QCM : Six concepts du soin infirmier (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne ayant une limitation physique refuse une aide proposée pour une activité. Quelle distinction faut-il retenir ?

Son refus montre que l’aide proposée ne répond pas à un besoin lié à sa dépendance.
Sa limitation physique signifie que son choix doit être confirmé par un proche avant d’être pris en compte.
Sa dépendance physique transfère la décision au professionnel chargé d’assurer sa sécurité.
Sa dépendance physique n’annule pas son libre arbitre et son droit de refuser.

Sa dépendance physique n’annule pas son libre arbitre et son droit de refuser.

Explication

Une dépendance physique et le libre arbitre sont deux notions distinctes : la limitation n’efface pas le pouvoir de décider. Le besoin d’aide ne transfère pas automatiquement la décision au professionnel.

2. Dans son rôle propre, comment l’infirmier accompagne-t-il une personne qui peut encore effectuer une partie de sa toilette ?

Il se concentre sur les gestes techniques et reporte le soutien des capacités à une autre intervention.
Il délègue toute décision à la personne et s’abstient de lui apporter des informations utiles.
Il l’informe dans son champ, soutient ses capacités restantes et lui laisse réaliser ce qu’elle peut faire.
Il effectue la toilette à sa place pour prévenir la fatigue et terminer le soin plus rapidement.

Il l’informe dans son champ, soutient ses capacités restantes et lui laisse réaliser ce qu’elle peut faire.

Explication

Dans son rôle propre, l’infirmier informe dans son champ et soutient les capacités restantes sans faire à la place de la personne. Réaliser toute la toilette à sa place peut réduire l’occasion d’exercer les capacités encore présentes.

3. Une personne a besoin d’aide pour s’habiller, mais réalise seule ses repas et ses déplacements. Comment évaluer sa dépendance ?

En examinant ses besoins pour chaque activité, sans résumer sa situation par une étiquette globale.
En lui attribuant une catégorie générale qui décrit son niveau de dépendance dans toutes les activités.
En déduisant de son besoin d’aide pour s’habiller qu’elle dépend aussi pour les autres activités.
En évaluant principalement son autonomie globale, puis en estimant ses besoins pour chaque activité.

En examinant ses besoins pour chaque activité, sans résumer sa situation par une étiquette globale.

Explication

La dépendance s’évalue activité par activité afin de distinguer les capacités et besoins propres à chacune. Une catégorie globale risque de masquer les différences entre les activités, comme le montre le fait qu’elle mange et se déplace seule.

4. Quel principe caractérise la dignité d’une personne ?

Elle est liée au respect des règles sociales et peut varier selon la situation de santé.
C’est une valeur inconditionnelle qui appartient à toute personne, quelles que soient ses caractéristiques.
Elle est reconnue en fonction des besoins de soin et du niveau de vulnérabilité observé.
Elle dépend du degré d’autonomie et de la capacité à participer aux décisions de soin.

C’est une valeur inconditionnelle qui appartient à toute personne, quelles que soient ses caractéristiques.

Explication

La dignité est une valeur inconditionnelle attachée à toute personne, indépendamment de son âge, de sa santé ou de sa condition. La faire dépendre de l’autonomie confond la valeur de la personne avec ses capacités.

5. Lors d’un soin, quel ensemble de gestes traduit concrètement le respect de la dignité ?

Expliquer le soin, obtenir l’accord d’un proche et suivre un rythme identique pour toutes les personnes.
Protéger l’intimité, accomplir rapidement le geste et demander l’avis de la personne après le soin.
Employer un ton poli, privilégier le confort physique et adapter le soin aux habitudes du service.
Appeler la personne par son nom, lui parler avec respect, rechercher son consentement et respecter son rythme.

Appeler la personne par son nom, lui parler avec respect, rechercher son consentement et respecter son rythme.

Explication

Le respect de la dignité se traduit notamment par l’usage du nom, une parole respectueuse, le consentement et la prise en compte du rythme et de l’unicité. Demander l’avis d’un proche ne remplace pas la recherche de l’accord de la personne concernée.

6. Quels facteurs contribuent à la construction de la pudeur d’une personne ?

Les habitudes de communication, la profession, le traitement et le diagnostic
L’éducation, la personnalité, le vécu, la culture et les croyances
La situation familiale, le lieu du soin, la durée et le moment de la journée
L’âge, l’état physique, le niveau de douleur et le type de soin

L’éducation, la personnalité, le vécu, la culture et les croyances

Explication

La pudeur est une retenue morale ou physique façonnée par l’éducation, la personnalité, le vécu, la culture et les croyances. Le type de soin peut influencer la manière dont une situation est vécue, mais il ne correspond pas à l’ensemble des facteurs qui construisent la pudeur.

7. Lors d’un soin, quelle conduite correspond au rôle propre infirmier ?

Transmettre les choix de la personne à l’équipe et laisser aux autres professionnels le soin de soutenir ses capacités.
Soutenir la personne, protéger ses droits et développer ses capacités plutôt que faire à sa place.
Se concentrer sur la protection des droits et confier le développement des capacités aux proches.
Accomplir les gestes à la place de la personne pour garantir que le soin prévu soit entièrement réalisé.

Soutenir la personne, protéger ses droits et développer ses capacités plutôt que faire à sa place.

Explication

Le rôle propre infirmier consiste à soutenir la personne, protéger ses droits et développer ses capacités dans chaque situation de soin. Faire le soin à sa place peut écarter le soutien actif de ses capacités.

8. Avant de découvrir une personne pour un soin, quelles mesures protègent sa pudeur ?

Lui expliquer le soin après avoir dégagé la zone nécessaire à l’intervention
Lui demander de couvrir elle-même son corps et laisser les stores ouverts
Fermer les portes, puis découvrir la personne sans l’avertir pour éviter de l’inquiéter
La prévenir avant de découvrir et fermer les portes ainsi que les stores

La prévenir avant de découvrir et fermer les portes ainsi que les stores

Explication

Avant le soin, le professionnel prévient la personne avant de la découvrir et ferme les portes et les stores. Fermer la porte sans avertir la personne ne respecte pas l’étape consistant à la prévenir au préalable.

9. Quelle situation correspond à la dépendance d’une personne ?

Elle préfère déléguer les tâches difficiles tout en conservant la capacité de les réaliser.
Elle ne peut pas accomplir seule certaines activités physiques, psychiques, sociales ou liées à son environnement.
Elle rencontre une difficulté passagère dans une activité sans que ses capacités d’adaptation soient concernées.
Elle a besoin d’aide pour une activité physique, mais ses autres capacités déterminent son autonomie globale.

Elle ne peut pas accomplir seule certaines activités physiques, psychiques, sociales ou liées à son environnement.

Explication

La dépendance désigne l’impossibilité partielle ou totale d’accomplir seul certaines activités, dans plusieurs dimensions possibles. Une préférence pour déléguer ne signifie pas en elle-même une incapacité à réaliser l’activité.

10. Que signifie être autonome dans le sens du pouvoir de décider ?

Réaliser sans aide les activités quotidiennes et prendre seul toutes les décisions pratiques.
Se gouverner soi-même en choisissant, en acceptant ou en refusant selon son jugement.
Pouvoir exprimer ses préférences, à condition que celles-ci correspondent aux recommandations reçues.
Suivre les conseils des professionnels lorsque ceux-ci estiment qu’une décision est préférable.

Se gouverner soi-même en choisissant, en acceptant ou en refusant selon son jugement.

Explication

L’autonomie renvoie au fait de se gouverner soi-même, notamment en choisissant, acceptant ou refusant selon son jugement. La capacité à accomplir sans aide les activités quotidiennes relève plutôt de l’autonomie fonctionnelle.

11. Une personne montre des signes d’inconfort pendant un soin et hésite à poursuivre. Quelle démarche professionnelle est la plus adaptée ?

Observer ses réactions et préférences, expliquer le soin, rechercher son accord, adapter l’aide et réévaluer les effets.
Demander à un collègue de décider si le soin doit continuer, puis reprendre le geste selon le protocole habituel.
Réduire la durée du soin et modifier l’environnement, sans interrompre le geste pour préserver sa continuité.
Terminer le soin prévu, puis transmettre l’inconfort observé afin que l’équipe adapte la prochaine intervention.

Observer ses réactions et préférences, expliquer le soin, rechercher son accord, adapter l’aide et réévaluer les effets.

Explication

La démarche consiste à observer les besoins, capacités, émotions, préférences et signes d’inconfort, puis à expliquer le soin, rechercher l’accord et adapter l’intervention avant d’en évaluer les effets. Se limiter à transmettre après avoir terminé ne permet pas de réajuster le soin face à l’inconfort présent.

12. Quelles dimensions faut-il prendre en compte pour apprécier le bien-être d’une personne ?

Les dimensions physique, psychologique, sociale et environnementale
Les dimensions psychologique, professionnelle, culturelle et médicale
Les dimensions physique, médicale, familiale et économique
Les dimensions sociale, spirituelle, médicale et comportementale

Les dimensions physique, psychologique, sociale et environnementale

Explication

Le bien-être s’apprécie à travers les dimensions physique, psychologique, sociale et environnementale. La dimension médicale peut contribuer à l’évaluation de la santé, mais elle ne remplace pas l’ensemble de ces quatre dimensions.

13. Comment définir le bien-être d’une personne ?

Un état subjectif lié à la satisfaction des besoins du corps et de l’esprit
Un équilibre déterminé par l’adaptation aux règles de son environnement
Une situation correspondant à la réalisation de toutes les activités quotidiennes
Un état mesurable principalement par l’absence de symptômes physiques

Un état subjectif lié à la satisfaction des besoins du corps et de l’esprit

Explication

Le bien-être dépend du ressenti de la personne et de la satisfaction de ses besoins corporels et psychiques. L’absence de symptômes physiques ne suffit pas à le définir, car cette définition ne tient pas compte de sa dimension subjective ni des besoins de l’esprit.

14. Que désigne l’intimité dans le contexte du soin ?

La distance physique à maintenir entre le professionnel et la personne pendant tout soin
Les informations de santé que le professionnel conserve dans le dossier de la personne
La sphère privée du corps et du psychisme, dont le soin peut rapprocher le professionnel
Le lieu personnel de la personne, auquel le professionnel accède avec son accord

La sphère privée du corps et du psychisme, dont le soin peut rapprocher le professionnel

Explication

L’intimité recouvre la sphère privée du corps et du psychisme, et certains soins placent le professionnel dans la distance intime. Le lieu personnel et la confidentialité des informations sont des notions liées, mais ils ne définissent pas cette sphère privée.

15. Lors d’un soin qui nécessite une proximité corporelle, quelle conduite contribue à protéger l’intimité de la personne ?

Frapper, se présenter, expliquer le soin, demander l’accord, protéger la personne et limiter son exposition
Protéger le corps pendant le geste, puis partager les informations utiles avec l’entourage présent
Présenter le soin et demander l’accord, puis laisser la porte ouverte pour faciliter les échanges
Entrer après avoir frappé, commencer le soin, puis expliquer les gestes une fois celui-ci terminé

Frapper, se présenter, expliquer le soin, demander l’accord, protéger la personne et limiter son exposition

Explication

La protection de l’intimité passe notamment par le fait de frapper, se présenter, expliquer, demander l’accord, limiter l’exposition et préserver la confidentialité. Commencer le soin avant de l’expliquer omet une étape importante de cette démarche.

16. Une personne signale un inconfort après son installation ; quelle démarche relève du rôle propre infirmier ?

Évaluer les besoins sociaux, puis transmettre le constat sans réexaminer le confort
Remplacer l’installation par une aide aux activités quotidiennes, puis clore l’intervention
Écouter la personne, repérer l’inconfort, agir de façon adaptée, puis réévaluer et ajuster
Demander à la personne d’attendre la visite médicale avant de modifier son installation

Écouter la personne, repérer l’inconfort, agir de façon adaptée, puis réévaluer et ajuster

Explication

La démarche infirmière consiste à écouter, repérer l’inconfort, intervenir de manière adaptée, puis réévaluer et ajuster l’action. Attendre une visite médicale néglige la possibilité d’agir dans le cadre du rôle propre.

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Comment se définit le bien-être ?

Un état subjectif lié à la satisfaction des besoins du corps et de l’esprit.

Quelles dimensions permettent d’observer le bien-être ?

Les dimensions physique, psychologique, sociale et environnementale.

Quelles étapes l’infirmier suit-il dans son rôle propre face à l’inconfort ?

Il écoute, repère l’inconfort, agit de façon adaptée, réévalue et ajuste.

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