QCM : Traumatismes de la cheville (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors de l’examen des faisceaux collatéraux de la cheville, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le ligament collatéral médial relie la malléole médiale au calcanéum, au talus et au ligament calcanéonaviculaire.
Le ligament calcanéofibulaire forme le faisceau antérieur et se tend principalement en extension.
Le LTFA se tend en extension et constitue le faisceau le plus fragile du ligament collatéral latéral.
Le LTFP est le faisceau le plus fragile et se tend en extension de la cheville.
Le ligament collatéral latéral comprend les faisceaux talofibulaires antérieur et postérieur ainsi que le calcanéofibulaire.

Le ligament collatéral médial relie la malléole médiale au calcanéum, au talus et au ligament calcanéonaviculaire. · Le LTFA se tend en extension et constitue le faisceau le plus fragile du ligament collatéral latéral. · Le ligament collatéral latéral comprend les faisceaux talofibulaires antérieur et postérieur ainsi que le calcanéofibulaire.

Explication

Le ligament collatéral latéral comprend le LTFA, le LCF et le LTFP ; le LTFA est tendu en extension et est le plus fragile. Le LCF est le faisceau moyen, tandis que le ligament collatéral médial relie la malléole médiale aux structures indiquées. Le LCF n’est pas le faisceau antérieur et le LTFP est tendu en flexion, non en extension.

2. En évaluant la stabilité de la cheville et la syndesmose tibio-fibulaire, quelles propositions sont exactes ?

En valgus, la malléole médiale constitue une butée plus importante que la malléole latérale.
La congruence de la syndesmose tibio-fibulaire inférieure est assurée par des surfaces cartilagineuses.
En varus, le ligament collatéral latéral se tend et la malléole médiale sert de butée.
Les ligaments tibio-fibulaires de la syndesmose répartissent les forces transmises au talus entre tibia et fibula.
Le plan superficiel du ligament collatéral médial, dit deltoïdien, se dirige vers l’os naviculaire.

En varus, le ligament collatéral latéral se tend et la malléole médiale sert de butée. · Les ligaments tibio-fibulaires de la syndesmose répartissent les forces transmises au talus entre tibia et fibula. · Le plan superficiel du ligament collatéral médial, dit deltoïdien, se dirige vers l’os naviculaire.

Explication

En varus, le ligament collatéral latéral est mis en tension et la malléole médiale constitue une butée ; le plan superficiel deltoïdien se dirige vers le naviculaire. La syndesmose ne possède pas de surface cartilagineuse : sa congruence dépend notamment de la membrane interosseuse et des ligaments tibio-fibulaires. En valgus, la butée de la malléole latérale est plus importante que celle du ligament collatéral médial.

3. Quelle est la fonction principale de la cheville lors de la marche ?

Relier les os du tarse, transmettre les forces du sol au genou, amortir les mouvements des orteils et maintenir l’équilibre du bassin.
Stabiliser le talus, orienter le tibia dans l’espace, limiter les contraintes du pied et déclencher les commandes motrices.
Répartir les contraintes du poids du corps, adapter le pied au sol, amortir les contraintes excessives et répondre aux commandes motrices.
Produire la propulsion du pied, maintenir le genou aligné, absorber les chocs du bassin et contrôler les mouvements des orteils.

Répartir les contraintes du poids du corps, adapter le pied au sol, amortir les contraintes excessives et répondre aux commandes motrices.

Explication

La cheville répartit les charges par l’intermédiaire du talus, ajuste l’orientation du pied au sol, amortit les contraintes excessives et participe à la réponse motrice de la marche. La stabilisation du talus ne résume pas ces fonctions et ne remplace pas l’adaptation du pied au sol.

4. Quel test clinique présente le meilleur rapport de vraisemblance pour évaluer le tendon d’Achille ?

Le tiroir antérieur, réalisé en mobilisant le talus vers l’avant
Le test de Thompson, réalisé en comprimant les mollets pour faire remonter le talon
Le talar tilt, réalisé en comparant la laxité des deux chevilles
Le squeeze test, réalisé en comprimant le tibia et la fibula

Le test de Thompson, réalisé en comprimant les mollets pour faire remonter le talon

Explication

Le test de Thompson évalue le tendon d’Achille en comprimant les mollets et en observant si le talon remonte. Le squeeze test recherche plutôt une douleur évoquant une atteinte de la syndesmose.

5. Quel est l’objectif de la classification de Duparc pour les fractures malléolaires ?

Distinguer les fractures selon leur mécanisme, notamment l’adduction, l’abduction et la rotation externe
Évaluer le déplacement des fragments afin de choisir entre une botte et une intervention
Classer les fractures selon leur localisation au-dessus ou au-dessous de l’interligne articulaire
Décrire le risque de nécrose du talus après une fracture du pilon tibial

Distinguer les fractures selon leur mécanisme, notamment l’adduction, l’abduction et la rotation externe

Explication

La classification de Duparc répartit les fractures malléolaires en catégories correspondant à quatre mécanismes traumatiques. La localisation par rapport à l’interligne peut décrire une fracture, mais ne constitue pas le principe de cette classification.

6. Après une fracture du corps du talus, à quel moment la revascularisation se réalise-t-elle généralement ?

En 4 à 6 semaines
En 18 à 24 mois
En 2 à 3 mois
En 8 à 12 mois

En 8 à 12 mois

Explication

La revascularisation du talus fracturé se fait sur une période de 8 à 12 mois. La condensation apparaît plus tôt, entre le deuxième et le troisième mois, mais elle ne correspond pas à la revascularisation complète.

7. En comparant les fractures marginales antérieures du pilon tibial aux fractures en flexion plantaire, quelle différence caractérise leur mécanisme et leur localisation ?

Les premières associent hyperflexion dorsale et compression verticale, tandis que les secondes atteignent la marge postérieure après une chute sur la pointe des pieds.
Les premières suivent une flexion plantaire et touchent la marge postérieure, tandis que les secondes résultent d’une compression verticale en flexion dorsale.
Les premières sont dues à une compression verticale en flexion plantaire et touchent la marge antérieure, tandis que les secondes atteignent la marge postérieure en flexion dorsale.
Les premières résultent d’une torsion du pied et touchent les malléoles, tandis que les secondes surviennent en flexion dorsale et atteignent la marge antérieure.

Les premières associent hyperflexion dorsale et compression verticale, tandis que les secondes atteignent la marge postérieure après une chute sur la pointe des pieds.

Explication

La fracture marginale antérieure est liée à une hyperflexion dorsale avec compression verticale, alors que la flexion plantaire après une chute sur la pointe des pieds atteint la marge postérieure du pilon. L’inversion des mécanismes et des marges constitue une confusion fréquente entre ces deux types de fracture.

8. Quels éléments de l’examen initial d’une entorse de cheville peuvent justifier la réalisation de radiographies selon les critères d’Ottawa ?

Un tiroir antérieur douloureux associé à un bâillement au varus forcé
Une tuméfaction rapide accompagnée d’une douleur des tendons fibulaires
Une ecchymose latérale associée à une douleur des trois faisceaux ligamentaires
Une douleur osseuse localisée, notamment à la malléole, au naviculaire ou à la base du cinquième métatarsien

Une douleur osseuse localisée, notamment à la malléole, au naviculaire ou à la base du cinquième métatarsien

Explication

Les critères d’Ottawa comprennent notamment une douleur osseuse à la malléole, au naviculaire ou à la base du cinquième métatarsien, ainsi que certaines conditions d’âge et l’impossibilité de faire quatre pas. Les signes ligamentaires comme un tiroir antérieur ou une tuméfaction peuvent évoquer une entorse grave, mais ne constituent pas en eux-mêmes les critères osseux d’Ottawa.

9. Pourquoi une rééducation proprioceptive est-elle intégrée au traitement d’une entorse de cheville ?

Pour renforcer les ligaments lésés en supprimant le besoin d’une immobilisation adaptée à la gravité
Pour accélérer la consolidation des fractures malléolaires et permettre un appui précoce
Pour réduire l’œdème en remplaçant l’élévation et la contention durant la phase aiguë
Pour réintégrer la cheville dans le schéma corporel et mieux anticiper les situations à risque

Pour réintégrer la cheville dans le schéma corporel et mieux anticiper les situations à risque

Explication

Le travail proprioceptif aide à lever les inhibitions, à réintégrer la cheville dans le schéma corporel et à anticiper les situations à risque. La consolidation osseuse n’est pas son objectif : elle vise la récupération fonctionnelle et la prévention des situations dangereuses.

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Quelles fonctions la cheville assure-t-elle pendant la marche ?

Elle répartit le poids, adapte le pied au sol, amortit les contraintes excessives et répond aux commandes motrices.

Quelles structures associe l’articulation talo-crurale ?

Le pilon tibial, les malléoles médiale et latérale, et le talus.

Quels faisceaux composent le ligament collatéral latéral de la cheville ?

Le LTFA, le LCF et le LTFP.

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