QCM : Prescription et droit infirmier (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux une prescription dans la pratique médicale ?

Un acte médical, un vecteur d’information et un document à fortes implications légales
Un document de délivrance, un outil de suivi et un acte sans implication légale
Un document destiné au patient, un acte de soins et un outil de facturation
Un acte pharmaceutique, un vecteur d’information et un document de portée administrative

Un acte médical, un vecteur d’information et un document à fortes implications légales

Explication

La prescription est un acte majeur de la pratique médicale, transmet des informations aux acteurs concernés et comporte de fortes implications légales. La « délivrance pharmaceutique » la réduit à une étape, la « portée administrative » néglige sa dimension juridique et la « facturation » n’en définit pas le rôle.

2. Après un dommage lié à un médicament prescrit, quelle conséquence juridique peut découler de l’ordonnance rédigée par le médecin ?

Elle peut engager la responsabilité civile et pénale du pharmacien
Elle peut engager la responsabilité civile et pénale du médecin
Elle peut engager la responsabilité civile, mais pas pénale, du médecin
Elle constitue un support informatif sans responsabilité juridique du médecin

Elle peut engager la responsabilité civile et pénale du médecin

Explication

L’ordonnance est un document juridique qui engage le médecin et peut mettre en jeu sa responsabilité civile et pénale. La responsabilité du pharmacien concerne un autre acteur, l’absence de portée juridique méconnaît le statut de l’ordonnance et la limiter au civil écarte à tort le pénal.

3. Parmi les professionnels suivants, lesquels disposent d’un droit de prescription, dans les limites de leur exercice ?

Médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, sages-femmes et infirmiers
Médecins, chirurgiens-dentistes, aides-soignants, sages-femmes et infirmiers
Médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, sages-femmes et kinésithérapeutes
Médecins, pharmaciens, vétérinaires, sages-femmes et infirmiers

Médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, sages-femmes et infirmiers

Explication

Le droit de prescription est ouvert aux médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, sages-femmes et infirmiers, chacun dans les limites de son exercice. Les pharmaciens, aides-soignants et kinésithérapeutes sont ici substitués à tort à des professions de la liste.

4. Un infirmier intervient pendant une prescription médicale d’une série d’actes infirmiers, dans le cadre de sa compétence, et le médecin n’a formulé aucune indication contraire. Quelle conclusion s’applique à la prescription de dispositifs médicaux ?

Il peut prescrire certains dispositifs médicaux dans ces conditions
Il peut prescrire tout dispositif médical sans égard à sa compétence
Il peut prescrire ces dispositifs même hors d’une série d’actes infirmiers
Il doit obtenir l’accord explicite du médecin avant toute prescription

Il peut prescrire certains dispositifs médicaux dans ces conditions

Explication

L’infirmier peut prescrire certains dispositifs médicaux lorsque les trois conditions sont réunies : prescription médicale d’une série d’actes, respect de sa compétence et absence d’indication contraire du médecin. Exiger un accord explicite ajoute une condition, tandis que s’affranchir du cadre de la série ou de la compétence élargit indûment le droit.

5. Une infirmière envisage de renouveler une prescription de contraceptifs oraux datant de huit mois, sans médicament inscrit sur une liste d’exclusion. Pour quelle durée peut-elle la renouveler ?

Six mois, sans renouvellement supplémentaire par l’infirmière
Aucun renouvellement, car la prescription date de plus de six mois
Six mois, avec possibilité de renouveler encore une fois
Douze mois, sans renouvellement supplémentaire par l’infirmière

Six mois, sans renouvellement supplémentaire par l’infirmière

Explication

Une prescription de contraceptifs oraux datant de moins d’un an peut être renouvelée par un infirmier pour six mois, sans renouvellement supplémentaire. La durée initiale d’un an ne s’applique pas au renouvellement infirmier, et confondre six mois avec une durée renouvelable dépasse la limite prévue.

6. Dans un cabinet, un médecin demande à un membre de son équipe de rédiger une ordonnance à sa place. Qui peut légalement accomplir cet acte de rédaction ?

L’infirmier, lorsque le traitement concerne un médicament courant
Un membre de l’équipe soignante, si le médecin vérifie ensuite le document
Un secrétaire médical, à partir des instructions orales du médecin
Le médecin prescripteur, car la rédaction est un acte médical non délégable

Le médecin prescripteur, car la rédaction est un acte médical non délégable

Explication

La rédaction de l’ordonnance constitue un acte purement médical et ne peut être déléguée. La vérification ultérieure, le rôle infirmier et la mise par écrit d’instructions ne rendent pas la délégation possible.

7. Une ordonnance de médicament doit être finalisée avant sa remise au patient : quelle information doit encore y figurer avec les éléments de prescription ?

Le nom du pharmacien qui délivrera le médicament
La signature du prescripteur
La preuve écrite de l’explication orale
Le diagnostic détaillé du patient

La signature du prescripteur

Explication

L’ordonnance précise notamment le nom du médicament, sa posologie, sa forme, sa quantité, sa durée de validité et, si nécessaire, son renouvellement, puis comporte la signature du prescripteur. Le diagnostic détaillé, la preuve de l’explication orale et le nom du pharmacien ne remplacent pas cette signature.

8. Une patiente ne sait pas comment prendre les médicaments prescrits ni quoi faire en cas d’effet indésirable. Quelle démarche répond aux exigences d’une prescription bien expliquée ?

Présenter les bénéfices du traitement sans évoquer les effets indésirables possibles
Expliquer la prescription et vérifier sa compréhension des médicaments, de leur prise et de la gestion des effets indésirables
Remettre une notice et considérer que les explications sont ainsi complètes
Expliquer le mode de prise sans demander à la patiente ce qu’elle a compris

Expliquer la prescription et vérifier sa compréhension des médicaments, de leur prise et de la gestion des effets indésirables

Explication

La prescription doit s’appuyer sur les données actualisées de la science médicale et être expliquée au malade ou à son entourage, en vérifiant la compréhension des médicaments, de leur prise et de la gestion possible des effets indésirables. Une notice seule, une explication sans vérification ou l’omission des effets indésirables ne répond pas à l’ensemble de ces exigences.

9. Pour classer les médicaments selon leur régime de délivrance, quelles catégories faut-il distinguer ?

Comprimés, solutions et formes injectables
Vente libre, prescription médicale et statut particulier
Liste I, liste II et stupéfiants
Risque faible, risque modéré et risque élevé

Vente libre, prescription médicale et statut particulier

Explication

Les médicaments sont répartis entre médicaments en vente libre, médicaments soumis à prescription médicale et médicaments à statut particulier. Les niveaux de risque, les listes et les formes pharmaceutiques renvoient à d’autres distinctions.

10. Un patient demande le renouvellement d’une ordonnance de stupéfiants. Quelle règle s’applique à cette demande ?

Le renouvellement est interdit
Le renouvellement est possible sur présentation de l’ordonnance
Le renouvellement est possible si le prescripteur l’indique
Le renouvellement est possible dans la limite de six mois

Le renouvellement est interdit

Explication

Le renouvellement des stupéfiants est interdit. L’indication du prescripteur concerne les médicaments de liste I, tandis que la présentation de l’ordonnance concerne ceux de liste II.

11. Quel décret a instauré l’ordonnance sécurisée commune à tous, entrée en vigueur le 1er octobre 2000 ?

L’arrêté du 31 mars 1999
Le décret du 1er octobre 2000
Le décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004
Le décret n° 99-249 du 31 mars 1999

Le décret n° 99-249 du 31 mars 1999

Explication

Le décret n° 99-249 du 31 mars 1999 a instauré l’ordonnance sécurisée, applicable à partir du 1er octobre 2000. L’arrêté du 31 mars 1999 concerne la conformité du modèle, le décret de 2004 codifie le code de déontologie médicale et le 1er octobre 2000 est la date d’entrée en vigueur.

12. Quel objectif résume la fonction de l’ordonnance sécurisée dans la prescription des stupéfiants ?

Faciliter les prescriptions en supprimant le carnet à souche et limiter les falsifications
Faciliter les renouvellements et remplacer la signature du prescripteur
Supprimer le carnet à souche et prévenir le risque de dépendance des patients
Limiter les renouvellements et empêcher la délivrance fractionnée des traitements

Faciliter les prescriptions en supprimant le carnet à souche et limiter les falsifications

Explication

L’ordonnance sécurisée facilite la prescription des stupéfiants en supprimant le carnet à souche et vise aussi à limiter les falsifications. La limitation des renouvellements et la délivrance fractionnée relèvent d’autres règles, tandis que la dépendance est un risque lié à l’utilisation du médicament.

13. Un médicament est qualifié de stupéfiant ou de toxicomanogène lorsque son utilisation risque de créer quoi ?

Une toxicité aiguë
Une falsification de prescription
Une somnolence passagère
Une dépendance

Une dépendance

Explication

La définition repose sur le risque que l’utilisation du médicament crée une dépendance. Une toxicité aiguë et une somnolence sont d’autres effets possibles, tandis que la falsification concerne le document de prescription.

14. Un prescripteur rédige une ordonnance pour un stupéfiant et veut respecter les exigences de rédaction. Quelle démarche doit-il suivre ?

Écrire en toutes lettres la forme et la durée, puis signer sous les mentions légales
Écrire en toutes lettres la dénomination, la posologie, la forme, la quantité et la durée, puis signer sous la dernière ligne
Écrire en toutes lettres la dénomination et la quantité, puis signer au-dessus de la première ligne
Inscrire la posologie et la durée en chiffres, puis signer au bas de la page

Écrire en toutes lettres la dénomination, la posologie, la forme, la quantité et la durée, puis signer sous la dernière ligne

Explication

La prescription doit indiquer en toutes lettres la dénomination, la posologie, la forme galénique, la quantité et la durée de validité, puis être signée juste sous la dernière ligne. Écrire certaines mentions en chiffres omet une exigence, et signer ailleurs ne respecte pas l’emplacement demandé.

15. Une ordonnance de stupéfiant prévoit une délivrance fractionnée, mais le prescripteur souhaite que le patient reçoive la quantité en une seule fois. Que doit-il faire, et quelle règle reste applicable aux prescriptions successives ?

Ne rien noter ; le chevauchement reste interdit
Noter « délivrance en une seule fois » ; le chevauchement devient autorisé
Noter « délivrance fractionnée » ; le chevauchement devient autorisé
Noter « délivrance en une seule fois » ; le chevauchement reste interdit

Noter « délivrance en une seule fois » ; le chevauchement reste interdit

Explication

La délivrance est fractionnée par défaut ; le prescripteur peut demander une délivrance en une seule fois en l’indiquant expressément. Cette exception ne lève pas l’interdiction du chevauchement des prescriptions.

16. Une prescription porte sur du triazolam. Quelle durée maximale de prescription s’applique à cet hypnotique ?

Deux semaines
Sept jours
Douze semaines
Quatre semaines

Deux semaines

Explication

Le triazolam fait partie des deux hypnotiques cités dont la prescription est limitée à deux semaines. Quatre semaines correspond à la durée générale des hypnotiques concernés, douze semaines à celle des anxiolytiques, et sept jours ne correspond pas à la limite indiquée.

17. Un patient reçoit une prescription de Xanax, un anxiolytique cité parmi les médicaments à durée limitée. Quelle est la durée maximale de prescription ?

Deux semaines
Douze semaines
Quatre semaines
Sept jours

Douze semaines

Explication

La durée de prescription des anxiolytiques cités, dont le Xanax, est limitée à douze semaines. Quatre et deux semaines sont des limites associées aux hypnotiques, tandis que sept jours ne correspond pas à la limite des anxiolytiques.

18. Une personne souffre de douleurs intenses après une opération. Quelle présentation de Temgésic® correspond à cette indication ?

Temgésic® 8 mg en comprimé sublingual
Temgésic® 2 mg en comprimé sublingual
Temgésic® 0,4 mg en comprimé sublingual
Temgésic® 0,2 mg en comprimé sublingual

Temgésic® 0,2 mg en comprimé sublingual

Explication

Temgésic® 0,2 mg en comprimé sublingual est indiqué contre les douleurs intenses, notamment postopératoires. Les dosages de 0,4, 2 et 8 mg sont utilisés comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés.

19. Un patient reçoit Temgésic® 2 mg en traitement substitutif d’une pharmacodépendance majeure aux opiacés. Quelle durée maximale et quel fractionnement de prescription s’appliquent ?

Douze semaines, par fractions de quatre semaines
Trente jours, sans fractionnement indiqué
Vingt-huit jours au maximum, par fractions de sept jours
Sept jours au maximum, sans fractionnement

Vingt-huit jours au maximum, par fractions de sept jours

Explication

Les présentations de Temgésic® à 0,4, 2 et 8 mg se prescrivent pour 28 jours au maximum, par fractions de 7 jours. La durée de 30 jours concerne le dosage de 0,2 mg, et une fraction de 7 jours ne constitue pas la durée totale maximale.

20. Un médicament exige une première ordonnance établie par un médecin en établissement de santé, mais ses renouvellements peuvent ensuite être faits en ville sous certaines conditions. Quelle catégorie lui correspond ?

La prescription réservée à certains spécialistes (PRS)
La prescription initiale hospitalière (PIH)
La prescription hospitalière (PH)
La surveillance particulière pendant le traitement (SP)

La prescription initiale hospitalière (PIH)

Explication

La PIH impose une première prescription dans un établissement ou centre autorisé, puis permet un renouvellement en ville sous certaines conditions. La PH réserve la prescription au milieu hospitalier, la PRS la limite à certains spécialistes et la SP impose une surveillance particulière pendant le traitement.

21. Une pharmacie à usage intérieur souhaite délivrer au public un médicament qui n’est pas classé dans la catégorie RH. Dans quelle situation peut-elle le faire ?

Si le médicament est inscrit sur la liste autorisant sa rétrocession
Si le médicament est prescrit par un médecin exerçant en établissement de santé
Si le médicament nécessite une surveillance particulière pendant le traitement
Si le médicament peut être administré dans une structure alternative à l’hospitalisation

Si le médicament est inscrit sur la liste autorisant sa rétrocession

Explication

Un médicament non classé RH peut être délivré par une pharmacie à usage intérieur au public s’il figure sur la liste autorisant sa rétrocession. Le lieu d’exercice du prescripteur, le cadre d’administration et la surveillance du traitement ne remplacent pas cette inscription.

22. Quelles sont les cinq catégories de médicaments à prescription restreinte ?

RH, PH, PIH, PRS et SP
RH, PH, PIH, rétrocession et SP
RH, PH, prescription spécialisée, rétrocession et SP
RH, prescription de ville, PIH, PRS et SP

RH, PH, PIH, PRS et SP

Explication

Les cinq catégories sont l’usage hospitalier (RH), la prescription hospitalière (PH), la prescription initiale hospitalière (PIH), la prescription réservée à certains spécialistes (PRS) et la surveillance particulière pendant le traitement (SP). La rétrocession et la prescription de ville ne sont pas des catégories de prescription restreinte.

23. Pour une maladie grave sans traitement approprié, une spécialité est présumée efficace et sûre, et son laboratoire s’engage à déposer une demande d’AMM dans les deux ans. Quel dispositif correspond à ces critères ?

L’autorisation d’accès compassionnel
La prise en charge de droit commun
L’accès précoce
L’accès compassionnel

L’accès précoce

Explication

L’accès précoce vise certaines spécialités présumées efficaces et sûres pour une maladie grave, rare ou invalidante sans traitement approprié, avec un engagement du laboratoire à déposer une demande d’AMM dans un délai déterminé de deux ans. L’accès compassionnel ne se définit pas par cet engagement d’AMM.

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Qu’est-ce qu’une prescription médicale ?

Un acte majeur de la pratique médicale, vecteur d’information et document professionnel à fortes implications légales.

Quel document juridique engage le médecin et peut entraîner sa responsabilité civile et pénale ?

L’ordonnance.

Quels professionnels disposent d’un droit de prescription dans les limites de leur exercice ?

Les médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, sages-femmes et infirmiers.

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