QCM : Sommeil et troubles du sommeil — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne suivie en psychiatrie et présentant une hypersomnolence, quelles causes faut-il notamment rechercher ?

Une avance de phase et une variabilité des horaires décrite par l’agenda de sommeil.
Une inertie isolée au réveil et une exposition matinale insuffisante à la lumière.
Une fragmentation circadienne et une prise vespérale inadaptée de mélatonine.
Un effet iatrogène, notamment lié à un traitement sédatif, et un syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

Un effet iatrogène, notamment lié à un traitement sédatif, et un syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

Explication

L’évaluation doit notamment rechercher une cause iatrogène, en particulier un traitement sédatif, ainsi qu’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil. L’inertie et les facteurs circadiens peuvent être pertinents, mais ils ne remplacent pas cette recherche étiologique prioritaire.

2. Quelle association distingue correctement l’inertie du sommeil de la somnolence diurne excessive ?

L’inertie correspond à une difficulté au réveil, tandis que la somnolence entraîne des endormissements durant la journée.
L’inertie correspond à des endormissements diurnes, tandis que la somnolence entraîne une difficulté persistante au réveil.
L’inertie correspond à des pauses respiratoires nocturnes, tandis que la somnolence désigne des réveils précoces.
L’inertie correspond à une durée de sommeil excessive, tandis que la somnolence désigne un sommeil fragmenté.

L’inertie correspond à une difficulté au réveil, tandis que la somnolence entraîne des endormissements durant la journée.

Explication

L’inertie du sommeil désigne la difficulté à émerger au réveil, alors que la somnolence diurne excessive se manifeste par des endormissements pendant la journée. Une durée excessive de sommeil constitue une autre forme possible d’hypersomnolence.

3. Quelle structure constitue le principal centre de régulation de l’horloge biologique ?

L’hippocampe associé à la consolidation des souvenirs
Le cortex préfrontal impliqué dans la prise de décision
Les noyaux suprachiasmatiques de l’hypothalamus
La glande pinéale située dans l’épithalamus

Les noyaux suprachiasmatiques de l’hypothalamus

Explication

Les noyaux suprachiasmatiques de l’hypothalamus constituent le principal centre de régulation de l’horloge biologique. La glande pinéale intervient dans la sécrétion de mélatonine, mais elle n’est pas le centre principal de cette horloge.

4. Combien de cycles de sommeil une nuit comporte-t-elle généralement ?

Environ un à deux cycles
Environ sept à neuf cycles
Environ quatre à six cycles
Environ dix à douze cycles

Environ quatre à six cycles

Explication

Une nuit comporte généralement quatre à six cycles de sommeil. Les autres estimations s’écartent de l’organisation habituelle d’une nuit complète.

5. Quelle distinction entre l’actimétrie et la polysomnographie est correcte lors de l’évaluation d’une plainte de sommeil ?

L’actimétrie estime les rythmes grâce à l’activité, tandis que la polysomnographie étudie l’architecture du sommeil.
L’actimétrie décrit le ressenti au réveil, tandis que la polysomnographie recueille les habitudes de sommeil.
L’actimétrie mesure l’architecture du sommeil, tandis que la polysomnographie estime les rythmes grâce à l’activité.
L’actimétrie recherche les traitements sédatifs, tandis que la polysomnographie dépiste les troubles respiratoires.

L’actimétrie estime les rythmes grâce à l’activité, tandis que la polysomnographie étudie l’architecture du sommeil.

Explication

L’actimétrie utilise l’activité pour estimer les rythmes, alors que la polysomnographie analyse l’architecture du sommeil. Le ressenti au réveil relève plutôt de l’agenda de sommeil, et non d’une mesure spécifique par actimétrie.

6. Quelle distinction entre les processus circadien et homéostatique est correcte ?

Le processus circadien suit environ vingt-quatre heures, tandis que le processus homéostatique dépend du temps passé éveillé.
Le processus circadien augmente avec chaque heure d’éveil, tandis que le processus homéostatique suit une horloge d’environ vingt-quatre heures.
Le processus circadien dépend principalement de la profondeur du sommeil, tandis que le processus homéostatique répond à la lumière.
Le processus circadien correspond à la pression de sommeil, tandis que le processus homéostatique organise les rythmes journaliers.

Le processus circadien suit environ vingt-quatre heures, tandis que le processus homéostatique dépend du temps passé éveillé.

Explication

Le processus circadien est organisé par une horloge interne sur environ vingt-quatre heures, alors que la pression homéostatique augmente pendant l’éveil et diminue pendant le sommeil. La deuxième proposition inverse précisément les deux mécanismes.

7. Quel mécanisme caractérise le trouble du comportement en sommeil paradoxal ?

Une fragmentation du sommeil lent profond provoquant des déplacements sans activité onirique
Une diminution ou une absence de l’atonie musculaire permettant de mettre en acte les rêves
Une activation motrice survenant à l’éveil et disparaissant dès l’entrée en sommeil paradoxal
Une augmentation de l’atonie musculaire empêchant toute expression motrice pendant les rêves

Une diminution ou une absence de l’atonie musculaire permettant de mettre en acte les rêves

Explication

Ce trouble résulte d’une diminution ou d’une absence de l’atonie musculaire normalement présente pendant le sommeil paradoxal, ce qui permet l’expression motrice des rêves. Dans le sommeil paradoxal normal, l’atonie musculaire limite au contraire les mouvements élaborés.

8. Pendant combien de temps l’agenda de sommeil est-il généralement rempli pour documenter les horaires et la qualité du sommeil ?

Pendant plusieurs mois, afin de mesurer exclusivement le temps total de sommeil.
Pendant au moins deux à trois semaines, afin d’observer les variations habituelles.
Pendant une seule nuit, afin de limiter l’influence des souvenirs.
Pendant deux à trois jours, afin de repérer rapidement les éveils nocturnes.

Pendant au moins deux à trois semaines, afin d’observer les variations habituelles.

Explication

L’agenda est rempli pendant au moins deux à trois semaines et décrit notamment les horaires, l’endormissement, les éveils, le temps total de sommeil et le ressenti au réveil. Une période de quelques jours risque de mal représenter la variabilité habituelle.

9. Quelle situation correspond le mieux au syndrome des jambes sans repos ?

Des mouvements répétitifs des jambes survenant pendant le sommeil sans gêne ressentie à l’état d’éveil
Une faiblesse des jambes présente au réveil et s’améliorant progressivement au cours de la matinée
Des contractions musculaires douloureuses apparaissant principalement après un effort physique en journée
Une envie de bouger les jambes avec des sensations désagréables au repos, surtout le soir, soulagées par le mouvement

Une envie de bouger les jambes avec des sensations désagréables au repos, surtout le soir, soulagées par le mouvement

Explication

Le syndrome des jambes sans repos associe une envie de bouger, des sensations désagréables au repos, une prédominance vespérale et un soulagement par le mouvement. Les mouvements périodiques des jambes se produisent pendant le sommeil et constituent un phénomène distinct.

10. Quelle intervention peut contribuer à avancer les rythmes circadiens lorsqu’elle est appliquée au moment approprié ?

Une exposition à la lumière le matin ou une prise de mélatonine le soir.
Une exposition à la lumière le soir ou une prise de mélatonine le matin.
Une diminution des éveils nocturnes par un agenda rempli au réveil.
Une polysomnographie réalisée après chaque modification des horaires.

Une exposition à la lumière le matin ou une prise de mélatonine le soir.

Explication

La lumière matinale et la mélatonine vespérale peuvent avancer les rythmes, avec un effet dépendant du moment d’utilisation et du contexte clinique. Inverser ces horaires ne correspond pas à la règle décrite pour avancer les rythmes.

11. Quel effet une privation de sommeil peut-elle avoir sur la gestion des émotions ?

Elle peut renforcer la stabilité émotionnelle et réduire les réactions affectives.
Elle peut améliorer l’évaluation des situations stressantes et la maîtrise de soi.
Elle peut accroître la motivation tout en diminuant la sensibilité aux émotions.
Elle peut augmenter l’irritabilité et perturber la régulation émotionnelle.

Elle peut augmenter l’irritabilité et perturber la régulation émotionnelle.

Explication

La privation de sommeil peut perturber la gestion des émotions, notamment en augmentant l’irritabilité. L’idée qu’elle améliore la stabilité émotionnelle confond les effets du sommeil avec ceux de sa privation.

12. Quel facteur synchronise principalement l’horloge biologique avec l’environnement extérieur ?

L’utilisation d’écrans avant le coucher
La lumière captée par la rétine
La consommation de substances stimulantes le matin
La température corporelle mesurée au réveil

La lumière captée par la rétine

Explication

La lumière reçue par la rétine constitue le principal synchroniseur externe de l’horloge biologique. Les écrans et les substances peuvent modifier les rythmes ou le sommeil, mais ils ne constituent pas le synchroniseur principal.

13. Quelle mesure appartient à la prise en charge initiale de l’insomnie chronique ?

Prescrire d’emblée un hypnotique et maintenir des horaires variables selon la fatigue
Augmenter les siestes en journée et réserver l’activité physique aux heures précédant le coucher
Réduire l’exposition à la lumière le matin et consommer un psychostimulant en fin d’après-midi
Régulariser les horaires, s’exposer à la lumière matinale et éviter le café après 16 h

Régulariser les horaires, s’exposer à la lumière matinale et éviter le café après 16 h

Explication

La première approche repose sur des mesures comportementales et circadiennes, notamment des horaires réguliers, la lumière matinale, l’activité diurne, la limitation des siestes et l’évitement des psychostimulants tardifs. Les hypnotiques ne constituent pas le traitement initial de l’insomnie chronique.

14. Quelle situation correspond à un retard de phase du sommeil ?

Un sommeil fragmenté en plusieurs épisodes répartis sur le nycthémère.
Un décalage progressif des horaires de sommeil d’un jour à l’autre.
Un endormissement et un réveil décalés vers des horaires tardifs.
Un endormissement et un réveil décalés vers des horaires précoces.

Un endormissement et un réveil décalés vers des horaires tardifs.

Explication

Le retard de phase se caractérise par des horaires d’endormissement et de réveil tardifs. Les horaires précoces évoquent une avance de phase, tandis que la fragmentation et le décalage quotidien correspondent à d’autres troubles circadiens.

15. Quelle démarche faut-il entreprendre avant de retenir le diagnostic d’insomnie chronique ?

Attribuer les troubles du sommeil à une anxiété sous-jacente lorsqu’aucune plainte diurne n’est rapportée
Rechercher des causes médicamenteuses, toxiques, psychiatriques, circadiennes, respiratoires et motrices
Confirmer une durée de sommeil réduite par une polysomnographie réalisée en première intention
Commencer un traitement hypnotique puis réévaluer les symptômes après quelques semaines

Rechercher des causes médicamenteuses, toxiques, psychiatriques, circadiennes, respiratoires et motrices

Explication

L’insomnie chronique se diagnostique après avoir recherché plusieurs causes susceptibles d’expliquer les troubles du sommeil. La polysomnographie n’est pas l’étape systématique initiale pour confirmer toute insomnie.

16. Quelle association entre parasomnie et période de la nuit est correcte ?

Les terreurs nocturnes et les cauchemars surviennent principalement pendant la même phase de sommeil en début de nuit
Les éveils confusionnels et les paralysies du sommeil sont surtout associés au sommeil lent profond en début de nuit
Le somnambulisme survient plutôt en début de nuit, tandis que le trouble du comportement en sommeil paradoxal survient plutôt en deuxième partie de nuit
Le somnambulisme survient plutôt en deuxième partie de nuit, tandis que le trouble du comportement en sommeil paradoxal survient plutôt au début de nuit

Le somnambulisme survient plutôt en début de nuit, tandis que le trouble du comportement en sommeil paradoxal survient plutôt en deuxième partie de nuit

Explication

Les parasomnies du début de nuit, comme le somnambulisme, sont davantage liées au sommeil lent profond, tandis que le trouble du comportement en sommeil paradoxal survient plutôt en deuxième partie de nuit. Les cauchemars, les paralysies du sommeil et ce trouble sont davantage associés au sommeil paradoxal.

17. Quelle combinaison décrit le mieux les fonctions auxquelles le sommeil contribue ?

La production de globules rouges, la filtration rénale et la densité osseuse
La thermorégulation, l’audition, la force musculaire et l’acuité visuelle
L’équilibre énergétique, l’immunité, la plasticité cérébrale et la santé cardiovasculaire
La digestion, la vision, la croissance osseuse et la coordination motrice

L’équilibre énergétique, l’immunité, la plasticité cérébrale et la santé cardiovasculaire

Explication

Le sommeil participe à l’équilibre énergétique, aux fonctions immunitaires et endocriniennes, à la plasticité cérébrale, à la régulation émotionnelle ainsi qu’à la santé métabolique et cardiovasculaire. Les autres combinaisons attribuent au sommeil des fonctions qui ne correspondent pas à l’ensemble décrit ici.

18. Quelle caractéristique distingue correctement les principaux états du sommeil ?

Le sommeil lent léger facilite le réveil, le sommeil lent profond comporte des ondes lentes et le sommeil paradoxal associe activité cérébrale élevée et atonie musculaire.
Le sommeil lent léger comporte des ondes lentes, le sommeil lent profond facilite le réveil et le sommeil paradoxal maintient un tonus musculaire élevé.
Le sommeil lent léger provoque une atonie musculaire complète, le sommeil lent profond ressemble à l’éveil et le sommeil paradoxal facilite le réveil.
Le sommeil lent léger et le sommeil lent profond présentent une activité proche de l’éveil, tandis que le sommeil paradoxal produit les ondes les plus lentes.

Le sommeil lent léger facilite le réveil, le sommeil lent profond comporte des ondes lentes et le sommeil paradoxal associe activité cérébrale élevée et atonie musculaire.

Explication

Le sommeil lent léger permet un réveil relativement facile, le sommeil lent profond est associé aux ondes lentes et à un réveil plus difficile, tandis que le sommeil paradoxal combine une activité cérébrale proche de l’éveil et une atonie musculaire normalement complète. La deuxième proposition inverse notamment les caractéristiques du sommeil profond et du sommeil paradoxal.

19. Quelle situation justifie une évaluation approfondie et une sécurisation de l’environnement nocturne en cas de parasomnie ?

Un épisode isolé, bref et sans comportement moteur dangereux au cours de l’année
Des épisodes fréquents, prolongés, complexes ou associés à un risque de blessure
Une somnolence diurne légère apparaissant après une nuit exceptionnellement courte
Des rêves désagréables occasionnels sans réveil ni comportement observé par l’entourage

Des épisodes fréquents, prolongés, complexes ou associés à un risque de blessure

Explication

La fréquence, la durée, la complexité, la multiplicité ou le risque de blessure rendent nécessaire une évaluation approfondie et une adaptation de l’environnement nocturne. Un épisode isolé et sans danger ne présente pas le même niveau d’alerte clinique.

20. Pourquoi la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie est-elle considérée comme le traitement de référence ?

Elle combine des stratégies comportementales et un travail sur les croyances liées au sommeil
Elle traite les troubles du sommeil en recherchant d’abord une cause respiratoire chez chaque patient
Elle repose principalement sur une prescription prolongée d’hypnotiques adaptée à chaque nuit
Elle remplace les horaires réguliers par une durée de sommeil choisie selon les préférences individuelles

Elle combine des stratégies comportementales et un travail sur les croyances liées au sommeil

Explication

La TCC-I peut associer restriction du temps passé au lit, contrôle du stimulus, éviction des siestes et modification des croyances liées au sommeil. Une prescription prolongée d’hypnotiques ne définit pas cette thérapie et n’est pas la stratégie de référence au long cours.

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Quelle part de la vie le sommeil occupe-t-il environ ?

Environ un tiers de la vie.

Quelles fonctions le sommeil contribue-t-il à équilibrer ?

Il contribue à l’équilibre énergétique, immunitaire et endocrinien.

Quelles fonctions cérébrales et émotionnelles le sommeil soutient-il ?

Il soutient la plasticité cérébrale et la régulation émotionnelle.

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