★ À maîtriser
L’exploration biologique hépatique peut confirmer un diagnostic, orienter un diagnostic différentiel, suivre l’évolution de la maladie et évaluer l’efficacité d’un traitement.
Les quatre grands syndromes hépatiques sont :
📌 Les syndromes hépatiques peuvent se superposer, mais le syndrome prédominant oriente le diagnostic et contribue à déterminer le traitement.
Compléments
L’exploration du foie peut associer des marqueurs biochimiques, de l’imagerie et, parfois, une analyse histologique.
La biopsie hépatique est à éviter autant que possible en raison de la forte vascularisation du foie et du risque hémorragique.
La datation du début des symptômes aide à distinguer une forme aiguë d’une forme chronique, distinction importante pour la prise en charge.
📌 La cirrhose n’est pas un des quatre grands syndromes hépatiques ; elle correspond à une destruction progressive du foie et peut associer plusieurs syndromes.
★ À maîtriser
📌 La cholestase extra-hépatique résulte d’un obstacle sur les voies biliaires après le foie, tandis que la cholestase intra-hépatique résulte d’une atteinte des hépatocytes ou des canalicules biliaires dans le foie.
Compléments
Les causes intra-hépatiques citées comprennent :
La cirrhose biliaire primitive est une maladie auto-immune qui touche surtout les femmes de plus de 50 ans.
Les médicaments, notamment les neuroleptiques, et la grossesse sont également cités parmi les causes de cholestase intra-hépatique.
★ À maîtriser
L’obstruction biliaire empêche l’écoulement de la bile dans le tube digestif et entraîne le reflux plasmatique d’éléments normalement éliminés par la bile.
L’accumulation d’acides biliaires dans le sang provoque un prurit.
📌 La cholestase extra-hépatique entraîne principalement une hyperbilirubinémie conjuguée, tandis que la cholestase intra-hépatique peut entraîner une bilirubinémie mixte.
Compléments
La cholestase peut entraîner une hypercholestérolémie, mais cette anomalie ne permet pas à elle seule de poser le diagnostic.
La pression liée à l’obstruction biliaire induit l’augmentation des enzymes membranaires hépatiques PAL, 5′-nucléotidase et γ-GT.
Le défaut de sels biliaires réduit l’absorption intestinale de :
L’absence d’élimination de bilirubine conjuguée dans les selles peut les décolorer.
Obstacle biliaire → reflux sanguin des éléments normalement éliminés par la bile.
★ À maîtriser
L’ictère cholestatique correspond à une coloration jaune de la peau et orangée des conjonctives, avec des urines jaune-orangé, liée à l’accumulation sanguine de bilirubine conjuguée.
L’échographie est l’examen clé pour confirmer une cholestase et rechercher notamment une obstruction extra-hépatique.
Le bilan de première intention comprend le dosage de la bilirubine totale et des enzymes PAL et γ-GT ; l’augmentation de ces enzymes est considérée notable au-delà de trois fois la valeur usuelle.
Compléments
Le prurit cholestatique est lié à la présence d’acides biliaires dans le sang et au dépôt de sels biliaires dans l’épiderme.
La malabsorption de vitamine K peut provoquer des troubles de la coagulation, avec apparition facile d’ecchymoses.
La bilirubine libre est lipophile et se trouve dans le secteur vasculaire, tandis que la bilirubine conjuguée est hydrophile et peut être éliminée par voie rénale, colorant les urines en orange.
L’association d’une douleur, d’un ictère, d’une hyperbilirubinémie et d’une augmentation des PAL et γ-GT évoque une cholestase.
L’examen macroscopique peut montrer des urines fortement colorées ainsi que des selles décolorées et grasses.
★ À maîtriser
Compléments
La cholestase peut s’accompagner d’une augmentation du cholestérol, des acides biliaires totaux et de la 5′-nucléotidase, cette dernière pouvant préciser l’origine hépatique d’une augmentation des PAL.
Le foie synthétise les facteurs de coagulation I, II, V, VII et X ; les facteurs II, VII et X nécessitent la vitamine K pour être activés.
📌 En l’absence d’augmentation du taux de prothrombine après administration de vitamine K, une insuffisance hépatocellulaire est évoquée.
★ À maîtriser
La spectrophotométrie infrarouge peut identifier les constituants suivants des calculs biliaires :
En cas de suspicion d’atteinte extrahépatique, l’examen d’imagerie indiqué est l’échographie, tandis qu’un scanner est plutôt utilisé pour une atteinte hépatique.
Compléments
Les acides biliaires sont explorés par chromatographie, et la bilirubine delta par dosage spécifique.
La HPLC permet l’analyse des bilirubines.
L’analyse des calculs par spectrophotométrie infrarouge peut guider la prise en charge des cholestases récidivantes; l’intervention visant à retirer un calcul expose à un risque de septicémie avec fièvre, hypotension et altération de l’état général.
Une cholestase peut entraîner une cirrhose, un hématome ou une effraction de la voie biliaire avec risque d’infection et de septicémie.
★ À maîtriser
Les enzymes citées comme libérées lors d’une cytolyse sont :
Les causes de cytolyse citées comprennent :
📌 Une hépatite est dite chronique lorsque la nécrose et l’inflammation persistent plus de 6 mois; la cytolyse est alors généralement peu massive et les transaminases restent élevées, autour de 100 à 150 UMI.
Le rapport ASAT/ALAT est normalement inférieur à 1 dans le foie, tandis qu’il peut dépasser 1 chez les personnes ayant un alcoolisme chronique; ce rapport n’est pas un critère diagnostique déterminant de l’alcoolisme.
Le suivi d’une hépatite aiguë repose sur des dosages répétés des transaminases, effectués toutes les 8 heures, afin d’évaluer leur amplitude et leur évolution; une baisse en quelques semaines accompagne une résolution, tandis qu’une élévation persistante peut correspondre à une évolution chronique.
Compléments
La maladie de Wilson est associée à un défaut de transport du cuivre et à un déficit en céruléoplasmine.
Une hépatite fulminante peut provoquer une nécrose hépatique massive et atteindre 5 000 unités internationales/mL; une greffe peut être nécessaire.
Le foie peut continuer à fonctionner après la perte de la moitié de ses hépatocytes; une insuffisance hépatocellulaire est observée autour de 80 % de perte du tissu hépatique.
Les valeurs d’ALAT indiquées sont de 38 en valeur usuelle, de 300 à 500 dans une hépatite aiguë et de 1 000 à 2 000 dans une hépatite fulminante.
La ferritine et la LDH peuvent augmenter lors d’une cytolyse; la LDH est peu spécifique, car elle augmente aussi lors d’atteintes musculaires ou cardiaques.
Membrane hépatocytaire altérée → enzymes libérées dans le sang
★ À maîtriser
📌 La CRP et les variations d’immunoglobulines signalent une inflammation ou une infection générale pouvant toucher le foie, mais ne mesurent pas une réaction inflammatoire propre aux hépatocytes.
Compléments
📌 Les ictères de cholestase sont le plus souvent à bilirubine conjuguée, tandis que certains sont à bilirubine mixte, associant bilirubine libre et conjuguée.
★ À maîtriser
📌 L’augmentation polyclonale correspond à une production d’anticorps ciblant différents épitopes, tandis qu’une augmentation monoclonale est observée dans les hémopathies.
Compléments
L’électrophorèse des protéines sériques met en évidence une augmentation des gammaglobulines et une augmentation de la fraction située sous le bloc bêta-gamma.
Les immunoglobulines polyclonales peuvent être dosées par immunonéphélométrie ou immunoturbidimétrie.
Les cirrhoses s’accompagnent d’une augmentation prédominante des IgA ; les hépatites virales, toxiques ou médicamenteuses d’une augmentation des IgM et/ou des IgA ; la cirrhose biliaire primitive d’une augmentation des IgM et des IgG ; et l’hépatite chronique active d’une augmentation importante des IgG, modérée des IgM et légère des IgA.
L’inflammation hépatique ne suffit pas à poser un diagnostic et témoigne de la souffrance cellulaire.
Dans l’inflammation chronique, la matrice extracellulaire pathologique prend progressivement la place du tissu fonctionnel et conduit à une fibrose hépatique.
Destruction chronique → inflammation → recrutement immunitaire et fibrose
★ À maîtriser
Dans la fibrose, la matrice extracellulaire pathologique, composée notamment de collagène et de protéoglycanes, désorganise l’architecture du tissu hépatique et entrave les échanges entre sinusoïdes et hépatocytes.
Le Fibrotest combine six paramètres : alpha-2-macroglobuline, haptoglobine, apolipoprotéine A1, bilirubine totale, G-GT et ALAT, puis un algorithme calcule un score tenant aussi compte de l’âge, du sexe et des altérations observées.
Compléments
Le diagnostic classique du stade de fibrose repose sur l’examen anatomopathologique d’un fragment hépatique prélevé par ponction-biopsie hépatique, examen invasif, coûteux et associé à un risque hémorragique.
Le Fibrotest et l’Actitest combinent des paramètres biologiques pour obtenir un score, tandis que le Fibroscan évalue la fibrose par élastométrie.
★ À maîtriser
L’insuffisance hépatocellulaire apparaît lorsque plus de 80 % des hépatocytes sont détruits.
L’insuffisance hépatocellulaire diminue :
La baisse du taux de prothrombine et l’augmentation du temps de Quick reflètent une diminution de synthèse des facteurs II, V, VII et X ; le facteur V est dosé car sa synthèse hépatique ne nécessite pas de vitamine K.
Compléments
📌 L’insuffisance hépatocellulaire peut survenir au cours de maladies chroniques, comme la cirrhose, l’hépatite ou la cholestase, ou d’une maladie aiguë, comme une hépatite fulminante virale ou toxique ou une intoxication au paracétamol.
Au stade terminal, la diminution de l’uréogenèse abaisse l’urémie et augmente l’ammoniémie, ce qui contribue à l’encéphalopathie hépatique.
L’insuffisance hépatocellulaire diminue les taux sanguins d’albumine, de préalbumine, de transferrine, d’haptoglobine, d’orosomucoïde et de dérivés du complément.
Le bilan d’insuffisance hépatocellulaire dose principalement l’albumine et le facteur V, et peut être complété par un scanner pour évaluer la nécrose hépatique.
Lors d’une hépatite aiguë, les transaminases sont dosées toutes les 8 heures et leur évolution est suivie en parallèle de celle du facteur V et de l’albuminémie.
Les tests dynamiques d’épuration plasmatique et d’excrétion biliaire consistent à administrer une substance exogène métabolisée par le foie et éliminée par voie biliaire, puis à suivre la décroissance de sa concentration plasmatique pour évaluer son élimination et la capacité résiduelle hépatique.
📌 La clairance au vert indocyanine est utilisée dans l’insuffisance hépatocellulaire, la cirrhose et la transplantation, tandis que la clairance au bromosulfonaphtaléine dépend davantage de la fonction biliaire et sert au suivi des maladies chroniques des voies biliaires.
★ À maîtriser
Compléments
Les cytochromes P450 notamment exprimés sont :
Les cellules HepaRG permettent d'étudier les effets toxiques directs d'une molécule et de certains de ses métabolites sur les cellules hépatiques.
★ À maîtriser
Compléments
À J3, les cellules HepaRG sont allongées et fusiformes, espacées, peu confluentes et encore en phase de prolifération.
À J14, les cellules HepaRG sont plus nombreuses, forment une monocouche dense et confluente, et des cellules à morphologie polygonale apparaissent.
À J30, les cellules HepaRG sont plus matures et présentent une activité métabolique hépatique plus importante.
J3 prolifère, J14 se densifie, J30 se différencie.
★ À maîtriser
📌 Les altérations morphologiques observées à 100 µM sont plus marquées qu'à 1 µM et suggèrent un effet cytotoxique dépendant de la concentration en SFT-19.
Compléments
Après 48 h d'exposition à 1 µM de SFT-19, la morphologie reste proche du contrôle, malgré quelques cellules arrondies et réfringentes ainsi que des zones claires intracellulaires.
Après 48 h d'exposition à 100 µM de SFT-19, les cellules deviennent nombreuses à être arrondies et réfringentes, leur monocouche se désorganise et leur aspect devient granuleux avec de nombreuses structures claires.
📌 L'observation en contraste de phase seule ne permet pas de conclure à une nécrose ou à une apoptose.
1 µM préserve la monocouche ; 100 µM la désorganise.
★ À maîtriser
Le dosage de LDH se traite en calculant la moyenne du bruit de fond, en soustrayant ce bruit aux mesures, en calculant les moyennes des conditions, puis en normalisant les valeurs corrigées par rapport au contrôle fixé à 100 %.
Le relargage de LDH normalisé après 48 h vaut :
📌 À 1 µM, l'augmentation du relargage de LDH est de 9,8 % et ne permet pas de conclure à une cytotoxicité significative, tandis qu'à 100 µM le relargage est multiplié par environ 2,5 et indique une atteinte importante de l'intégrité membranaire.
Compléments
📐 Formule - Le pourcentage de LDH par rapport au contrôle se calcule ainsi : .
📌 La LDH n'est pas spécifique du foie et son dosage renseigne sur la perte d'intégrité membranaire sans déterminer précisément le mécanisme de mort cellulaire ni détecter les hépatotoxicités sans dommage membranaire.
Lésion membranaire → libération de LDH → signal accru.
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1. Chez un patient atteint d’une maladie hépatique, les marqueurs biologiques sont mesurés à plusieurs consultations afin de voir comment la maladie évolue. Quelle fonction de l’exploration biologique est ainsi utilisée ?
2. Quels sont les quatre grands syndromes utilisés pour structurer l’exploration hépatique ?
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Quels objectifs l’exploration biologique hépatique peut-elle remplir ?
Elle peut confirmer un diagnostic, orienter le diagnostic différentiel, suivre la maladie et évaluer l’efficacité du traitement.
Quels sont les quatre grands syndromes hépatiques ?
La cholestase, la cytolyse, l’inflammation hépatique et l’insuffisance hépatocellulaire.
Quel syndrome guide le diagnostic et le traitement lorsque les syndromes hépatiques se superposent ?
Le syndrome prédominant.
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