QCM : Validation et évolution du DSM (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe souhaite utiliser une nosographie pour mieux coordonner les soins, préparer des études et organiser la transmission des connaissances. Quelle fonction de la nosographie sert à créer des groupes de patients comparables pour la recherche ?

Communiquer un vocabulaire commun entre praticiens
Administrer les statistiques et les remboursements
Constituer des groupes comparables entre études
Prédire l'évolution et la réponse au traitement

Constituer des groupes comparables entre études

Explication

La fonction de recherche consiste à réunir des patients comparables afin de pouvoir confronter les études. L’administration concerne les statistiques et les remboursements, la communication harmonise les échanges cliniques, et la prédiction porte sur l’évolution ou la réponse au traitement.

2. Quelle classification Philippe Pinel propose-t-il en 1801 pour les grandes formes d’aliénation mentale ?

Manie, mélancolie, démence et idiotisme
Névroses, psychoses, perversions et démence
Manie, catatonie, hébéphrénie et démence précoce
Manie, mélancolie, monomanie et idiotisme

Manie, mélancolie, démence et idiotisme

Explication

Pinel distingue la manie, la mélancolie, la démence et l’idiotisme. La monomanie est associée à Esquirol, les catégories de névroses et de psychoses à Freud, et la démence précoce aux développements ultérieurs du XIXe siècle.

3. Un clinicien du XIXe siècle observe deux patients présentant le même symptôme isolé, mais dont les trajectoires sont très différentes. Quel principe nouveau de définition d’une maladie mentale devrait-il privilégier ?

La maladie définie par sa cause supposée
La maladie définie par son évolution
La maladie définie par son symptôme isolé
La maladie définie par le traitement reçu

La maladie définie par son évolution

Explication

Au XIXe siècle, la définition d’une maladie mentale commence à s’appuyer sur son évolution plutôt que sur un symptôme isolé. Le symptôme frappant reproduit l’approche que cette nouveauté méthodologique dépasse, tandis que cause supposée et traitement reçu ne décrivent pas le principe visé.

4. Deux dossiers suivis sur plusieurs années montrent des trajectoires distinctes : le premier évolue vers une détérioration progressive, tandis que le second présente des épisodes suivis d’un retour à l’état antérieur. Comment la dichotomie de Kraepelin les classe-t-elle respectivement ?

Mélancolie, puis folie maniaco-dépressive
Folie maniaco-dépressive, puis dementia praecox
Dementia praecox, puis démence au sens de Pinel
Dementia praecox, puis folie maniaco-dépressive

Dementia praecox, puis folie maniaco-dépressive

Explication

Dans la dichotomie de 1899, la dementia praecox est liée à une détérioration progressive, alors que la folie maniaco-dépressive évolue par épisodes avec retour à l’état antérieur. Inverser ces évolutions, ou substituer la démence de Pinel ou la mélancolie, confond des catégories distinctes.

5. Une administration américaine élabore une classification des troubles mentaux afin de produire des décomptes publics et de guider des décisions politiques, sans partir des besoins diagnostiques des praticiens. Quel objectif caractérise cette démarche historique ?

Des objectifs administratifs et politiques
Des objectifs de communication entre praticiens
Des objectifs de recherche clinique
Des objectifs de traitement individuel

Des objectifs administratifs et politiques

Explication

Les premières classifications statistiques américaines répondaient d’abord à des objectifs administratifs et politiques, plutôt qu’à des besoins cliniques. La recherche, le traitement individuel et la communication entre praticiens correspondent à d’autres visées.

6. Quel système William Menninger produit-il pour l’armée américaine en 1943, couvrant notamment les névroses, les troubles de la personnalité et les réactions aiguës ?

Medical 203
La CIM-6
DSM-I
La classification du recensement de 1880

Medical 203

Explication

William Menninger produit Medical 203 pour l’armée américaine en 1943, avec une couverture comprenant les névroses, les troubles de la personnalité et les réactions aiguës. Le DSM-I date de 1952, tandis que le recensement de 1880 et la CIM-6 relèvent d’autres classifications.

7. Quelle combinaison décrit le DSM-I lors de sa publication en 1952 par l’American Psychiatric Association ?

132 pages et 134 catégories
134 pages et 106 catégories
132 pages et 106 catégories
1968 pages et 106 catégories

132 pages et 106 catégories

Explication

Le DSM-I paraît en 1952 avec 132 pages et 106 catégories. Le nombre 134 correspond aux catégories du DSM-II, tandis que 1968 est l’année de publication de ce dernier.

8. Un clinicien décrit un trouble comme une « réaction dépressive » dans le cadre du DSM-I. Quelle influence théorique cette formulation reflète-t-elle ?

L’harmonisation avec le chapitre V de la CIM-8
Le vocabulaire psychanalytique associé au DSM-II
Une liste de critères opérationnels élaborée par l’APA
Le cadre psychobiologique de Meyer et Medical 203

Le cadre psychobiologique de Meyer et Medical 203

Explication

Le DSM-I reprend le cadre psychobiologique de Meyer et le contenu de Medical 203, en décrivant les entités comme des « réactions ». Le vocabulaire psychanalytique et l’harmonisation avec la CIM-8 caractérisent plutôt le DSM-II, tandis que le DSM-I ne fournit pas de critères opérationnels.

9. Deux cliniciens lisent la description narrative d’un trouble dans le DSM-I et posent des diagnostics différents. Quelle caractéristique du manuel peut expliquer leur désaccord ?

Le vote des membres de l’APA entraîne des interprétations cliniques différentes
La présence de critères dénombrables encourage des seuils diagnostiques divergents
L’absence de critères opérationnels laisse place à des interprétations variables
L’harmonisation avec la CIM-8 produit des définitions incompatibles

L’absence de critères opérationnels laisse place à des interprétations variables

Explication

Les descriptions du DSM-I sont narratives et dépourvues de critères opérationnels, ce qui permet des interprétations cliniques variables. Des critères dénombrables ne figurent pas dans ce manuel, et l’harmonisation avec la CIM-8 concerne le DSM-II.

10. Dans une étude, des psychiatres de New York et de Londres évaluent les mêmes patients filmés. Quel contraste diagnostique caractérise les résultats observés ?

Les deux groupes diagnostiquent surtout des schizophrénies
Les Américains diagnostiquent surtout des schizophrénies et les Britanniques des troubles de l’humeur
Les Américains diagnostiquent surtout des troubles de l’humeur et les Britanniques des schizophrénies
Les deux groupes diagnostiquent surtout des troubles de l’humeur

Les Américains diagnostiquent surtout des schizophrénies et les Britanniques des troubles de l’humeur

Explication

Dans l’étude, les psychiatres américains diagnostiquent surtout des schizophrénies, tandis que les Britanniques attribuent aux mêmes patients des troubles de l’humeur. Inverser ces diagnostics ou supposer que les groupes ont vu des patients différents ne correspond pas au dispositif décrit.

11. Des évaluateurs de deux pays aboutissent à des diagnostics différents pour les mêmes patients. Quelle conclusion centrale l’étude américano-britannique tire-t-elle de cette divergence ?

Les définitions expliquent l’écart, ce qui révèle un diagnostic américain non reproductible
Les patients expliquent l’écart, ce qui confirme la stabilité des diagnostics américains
La divergence confirme que les diagnostics américains sont reproductibles
Le vote de 1973 explique l’écart entre les évaluateurs des deux pays

Les définitions expliquent l’écart, ce qui révèle un diagnostic américain non reproductible

Explication

Comme les évaluateurs examinent les mêmes patients, l’étude attribue les divergences aux définitions et met en évidence le manque de reproductibilité du diagnostic psychiatrique américain. Les différences entre patients ne peuvent expliquer cet écart, et le vote de 1973 porte sur le retrait de l’homosexualité du DSM.

12. En quelle année le Board of Trustees vote-t-il le retrait de l’homosexualité du DSM, décision ensuite confirmée par référendum des membres ?

1973
1978
1972
1957

1973

Explication

Le Board of Trustees vote le retrait de l’homosexualité du DSM en 1973, puis la décision est confirmée par référendum. 1972 correspond aux critères de Feighner, 1978 aux Research Diagnostic Criteria et 1957 aux travaux de Hooker mentionnés dans le contexte.

13. Dans une étude des années 1960, une équipe mesure un kappa moyen de 0,320{,}32 pour l’anxiété et de 0,530{,}53 pour la schizophrénie. Quelle interprétation numérique correspond aux valeurs rapportées ?

0,320{,}32 pour l’anxiété et 0,530{,}53 pour la schizophrénie
0,530{,}53 pour l’anxiété et 0,320{,}32 pour la schizophrénie
Plus de 0,700{,}70 pour l’anxiété et 0,530{,}53 pour la schizophrénie
0,320{,}32 pour l’anxiété et un écart de taux de 0,530{,}53

$$0{,}32$$ pour l’anxiété et $$0{,}53$$ pour la schizophrénie

Explication

Les valeurs rapportées sont 0,320{,}32 pour l’anxiété et 0,530{,}53 pour la schizophrénie. Les inverser attribue à chaque diagnostic le coefficient de l’autre; un kappa supérieur à 0,700{,}70 est associé aux critères explicites des Research Diagnostic Criteria.

14. Une équipe clinique veut rendre les diagnostics d’un trouble plus reproductibles entre évaluateurs. Quel changement introduit le DSM-III en 1980 répond directement à cet objectif ?

Des descriptions prototypiques sans seuils diagnostiques
Un système multiaxial pour classer les consultations
Un modèle explicatif commun des causes des troubles
Des critères explicites et dénombrables pour chaque trouble

Des critères explicites et dénombrables pour chaque trouble

Explication

Des critères opérationnels, explicites et dénombrables rendent les diagnostics plus reproductibles. Le système multiaxial concerne l’organisation des informations, le modèle explicatif contredit l’athéorisme revendiqué et les descriptions prototypiques caractérisent une autre logique de classification.

15. Lorsqu’un manuel revendique l’athéorisme, quelle posture adopte-t-il à l’égard des troubles qu’il classe ?

Les rapporter à une cause biologique unique
Les expliquer par une théorie commune
Les classer sans définir de critères
Les décrire sans en proposer d’explication

Les décrire sans en proposer d’explication

Explication

L’athéorisme revendiqué par le DSM-III consiste à décrire les troubles sans les expliquer. Proposer une origine ou une théorie unifiée relève d’une explication, tandis que l’absence de critères ne découle pas de cette posture.

16. Qui dirige le DSM-IV de 1994, lequel compte 297 catégories et s’appuie sur des revues systématiques, des réanalyses de données et des essais de terrain ?

Jean Endicott
Robert Spitzer
George Guze
Allen Frances

Allen Frances

Explication

Allen Frances dirige le groupe de travail du DSM-IV, qui compte 297 catégories et s’appuie sur plusieurs formes d’examen des données. Robert Spitzer est associé au DSM-III, Jean Endicott aux critères de recherche et George Guze aux travaux de validation.

17. À quel moment le DSM-5 est-il publié, après plusieurs reports et de vives polémiques ?

En 1994
En 2022
En mai 2013
En 2000

En mai 2013

Explication

Le DSM-5 est publié en mai 2013 après plusieurs reports et de vives polémiques. 1994 correspond au DSM-IV, 2022 au DSM-5-TR et 2000 au début des travaux préparatoires du DSM-5.

18. Une équipe abandonne les axes diagnostiques et veut aussi tenir compte des variations de sévérité et des dimensions communes à plusieurs troubles. Quelle organisation correspond au DSM-5 ?

Une organisation multiaxiale, avec catégories fixes et seuils uniformes
Une organisation développementale, avec maintien des axes et des diagnostics catégoriels
Une organisation par spectres apparentés, sans évaluations transversales ni mesures de sévérité
Une organisation développementale et par spectres, avec évaluations dimensionnelles et mesures de sévérité

Une organisation développementale et par spectres, avec évaluations dimensionnelles et mesures de sévérité

Explication

Le DSM-5 abandonne le système multiaxial, organise les troubles selon le développement et les spectres apparentés, et introduit des évaluations dimensionnelles transversales ainsi que des mesures de sévérité. Maintenir les axes contredit cette réforme, et omettre les dimensions ou la sévérité en laisse de côté des composantes.

19. Une révision publiée en 2022 actualise des textes sur la prévalence, l’évolution, les facteurs de risque et la culture, et ajoute une nouvelle catégorie diagnostique. Quel ajout caractérise cette révision ?

Le comportement suicidaire comme trouble à part entière
Le trouble du spectre de l’autisme comme nouvelle catégorie
Le deuil prolongé comme trouble à part entière
Une refonte complète de l’architecture diagnostique

Le deuil prolongé comme trouble à part entière

Explication

Le DSM-5-TR ajoute le deuil prolongé comme trouble à part entière tout en actualisant plusieurs textes. Les codes relatifs au comportement suicidaire ne désignent pas cet ajout diagnostique, et la révision ne constitue pas une refonte architecturale.

20. Une équipe compare les critères du DSM-5-TR de l’APA avec ceux de la CIM-11 de l’OMS. Quelle différence décrit correctement leurs approches diagnostiques ?

Les deux systèmes reposent sur des critères opérationnels détaillés et des seuils chiffrés de même nature
La CIM-11 détaille des critères opérationnels et des seuils chiffrés, tandis que le DSM-5-TR privilégie des descriptions prototypiques plus souples
Le DSM-5-TR privilégie des descriptions prototypiques plus souples, tandis que la CIM-11 détaille des critères opérationnels et des seuils chiffrés
Le DSM-5-TR détaille des critères opérationnels et des seuils chiffrés, tandis que la CIM-11 privilégie des descriptions prototypiques plus souples

Le DSM-5-TR détaille des critères opérationnels et des seuils chiffrés, tandis que la CIM-11 privilégie des descriptions prototypiques plus souples

Explication

Le DSM-5-TR propose des critères opérationnels détaillés et des seuils chiffrés, alors que la CIM-11 privilégie des descriptions prototypiques plus souples. Les deux distracteurs qui attribuent ces caractéristiques à l’autre système inversent la distinction, et leur attribuer une approche identique l’efface.

21. Une équipe évalue un diagnostic en vérifiant s’il facilite les échanges entre professionnels, oriente vers un traitement documenté et aide à prévoir l’évolution et les besoins de soins. Quelle dimension évalue-t-elle ?

Son utilité clinique en pratique
Sa capacité à délimiter les troubles voisins
Sa fidélité diagnostique entre évaluateurs
Sa validité biologique comme catégorie

Son utilité clinique en pratique

Explication

L’utilité clinique comprend la communication professionnelle, l’orientation vers un traitement documenté, la prédiction de l’évolution et des besoins de soins, ainsi que l’usage courant. La validité biologique concerne d’autres preuves, la fidélité porte sur l’accord entre évaluateurs et la délimitation concerne les frontières avec d’autres troubles.

22. Comment le DSM-5 traite-t-il une catégorie diagnostique jugée utile alors que sa validité demeure incomplète ?

Il l’accepte si l’accord entre évaluateurs est élevé
Il peut l’accepter malgré une validité incomplète
Il la rejette dès que sa validité reste incomplète
Il l’accepte seulement si sa validité est complète

Il peut l’accepter malgré une validité incomplète

Explication

Le DSM-5 accepte des catégories qui sont utiles même lorsque leur validité est incomplète. Exiger une validité complète confond utilité et preuve achevée, rejeter la catégorie contredit cette tolérance, et l’accord entre évaluateurs relève de la fidélité.

23. Une personne présente 5 symptômes pertinents depuis 15 jours. Selon le critère A de la dépression caractérisée, quels seuils symptomatique et temporel sont atteints ?

Au moins 4 symptômes sur 9 pendant au moins 2 semaines
Au moins 5 symptômes sur 9 pendant au moins 2 semaines
Au moins 6 symptômes sur 9 pendant au moins 2 semaines
Au moins 5 symptômes sur 9 pendant au moins 2 mois

Au moins 5 symptômes sur 9 pendant au moins 2 semaines

Explication

Le critère A exige au moins 5 symptômes sur 9 pendant au moins 2 semaines. Un seuil de 4 ou de 6 modifie le nombre requis, tandis que 2 mois ne correspond pas à la durée minimale du critère.

24. En quelle année le retrait de l’homosexualité comme diagnostic a-t-il été voté, avec le compromis « perturbation de l’orientation sexuelle » ?

En 1973
En 1980
En 1957
En 1987

En 1973

Explication

Le retrait a été voté en 1973 et remplacé par le compromis « perturbation de l’orientation sexuelle ». 1957 correspond aux travaux de Hooker, 1980 à l’intitulé « homosexualité égodystonique » et 1987 à la disparition complète de la catégorie.

25. Un clinicien compare les classifications du DSM-IV et du DSM-5 pour un patient autrefois classé comme ayant un syndrome d’Asperger. Quelle évolution diagnostique doit-il retenir ?

Le DSM-5 remplace les anciens sous-types par trois niveaux de sévérité correspondant à leurs noms
Le DSM-IV regroupait déjà ces sous-types dans une catégorie unique de spectre de l’autisme
Le DSM-5 conserve les trois sous-types du DSM-IV et leur ajoute des spécificateurs
Le DSM-5 regroupe les anciens sous-types dans le spectre de l’autisme, avec des niveaux de sévérité et des spécificateurs

Le DSM-5 regroupe les anciens sous-types dans le spectre de l’autisme, avec des niveaux de sévérité et des spécificateurs

Explication

Le DSM-IV distinguait le trouble autistique, le syndrome d’Asperger et le TED non spécifié; le DSM-5 les réunit dans le spectre de l’autisme et précise des niveaux de sévérité de 1 à 3 ainsi que des spécificateurs. Conserver les anciennes catégories, assimiler niveaux et diagnostics, ou attribuer la fusion au DSM-IV inverse cette évolution.

26. Une personne endeuillée présente des symptômes de dépression trois semaines après un décès. Quelle différence entre le DSM-IV et le DSM-5 s’applique à l’examen du diagnostic ?

Le DSM-IV excluait le diagnostic pendant deux semaines, tandis que le DSM-5 a supprimé cette exclusion
Le DSM-5 exclut le diagnostic pendant les deux mois suivant le décès, contrairement au DSM-IV
Le DSM-IV excluait le diagnostic pendant les deux mois suivant le décès, tandis que le DSM-5 a supprimé cette exclusion
Les deux éditions excluent le diagnostic pendant les deux mois suivant le décès

Le DSM-IV excluait le diagnostic pendant les deux mois suivant le décès, tandis que le DSM-5 a supprimé cette exclusion

Explication

Le DSM-IV excluait le diagnostic de dépression pendant les deux mois suivant un décès; le DSM-5 a supprimé cette exclusion, car le deuil n’immunise pas contre la dépression. Appliquer l’exclusion au DSM-5 inverse la révision, et sa suppression ne signifie pas qu’un diagnostic est automatique.

27. Une proposition diagnostique prometteuse n’a pas encore été validée et est inscrite en section III. Quelle conséquence son inscription entraîne-t-elle pour un clinicien ?

Elle peut être utilisée en clinique, mais ne permet pas le remboursement.
Elle peut être remboursée, mais ne peut pas guider la recherche.
Elle devient une catégorie validée, utilisable en clinique et remboursable.
Elle peut stimuler la recherche, sans autoriser l’usage clinique ni le remboursement.

Elle peut stimuler la recherche, sans autoriser l’usage clinique ni le remboursement.

Explication

La section III accueille des propositions prometteuses mais non validées afin de stimuler la recherche, sans permettre leur usage clinique ni leur remboursement. Autoriser l’usage clinique confond recherche et validation, permettre le remboursement confond l’espace de recherche avec une prise en charge reconnue, et considérer la proposition comme validée efface son statut non validé.

28. En comparant l’évolution du DSM entre 1952 et aujourd’hui, quelle conclusion correspond à la critique de l’inflation diagnostique ?

Le nombre de catégories est passé de près de 300 à 106.
Le nombre d’experts est passé de 106 à près de 300.
Le nombre de catégories est passé de 106 à près de 300.
Le nombre de catégories est resté proche de 106.

Le nombre de catégories est passé de 106 à près de 300.

Explication

La critique d’inflation diagnostique s’appuie sur la hausse du nombre de catégories, de 106 en 1952 à près de 300 aujourd’hui. L’inversion des valeurs renverse cette évolution, le nombre d’experts confond une autre mesure avec les catégories, et le maintien près de 106 ignore la hausse.

29. Une personne présente depuis plusieurs années une manière stable d’interagir, puis développe brusquement des symptômes marqués pendant quelques semaines. Quelle distinction le diagnostic différentiel doit-il examiner ?

Deux traits durables, l’un de personnalité et l’autre d’un trouble clinique.
Deux états épisodiques, l’un de personnalité et l’autre d’un trouble clinique.
L’état épisodique de personnalité et le trait durable relevant d’un trouble clinique.
Le trait durable de personnalité et l’état épisodique relevant d’un trouble clinique.

Le trait durable de personnalité et l’état épisodique relevant d’un trouble clinique.

Explication

Le diagnostic différentiel cherche à distinguer une caractéristique durable de personnalité d’un état épisodique relevant d’un trouble clinique. L’inversion attribue les notions aux mauvaises catégories, qualifier les symptômes récents de permanents confond épisode et trait, et considérer les deux phénomènes comme épisodiques méconnaît leur différence de durée.

30. Lors de l’évaluation de symptômes qui perturbent la vie quotidienne d’un patient, quels éléments faut-il examiner, en accordant une attention particulière à l’un d’eux ?

L’intensité, la durée et surtout le retentissement fonctionnel.
La fréquence, le contexte et surtout la stabilité de la personnalité.
L’intensité, le contexte et surtout la présence d’un autre trouble.
La durée, la fréquence et surtout l’intensité des symptômes.

L’intensité, la durée et surtout le retentissement fonctionnel.

Explication

L’évaluation différentielle considère l’intensité et la durée des symptômes, mais accorde une importance particulière à leur retentissement fonctionnel. Mettre l’accent sur l’intensité ou la durée déplace cette priorité, tandis que rechercher un autre trouble relève d’une autre question du diagnostic différentiel.

31. Lors d’une première évaluation, une personne présente des symptômes qui pourraient relever de plusieurs catégories diagnostiques. Quelle est la première étape de l’arbre diagnostique ?

Évaluer d’abord les symptômes neurocognitifs
Classer d’abord les symptômes anxieux
Rechercher d’abord un trouble de la personnalité
Rechercher une cause médicale ou une substance

Rechercher une cause médicale ou une substance

Explication

L’arbre diagnostique commence par l’élimination d’une cause médicale ou liée à une substance avant d’orienter vers les familles de symptômes. « Symptômes anxieux » et « trouble de la personnalité » placent à tort des étapes ultérieures en premier ; « symptômes neurocognitifs » saute également cette vérification initiale.

32. Une personne présente des symptômes psychotiques depuis quatre mois, sans épisode thymique concomitant. Quelle orientation diagnostique correspond à cette durée ?

Un trouble psychotique bref
Un trouble schizo-affectif
Un trouble schizophréniforme
Une schizophrénie

Un trouble schizophréniforme

Explication

Une durée de un à six mois oriente vers un trouble schizophréniforme. Le trouble psychotique bref correspond à moins d’un mois, tandis que la schizophrénie ou le trouble schizo-affectif sont envisagés à partir de six mois, ce dernier nécessitant un épisode thymique concomitant.

33. Une patiente a connu une hypomanie de cinq jours et un épisode dépressif. Vers quel diagnostic l’arbre oriente-t-il ?

Un trouble bipolaire de type I
Un trouble dépressif persistant
Un épisode dépressif caractérisé
Un trouble bipolaire de type II

Un trouble bipolaire de type II

Explication

Une hypomanie d’au moins quatre jours associée à un épisode dépressif correspond au trouble bipolaire de type II. Le type I correspond à une manie d’au moins sept jours ou nécessitant une hospitalisation ; les deux autres diagnostics ne rendent pas compte de l’épisode hypomaniaque.

34. Quelle fréquence caractérise approximativement la présence de plusieurs tableaux cliniques chez les patients ?

Environ la moitié des patients
Environ un patient sur dix
Une petite minorité de patients
Presque tous les patients

Environ la moitié des patients

Explication

La comorbidité est fréquente : environ la moitié des patients cumulent plusieurs tableaux cliniques. « Un patient sur dix » et « une petite minorité » la sous-estiment, tandis que « presque tous » en surestime la fréquence.

35. Une personne reçoit deux diagnostics envisagés, mais l’un d’eux explique mieux l’ensemble de ses symptômes. Quelle décision respecte le principe de hiérarchie diagnostique ?

Privilégier celui du motif de consultation
Ne pas poser les deux diagnostics
Conserver le diagnostic le plus précis
Poser les deux diagnostics envisagés

Ne pas poser les deux diagnostics

Explication

Il ne faut pas poser deux diagnostics lorsque l’un explique mieux l’ensemble des symptômes. Retenir les deux parce qu’ils sont plausibles néglige ce principe ; le motif de consultation sert à ordonner des diagnostics retenus, et la précision apparente ne prime pas sur l’explication globale.

36. En France, quelle prévalence des troubles dépressifs est estimée sur une période de 12 mois, et quelle est leur prévalence au cours de la vie ?

7–10 % sur 12 mois et 15–20 % au cours de la vie
15–20 % sur 12 mois et environ 2 % au cours de la vie
7–10 % sur 12 mois et environ 2 % au cours de la vie
15–20 % sur 12 mois et 7–10 % au cours de la vie

7–10 % sur 12 mois et 15–20 % au cours de la vie

Explication

La prévalence estimée en France est de 7–10 % sur 12 mois et de 15–20 % au cours de la vie. L’inversion des périodes confond prévalence annuelle et prévalence vie entière, tandis que les valeurs proches de 2 % ne correspondent pas à ces estimations.

37. Une personne présente une anhédonie depuis deux semaines, sans humeur triste. Cette durée et ce symptôme cardinal satisfont-ils le critère temporel et symptomatique indiqué pour un épisode dépressif caractérisé ?

Non, car l’anhédonie doit durer au moins un mois
Oui, car l’anhédonie seule pendant deux semaines suffit pour ce critère
Non, car un symptôme associé doit remplacer l’anhédonie pendant deux semaines
Non, car l’humeur triste doit accompagner l’anhédonie pendant deux semaines

Oui, car l’anhédonie seule pendant deux semaines suffit pour ce critère

Explication

Le critère est satisfait par au moins une humeur triste ou une anhédonie présente pendant deux semaines. Exiger les deux symptômes confond le « ou » avec une conjonction, une semaine est trop courte, et les symptômes associés ne remplacent pas ce critère cardinal.

38. Un facteur de stress survient le 1er mars. Jusqu’à quelle date au plus l’apparition du trouble peut-elle respecter le délai maximal indiqué pour un trouble de l’adaptation ?

Jusqu’au 1er mars de l’année suivante
Jusqu’au 1er juin
Jusqu’au 1er septembre
Jusqu’au 1er avril

Jusqu’au 1er juin

Explication

Le trouble de l’adaptation doit apparaître au plus tard trois mois après le facteur de stress : à partir du 1er mars, cela mène au 1er juin. Six mois concerne la requalification liée à la durée, tandis qu’un mois et un an ne sont pas les délais indiqués.

39. Quelle part des demandes de consultation est représentée par les troubles de l’adaptation ?

Environ 10 à 15 % des demandes
Environ 25 à 30 % des demandes
Environ 1 à 2 % des demandes
Environ un tiers des demandes

Environ 10 à 15 % des demandes

Explication

Les troubles de l’adaptation représentent 10 à 15 % des demandes de consultation. La proportion d’environ un tiers concerne les demandes de première consultation, 1 à 2 % correspond à une prévalence différente, et 25 à 30 % est associé aux troubles anxieux dans l’extrait.

40. Dans les demandes en pratique libérale, quelle part représente le groupe des troubles liés au trauma, dont le diagnostic principal est le TSPT ?

2 à 3 % des demandes
Environ un tiers des demandes
13 à 15 % des demandes
5 à 8 % des demandes

5 à 8 % des demandes

Explication

Les troubles liés au trauma représentent 5 à 8 % des demandes, et le TSPT est le diagnostic principal du chapitre. La valeur de 2 à 3 % concerne la prévalence annuelle du TSPT, 13 à 15 % celle des troubles anxieux, et un tiers correspond à l’exposition à un trauma.

41. Une personne présente des symptômes de TSPT pendant trois semaines après un événement traumatique. La durée requise pour poser ce diagnostic est-elle atteinte ?

Oui, toute durée après l’événement suffit
Non, les symptômes doivent durer plusieurs mois
Non, les symptômes doivent durer plus d’un mois
Oui, deux semaines de symptômes suffisent

Non, les symptômes doivent durer plus d’un mois

Explication

Le diagnostic de TSPT requiert des symptômes durant plus d’un mois après l’événement traumatique; trois semaines ne suffisent donc pas. Le seuil de deux semaines renvoie à d’autres critères diagnostiques, toute durée est insuffisante, et plusieurs mois dépassent le seuil indiqué.

42. Lors d’une évaluation après un événement traumatique, une clinicienne vérifie les souvenirs intrusifs, l’évitement, les changements cognitifs et émotionnels, ainsi que l’hyperactivation. Quelle structure d’évaluation utilise-t-elle ?

Les quatre clusters de symptômes du TSPT
Les facteurs d’exposition et de vulnérabilité au trauma
Les manifestations dissociatives et les comorbidités du TSPT
Les critères de durée et de retentissement du TSPT

Les quatre clusters de symptômes du TSPT

Explication

L’exploration du TSPT porte sur quatre clusters : reviviscences, évitement, altérations cognitives et de l’humeur, et hyperactivation. Les critères de durée, les facteurs de risque et les manifestations associées ne constituent pas ces quatre clusters.

43. Une équipe compare les systèmes de classification psychiatrique et cherche celui qui comprend 182 catégories tout en s’harmonisant avec le chapitre V de la CIM-8. Quel système doit-elle retenir ?

La CIM-8
Le DSM-III
Le DSM-I
Le DSM-II

Le DSM-II

Explication

Le DSM-II comprend 182 catégories et s’harmonise avec le chapitre V de la CIM-8. Le DSM-I est confondu avec l’édition concernée, le DSM-III est associé à tort à cette harmonisation, et la CIM-8 est prise pour le manuel américain.

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Quelles fonctions remplissent les nosographies cliniques ?

Elles servent à communiquer, prévoir, comparer, administrer et enseigner.

Quelles quatre classes Philippe Pinel distingue-t-il dans son traité de 1801 ?

Manie, mélancolie, démence et idiotisme.

À quels objectifs répondent d’abord les premières classifications statistiques américaines ?

À des objectifs administratifs et politiques.

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