QCM : Aspergilloses : clinique et diagnostic (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affection correspond à une mycose allergique, localisée ou invasive, causée par des moisissures filamenteuses du genre Aspergillus ?

La cryptococcose
L’aspergillose
La dermatophytose
La candidose

L’aspergillose

Explication

L’aspergillose est une mycose allergique, localisée ou invasive, due à des moisissures filamenteuses du genre Aspergillus. La candidose et la cryptococcose sont dues à d’autres champignons, tandis que la dermatophytose désigne une autre catégorie de mycose.

2. Une moisissure du genre Aspergillus est retrouvée dans la poussière d’un logement : quelle caractéristique écologique cela illustre-t-il ?

Des espèces parasites obligatoires dépendant d’un hôte humain
Des espèces transmises entre personnes après une colonisation humaine
Des espèces commensales humaines qui colonisent couramment les muqueuses
Des espèces saprophytes répandues dans l’environnement, non commensales humaines

Des espèces saprophytes répandues dans l’environnement, non commensales humaines

Explication

Les Aspergillus sont des saprophytes très répandus dans l’environnement, mais ne sont pas des commensaux humains. Les qualifier de commensaux confond leur abondance environnementale avec une colonisation habituelle de l’hôte.

3. Dans une région tempérée, une enquête porte sur les infections aspergillaires : quelle espèce est responsable de plus de 90 % des cas ?

Aspergillus niger
Aspergillus terreus
Aspergillus fumigatus
Aspergillus flavus

Aspergillus fumigatus

Explication

En région tempérée, Aspergillus fumigatus est responsable de plus de 90 % des infections aspergillaires. A. flavus et A. niger sont d’autres espèces rencontrées en pathologie humaine, mais ne correspondent pas à cette proportion majoritaire.

4. Une personne développe une aspergillose après avoir respiré des spores présentes dans l’air. Quelle affirmation décrit correctement la transmission habituelle ?

La voie digestive est principale, par ingestion d’aliments contaminés
La voie aérienne par inhalation est principale, sans transmission interhumaine démontrée
La voie interhumaine est principale, par contact avec une personne infectée
La voie transcutanée est principale, après une lésion de la peau

La voie aérienne par inhalation est principale, sans transmission interhumaine démontrée

Explication

La principale voie de transmission des spores d’Aspergillus est aérienne, par inhalation, et la contamination interhumaine n’a pas été démontrée. L’ingestion et le passage transcutané sont d’autres voies possibles, mais ne sont pas les voies principales.

5. Après l’inhalation de spores, quelle séquence de développement peut se produire dans les alvéoles pulmonaires ?

Les spores atteignent les alvéoles, où les macrophages les transforment en mycélium
Les spores atteignent les alvéoles, forment d’abord un mycélium, puis germent en hyphes
Les spores germent dans les voies aériennes supérieures, puis gagnent les alvéoles sous forme d’hyphes
Les spores atteignent les alvéoles, germent et forment des hyphes constituant un mycélium

Les spores atteignent les alvéoles, germent et forment des hyphes constituant un mycélium

Explication

Après inhalation, les spores atteignent les alvéoles, y germent, puis produisent des filaments ou hyphes qui constituent un mycélium, favorisé par la température interne. La formation du mycélium suit la germination, et les macrophages phagocytent les spores non germées au lieu de les transformer.

6. Chez une personne dont les défenses locales fonctionnent normalement, quelles défenses limitent l’installation d’Aspergillus ?

La production d’anticorps et la phagocytose des spores non germées par les macrophages alvéolaires
La clairance muco-ciliaire et la phagocytose des spores non germées par les macrophages alvéolaires
La clairance muco-ciliaire et la phagocytose des spores non germées par les neutrophiles
La clairance muco-ciliaire et la phagocytose des filaments mycéliens par les macrophages alvéolaires

La clairance muco-ciliaire et la phagocytose des spores non germées par les macrophages alvéolaires

Explication

Les défenses locales associent la clairance muco-ciliaire et la phagocytose des spores non germées par les macrophages alvéolaires. Les neutrophiles ciblent plutôt les filaments mycéliens lorsque les défenses locales sont déficientes.

7. Chez un patient dont les défenses locales sont déficientes, des filaments mycéliens envahissent les tissus : quelle défense cellulaire constitue la réponse principale ?

Le recrutement des polynucléaires neutrophiles pour phagocyter les filaments mycéliens
Le renforcement de la clairance muco-ciliaire pour phagocyter les filaments mycéliens
Le recrutement des macrophages alvéolaires pour phagocyter les filaments mycéliens
Le recrutement des polynucléaires neutrophiles pour phagocyter les spores non germées

Le recrutement des polynucléaires neutrophiles pour phagocyter les filaments mycéliens

Explication

Lorsque les défenses locales sont déficientes, les polynucléaires neutrophiles sont recrutés et phagocytent les filaments mycéliens; ils constituent la défense principale contre l’invasion tissulaire. Les macrophages alvéolaires phagocytent plutôt les spores non germées.

8. Un patient atteint d’une hémopathie reçoit des corticoïdes et présente une diminution de la phagocytose des neutrophiles et des macrophages. Comment classer ces éléments parmi les facteurs favorisant l’infection à Aspergillus ?

Ce sont des facteurs allergiques, liés à l’asthme ou à la mucoviscidose
Ce sont des facteurs généraux, liés à l’immunité, aux traitements et à la maladie sous-jacente
Ce sont des facteurs locaux, liés à une cavité pulmonaire ou à une maladie bronchique
Ce sont des facteurs professionnels, liés à l’exposition aux spores dans l’environnement

Ce sont des facteurs généraux, liés à l’immunité, aux traitements et à la maladie sous-jacente

Explication

La diminution de la phagocytose, les corticoïdes et les hémopathies figurent parmi les facteurs généraux favorisant l’infection. Les facteurs professionnels concernent des métiers exposants, les facteurs locaux touchent les défenses ou structures pulmonaires, et l’asthme ou la mucoviscidose sont associés notamment aux formes allergiques.

9. Une personne inhale une quantité importante de spores d’Aspergillus. Quelle conclusion peut-on tirer sur le rôle de cet inoculum chez l’être humain ?

Il dépasse nécessairement un seuil clinique connu et établit le diagnostic d’infection
Il mesure directement le degré d’immunodépression de la personne exposée
Il peut contribuer au risque, mais aucun seuil critique n’est établi chez l’être humain
Il n’intervient pas dans l’infection, qui dépend uniquement de l’état immunitaire

Il peut contribuer au risque, mais aucun seuil critique n’est établi chez l’être humain

Explication

Le nombre de spores inhalées joue vraisemblablement un rôle, mais aucun seuil critique n’a été déterminé chez l’être humain. Le rôle plausible de l’inoculum ne permet donc pas de fixer un seuil diagnostique, et sa quantité ne mesure pas l’immunodépression.

10. Chez une personne asthmatique, une colonisation chronique par Aspergillus déclenche une réponse immunitaire inflammatoire. De quelle forme pulmonaire s’agit-il ?

D’un aspergillome pulmonaire
D’une aspergillose broncho-pulmonaire allergique
D’une aspergillose pulmonaire invasive
D’une aspergillose liée à une neutropénie profonde

D’une aspergillose broncho-pulmonaire allergique

Explication

L’ABPA est une réponse immunitaire inflammatoire à une colonisation chronique par Aspergillus chez des personnes asthmatiques ou atteintes de mucoviscidose. L’API correspond à une invasion tissulaire, tandis que l’aspergillome colonise une cavité préformée.

11. Une cavité pulmonaire préexistante contient une masse mycélienne formée après germination de spores, dans un contexte de défenses macrophagiques locales insuffisantes. Quel diagnostic correspond à ce tableau ?

Un aspergillome
Une aspergillose broncho-pulmonaire allergique
Une pneumopathie infectieuse sans cavité colonisée
Une aspergillose pulmonaire invasive

Un aspergillome

Explication

L’aspergillome se développe par colonisation d’une cavité préformée, où les défenses macrophagiques insuffisantes permettent la formation d’une masse mycélienne. L’API implique une prolifération dans les tissus, et l’ABPA est une réponse inflammatoire à une colonisation chronique.

12. L’imagerie d’une boule fongique dans une cavité pulmonaire montre un croissant aérien au-dessus de celle-ci. Quel autre élément clinique est fréquemment associé à cette forme ?

Une neutropénie profonde, observée dans environ 60 % des cas
Une dyspnée fébrile liée à une réponse allergique, observée dans environ 60 % des cas
Une fièvre résistante aux antibiotiques, observée dans environ 60 % des cas
Une hémoptysie, observée dans environ 60 % des cas

Une hémoptysie, observée dans environ 60 % des cas

Explication

La forme pulmonaire de l’aspergillome provoque une hémoptysie dans 60 % des cas et peut présenter un croissant aérien au-dessus de la boule fongique. La fièvre résistante aux antibiotiques est évocatrice d’API, tandis que la réponse allergique définit l’ABPA.

13. Un patient immunodéprimé présente une pneumopathie fébrile qui ne s’améliore pas malgré les antibiotiques. Quelle hypothèse doit particulièrement être envisagée ?

Un aspergillome pulmonaire
Une infection sans lien avec l’immunodépression
Une aspergillose pulmonaire invasive
Une aspergillose broncho-pulmonaire allergique

Une aspergillose pulmonaire invasive

Explication

Chez un malade à risque, une pneumopathie fébrile qui ne cède pas aux antibiotiques est fortement suspecte d’aspergillose invasive. L’ABPA correspond à une réponse immunitaire à une colonisation chronique, et l’aspergillome à une colonisation d’une cavité préformée.

14. Quel profil anatomique est le plus caractéristique de l’aspergillose sinusienne ?

Une atteinte généralement unilatérale des sinus frontaux ou sphénoïdaux
Une atteinte généralement bilatérale des sinus frontaux ou sphénoïdaux
Une atteinte généralement unilatérale des sinus maxillaires ou ethmoïdaux
Une atteinte généralement bilatérale des sinus maxillaires ou ethmoïdaux

Une atteinte généralement unilatérale des sinus maxillaires ou ethmoïdaux

Explication

L’aspergillose sinusienne est généralement unilatérale et touche surtout les sinus maxillaires ou ethmoïdaux. L’atteinte bilatérale inverse la latéralité habituelle, tandis que les sinus frontaux ou sphénoïdaux ne sont pas les localisations principales citées.

15. Une kératite fongique est diagnostiquée chez une personne vivant en région tempérée. Quel agent est le plus compatible avec la répartition habituelle des causes ?

Un champignon filamenteux dématié
Un champignon levuriforme
Aspergillus
Fusarium

Fusarium

Explication

En région tempérée, les kératites fongiques sont principalement dues à Fusarium; les champignons filamenteux dématiés sont une cause plus rare. Aspergillus est surtout impliqué dans les zones tropicales ou subtropicales.

16. Pour rechercher une aspergillose pulmonaire chez un patient, quel prélèvement respiratoire figure parmi les échantillons diagnostiques pertinents ?

Un écouvillonnage de l’oreille
Un lavage broncho-alvéolaire
Une hémoculture
Un sérum destiné à la recherche d’anticorps

Un lavage broncho-alvéolaire

Explication

Le lavage broncho-alvéolaire est un prélèvement respiratoire pertinent, au même titre que les aspirations, les expectorations ou les biopsies. Le sérum pour anticorps et l’écouvillonnage de l’oreille concernent d’autres examens ou sites; les hémocultures restent souvent négatives.

17. À l’examen direct d’un prélèvement suspect, quelle morphologie recherchée est typique d’Aspergillus ?

Des filaments septés de 3 à 4 µm, ramifiés à angle aigu d’environ 45°
Des filaments non septés de 3 à 4 µm, ramifiés à angle aigu d’environ 45°
Des filaments septés de 7 à 8 µm, ramifiés à angle aigu d’environ 45°
Des filaments septés de 3 à 4 µm, ramifiés à angle droit d’environ 90°

Des filaments septés de 3 à 4 µm, ramifiés à angle aigu d’environ 45°

Explication

L’examen direct recherche des filaments septés de 3 à 4 µm avec des ramifications dichotomiques formant un angle aigu d’environ 45°. L’angle droit, l’absence de septa et le diamètre de 7 à 8 µm correspondent chacun à une caractéristique erronée.

18. Une culture met en évidence Aspergillus dans un prélèvement respiratoire non stérile. Quelle conduite d’interprétation est appropriée ?

Interpréter le résultat selon le terrain sans tenir compte du contexte clinique
Conclure au diagnostic dès que la culture est positive
Interpréter le résultat selon la quantité cultivée, le terrain et le contexte clinique
Interpréter le résultat selon la quantité cultivée sans tenir compte du patient

Interpréter le résultat selon la quantité cultivée, le terrain et le contexte clinique

Explication

Dans un échantillon non stérile, la présence d’Aspergillus ne suffit pas à établir le diagnostic: elle s’interprète selon la quantité cultivée, le terrain et le contexte clinique. Une culture positive seule, l’oubli du terrain ou celui du contexte conduit à une interprétation incomplète.

19. Chez un patient immunodéprimé, quel rôle peut-on attribuer à la recherche d’anticorps anti-Aspergillus pour établir le diagnostic ?

Elle détecte l’antigène pariétal circulant
Elle devient plus utile que chez un patient immunocompétent
Elle constitue l’examen diagnostique privilégié
Elle n’apporte pas d’aide diagnostique

Elle n’apporte pas d’aide diagnostique

Explication

La recherche d’anticorps anti-Aspergillus est surtout utile chez les patients immunocompétents et n’aide pas au diagnostic chez les patients immunodéprimés. La détection d’un antigène pariétal relève d’un autre examen, et l’immunodépression ne rend pas la recherche d’anticorps plus utile.

20. Un patient atteint d’aspergillose présente une pathologie sous-jacente et reçoit déjà plusieurs traitements. Quel principe doit guider le choix de son traitement antifongique ?

Attendre l’évolution de la maladie avant de le choisir, afin d’évaluer les chances de succès
Le choisir d’après la forme clinique, sans tenir compte du terrain ni des traitements en cours
L’adapter à la forme, au terrain, au statut immunitaire et aux traitements en cours, en l’instaurant précocement
Le déterminer d’après le statut immunitaire, en écartant la pathologie sous-jacente et les traitements associés

L’adapter à la forme, au terrain, au statut immunitaire et aux traitements en cours, en l’instaurant précocement

Explication

Le traitement dépend de la forme d’aspergillose, de la pathologie sous-jacente, du statut immunitaire et des autres traitements; une instauration précoce augmente les chances de succès. Se fonder sur la forme seule néglige le terrain, écarter les traitements associés omet un facteur déterminant, et attendre une aggravation retarde la prise en charge.

21. Une aspergillose invasive est diagnostiquée chez un patient; quel traitement antifongique général constitue une option de première intention ?

Une intervention chirurgicale comme traitement antifongique général
L’amphotéricine B comme option de première intention privilégiée
Un traitement local seul, comme pour certaines atteintes localisées
Le voriconazole ou l’isavuconazole

Le voriconazole ou l’isavuconazole

Explication

L’aspergillose invasive nécessite un traitement général, avec le voriconazole ou l’isavuconazole en première intention; l’amphotéricine B fait partie des autres options. Un traitement local confond prise en charge localisée et invasive, l’amphotéricine B n’est pas indiquée comme première intention privilégiée ici, et la chirurgie n’est pas un traitement général antifongique.

22. Lors de travaux dans un établissement de soins, une équipe veut réduire les expositions liées à l’aspergillose. Quels risques environnementaux doit-elle prendre en compte, en plus du risque nosocomial ?

La transmission par contact entre patients, sans prendre en compte l’environnement
L’exposition aérienne liée aux travaux, à l’exclusion des surfaces et des plantes en pot
L’exposition aérienne liée aux travaux, aux surfaces contaminées, aux plantes en pot et aux aliments
L’exposition aux surfaces contaminées, en excluant les travaux, les plantes et les aliments

L’exposition aérienne liée aux travaux, aux surfaces contaminées, aux plantes en pot et aux aliments

Explication

La prévention environnementale concerne notamment l’exposition aérienne lors de travaux, mais aussi les surfaces contaminées, les plantes en pot et certains aliments; le risque nosocomial est également à considérer. Limiter le risque aux travaux omet d’autres sources, la transmission entre patients confond les catégories de risque, et écarter plantes et aliments néglige des expositions citées.

23. Un service hospitalier souhaite réduire le risque nosocomial d’aspergillose pour ses patients. Quel aménagement peut contribuer à cette prévention ?

Des chambres dotées d’un traitement de l’eau sans filtration de l’air
Des chambres ventilées sans flux laminaire ni filtrage de l’air
Des chambres à flux laminaire ou équipées d’un filtrage de l’air
Une prophylaxie antifongique administrée à tous les patients du service

Des chambres à flux laminaire ou équipées d’un filtrage de l’air

Explication

La prévention du risque nosocomial peut reposer sur des chambres à flux laminaire ou munies d’un filtrage de l’air. Le traitement de l’eau ne répond pas à cette mesure, la prophylaxie médicamenteuse est une autre approche et une ventilation sans filtration ni flux laminaire ne correspond pas à l’aménagement indiqué.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Aspergilloses : clinique et diagnostic.

Qu’est-ce que l’aspergillose ?

Une mycose allergique, localisée ou invasive, due aux moisissures filamenteuses du genre Aspergillus.

Combien d’espèces le genre Aspergillus comprend-il ?

Plusieurs centaines d’espèces saprophytes.

Les espèces du genre Aspergillus sont-elles des commensaux humains ?

Non, elles ne sont pas des commensaux humains.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Aspergilloses : clinique et diagnostic.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM