QCM : Histoire des sciences du cerveau (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes concernant les assimilations et les interrogations de l’épistémologie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’épistémologie cherche à déterminer comment les méthodes scientifiques sont produites.
Chez les Anglo-Saxons, l’épistémologie est assimilée à la philosophie des sciences.
En France, l’épistémologie est assimilée à la philosophie des sciences.
L’épistémologie interroge la manière dont la connaissance est engendrée.
En France, l’épistémologie est assimilée à la théorie de la connaissance.

En France, l’épistémologie est assimilée à la philosophie des sciences. · L’épistémologie interroge la manière dont la connaissance est engendrée.

Explication

En France, l’assimilation indiquée est celle de la philosophie des sciences, tandis que la théorie de la connaissance correspond au contexte anglo-saxon. L’épistémologie demande notamment comment la connaissance est engendrée ; les propositions inversant les assimilations ou substituant les méthodes à la connaissance sont incorrectes.

2. Une équipe souhaite mieux comprendre la science et échanger avec le public : quelles contributions de l’histoire et de la philosophie des sciences peuvent l’y aider ?

Leur apport consiste à soustraire la science à l’examen critique.
Elles peuvent aider à comprendre l’approche scientifique et à développer une culture scientifique.
L’étude du contexte historique peut éclairer son influence sur la science.
L’épistémologie est devenue une discipline autonome au début du XIXe siècle.
Elles peuvent favoriser le dialogue entre chercheurs et société.

Elles peuvent aider à comprendre l’approche scientifique et à développer une culture scientifique. · L’étude du contexte historique peut éclairer son influence sur la science. · Elles peuvent favoriser le dialogue entre chercheurs et société.

Explication

Ces disciplines contribuent à comprendre l’approche scientifique, à cultiver la compréhension de la science, à soutenir le dialogue entre chercheurs et société et à éclairer l’influence du contexte historique. L’épistémologie devient autonome au début du XXe siècle, et ces disciplines favorisent l’esprit critique plutôt que son abandon.

3. À propos des idées associées à Descartes, Kant, Poincaré et Bachelard, quelles sont les réponses exactes ?

Descartes présente l’accumulation d’observations comme méthode centrale pour atteindre le vrai.
Descartes fait du doute une méthode pour atteindre le vrai et édifier une science certaine.
Bachelard interroge les rapports entre littérature et science, ainsi qu’entre imaginaire et rationnel.
Poincaré critique les approches de la mécanique classique et participe à la naissance de la relativité.
Kant examine les prétentions à connaître par la seule raison dans un ouvrage de Descartes.

Descartes fait du doute une méthode pour atteindre le vrai et édifier une science certaine. · Bachelard interroge les rapports entre littérature et science, ainsi qu’entre imaginaire et rationnel. · Poincaré critique les approches de la mécanique classique et participe à la naissance de la relativité.

Explication

Descartes introduit le doute méthodique, Poincaré critique la mécanique classique au cœur de la naissance de la relativité, et Bachelard étudie les rapports entre littérature, science, imaginaire et rationalité. L’examen de la connaissance par la seule raison relève de Kant et de la Critique de la raison pure ; l’accumulation d’observations n’est pas la méthode cartésienne décrite.

4. Un chercheur propose une hypothèse sans possibilité de la mettre à l’épreuve pour la réfuter : quelles propositions caractérisent correctement les critères associés à Popper et Husserl ?

Selon Husserl, nos perceptions sont empreintes d’intentionnalité.
Pour Husserl, la phénoménologie étudie ce qui apparaît à la conscience.
Pour Popper, une hypothèse est scientifique si elle peut être confirmée.
Pour Popper, le progrès scientifique passe par l’élimination répétée de théories remplacées par de meilleures.
Pour Popper, le progrès scientifique repose sur l’accumulation d’observations.

Selon Husserl, nos perceptions sont empreintes d’intentionnalité. · Pour Husserl, la phénoménologie étudie ce qui apparaît à la conscience. · Pour Popper, le progrès scientifique passe par l’élimination répétée de théories remplacées par de meilleures.

Explication

Pour Popper, une hypothèse scientifique doit pouvoir être réfutée ; l’hypothèse décrite ne satisfait donc pas ce critère. Il conçoit le progrès comme l’élimination répétée de théories au profit de meilleures, tandis que Husserl définit la phénoménologie par l’étude de ce qui apparaît à la conscience et affirme l’intentionnalité des perceptions. Une hypothèse simplement confirmable ne répond pas au critère poppérien, et l’accumulation d’observations ne caractérise pas le progrès poppérien.

5. Concernant les conceptions de Kuhn et de Popper sur la science :

Pour Kuhn, le progrès scientifique repose sur une accumulation continue des connaissances.
Pour Popper, les confirmations suffisent à établir une théorie sans tenter de la réfuter.
Popper préconise de soumettre les théories à des tests sévères visant leur réfutation.
Pour Kuhn, les sciences progressent par ruptures qui renversent les représentations établies.
Pour Kuhn, les révolutions scientifiques préservent les concepts et les méthodes antérieurs.

Popper préconise de soumettre les théories à des tests sévères visant leur réfutation. · Pour Kuhn, les sciences progressent par ruptures qui renversent les représentations établies.

Explication

Kuhn décrit un progrès discontinu, marqué par des ruptures, et Popper demande des tests capables de mettre les théories en défaut. Les révolutions kuhniennes transforment les concepts et les méthodes ; l’accumulation continue est précisément la conception que Kuhn rejette. Pour Popper, des confirmations obtenues sans recherche de réfutation ont peu de valeur.

6. À propos des idées de Dennett et de Morin, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’analogie de Dennett associe la conscience à une interface logicielle dont les icônes masquent le code.
Dennett conçoit la conscience comme un phénomène émergent de l’activité cérébrale issue de l’évolution.
Pour Morin, les controverses scientifiques font partie intégrante de la recherche et favorisent son progrès.
Morin considère les controverses comme un obstacle dont la recherche doit se débarrasser pour progresser.
Dans la conception de Dennett, l’esprit n’est pas un agent indépendant du cerveau.

L’analogie de Dennett associe la conscience à une interface logicielle dont les icônes masquent le code. · Dennett conçoit la conscience comme un phénomène émergent de l’activité cérébrale issue de l’évolution. · Pour Morin, les controverses scientifiques font partie intégrante de la recherche et favorisent son progrès. · Dans la conception de Dennett, l’esprit n’est pas un agent indépendant du cerveau.

Explication

Dennett rattache la conscience à l’activité cérébrale et la compare à une interface dont les icônes cachent le code sous-jacent ; il ne considère pas l’esprit comme indépendant du cerveau. Morin affirme que les controverses font partie de la recherche et contribuent à son progrès, plutôt que de devoir être éliminées.

7. Une équipe réunit anatomie, imagerie et psychologie expérimentale pour étudier le système nerveux. Concernant les neurosciences :

L’anatomie, l’histologie et la neurologie figurent parmi les disciplines regroupées dans les neurosciences.
Le développement des neurosciences est lié à la biophysique, mais pas à l’informatique.
La biochimie et les modèles théoriques des réseaux neuronaux sont étrangers au développement des neurosciences.
Le rassemblement de disciplines auparavant développées en parallèle apparaît au milieu du XXe siècle.
L’objet commun de ces disciplines est la connaissance du système nerveux et de son fonctionnement.

L’anatomie, l’histologie et la neurologie figurent parmi les disciplines regroupées dans les neurosciences. · Le rassemblement de disciplines auparavant développées en parallèle apparaît au milieu du XXe siècle. · L’objet commun de ces disciplines est la connaissance du système nerveux et de son fonctionnement.

Explication

Les neurosciences étudient le système nerveux et son fonctionnement, en réunissant notamment l’anatomie, l’histologie et la neurologie. Ce rassemblement prend forme au milieu du XXe siècle. Leur développement est aussi lié à l’informatique, à la biochimie et aux modèles théoriques des neurones et de leurs réseaux.

8. Quelles propositions décrivent les objectifs et le contexte de l’étude des neurosciences ?

L’histoire des neurosciences se construit indépendamment des croyances et des réflexions philosophiques.
L’étude vise à retracer l’histoire des connaissances sur le cerveau et à présenter les domaines des neurosciences.
L’étude des neurosciences exclut les sciences de la cognition au profit des seuls niveaux moléculaire et cellulaire.
L’histoire des neurosciences mêle croyances religieuses et culturelles, réflexions philosophiques et avancées scientifiques.
Les grandes personnalités du domaine figurent parmi les éléments que l’étude entend faire connaître.

L’étude vise à retracer l’histoire des connaissances sur le cerveau et à présenter les domaines des neurosciences. · L’histoire des neurosciences mêle croyances religieuses et culturelles, réflexions philosophiques et avancées scientifiques. · Les grandes personnalités du domaine figurent parmi les éléments que l’étude entend faire connaître.

Explication

L’histoire des neurosciences est marquée par l’entrelacement des croyances, des réflexions philosophiques et des avancées technologiques et scientifiques. Les objectifs comprennent l’histoire des connaissances sur le cerveau, la présentation des domaines allant des niveaux moléculaire et cellulaire aux sciences de la cognition, et la connaissance des grandes personnalités. Les croyances et la philosophie ne sont donc pas exclues, pas plus que les sciences de la cognition.

9. Concernant la trépanation préhistorique :

La trépanation préhistorique ne se réduisait pas à un rituel et pouvait servir d’intervention chirurgicale.
Ces traces anciennes datent d’environ 6500 à 2100 ans avant notre ère.
Les plus anciennes traces crâniennes sont situées à la fin du Néolithique.
La pratique préhistorique pouvait avoir une visée chirurgicale de réduction de la pression intracrânienne.
La trépanation consiste à pratiquer un orifice dans un os.

La trépanation préhistorique ne se réduisait pas à un rituel et pouvait servir d’intervention chirurgicale. · Ces traces anciennes datent d’environ 6500 à 2100 ans avant notre ère. · Les plus anciennes traces crâniennes sont situées à la fin du Néolithique. · La pratique préhistorique pouvait avoir une visée chirurgicale de réduction de la pression intracrânienne. · La trépanation consiste à pratiquer un orifice dans un os.

Explication

La trépanation est définie par la pratique d’un orifice dans un os, et les plus anciennes traces crâniennes remontent à la fin du Néolithique, entre 6500 et 2100 ans avant notre ère. Cette pratique avait aussi une visée chirurgicale : réduire la pression intracrânienne ; elle ne s’expliquait donc pas par le seul rituel.

10. Dans les conceptions grecques anciennes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

À l’époque archaïque, le cerveau contrôle l’ensemble des activités corporelles.
Vers 500 av. J.-C., Alcméon situe la pensée dans le cerveau.
Hippocrate fait du cœur le centre des sensations et de l’intelligence.
Alcméon place les sensations dans le cœur plutôt que dans le cerveau.
Entre 800 et 500 av. J.-C., le cœur est associé au siège de l’âme.

Vers 500 av. J.-C., Alcméon situe la pensée dans le cerveau. · Entre 800 et 500 av. J.-C., le cœur est associé au siège de l’âme.

Explication

Vers 500 av. J.-C., Alcméon de Crotone situe la pensée et les sensations dans le cerveau ; dans la Grèce archaïque, le cœur est considéré comme le siège de l’âme et le centre de contrôle des activités corporelles. Hippocrate attribue au cerveau, non au cœur, le rôle de centre des sensations et de l’intelligence.

11. Concernant la répartition platonicienne des âmes et de leurs fonctions, quelles propositions sont exactes ?

Pour Platon, l’âme concupiscente se trouve dans le cœur et relève de l’intellect.
Pour Platon, l’âme irascible se situe dans la boîte crânienne et concerne le désir.
Pour Platon, l’âme irascible se situe dans le foie et gouverne les sentiments.
Pour Platon, l’âme rationnelle siège dans l’intestin et gouverne la gourmandise.
Pour Platon, l’âme rationnelle se situe dans la boîte crânienne et concerne l’intellect.

Pour Platon, l’âme rationnelle se situe dans la boîte crânienne et concerne l’intellect.

Explication

Platon situe l’âme rationnelle dans la boîte crânienne et lui attribue l’intellect. L’âme irascible est liée au cœur et aux sentiments, tandis que l’âme concupiscente se situe au foie et à l’intestin et concerne notamment la luxure, la gourmandise et le désir.

12. Concernant la conception des nerfs attribuée à Érasistrate, quelles propositions sont exactes ?

Les esprits animaux transportés par les nerfs sont également désignés par le terme « pneumas ».
Dans cette conception, les nerfs sont des structures pleines qui produisent les esprits animaux.
Érasistrate décrit les nerfs comme des structures tubulaires transportant des esprits animaux.
La conception des nerfs d’Érasistrate est reprise par Galien environ quarante ans plus tard.
Érasistrate décrit les nerfs comme des conduits transportant le sang plutôt que des pneumas.

Les esprits animaux transportés par les nerfs sont également désignés par le terme « pneumas ». · Érasistrate décrit les nerfs comme des structures tubulaires transportant des esprits animaux.

Explication

Érasistrate décrit les nerfs comme des structures tubulaires qui transportent des esprits animaux, ou pneumas. La conception est reprise par Galien environ 400 ans plus tard, et non quarante ans après ; les nerfs ne sont pas présentés comme des conduits sanguins ni comme des structures pleines productrices de pneumas.

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Qu’étudie l’histoire des sciences ?

L’évolution des connaissances scientifiques, des concepts et des méthodes, ainsi que leurs conditions de production.

Qu’étudie l’épistémologie ?

La connaissance scientifique et ses conditions de validité.

Que favorisent l’histoire et la philosophie des sciences entre chercheurs et société ?

Le dialogue entre chercheurs et société.

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