★ À maîtriser
Chez les bactéries, les éléments constants comprennent :
Les éléments bactériens facultatifs comprennent :
🔄 La coloration de Gram comprend :
📌 Les bactéries Gram positives restent violettes après la décoloration à l’alcool parce que leur paroi épaisse retient le colorant, tandis que les bactéries Gram négatives se décolorent puis deviennent roses à la fuchsine.
Compléments
Le chromosome bactérien est constitué à 80 % d’ADN circulaire en double hélice surenroulé grâce à 4 topoisomérases et à 20 % d’ARN et de protéines.
Les plasmides sont du matériel génétique extrachromosomique circulaire de petite taille, souvent porteur de gènes impliqués dans la résistance aux antibiotiques.
Le peptidoglycane représente 90 % de la paroi des bactéries Gram positives et 10 % de celle des bactéries Gram négatives.
Les bactéries se divisent par scissiparité et non par mitose.
Les eucaryotes comprennent :
Procaryotes sans organites membranaires ; eucaryotes avec noyau et organites délimités
★ À maîtriser
Les membranes biologiques forment une bicouche lipidique d’environ 7,5 nm d’épaisseur moyenne, dont les molécules sont généralement liées par des liaisons faibles.
La membrane plasmique représente environ 60 % de lipides et 40 % de protéines, avec des proportions variables selon le type cellulaire et l’organite.
Compléments
Les glucides membranaires sont associés de façon covalente aux protéines ou aux lipides et se trouvent côté extracellulaire dans la membrane plasmique, ou côté luminal dans les membranes d’organites.
La membrane plasmique participe :
★ À maîtriser
Les lipides représentent en moyenne 60 % des constituants membranaires, avec des proportions indiquées de 40 % dans la membrane plasmique des globules rouges, 70 % dans celle des oligodendrocytes et 50 % dans celle des hépatocytes.
Les lipides membranaires comprennent :
Les glycérophospholipides sont synthétisés dans le réticulum endoplasmique et comportent un glycérol, deux chaînes d’acides gras de 14 à 24 carbones et un phosphate lié à un alcool.
📌 La phosphatidylsérine porte une charge globale négative et se trouve généralement dans le feuillet interne, tandis que la phosphatidylcholine et la phosphatidyléthanolamine sont globalement neutres.
📌 Les acides gras saturés renforcent la cohésion et limitent la fluidité membranaire, tandis que les acides gras insaturés, dont les chaînes sont coudées, augmentent la fluidité.
Compléments
Les glycérophospholipides sont nommés selon l’alcool lié au phosphate, notamment phosphatidylsérine, phosphatidylinositol, phosphatidylcholine, phosphatidylglycérol et phosphatidyléthanolamine.
Les sphingophospholipides comportent un squelette de sphingosine, un acide gras lié au NH2 du carbone 2 par une liaison amide et un phosphate lié à un alcool sur le OH du carbone 1.
Le cholestérol est un constituant des radeaux lipidiques et les membranes d’enveloppe des organites membranaires en contiennent très peu.
★ À maîtriser
📌 Les protéines intrinsèques sont intégrées à la bicouche ou ancrées à un feuillet, tandis que les protéines extrinsèques y sont liées par des interactions non covalentes.
📌 Les protéines transmembranaires traversent toute la bicouche, alors que les protéines monotopiques ne sont intégrées que dans un seul feuillet.
📌 Les protéines extrinsèques se détachent par rupture d’interactions faibles sans dégrader la bicouche, tandis que la récupération des protéines intrinsèques nécessite de dégrader la bicouche lipidique.
Compléments
Les protéines transmembranaires possèdent généralement un segment riche en acides aminés hydrophobes d’environ 20 à 25 résidus pour traverser la bicouche.
Les segments transmembranaires peuvent adopter une hélice α, la configuration la plus courante, ou plus rarement un feuillet β.
Une protéine ancrée par un GPI se trouve toujours dans le feuillet extracellulaire et est ancrée par son extrémité C-terminale.
Intrinsèques liées à la bicouche ; extrinsèques liées par des interactions faibles
★ À maîtriser
Les glucides membranaires sont liés de façon covalente aux lipides sous forme de glycolipides ou aux protéines sous forme de glycoprotéines ou de protéoglycanes.
Les glucides membranaires participent : à la rigidification de la membrane, à sa protection contre les agressions mécaniques ou chimiques, à la reconnaissance intercellulaire, au marquage cellulaire, à la reconnaissance du soi et du non-soi
Compléments
★ À maîtriser
En milieu aqueux, les lipides membranaires peuvent s’assembler en :
Les radeaux lipidiques sont des microdomaines membranaires rigides, de faible densité, dynamiques et impliqués dans la signalisation ainsi que dans des phénomènes de transport et d’exocytose.
La membrane plasmique est asymétrique : la sphingomyéline et la phosphatidylcholine sont majoritairement dans le feuillet externe, tandis que la phosphatidylsérine et la phosphatidyléthanolamine sont majoritairement dans le feuillet interne.
La fluidité membranaire augmente avec la température et avec la proportion d’acides gras insaturés, mais diminue avec le cholestérol à température physiologique humaine, les acides gras saturés et l’augmentation du nombre de protéines.
Compléments
Un liposome est une vésicule créée artificiellement pouvant servir de vecteur thérapeutique pour transporter un médicament.
Les radeaux lipidiques contiennent : des sphingolipides, du cholestérol, des acides gras saturés, des protéines transmembranaires à long domaine transmembranaire, des protéines ancrées par des GPI, des protéines ancrées par des acides gras sur la face interne
Les glucides membranaires et les protéines ancrées par un GPI sont situés du côté extracellulaire de la membrane plasmique.
Les lipides peuvent effectuer une rotation sur place, une diffusion latérale, un swing et une flexion dans leur feuillet, tandis que le flip-flop entre feuillets est exceptionnel et très lent, à raison d’une bascule en deux semaines.
Plus d’insaturation → plus de fluidité
★ À maîtriser
Au pôle apical des cellules épithéliales, les microvillosités sont des déformations en doigts de gant et les cils vibratiles sont des expansions membranaires mobiles.
Les cellules épithéliales présentent des invaginations membranaires au pôle basal et des interdigitations au pôle latéral.
Compléments
★ À maîtriser
La membrane cellulaire forme une barrière entre le milieu extérieur et le cytoplasme qui retient à l’intérieur de la cellule les molécules indispensables à sa vie.
La perméabilité de la membrane permet les échanges de gaz, d’ions et de métabolites essentiels entre le milieu extérieur et le cytoplasme.
La bicouche lipidique laisse diffuser les molécules lipophiles, comme les hormones stéroïdiennes, les hormones thyroïdiennes et les vitamines ADEK, de petites molécules polaires non chargées comme l’urée, l’éthanol et le glycérol, ainsi que des molécules apolaires ou relativement peu polaires comme O₂, CO₂, N₂ et NO.
La bicouche lipidique constitue une barrière à la diffusion des ions et des molécules polaires de masse moléculaire supérieure à 150 Da.
📌 Le transport passif se fait sans apport d’énergie extérieure, tandis que le transport actif nécessite un apport d’énergie.
Au repos, l’intérieur de la cellule est négatif par rapport à l’extérieur et le potentiel de membrane varie de −100 mV à −20 mV selon le type de cellule, tandis que le cytosol et le milieu extracellulaire restent globalement électriquement neutres.
La diffusion simple fait traverser directement la bicouche aux petites molécules non chargées ou liposolubles selon leur gradient, sans énergie extérieure ni protéine, jusqu’à l’équilibre des concentrations.
📌 La diffusion simple est insaturable et sa vitesse augmente linéairement avec la concentration transportée, tandis que le transport avec perméase est saturable et atteint une vitesse maximale lorsque les perméases sont occupées.
Compléments
La vitesse de diffusion simple augmente avec le gradient et l’hydrophobicité de la molécule et diminue lorsque sa taille augmente.
La diffusion facilitée transporte des molécules hydrophiles, comme l’eau, le glucose, les ions, les acides aminés et les nucléotides, à travers une perméase sans dépense d’énergie et selon leur gradient.
Passif : avec le gradient ; actif : contre le gradient.
★ À maîtriser
Compléments
La pompe H⁺-ATPase acidifie les compartiments vacuolaires eucaryotes, notamment les endosomes, les lysosomes, l’appareil de Golgi, certaines vésicules à clathrine et les vésicules synaptiques ; dans la membrane plasmique, elle transporte les H⁺ vers l’extérieur.
La pompe Ca²⁺/H⁺-ATPase maintient une concentration de Ca²⁺ plus faible dans le cytosol que dans le milieu extracellulaire.
Chaque pompe Na⁺/K⁺-ATPase hydrolyse 100 molécules d’ATP par seconde et possède trois sites de fixation du Na⁺, deux sites de fixation du K⁺ et un site de phosphorylation porté par sa sous-unité α.
Après stimulation par la prise d’aliments, l’histamine, la gastrine et l’acétylcholine se fixent à leurs récepteurs, entraînent la libération d’AMPc ou de Ca²⁺ dans le cytosol, puis des protéines kinases activent la pompe H⁺/K⁺.
L’oméprazole inhibe la pompe gastrique H⁺/K⁺-ATPase et est utilisé dans le traitement des ulcères gastriques.
📌 Les transporteurs ABC utilisent l’ATP pour transporter spécifiquement et unidirectionnellement un ou plusieurs substrats, mais, contrairement aux pompes classiques, ils ne créent pas de gradients ioniques primaires.
Hydrolyse de l’ATP → gradient ionique.
★ À maîtriser
📌 Un uniport transporte une seule substance passivement selon son gradient, tandis qu’un symport ou un antiport couple le passage de deux substances et réalise un transport actif secondaire.
📌 GLUT1 est ubiquitaire, notamment abondant dans les globules rouges et les cellules cérébrales, et possède une forte affinité pour le glucose ; GLUT2 est particulièrement présent dans le rein, les cellules β pancréatiques, le foie et l’intestin et possède une faible affinité pour le glucose ; GLUT3 est présent dans le cerveau et les neurones.
Le symport Na⁺/glucose fait entrer le Na⁺ selon son gradient et transporte le glucose contre son gradient ; SGLT1 est présent dans la muqueuse de l’intestin grêle et le segment 3 des tubules proximaux, tandis que SGLT2 se trouve dans les segments 1 et 2 des tubules proximaux.
L’antiport Na⁺/Ca²⁺ échange trois Na⁺ contre un Ca²⁺ et est électrogène ; le gradient électrochimique de Na⁺ dirigé vers l’intérieur permet généralement l’expulsion du Ca²⁺ hors de la cellule.
Dans le tubule proximal rénal, SGLT2 réabsorbe 90 % du glucose filtré dans les segments 1 et 2, puis SGLT1 et GLUT1 réabsorbent les 10 % restants dans le segment S3.
La réabsorption rénale du glucose est efficace jusqu’à une glycémie de 11 mmol/l ; au-delà, la saturation des transporteurs entraîne une glycosurie, et ce seuil peut s’abaisser en cas d’hyperfiltration.
Compléments
Les transporteurs membranaires sont généralement des protéines transmembranaires formées de 12 segments hydrophobes en hélices α, dont les extrémités N-ter et C-ter sont cytoplasmiques, et le transport qu’ils assurent nécessite un changement de conformation.
Un uniporteur capture une substance d’un côté de la membrane, change de conformation pour la libérer de l’autre côté, puis reprend sa conformation initiale.
GLUT1 peut aussi transporter le mannose et le fructose, tandis que GLUT2 peut aussi transporter le fructose et le galactose.
Les échangeurs Na⁺/H⁺ et Cl⁻/HCO₃⁻ régulent souvent conjointement le pH intracellulaire : l’échangeur Na⁺/H⁺ fait entrer Na⁺ et sortir H⁺, limitant l’acidité cytoplasmique, tandis que l’échangeur Cl⁻/HCO₃⁻ fait entrer Cl⁻ et sortir HCO₃⁻, contribuant à acidifier le cytoplasme.
Dans l’intestin, les SGLT apicaux font entrer le glucose dans l’entérocyte grâce au gradient de Na⁺ créé par la Na⁺/K⁺-ATPase, puis GLUT basolatéral permet sa sortie vers le sang selon son gradient.
Une atteinte de la Na⁺/K⁺-ATPase, de la synthèse d’ATP par la chaîne respiratoire mitochondriale ou d’un transporteur ou cotransporteur peut provoquer une glycosurie par défaut de réabsorption rénale du glucose.
Symport : même sens ; antiport : sens opposés.
★ À maîtriser
Les trois familles de canaux ioniques sélectifs sont :
Dans un neurone au repos, le potentiel de membrane est de −70 mV, le Na⁺ est majoritairement extracellulaire et le K⁺ majoritairement intracellulaire ; la Na⁺/K⁺-ATPase maintient ce déséquilibre.
Compléments
Les canaux ioniques sont le système de transport le plus rapide, avec une vitesse moyenne de 10⁶ ions par seconde.
Les canaux membranaires contribuent à : la régulation du volume cellulaire et des flux de fluides, la régulation du potentiel électrique membranaire, le déclenchement de phénomènes comme la contraction musculaire ou la sécrétion de neurotransmetteurs
Le récepteur nicotinique à l’acétylcholine est un canal ligand-dépendant à activité de canal sodique situé dans la membrane postsynaptique.
Na⁺ entre → dépolarisation ; K⁺ sort → repolarisation.
★ À maîtriser
📌 Un milieu isotonique a la même pression osmotique et la même concentration totale en solutés que le milieu intracellulaire et n’entraîne pas de mouvement d’eau notable ; un milieu hypotonique a une pression osmotique et une concentration en solutés plus faibles et fait entrer l’eau dans la cellule ; un milieu hypertonique a une pression osmotique et une concentration en solutés plus élevées et fait sortir l’eau de la cellule.
Compléments
📌 Les hématies gardent leur forme de disque biconcave en milieu isotonique, deviennent crénelées par perte d’eau en milieu hypertonique (plasmolyse) et gonflent en milieu hypotonique, pouvant éclater en globules rouges fantômes (hémolyse).
Les liquides isotoniques utilisés pour les perfusions ou les transfusions compensatoires ont une osmolarité indiquée de 320 mOsm.
L’hormone antidiurétique, ou vasopressine, produite par l’hypothalamus et libérée par la post-hypophyse, favorise l’expression des aquaporines dans les cellules du tube collecteur rénal et limite ainsi le volume urinaire.
Le diabète insipide peut résulter d’une absence de vasopressine fonctionnelle (diabète insipide central) ou d’une aquaporine 2 non fonctionnelle (diabète insipide néphrogénique) et entraîner une production allant jusqu’à 30 litres d’urine par jour.
Hypotonique : l’eau entre ; hypertonique : l’eau sort.
| Constituant | Répartition ou propriété |
|---|---|
| Sphingomyéline | Majoritairement dans le feuillet externe |
| Phosphatidylcholine | Plus abondante dans le feuillet externe |
| Phosphatidylsérine | Dans le feuillet interne ; charge négative côté cytosolique |
| Phosphatidyléthanolamine | Majoritairement dans le feuillet interne |
| Glucides et GPI | Côté extracellulaire |
| Transport | Énergie | Direction | Perméase |
|---|---|---|---|
| Diffusion simple | Aucun apport extérieur | Selon le gradient | Non |
| Diffusion facilitée | Aucun apport extérieur | Selon le gradient | Oui |
| Transport actif primaire | Énergie directe, souvent ATP | Contre le gradient | Pompe |
| Transport actif secondaire | Énergie d’un gradient ionique | Une substance contre son gradient | Symporteur ou antiporteur |
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1. Quelle organisation caractérise les procaryotes comme les archéobactéries et les eubactéries ?
2. Lorsqu’on décrit les éléments constants d’une bactérie, quelles structures faut-il retenir ?
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Quelles structures membranaires et nucléaires manquent aux procaryotes ?
Ils ne possèdent ni organites membranaires ni noyau véritable.
Quels éléments constants caractérisent les bactéries ?
Le nucléoïde, le cytoplasme, la paroi et la membrane cytoplasmique.
Quels éléments bactériens sont facultatifs ?
La capsule, le flagelle, les pili, le glycocalyx et les plasmides.
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