalle sont quantitatives.

Les échelles nominales et ordinales sont qualitatives; celles d’intervalle et de rapport sont quantitatives.

Explication

Les niveaux nominal et ordinal sont qualitatifs, tandis que les niveaux d’intervalle et de rapport sont quantitatifs. Les autres associations déplacent à tort une échelle d’un groupe à l’autre.

12. Dans une étude, chaque participant est classé selon son type d’emploi, sans hiérarchie entre les catégories. Quel niveau de mesure convient ?

Une échelle de rapport
Une échelle nominale
Une échelle d’intervalle
Une échelle ordinale

Une échelle nominale

Explication

Une échelle nominale répartit les observations en catégories distinctes sans les ordonner. L’échelle ordinale ajoute un ordre, tandis que les échelles d’intervalle et de rapport sont quantitatives.

13. Un chercheur compare des scores de quotient intellectuel, dont les écarts sont interprétables mais dont le zéro ne représente pas une absence absolue de l’attribut. Quelle échelle décrit ces scores ?

Une échelle de rapport
Une échelle ordinale
Une échelle d’intervalle
Une échelle nominale

Une échelle d’intervalle

Explication

Une échelle d’intervalle comporte des unités à égale distance, mais pas de zéro absolu. L’échelle de rapport, elle, possède un zéro absolu; les niveaux ordinal et nominal ne décrivent pas des écarts numériques égaux.

14. Une psychologue choisit une analyse statistique pour étudier une variable mesurée à un niveau donné. Quel principe doit guider son choix ?

Le niveau de mesure établit la population à inclure dans l’étude.
Le niveau de mesure fixe la problématique de recherche de l’étude.
Le niveau de mesure détermine le contexte de passation de l’étude.
Le niveau de mesure contribue au choix du type d’analyse statistique.

Le niveau de mesure contribue au choix du type d’analyse statistique.

Explication

Le niveau de mesure contribue à déterminer quel type d’analyse statistique convient. Le contexte, la population et la problématique comptent dans la recherche, mais ils ne remplacent pas ce rôle du niveau de mesure.

15. Une équipe veut quantifier un phénomène pour son étude. De quoi la prise de mesure nécessite-t-elle ?

D’une population préexistante ou constituée pour les besoins de l’étude.
D’un outil préexistant ou créé pour les besoins de l’étude.
D’une analyse statistique préexistante ou créée pour l’étude.
D’un entretien préexistant ou créé pour les besoins de l’étude.

D’un outil préexistant ou créé pour les besoins de l’étude.

Explication

Toute prise de mesure nécessite un outil, qui peut déjà exister ou être créé pour l’étude. Un entretien est une technique parmi d’autres, et l’analyse statistique intervient à une autre étape.

16. Une équipe envisage d’utiliser un questionnaire déjà conçu pour une autre étude auprès d’une nouvelle population. Que doit-elle examiner avant de le retenir ?

Son adéquation à la population, la durée de passation et le mode de codage des réponses.
Ses qualités psychométriques, sa pertinence pour la situation et son coût de conception.
Ses qualités psychométriques, sa pertinence pour la situation et son adéquation à la population.
Sa pertinence pour la situation, son coût d’administration et l’ordre de ses questions.

Ses qualités psychométriques, sa pertinence pour la situation et son adéquation à la population.

Explication

Un outil préexistant doit être évalué sous l’angle de ses qualités psychométriques, de sa pertinence pour la situation et de son adéquation à la population. Le coût, la durée ou le codage ne remplacent pas ces critères essentiels.

17. Une équipe doit sélectionner un outil pour une étude menée auprès d’une population particulière, dans un contexte de passation précis et avec des ressources limitées. Quelle démarche de choix est la plus appropriée ?

Mettre en balance la problématique, le niveau de mesure, la population, le contexte et les contraintes théoriques, méthodologiques, statistiques, pratiques, éthiques et financières, sans examiner les compétences techniques.
Mettre en balance la problématique, le niveau de mesure, la population, le contexte et les contraintes théoriques, méthodologiques, pratiques et financières, en laissant de côté les aspects statistiques et éthiques.
Mettre en balance la problématique, le niveau de mesure, la population, le contexte et les contraintes théoriques, méthodologiques, statistiques, éthiques et techniques, sans tenir compte des aspects pratiques et financiers.
Mettre en balance la problématique, le niveau de mesure, la population, le contexte et les contraintes théoriques, méthodologiques, statistiques, pratiques, éthiques, financières et techniques.

Mettre en balance la problématique, le niveau de mesure, la population, le contexte et les contraintes théoriques, méthodologiques, statistiques, pratiques, éthiques, financières et techniques.

Explication

Le choix dépend de la problématique, du niveau de mesure, de la population et du contexte, ainsi que de considérations théoriques, méthodologiques, statistiques, pratiques, éthiques et financières et des compétences techniques disponibles. Les autres démarches omettent certaines de ces dimensions.

18. Dans une étude, le modèle statistique explique une partie des observations, tandis qu’une autre partie reste inexpliquée par ses prédictions. Comment représenter les données observées ?

Comme la somme des erreurs de prédiction et des paramètres du modèle
Comme la somme de la part expliquée par le modèle et des erreurs de prédiction
Comme la différence entre les observations et les erreurs de prédiction
Comme la différence entre les erreurs de prédiction et la part expliquée par le modèle

Comme la somme de la part expliquée par le modèle et des erreurs de prédiction

Explication

Les observations se décomposent en une part rendue compte par le modèle et une part constituée par les erreurs de prédiction. La « différence » inverse ou réduit à tort cette décomposition, tandis que les paramètres du modèle ne remplacent pas la part expliquée.

19. Une psychologue constate un biais prévisible dans les scores d’un test et des fluctuations imprévisibles d’une passation à l’autre. Quelle caractérisation distingue correctement ces deux erreurs ?

Le biais est systématique et non corrigible, les fluctuations sont aléatoires et corrigibles
Le biais est systématique et corrigible, les fluctuations sont aléatoires et non corrigibles
Le biais est aléatoire et non corrigible, les fluctuations sont systématiques et corrigibles
Le biais est aléatoire et corrigible, les fluctuations sont systématiques et non corrigibles

Le biais est systématique et corrigible, les fluctuations sont aléatoires et non corrigibles

Explication

Une erreur systématique est prévisible et peut être corrigée, alors qu’une erreur aléatoire est imprévisible et ne peut pas être corrigée. Inverser ces propriétés, ou attribuer la corrigibilité au hasard, confond les deux catégories.

20. Le phénomène étudié par une psychologue est stable, mais ses mesures présentent des variations aléatoires. Que doit-elle chercher à faire pour mieux comprendre et prédire les variations systématiques ?

Neutraliser les variations aléatoires
Corriger les fluctuations aléatoires une à une
Neutraliser les variations systématiques
Prédire les variations aléatoires

Neutraliser les variations aléatoires

Explication

Lorsque le phénomène est stable, neutraliser les variations aléatoires aide à dégager les variations systématiques et à les prédire. Les variations systématiques sont précisément celles à comprendre, et les fluctuations aléatoires ne sont pas corrigibles individuellement.

21. Une chercheuse interprète les résultats d’une observation psychologique. Quels éléments doit-elle prendre en compte pour comprendre les filtres entre le phénomène et les données ?

Les filtres du participant, de l’observateur et de la chercheuse
Les filtres du participant et de l’observateur, mais pas ceux de la chercheuse
Les fluctuations aléatoires du phénomène, plutôt que les filtres des personnes
Les filtres de l’observateur et de la chercheuse, mais pas ceux du participant

Les filtres du participant, de l’observateur et de la chercheuse

Explication

La mesure est filtrée par le participant, l’observateur et le chercheur ou psychologue, et ces filtres doivent être pris en compte dans l’interprétation. Réduire les filtres à un seul acteur ou les confondre avec les fluctuations du phénomène laisse de côté des sources distinctes.

22. Deux observateurs évaluent les mêmes comportements à partir d’avis personnels différents. Quel critère permettrait de juger si leur observation est objective ?

Les observations ne dépendent pas de leur subjectivité et ne varient pas selon eux
Les observations reflètent leur interprétation personnelle avec un accord général
Les observations dépendent de leur jugement, à condition que le comportement reste stable
Les observations varient selon eux, mais leurs avis sont consignés séparément

Les observations ne dépendent pas de leur subjectivité et ne varient pas selon eux

Explication

Une observation objective ne dépend ni de la subjectivité ni de l’interprétation personnelle de l’observateur, et elle ne varie pas selon les observateurs. Un accord général ou la consignation des avis ne suffit pas si les jugements personnels déterminent les observations.

23. Une équipe répète une mesure dans des conditions comparables et obtient des résultats constants et consistants. Quelle propriété générale décrit cette qualité de la mesure ?

La consistance interne
La fidélité
La validité de surface
La validité de construit

La fidélité

Explication

La fidélité désigne la capacité d’une mesure à produire des résultats constants, stables et consistants. La représentativité du construit relève de la validité de construit, la crédibilité apparente de la validité de surface, et l’homogénéité des indicateurs de la consistance interne.

24. Un chercheur mesure l’estime de soi en janvier puis en mai et vérifie si les scores restent proches, en l’absence de changement réel du phénomène. Quelle propriété examine-t-il ?

La validité critérielle
La validité de contenu
La consistance interne
La stabilité temporelle

La stabilité temporelle

Explication

La stabilité temporelle concerne la constance des résultats d’une mesure répétée à différents moments, hors variation réelle du phénomène. La consistance interne compare des indicateurs d’un même facteur, la validité critérielle porte sur la prédiction et la validité de contenu sur la représentativité des items.

25. Un questionnaire comprend plusieurs indicateurs censés mesurer une même dimension; l’équipe vérifie qu’ils sont fortement corrélés entre eux. Quelle propriété évalue-t-elle ?

La stabilité temporelle
La consistance interne
La validité critérielle
La validité de contenu

La consistance interne

Explication

La consistance interne correspond à l’homogénéité des indicateurs mesurant une même dimension, caractérisée par de fortes corrélations entre eux. Les corrélations entre passations renseignent sur la stabilité temporelle, tandis que la prédiction et la couverture des facettes relèvent respectivement des validités critérielle et de contenu.

26. Quelle propriété indique qu’une mesure représente le phénomène psychologique étudié et mesure spécifiquement ce phénomène ?

La fidélité
La validité
La validité de contenu
La validité de surface

La validité

Explication

La validité indique si une mesure représente le phénomène psychologique étudié et mesure spécifiquement celui-ci. La constance des résultats renvoie à la fidélité, la crédibilité perçue à la validité de surface et la couverture des facettes à la validité de contenu.

27. Une psychologue définit théoriquement la motivation envers les études, puis vérifie qu’un questionnaire mesure bien ce construit plutôt que la capacité à se mettre au travail. Quelle forme de validité examine-t-elle ?

La validité critérielle
La validité de construit
La validité de contenu
La validité de surface

La validité de construit

Explication

La validité de construit évalue si la mesure correspond au construit psychologique défini théoriquement, ici la motivation envers les études. L’exhaustivité des facettes relève de la validité de contenu, la crédibilité apparente de la validité de surface et la prédiction d’un phénomène associé de la validité critérielle.

28. Pour créer une mesure de l’estime de soi destinée à des adultes, une équipe vérifie que les items couvrent ses facettes pertinentes et conviennent à cette population. Quelle forme de validité évalue-t-elle ?

La validité de contenu
La validité critérielle
La validité de construit
La validité de surface

La validité de contenu

Explication

La validité de contenu porte sur le recensement des facettes du phénomène et la représentativité des items pour la population visée. L’adéquation à un construit théorique relève de la validité de construit, la crédibilité perçue de la validité de surface et la prédiction de la validité critérielle.

29. Une équipe utilise un score d’évaluation pour prévoir un phénomène associé, puis examine la corrélation entre ce score et le phénomène observé. Quelle forme de validité étudie-t-elle ?

La validité de construit
La validité de contenu
La validité de surface
La validité critérielle

La validité critérielle

Explication

La validité critérielle, aussi appelée prédictivité, évalue la capacité d’une mesure à prédire des réponses ou phénomènes associés au moyen de la corrélation entre prédicteur et critère. La couverture des facettes concerne la validité de contenu, l’adéquation théorique la validité de construit et la crédibilité perçue la validité de surface.

30. En psychométrie, que désigne la sensibilité d’une mesure ?

La capacité à mesurer effectivement le construit visé
La capacité à recueillir les réponses sans influence de l’évaluateur
La capacité à produire des résultats stables lors de mesures répétées
La capacité à détecter les différences réelles sans accroître les erreurs aléatoires

La capacité à détecter les différences réelles sans accroître les erreurs aléatoires

Explication

La sensibilité correspond au repérage de différences réelles d’intensité sans augmentation des erreurs aléatoires. La stabilité concerne la fidélité, l’absence d’influence de l’évaluateur l’objectivité, et l’adéquation au construit la validité.

31. Un questionnaire donne des résultats très stables, mais ne mesure pas le phénomène qu’il prétend évaluer. Quelle conclusion psychométrique convient ?

Il est fidèle, mais sa validité n’est pas garantie
Il est non fidèle, puisque son construit est mal mesuré
Il est valide, puisque ses résultats sont stables
Il est sensible, puisque ses résultats sont reproductibles

Il est fidèle, mais sa validité n’est pas garantie

Explication

Une mesure fidèle peut produire des résultats stables tout en visant le mauvais phénomène, donc la fidélité ne garantit pas la validité. Assimiler fidélité et validité confond deux qualités distinctes, tandis que conclure à l’infidélité ou à la sensibilité ne découle pas du cas décrit.

32. Une équipe choisit un instrument qui améliore la sensibilité, mais présente des limites de fidélité et d’objectivité. Quelle démarche psychométrique devrait-elle privilégier ?

Maximiser la sensibilité en laissant de côté les autres critères
Retenir l’instrument dès lors que son objectivité est satisfaisante
Rechercher le meilleur compromis entre objectivité, fidélité, validité et sensibilité
Attendre de trouver un instrument parfaitement satisfaisant

Rechercher le meilleur compromis entre objectivité, fidélité, validité et sensibilité

Explication

Aucune mesure n’est parfaitement satisfaisante : il faut donc chercher un compromis entre objectivité, fidélité, validité et sensibilité. Maximiser un seul critère néglige les autres, l’objectivité seule ne suffit pas et la perfection n’est pas un objectif réaliste.

33. Pourquoi un construit psychologique comme l’intelligence est-il décrit comme une variable latente ?

Il n’est pas directement observable et son appellation repose en partie sur des choix théoriques
Il est défini par un indicateur observable dont le nom ne comporte aucun choix théorique
Il correspond à une caractéristique biologique directement mesurable par un instrument
Il est directement observable, mais son appellation dépend des réponses recueillies

Il n’est pas directement observable et son appellation repose en partie sur des choix théoriques

Explication

Un construit psychologique est latent parce qu’il n’est pas directement observable, et sa dénomination comporte une part de choix théorique. Le traiter comme un indicateur observé ou comme une mesure biologique directe confond le construit avec ses manifestations possibles.

34. Une équipe veut élaborer un outil pour mesurer le stress. Quelle séquence de travail correspond à la construction d’un outil de mesure ?

Repérer les techniques de collecte, définir le stress, puis remplacer ses dimensions par des scores
Recueillir des scores, choisir les dimensions communes, puis déduire le construit mesuré
Choisir des indicateurs observables, définir le stress, puis repérer ses dimensions communes
Définir le stress, repérer ses dimensions communes, puis choisir des indicateurs observables

Définir le stress, repérer ses dimensions communes, puis choisir des indicateurs observables

Explication

La construction commence par la définition du construit, se poursuit par le repérage de ses dimensions communes et aboutit au choix d’indicateurs observables. Choisir les indicateurs avant de définir le construit inverse la démarche; les techniques et les scores ne remplacent pas l’identification des dimensions.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur La mesure en psychologie.

Selon Sockeel et Anceaux (2002), qu’est-ce qu’une variable ?

Une caractéristique observable et mesurable pouvant prendre différentes valeurs.

Selon Sockeel et Anceaux (2002), quelle référence définit la variable ?

Sockeel & Anceaux, 2002.

Combien de modalités une variable possède-t-elle au minimum ?

Deux modalités.

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Consultez la fiche de révision complète sur La mesure en psychologie.

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