QCM : Syndromes hépatiques et cholestase (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez un patient atteint d’une maladie hépatique, les marqueurs biologiques sont mesurés à plusieurs consultations afin de voir comment la maladie évolue. Quelle fonction de l’exploration biologique est ainsi utilisée ?

Orienter le diagnostic différentiel
Confirmer le diagnostic initial
Suivre l’évolution de la maladie
Évaluer l’efficacité du traitement

Suivre l’évolution de la maladie

Explication

La comparaison des marqueurs au fil des consultations permet de suivre l’évolution de la maladie. La confirmation initiale, le diagnostic différentiel et l’évaluation thérapeutique sont d’autres objectifs possibles, mais ne décrivent pas ici l’usage visé.

2. Quels sont les quatre grands syndromes utilisés pour structurer l’exploration hépatique ?

Cholestase, cholécystite, inflammation hépatique et insuffisance hépatocellulaire
Cholestase, cytolyse, inflammation hépatique et insuffisance hépatocellulaire
Cholestase, fibrose, inflammation hépatique et insuffisance hépatocellulaire
Cholestase, cytolyse, inflammation hépatique et insuffisance rénale

Cholestase, cytolyse, inflammation hépatique et insuffisance hépatocellulaire

Explication

Les quatre grands syndromes sont la cholestase, la cytolyse, l’inflammation hépatique et l’insuffisance hépatocellulaire. La fibrose, l’insuffisance rénale et la cholécystite ne remplacent pas l’un de ces syndromes dans cette classification.

3. Une patiente présente simultanément des signes de cytolyse et de cholestase, mais les signes de cholestase dominent le tableau. Comment interpréter cette coexistence pour orienter la prise en charge ?

Les syndromes peuvent se superposer et le plus marqué guide l’orientation et le traitement
Les syndromes associés s’annulent et ne permettent pas d’orienter le diagnostic
Leur coexistence empêche de choisir une orientation diagnostique ou thérapeutique
Les deux syndromes ont le même poids et doivent guider également le traitement

Les syndromes peuvent se superposer et le plus marqué guide l’orientation et le traitement

Explication

Plusieurs syndromes hépatiques peuvent être présents à la fois, mais le syndrome prédominant aide à orienter le diagnostic et à déterminer le traitement. L’annulation, l’égalité de poids ou l’impossibilité d’orienter ne découlent pas de cette coexistence.

4. Une diminution de la sécrétion biliaire entraîne le reflux sanguin de substances normalement éliminées dans la bile. Quel terme désigne cet ensemble de signes ?

L’inflammation hépatique
La cytolyse
L’insuffisance hépatocellulaire
La cholestase

La cholestase

Explication

La cholestase désigne les signes liés à une diminution de la sécrétion biliaire, avec reflux sanguin d’éléments normalement éliminés par la bile. La cytolyse concerne la lyse des hépatocytes, tandis que les deux autres termes désignent d’autres syndromes.

5. Un patient présente une obstruction située après le foie, sur une voie biliaire extra-hépatique. De quel type de cholestase s’agit-il ?

Une cholestase intra-hépatique d’origine auto-immune
Une cholestase intra-hépatique par atteinte des hépatocytes
Une cholestase intra-hépatique par atteinte des canalicules
Une cholestase extra-hépatique

Une cholestase extra-hépatique

Explication

Un obstacle situé sur les voies biliaires après le foie correspond à une cholestase extra-hépatique. Les atteintes des hépatocytes ou des canalicules se situent dans le foie et relèvent donc de la cholestase intra-hépatique.

6. Une échographie met en évidence un calcul bloquant une voie biliaire après le foie. Quelle cause de cholestase ce tableau illustre-t-il ?

Une atrésie biliaire du nourrisson, cause extra-hépatique
Un cancer de l’ampoule de Vater, cause extra-hépatique
Une hépatite, cause intra-hépatique
Un calcul biliaire, cause extra-hépatique

Un calcul biliaire, cause extra-hépatique

Explication

Les calculs biliaires figurent parmi les causes extra-hépatiques de cholestase et correspondent à l’obstacle observé. Le cancer de l’ampoule de Vater et l’atrésie sont d’autres causes extra-hépatiques possibles, tandis que l’hépatite est une cause intra-hépatique.

7. Chez une personne présentant une obstruction des voies biliaires, la bile continue d’être produite mais ne rejoint plus le tube digestif. Quelle conséquence générale en découle ?

Des éléments normalement éliminés par la bile refluent dans le plasma
La bile est davantage éliminée dans le tube digestif
Les éléments biliaires restent confinés dans les voies biliaires
La production biliaire s’arrête et supprime le reflux plasmatique

Des éléments normalement éliminés par la bile refluent dans le plasma

Explication

L’obstruction empêche l’écoulement de la bile vers le tube digestif et entraîne le reflux plasmatique d’éléments qui auraient normalement été éliminés par elle. Une diminution de production, une élimination digestive accrue ou un arrêt complet de la bile ne décrivent pas ce mécanisme.

8. Une patiente atteinte de cholestase présente des démangeaisons importantes. Quelle accumulation sanguine explique ce symptôme ?

L’accumulation de cholestérol dans le sang
L’accumulation d’acides biliaires dans le sang
L’accumulation de bilirubine conjuguée dans le sang
L’augmentation des enzymes membranaires dans le sang

L’accumulation d’acides biliaires dans le sang

Explication

L’accumulation sanguine d’acides biliaires provoque le prurit cholestatique. La bilirubine est associée à l’ictère, tandis que le cholestérol et les enzymes hépatiques ne sont pas la cause indiquée des démangeaisons.

9. Deux personnes présentent une cholestase : l’obstruction est extra-hépatique chez la première et intra-hépatique chez la seconde. Quelle association de profils bilirubiniques est attendue ?

Mixte pour la forme extra-hépatique, conjuguée pour la forme intra-hépatique
Mixte pour les formes extra-hépatique et intra-hépatique
Conjuguée pour la forme extra-hépatique, mixte pour la forme intra-hépatique
Conjuguée pour les formes extra-hépatique et intra-hépatique

Conjuguée pour la forme extra-hépatique, mixte pour la forme intra-hépatique

Explication

La cholestase extra-hépatique entraîne principalement une hyperbilirubinémie conjuguée, alors que la forme intra-hépatique peut donner une bilirubinémie mixte. L’inversion des profils et l’attribution d’un profil identique aux deux formes confondent cette distinction.

10. Une personne atteinte de cholestase présente une peau jaunâtre, des conjonctives orangées et des urines jaune-orangé. Quelle accumulation explique cet ensemble de signes ?

Les acides biliaires accumulés dans le sang
La bilirubine non conjuguée accumulée dans le sang
La bilirubine conjuguée accumulée dans le sang
Les sels biliaires déposés dans l’épiderme

La bilirubine conjuguée accumulée dans le sang

Explication

L’ictère cholestatique est lié à l’accumulation sanguine de bilirubine conjuguée et associe coloration jaune de la peau, conjonctives orangées et urines jaune-orangé. Les acides biliaires et les sels biliaires déposés dans l’épiderme sont plutôt liés au prurit.

11. Chez une personne présentant des signes évocateurs de cholestase, quel examen constitue l’étape clé pour confirmer cette suspicion et rechercher une obstruction extra-hépatique ?

Une échographie
Un examen macroscopique des excreta
Un dosage de la bilirubine totale
Un dosage des PAL et de la γ-GT

Une échographie

Explication

L’échographie est l’examen clé pour confirmer une cholestase et rechercher notamment une obstruction extra-hépatique. Le dosage de la bilirubine et celui des enzymes font partie du bilan biologique, mais ne remplacent pas cet examen d’imagerie.

12. Le bilan initial d’une personne suspectée de cholestase montre une bilirubine totale élevée, des PAL à 3,4 fois la valeur usuelle et une γ-GT à 2,8 fois cette valeur. Quelle interprétation correspond au seuil indiqué pour les enzymes ?

Le bilan comprend bilirubine totale, PAL et γ-GT; seules les PAL dépassent le seuil notable
Le bilan comprend bilirubine totale, PAL et γ-GT; les deux enzymes dépassent le seuil notable
Le bilan comprend les PAL et la γ-GT; la bilirubine totale n’en fait pas partie
Le bilan comprend bilirubine totale et γ-GT; les PAL ne font pas partie du bilan initial

Le bilan comprend bilirubine totale, PAL et γ-GT; seules les PAL dépassent le seuil notable

Explication

Le bilan de première intention comprend la bilirubine totale, les PAL et la γ-GT; une augmentation enzymatique est notable au-delà de trois fois la valeur usuelle. Ici, 3,4 fois dépasse le seuil pour les PAL, contrairement à 2,8 fois pour la γ-GT.

13. Une personne atteinte de cholestase présente un taux de prothrombine diminué en raison d’une malabsorption de vitamine K. Quel mécanisme explique cette diminution ?

L’absorption réduite de vitamine K diminue l’activité du taux de prothrombine.
L’excès de vitamine K lié à la cholestase diminue l’activité du taux de prothrombine.
La synthèse réduite de vitamine K par le foie diminue directement le taux de prothrombine.
L’accumulation de bilirubine conjuguée diminue directement le taux de prothrombine.

L’absorption réduite de vitamine K diminue l’activité du taux de prothrombine.

Explication

La cholestase peut réduire l’absorption de vitamine K, ce qui diminue l’activité du taux de prothrombine. La synthèse hépatique de vitamine K, son excès et la bilirubine conjuguée ne correspondent pas au mécanisme décrit.

14. Chez une personne atteinte de cholestase, le taux de prothrombine reste bas après l’administration de vitamine K. Quelle anomalie faut-il alors évoquer ?

Une insuffisance hépatocellulaire.
Une malabsorption persistante de vitamine K.
Un excès de facteurs de coagulation dépendants de la vitamine K.
Une obstruction des voies biliaires sans atteinte hépatocellulaire.

Une insuffisance hépatocellulaire.

Explication

L’absence d’augmentation du taux de prothrombine après administration de vitamine K fait évoquer une insuffisance hépatocellulaire. La malabsorption vitaminique explique plutôt une amélioration après apport, tandis qu’une obstruction seule ou un excès de facteurs ne justifie pas cette règle.

15. Après le retrait d’un calcul biliaire, quelle méthode permet d’en déterminer la composition afin d’orienter la prise en charge ?

La spectrophotométrie infrarouge.
La HPLC.
La chromatographie.
L’échographie.

La spectrophotométrie infrarouge.

Explication

La spectrophotométrie infrarouge détermine la composition des calculs biliaires, notamment leur teneur en cholestérol ou en bilirubinate de calcium. La chromatographie explore les acides biliaires, la HPLC analyse les bilirubines et l’échographie est un examen d’imagerie.

16. Une suspicion de cholestase conduit à envisager une atteinte située hors du foie. Quel examen d’imagerie est indiqué ?

Une spectrophotométrie infrarouge.
Un scanner.
Une HPLC.
Une échographie.

Une échographie.

Explication

En cas de suspicion d’atteinte extrahépatique, l’examen indiqué est l’échographie ; le scanner est plutôt utilisé pour une atteinte hépatique. La spectrophotométrie infrarouge analyse les calculs, tandis que la HPLC sert à l’analyse des bilirubines.

17. Lorsqu’une altération de la membrane d’un hépatocyte libère son contenu dans le sang et peut aboutir à sa destruction irréversible, quel processus est en cause ?

Une inflammation systémique sans lésion hépatocytaire
Une cholestase pouvant évoluer vers un ictère
Une insuffisance hépatocellulaire par baisse de synthèse
Une cytolyse pouvant évoluer vers une nécrose

Une cytolyse pouvant évoluer vers une nécrose

Explication

La cytolyse correspond à l’altération de la membrane des hépatocytes, qui libère leur contenu intracellulaire et peut conduire à une nécrose irréversible. La cholestase renvoie à un trouble de l’écoulement biliaire, la baisse de synthèse à une insuffisance hépatocellulaire, et l’inflammation générale ne définit pas une cytolyse.

18. Une personne présente une cytolyse après une exposition toxique et son bilan est exploré pour rechercher des causes hépatiques possibles. Quel ensemble regroupe des causes de cytolyse citées ?

Hépatites virales, toxicité de l’alcool ou du paracétamol, maladie auto-immune
Infections bactériennes, toxicité de l’alcool ou du paracétamol, maladie de Wilson
Hépatites virales, obstruction biliaire, calculs et maladie de Wilson
Hépatites virales, toxicité de l’alcool ou du paracétamol, maladie de Wilson

Hépatites virales, toxicité de l’alcool ou du paracétamol, maladie de Wilson

Explication

Les causes citées comprennent les hépatites virales, les hépatites toxiques liées notamment à l’alcool ou au paracétamol, et des maladies métaboliques héréditaires comme la maladie de Wilson. Les infections bactériennes, les maladies auto-immunes et les calculs biliaires ne correspondent pas à cet ensemble de causes.

19. Chez une personne dont la nécrose et l’inflammation hépatiques persistent depuis sept mois, quelle classification correspond à la durée observée ?

Une hépatite chronique
Une cytolyse massive
Une résolution de l’hépatite
Une hépatite aiguë

Une hépatite chronique

Explication

Une hépatite est dite chronique lorsque la nécrose et l’inflammation persistent plus de six mois. Le seuil décrit une durée, tandis que la cytolyse massive concerne l’intensité et que la résolution correspond à une évolution favorable.

20. Devant une suspicion d’infection virale pouvant toucher le foie, quel bilan de marqueurs inflammatoires et immunitaires est pertinent ?

CRP, ALAT et ASAT, et anticorps dirigés contre le pathogène
CRP, phosphatases alcalines, et anticorps dirigés contre le pathogène
CRP, IgM et/ou IgA, et anticorps dirigés contre le pathogène
CRP, IgM et/ou IgA, et bilirubine totale

CRP, IgM et/ou IgA, et anticorps dirigés contre le pathogène

Explication

En cas de suspicion d’infection virale, le bilan recherche la CRP, les IgM et/ou les IgA ainsi que des anticorps dirigés contre le pathogène. Les transaminases et la bilirubine relèvent d’autres évaluations, tandis que les phosphatases alcalines ne remplacent pas les immunoglobulines dans ce bilan.

21. Une patiente présente une CRP élevée et des variations d’immunoglobulines lors d’une infection susceptible d’atteindre le foie. Que renseignent principalement ces marqueurs ?

Une réaction inflammatoire propre aux hépatocytes
Une inflammation ou infection générale pouvant toucher le foie
Une destruction directe des hépatocytes par cytolyse
Un trouble de l’écoulement biliaire avec cholestase

Une inflammation ou infection générale pouvant toucher le foie

Explication

La CRP et les variations d’immunoglobulines signalent une inflammation ou une infection générale pouvant toucher le foie, mais ne mesurent pas une réaction inflammatoire propre aux hépatocytes. Les notions de cytolyse et de cholestase désignent respectivement une atteinte cellulaire et un trouble biliaire, non ce que mesurent ces marqueurs.

22. Le bilan d’un patient atteint d’une cholestase révèle une bilirubine totale de 325 µmol/L. Comment interpréter cette valeur ?

C’est une valeur usuelle de bilirubine totale
C’est une valeur sous le seuil de gravité
C’est un signe d’inflammation générale
C’est un signe de gravité

C’est un signe de gravité

Explication

Une bilirubine totale supérieure à 300 µmol/L constitue un signe de gravité ; 325 µmol/L dépasse donc ce seuil. La valeur usuelle de la CRP concerne un autre marqueur, et le seuil s’applique à la bilirubine totale.

23. Chez une personne atteinte d’une cholestase auto-immune chronique, quel phénomène immunitaire peut accompagner l’atteinte hépatique ?

Une exagération de l’immunité humorale liée à une atteinte aiguë
Une exagération de l’immunité humorale liée à l’atteinte chronique
Une activation de l’immunité cellulaire liée à l’atteinte chronique
Une diminution de l’immunité humorale liée à l’atteinte chronique

Une exagération de l’immunité humorale liée à l’atteinte chronique

Explication

Une atteinte hépatique chronique, notamment une cholestase auto-immune ou une hépatite, peut entraîner une exagération de l’immunité humorale. L’immunité cellulaire désigne une autre réponse, la diminution inverse le phénomène, et l’atteinte aiguë ne correspond pas ici au contexte ciblé.

24. Chez un patient présentant une obstruction chronique des canalicules biliaires, quelle séquence d’événements inflammatoires est attendue ?

Inflammation, sécrétion de chimiokines et cytokines, puis recrutement de macrophages et lymphocytes
Inflammation, recrutement de macrophages et lymphocytes, puis sécrétion de chimiokines et cytokines
Recrutement de macrophages et lymphocytes, obstruction biliaire, puis sécrétion de cytokines
Inflammation, production d’anticorps, puis recrutement de macrophages et lymphocytes

Inflammation, recrutement de macrophages et lymphocytes, puis sécrétion de chimiokines et cytokines

Explication

L’obstruction chronique déclenche une inflammation, suivie du recrutement de macrophages et de lymphocytes, qui s’accompagne ensuite de la sécrétion de chimiokines et de cytokines. Placer les médiateurs avant le recrutement inverse la séquence, tandis que les anticorps ou le recrutement ne constituent pas les étapes initiales décrites.

25. Une électrophorèse révèle une augmentation des immunoglobulines produites contre différents épitopes. Quelle interprétation distingue correctement ce profil d’une hémopathie ?

Une augmentation polyclonale, distincte du profil monoclonal des hémopathies
Une diminution polyclonale, distincte du profil monoclonal des hémopathies
Une augmentation monoclonale, distincte du profil polyclonal des hémopathies
Une augmentation polyclonale, caractéristique du profil des hémopathies

Une augmentation polyclonale, distincte du profil monoclonal des hémopathies

Explication

Une augmentation polyclonale correspond à des anticorps ciblant différents épitopes, alors que les hémopathies sont associées à une augmentation monoclonale. Le profil monoclonal confond les deux notions, l’attribution aux hémopathies est inversée, et une diminution contredit l’augmentation constatée.

26. Quelle description caractérise la fibrose hépatique dans le contexte des maladies chroniques du foie ?

Une conséquence lésionnelle majeure liée à une atteinte aiguë des hépatocytes et des canaux biliaires
Une conséquence fonctionnelle majeure liée à la destruction progressive des hépatocytes et des canaux biliaires
Une conséquence lésionnelle majeure liée à la destruction progressive des hépatocytes et des canaux biliaires
Une conséquence lésionnelle majeure liée à la destruction progressive des sinusoïdes et des macrophages

Une conséquence lésionnelle majeure liée à la destruction progressive des hépatocytes et des canaux biliaires

Explication

La fibrose est une conséquence lésionnelle majeure des maladies hépatiques chroniques, associée à la destruction progressive des hépatocytes et des canaux biliaires. La qualifier de fonctionnelle confond sa nature, les sinusoïdes ne remplacent pas les structures citées, et le contexte est chronique plutôt qu’aigu.

27. Un médecin utilise le Fibrotest pour évaluer une fibrose hépatique. Quelle description correspond à la composition et au calcul de ce test ?

Six paramètres biologiques sont interprétés sans algorithme ni prise en compte des caractéristiques du patient
Six paramètres biologiques alimentent un algorithme tenant aussi compte du poids, de la taille et des symptômes observés
Six paramètres biologiques alimentent un algorithme tenant aussi compte de l’âge, du sexe et des altérations observées
Six paramètres biologiques, dont l’acide hyaluronique et la laminine, alimentent un algorithme tenant compte de l’âge et du sexe

Six paramètres biologiques alimentent un algorithme tenant aussi compte de l’âge, du sexe et des altérations observées

Explication

Le Fibrotest combine l’alpha-2-macroglobuline, l’haptoglobine, l’apolipoprotéine A1, la bilirubine totale, la G-GT et l’ALAT; un algorithme intègre aussi l’âge, le sexe et les altérations observées. Le poids et la taille ne sont pas les facteurs indiqués, l’absence d’algorithme omet le calcul du score, et l’acide hyaluronique et la laminine sont des marqueurs directs distincts.

28. À quoi correspond l’insuffisance hépatocellulaire ?

À des manifestations cliniques et biologiques liées à la diminution ou à l’arrêt des fonctions des hépatocytes
À une destruction des voies biliaires sans altération des fonctions hépatiques
À une maladie chronique caractérisée par une inflammation isolée du foie
À une obstruction biliaire entraînant une accumulation de bile dans le plasma

À des manifestations cliniques et biologiques liées à la diminution ou à l’arrêt des fonctions des hépatocytes

Explication

L’insuffisance hépatocellulaire désigne les manifestations cliniques et biologiques dues à la diminution ou à l’arrêt des fonctions des hépatocytes. L’inflammation isolée, l’obstruction biliaire et l’atteinte limitée aux voies biliaires confondent cette définition avec d’autres phénomènes hépatiques.

29. Une atteinte hépatique a détruit 84 % des hépatocytes d’un patient. Quel seuil de destruction associé à l’apparition d’une insuffisance hépatocellulaire est dépassé ?

Le seuil de plus de 80 % des hépatocytes détruits
Le seuil de plus de 80 % des hépatocytes préservés
Le seuil de plus de 50 % des hépatocytes détruits
Le seuil de plus de 95 % des hépatocytes détruits

Le seuil de plus de 80 % des hépatocytes détruits

Explication

L’insuffisance hépatocellulaire apparaît lorsque plus de 80 % des hépatocytes sont détruits; 84 % dépasse ce seuil. Le seuil de 50 % est trop bas, la proportion préservée inverse le calcul et 95 % impose un seuil plus élevé que celui indiqué.

30. Chez une patiente atteinte d’insuffisance hépatocellulaire, quel ensemble de fonctions hépatiques risque de diminuer ?

La synthèse des protéines et des lipides, avec une épuration préservée
L’épuration et l’excrétion biliaire, avec une synthèse lipidique accrue
La synthèse des protéines et des lipides, l’épuration et l’excrétion biliaire
La production de bile, avec une synthèse protéique et lipidique préservée

La synthèse des protéines et des lipides, l’épuration et l’excrétion biliaire

Explication

L’insuffisance hépatocellulaire réduit la synthèse des protéines et des lipides, les capacités d’épuration ainsi que l’excrétion biliaire. Préserver l’épuration ou la synthèse protéique contredit cette diminution fonctionnelle; une synthèse lipidique accrue va dans le sens opposé.

31. Un patient présente un taux de prothrombine abaissé et un temps de Quick augmenté. Pourquoi le facteur V est-il particulièrement utile à doser dans ce contexte ?

Sa synthèse hépatique dépend davantage de la vitamine K
Sa production est principalement extra-hépatique
Son dosage mesure directement l’excrétion biliaire
Sa synthèse hépatique ne nécessite pas de vitamine K

Sa synthèse hépatique ne nécessite pas de vitamine K

Explication

La baisse du taux de prothrombine et l’augmentation du temps de Quick reflètent une diminution de synthèse des facteurs II, V, VII et X; le facteur V est dosé car sa synthèse hépatique ne nécessite pas de vitamine K. Le rendre dépendant de cette vitamine inverse la distinction, tandis qu’une origine extra-hépatique ou un lien direct avec l’excrétion biliaire ne correspond pas à ce rôle.

32. Quelle propriété caractérise la lignée cellulaire HepaRG ?

Une lignée humaine d’origine biliaire pouvant se différencier en deux types de cellules biliaires
Une lignée animale d’origine hépatique pouvant se différencier en cellules de type hépatocytaire ou biliaire
Une lignée humaine d’origine hépatique pouvant se différencier en cellules de type hépatocytaire ou biliaire
Une lignée humaine d’origine hépatique pouvant se différencier en cellules rénales ou biliaires

Une lignée humaine d’origine hépatique pouvant se différencier en cellules de type hépatocytaire ou biliaire

Explication

HepaRG est une lignée humaine d’origine hépatique et bipotente, capable de donner des cellules de type hépatocytaire ou biliaire. Les cellules rénales, une origine animale et une différenciation limitée aux cellules biliaires contredisent respectivement son potentiel, son origine ou sa bipotence.

33. Dans une expérience, une équipe ajoute du DMSO à des cellules HepaRG avant d’évaluer leur activité métabolique. Quel effet est attendu ?

Une maturation favorisée et une baisse de certaines fonctions hépatiques, notamment métaboliques
Une destruction favorisée et une hausse de certaines fonctions hépatiques, notamment métaboliques
Une maturation favorisée et une hausse de certaines fonctions hépatiques, notamment métaboliques
Une maturation freinée et une baisse de certaines fonctions hépatiques, notamment métaboliques

Une maturation favorisée et une hausse de certaines fonctions hépatiques, notamment métaboliques

Explication

Le DMSO favorise la maturation des cellules HepaRG et augmente certaines fonctions hépatiques, dont leur activité métabolique. Une baisse de l’activité inverse l’effet décrit, tandis qu’une destruction cellulaire n’est pas le mécanisme attendu.

34. À J30, quelle organisation morphologique distingue les deux populations de cellules HepaRG ?

Cellules hépatocytaires aplaties ou allongées en îlots, entourées de cellules biliaires polygonales
Cellules biliaires polygonales en îlots, entourées de cellules hépatocytaires aplaties ou allongées
Cellules hépatocytaires polygonales en îlots, entourées de cellules biliaires aplaties ou allongées
Cellules hépatocytaires et biliaires polygonales réparties uniformément en monocouche

Cellules hépatocytaires polygonales en îlots, entourées de cellules biliaires aplaties ou allongées

Explication

À J30, les cellules de type hépatocytaire sont polygonales et regroupées en îlots, tandis que les cellules de type biliaire, plus aplaties ou allongées, les entourent. Les cellules biliaires polygonales inversent les morphologies, leur placement dans les îlots inverse leur organisation, et la monocouche uniforme efface la distinction entre les populations.

35. À J14, une culture HepaRG devient plus dense et confluente, et certaines cellules polygonales apparaissent. Quelle étape de l’évolution morphologique cela indique-t-il ?

Une phase précoce où les cellules restent espacées et fusiformes
Une culture dense dont les cellules gardent une morphologie fusiforme uniforme
Un état mature où deux populations distinctes sont organisées en îlots
Une étape intermédiaire où apparaissent des cellules polygonales dans une monocouche dense

Une étape intermédiaire où apparaissent des cellules polygonales dans une monocouche dense

Explication

À J14, les cellules sont plus nombreuses, forment une monocouche dense et confluente, et des cellules polygonales commencent à apparaître. Les cellules espacées et fusiformes correspondent à J3, les deux populations organisées en îlots à J30, et une morphologie fusiforme uniforme ne rend pas compte de l’apparition des cellules polygonales.

36. Après 48 heures, une culture exposée à 100 µM de SFT-19 présente davantage d’altérations morphologiques qu’une culture exposée à 1 µM. Quelle interprétation est la mieux étayée ?

Une nécrose établie par la seule comparaison des morphologies
Un effet cytotoxique qui semble dépendre de la concentration
Une altération morphologique sans variation liée à la concentration
Un effet cytotoxique plus marqué à faible concentration

Un effet cytotoxique qui semble dépendre de la concentration

Explication

Des altérations plus marquées à 100 µM qu’à 1 µM suggèrent une cytotoxicité dépendante de la concentration. L’effet plus marqué à faible concentration inverse la relation observée, l’absence de variation contredit la comparaison, et la morphologie seule ne permet pas d’établir une nécrose.

37. Après exposition au SFT-19, une observation en contraste de phase montre des cellules altérées. Quelle conclusion peut-on tirer de cette observation seule concernant leur mort ?

Elle mesure directement l’intégrité membranaire et identifie le mécanisme de mort
Elle permet de conclure à une apoptose lorsque des structures claires apparaissent
Elle permet de conclure à une nécrose lorsque les cellules sont arrondies
Elle ne permet pas de déterminer si les cellules meurent par nécrose ou apoptose

Elle ne permet pas de déterminer si les cellules meurent par nécrose ou apoptose

Explication

Le contraste de phase révèle des altérations morphologiques, mais ne permet pas à lui seul de conclure à une nécrose ou à une apoptose. L’arrondissement ne suffit pas à diagnostiquer une nécrose, les structures claires ne prouvent pas une apoptose, et la mesure de l’intégrité membranaire relève notamment du dosage de LDH sans identifier à lui seul le mécanisme de mort.

38. Une culture cellulaire présente une membrane plasmique endommagée. Quelle conséquence peut-on observer dans le milieu extracellulaire ?

La libération de LDH intracellulaire
La libération d’une enzyme normalement extracellulaire
La sécrétion de LDH depuis des cellules intactes
La diminution de LDH dans le milieu extracellulaire

La libération de LDH intracellulaire

Explication

La LDH est une enzyme intracellulaire qui peut être libérée lorsque la membrane plasmique est endommagée. La sécrétion par des cellules intactes confond libération consécutive à une lésion et sécrétion, tandis que les deux autres réponses inversent le compartiment ou le sens de la variation.

39. Pour comparer des conditions dans un dosage de LDH, une équipe dispose de mesures brutes et de mesures de bruit de fond. Quelle démarche doit-elle suivre ?

Moyenner le bruit, fixer chaque condition à 100 %, puis soustraire le bruit aux moyennes obtenues
Soustraire le bruit moyen aux moyennes des conditions, normaliser chaque condition, puis moyenner les mesures
Moyenner le bruit, le soustraire aux mesures, moyenner les conditions, puis normaliser au contrôle à 100 %
Moyenner les conditions, normaliser au contrôle, puis soustraire le bruit moyen aux valeurs normalisées

Moyenner le bruit, le soustraire aux mesures, moyenner les conditions, puis normaliser au contrôle à 100 %

Explication

La procédure consiste à calculer la moyenne du bruit de fond, à la soustraire aux mesures, à calculer les moyennes des conditions, puis à exprimer les valeurs corrigées relativement au contrôle fixé à 100 %. Normaliser avant la correction, corriger seulement les moyennes ou donner une référence de 100 % à chaque condition modifie cette procédure.

40. Après 48 h, quelle série de valeurs correspond au relargage de LDH normalisé pour le contrôle, SFT-19 à 1 µM et SFT-19 à 100 µM, dans cet ordre ?

100 %, 109,8 %, 247,5 %
109,8 %, 100 %, 247,5 %
100 %, 9,8 %, 147,5 %
100 %, 247,5 %, 109,8 %

100 %, 109,8 %, 247,5 %

Explication

Après 48 h, les valeurs normalisées sont de 100 % pour le contrôle, 109,8 % à 1 µM et 247,5 % à 100 µM. Intervertir les doses, remplacer les valeurs par des augmentations relatives ou déplacer la valeur du contrôle confond les résultats mesurés.

41. Après 48 h, une analyse montre une augmentation de 9,8 % du relargage de LDH à 1 µM de SFT-19 et un relargage multiplié par environ 2,5 à 100 µM. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

La hausse à 1 µM ne suffit pas à conclure à une cytotoxicité significative, tandis que 100 µM indique une atteinte membranaire importante
La dose de 100 µM entraîne une hausse de 2,5 %, tandis que 1 µM indique une atteinte membranaire importante
Les deux concentrations indiquent une cytotoxicité significative, car le relargage dépasse le contrôle
La dose de 1 µM indique une atteinte membranaire importante, tandis que 100 µM ne montre qu’une hausse modeste

La hausse à 1 µM ne suffit pas à conclure à une cytotoxicité significative, tandis que 100 µM indique une atteinte membranaire importante

Explication

Une augmentation de 9,8 % à 1 µM ne permet pas de conclure à une cytotoxicité significative, alors qu’un relargage environ 2,5 fois supérieur à 100 µM indique une atteinte importante de l’intégrité membranaire. Assimiler toute hausse à une cytotoxicité confond variation et preuve d’une atteinte significative; interpréter le facteur 2,5 comme 2,5 % ou inverser les doses déforme les résultats.

42. Lors d’un bilan initial chez un patient présentant une cytolyse hépatique, quelles transaminases faut-il doser en première intention ?

La CK et l’ASAT
L’ASAT et la LDH
L’ALAT et la LDH
L’ALAT et l’ASAT

L’ALAT et l’ASAT

Explication

Les transaminases dosées en première intention lors d’une cytolyse sont l’ALAT et l’ASAT ; la LDH et la CK peuvent faire partie des enzymes libérées, mais ne remplacent pas ce duo de première intention.

43. Chez un patient atteint de fibrose hépatique, quel effet la matrice extracellulaire pathologique a-t-elle sur le tissu ?

Elle consolide l’architecture et facilite les échanges entre sinusoïdes et hépatocytes
Elle désorganise l’architecture et entrave les échanges entre sinusoïdes et hépatocytes
Elle désorganise l’architecture et accélère les échanges entre hépatocytes et voies biliaires
Elle préserve l’architecture et réduit les échanges entre hépatocytes et voies biliaires

Elle désorganise l’architecture et entrave les échanges entre sinusoïdes et hépatocytes

Explication

La matrice extracellulaire pathologique, notamment composée de collagène et de protéoglycanes, désorganise le tissu hépatique et entrave les échanges entre sinusoïdes et hépatocytes. L’idée d’un soutien sans effet néglige cette entrave, tandis que les autres réponses inversent l’effet ou désignent des échanges différents.

44. Chez une personne atteinte d’une insuffisance hépatocellulaire au stade terminal, quelle conséquence la baisse de l’uréogenèse entraîne-t-elle sur les concentrations sanguines et le risque neurologique ?

Une baisse de l’urémie et une hausse de l’ammoniémie, favorisant l’encéphalopathie hépatique
Une baisse de l’urémie et une baisse de l’ammoniémie, réduisant le risque d’encéphalopathie hépatique
Une hausse de l’urémie et une hausse de l’ammoniémie, sans lien avec l’encéphalopathie hépatique
Une hausse de l’urémie et une baisse de l’ammoniémie, favorisant l’encéphalopathie hépatique

Une baisse de l’urémie et une hausse de l’ammoniémie, favorisant l’encéphalopathie hépatique

Explication

Au stade terminal, la diminution de l’uréogenèse abaisse l’urémie et augmente l’ammoniémie, ce qui contribue à l’encéphalopathie hépatique. Une baisse de l’ammoniémie inverse l’effet attendu, tandis qu’une hausse de l’urémie ou l’absence de lien avec l’encéphalopathie ne correspond pas au mécanisme décrit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Syndromes hépatiques et cholestase.

Quels objectifs l’exploration biologique hépatique peut-elle remplir ?

Elle peut confirmer un diagnostic, orienter le diagnostic différentiel, suivre la maladie et évaluer l’efficacité du traitement.

Quels sont les quatre grands syndromes hépatiques ?

La cholestase, la cytolyse, l’inflammation hépatique et l’insuffisance hépatocellulaire.

Quel syndrome guide le diagnostic et le traitement lorsque les syndromes hépatiques se superposent ?

Le syndrome prédominant.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Syndromes hépatiques et cholestase.

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