QCM : Infections et grossesse (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un laboratoire classe les bactéries d’un prélèvement vaginal en groupes. Quel groupe comprend notamment Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis, responsables de pathologies vénériennes ?

Le groupe III
Les groupes II et III
Le groupe I
Le groupe IV

Le groupe IV

Explication

Le groupe IV comprend notamment Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis, associés à des pathologies vénériennes. Le groupe I correspond à la flore habituelle, les groupes II et III peuvent menacer la grossesse dans certaines situations, et le groupe III désigne un groupe de bactéries de portage exceptionnel.

2. Une femme enceinte a un antécédent d’accouchement prématuré associé à une infection fœto-maternelle bactérienne. Quelle conduite de prélèvement est indiquée ?

Réaliser le prélèvement moins de cinq semaines avant l’accouchement, sans prélèvement précoce
Attendre le neuvième mois pour réaliser tout prélèvement
Réaliser un prélèvement dès le début de la grossesse
Ne réaliser un prélèvement qu’en cas de symptômes

Réaliser un prélèvement dès le début de la grossesse

Explication

Un antécédent d’accouchement prématuré associé à une infection fœto-maternelle bactérienne justifie un prélèvement dès le début de la grossesse. Le neuvième mois correspond au dépistage du streptocoque B, dont le résultat doit dater de moins de cinq semaines au moment de l’accouchement.

3. Après coloration de Gram, un prélèvement vaginal obtient un score de Nugent de 5. Comment classer la flore ?

Flore intermédiaire
Flore non classable par le score de Nugent
Flore évocatrice de vaginose bactérienne
Flore normale

Flore intermédiaire

Explication

Un score de Nugent de 4 à 6 indique une flore intermédiaire ; ainsi, un score de 5 entre dans cette catégorie. Les scores de 0 à 3 sont normaux et ceux de 7 à 10 évoquent une vaginose bactérienne.

4. Une patiente enceinte présente des pertes blanches grumeleuses et inodores, avec prurit et brûlures. Quelle conduite convient si une mycose vulvovaginale est confirmée ?

Ne pas la traiter, car toute perte blanche est physiologique pendant la grossesse
Ne pas la traiter, car les mycoses symptomatiques guérissent sans prise en charge
La traiter, car les symptômes sont caractéristiques d’une mycose
La traiter comme une vaginose, car l’odeur de poisson est caractéristique

La traiter, car les symptômes sont caractéristiques d’une mycose

Explication

Les pertes blanches grumeleuses et inodores accompagnées de prurit et de brûlures caractérisent une mycose vulvovaginale symptomatique, qui nécessite une prise en charge. L’absence de traitement concerne la mycose asymptomatique ; les pertes grises ou verdâtres et l’odeur de poisson évoquent plutôt une vaginose.

5. Une patiente enceinte reçoit un traitement local pour une mycose vulvovaginale symptomatique. Quel schéma correspond au traitement recommandé ?

Mesures hygiéno-diététiques, ovules imidazolés renouvelés après 7 jours et crème vulvaire pendant 10 jours
Ovules imidazolés renouvelés après 7 jours, sans crème ni mesures hygiéno-diététiques
Mesures hygiéno-diététiques, ovules imidazolés pendant 10 jours et crème vulvaire renouvelée après 7 jours
Métronidazole en prise unique et crème vulvaire pendant 10 jours

Mesures hygiéno-diététiques, ovules imidazolés renouvelés après 7 jours et crème vulvaire pendant 10 jours

Explication

Pendant la grossesse, le traitement associe des mesures hygiéno-diététiques, des ovules imidazolés renouvelés après 7 jours et une crème vulvaire appliquée pendant 10 jours. L’inversion des durées ne respecte pas ce schéma, et le métronidazole correspond au traitement de la vaginose bactérienne.

6. Une femme enceinte présente des pertes grisâtres, une odeur de poisson et peu de symptômes. Quel problème ces signes peuvent-ils évoquer, avec quelle association obstétricale connue ?

Une vaginose bactérienne, associée à la rupture prématurée des membranes et à l’accouchement prématuré
Une vaginose bactérienne, associée principalement aux pertes blanches inodores et grumeleuses
Une mycose vulvovaginale, associée à la rupture prématurée des membranes et à l’accouchement prématuré
Une vaginite à Trichomonas, associée principalement à des contractions sans lien avec l’accouchement prématuré

Une vaginose bactérienne, associée à la rupture prématurée des membranes et à l’accouchement prématuré

Explication

La vaginose bactérienne peut être peu symptomatique et provoquer des pertes grises ou verdâtres ainsi qu’une odeur de poisson ; elle est associée à la rupture prématurée des membranes et à l’accouchement prématuré. Les pertes blanches grumeleuses et inodores évoquent plutôt une mycose.

7. Une patiente enceinte n’a pas d’antécédent obstétrical particulier ni de symptômes. Le dépistage de la vaginose bactérienne est-il indiqué ?

Non, le dépistage est indiqué seulement après l’apparition de pertes grises
Oui, le dépistage est recommandé au neuvième mois pour toutes les femmes enceintes
Non, le dépistage systématique n’est pas indiqué dans la population générale
Oui, le dépistage est recommandé chez toutes les femmes enceintes

Non, le dépistage systématique n’est pas indiqué dans la population générale

Explication

Le dépistage systématique de la vaginose bactérienne n’est pas indiqué dans la population générale. Il est recommandé en début de grossesse après une rupture prématurée des membranes ou un accouchement prématuré antérieur associé à une infection fœto-maternelle bactérienne ; le dépistage du neuvième mois concerne le streptocoque B.

8. Une femme enceinte reçoit un traitement contre une chlamydiose. Quel schéma thérapeutique correspond à la prise en charge décrite ?

Des macrolides pendant 10 jours et le traitement du partenaire
Des cyclines pendant 10 jours et le traitement du partenaire
Des macrolides pendant 10 jours sans traiter le partenaire
Des macrolides pendant 5 jours et le traitement du partenaire

Des macrolides pendant 10 jours et le traitement du partenaire

Explication

Pendant la grossesse, la chlamydiose se traite par des macrolides pendant 10 jours, avec traitement du partenaire ; les cyclines ne sont pas utilisées. Les cyclines confondent les familles antibiotiques, les 5 jours raccourcissent la durée indiquée et l’absence de traitement du partenaire omet une mesure prévue.

9. Lorsqu’une excroissance cutanée génitale est identifiée comme un condylome, quelle caractéristique la définit ?

Une excroissance cutanée provoquée par un traumatisme sans infection virale
Une ulcération due à une infection bactérienne de la muqueuse génitale
Une excroissance cutanée due au sous-type de HPV associé au cancer du col
Une excroissance cutanée due à un sous-type de HPV distinct de celui associé au cancer du col

Une excroissance cutanée due à un sous-type de HPV distinct de celui associé au cancer du col

Explication

Un condylome est une excroissance cutanée liée à un sous-type de HPV distinct de celui associé au cancer du col. L’association au sous-type cancérogène confond les types de HPV, l’infection bactérienne remplace le virus par une bactérie, et le traumatisme nie l’origine infectieuse.

10. En France, quel rôle le streptocoque B occupe-t-il parmi les causes de mortalité par infection bactérienne chez les nouveau-nés ?

Une cause fréquente, mais non la première
La première cause
La deuxième cause
Une cause de mortalité non infectieuse

La première cause

Explication

En France, le streptocoque B est la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les nouveau-nés ; il peut notamment provoquer des pneumonies, des septicémies et des méningites. Le qualifier de cause fréquente sans premier rang ou de deuxième cause minimise son rang, tandis que la mortalité non infectieuse change la catégorie.

11. Un nouveau-né présente une infection à streptocoque B au cinquième jour de vie, avec une septicémie. À quelle forme cette infection correspond-elle ?

Une forme précoce
Une forme tardive
Une forme précoce, mais seulement si elle se manifeste dès la naissance
Une forme tardive, car elle survient après la naissance

Une forme précoce

Explication

Une infection apparue avant l’âge de 7 jours relève de la forme précoce, qui peut notamment se manifester par une septicémie. La forme tardive survient plus tard et se manifeste surtout par une méningite purulente ; le cinquième jour respecte déjà le seuil précoce, sans exiger une manifestation à la naissance.

12. À 36 SA, une femme enceinte doit être dépistée pour le streptocoque B. Quelle méthode et quel site de prélèvement conviennent ?

Un prélèvement du tiers supérieur du vagin, sans spéculum
Un prélèvement du tiers inférieur du vagin, sans spéculum
Un prélèvement du tiers inférieur du vagin après 38 SA
Un prélèvement du col à l’aide d’un spéculum

Un prélèvement du tiers inférieur du vagin, sans spéculum

Explication

Le dépistage se fait par prélèvement du tiers inférieur du vagin, sans spéculum, entre 34 et 38 SA, idéalement entre 35 et 37 SA et dans les cinq semaines précédant l’accouchement. Le prélèvement cervical avec spéculum change la méthode, le tiers supérieur change le site et un prélèvement après 38 SA dépasse la fenêtre indiquée.

13. Une femme enceinte dont le statut vis-à-vis du streptocoque B est inconnu présente une rupture des membranes depuis 13 heures. Quelle conduite est indiquée pendant le travail ?

S’abstenir d’antibioprophylaxie en l’absence de résultat positif
Administrer une antibioprophylaxie seulement si la température dépasse 38 °C
Commencer un traitement antibiotique pendant la grossesse avant le travail
Administrer une antibioprophylaxie intrapartum

Administrer une antibioprophylaxie intrapartum

Explication

Un statut inconnu associé à une rupture des membranes d’au moins 12 heures indique une antibioprophylaxie intrapartum. L’absence de résultat positif n’écarte pas ce critère, la température supérieure à 38 °C constitue un autre critère, et la mesure prévue se situe pendant le travail plutôt que comme traitement du portage pendant la grossesse.

14. Une femme enceinte présente depuis 60 heures une fièvre sans cause évidente. Quelle conduite s’impose face au risque de listériose ?

Traiter une cause virale présumée sans envisager la listériose
Attendre que la fièvre persiste plusieurs jours supplémentaires
La considérer comme une listériose et la traiter comme telle
Écarter la listériose en l’absence de symptômes typiques

La considérer comme une listériose et la traiter comme telle

Explication

Une fièvre d’origine non évidente qui persiste plus de 48 heures chez une femme enceinte doit faire considérer une listériose et conduire à la traiter comme telle. Attendre davantage méconnaît le seuil, tandis que l’absence de symptômes typiques ne permet pas d’écarter cette infection.

15. Lors d’une bactériémie chez une femme enceinte atteinte de listériose, quelle voie explique le plus souvent la transmission au fœtus ?

La contamination directe lors de l’expulsion
La voie transmembranaire à travers les membranes
La voie hématogène transplacentaire
La voie transmembranaire sans passage sanguin maternel

La voie hématogène transplacentaire

Explication

La transmission materno-fœtale se fait surtout par voie hématogène transplacentaire lorsque la mère présente une bactériémie. La voie transmembranaire et la contamination lors de l’expulsion sont des voies plus rares.

16. Chez une femme enceinte suspectée de listériose, quel examen constitue l’examen diagnostique maternel de référence ?

Les hémocultures
Les prélèvements néonataux
La sérologie
La bactériologie du placenta

Les hémocultures

Explication

Le diagnostic maternel repose principalement sur les hémocultures. La sérologie est peu sensible et trop tardive, tandis que l’analyse du placenta et les prélèvements néonataux peuvent compléter le bilan sans remplacer l’examen maternel de référence.

17. Une femme enceinte fébrile présente une infection dont la cause reste incertaine, mais une listériose est possible. Quelle classe d’antibiotiques constitue le traitement de choix ?

L’érythromycine
Aucun antibiotique avant confirmation de l’infection
Les céphalosporines de troisième génération
Les bêta-lactamines

Les bêta-lactamines

Explication

Les bêta-lactamines sont le traitement de choix aussi bien d’une listériose avérée que d’une fièvre chez une femme enceinte lorsqu’une listériose est possible. L’érythromycine peut servir d’alternative en cas d’allergie, et Listeria présente une résistance naturelle aux céphalosporines de troisième génération.

18. Une femme enceinte est hospitalisée pour une listériose avérée, sans tableau particulièrement inquiétant. Quel schéma d’amoxicilline est indiqué ?

Amoxicilline IV à 6 g par 24 h avec un aminoside pendant 2 semaines
Amoxicilline IV à 6 g par 24 h pendant 2 semaines
Amoxicilline IV à 3 g par 24 h pendant 2 semaines
Amoxicilline IV à 6 g par 24 h pendant 5 à 8 jours

Amoxicilline IV à 6 g par 24 h pendant 2 semaines

Explication

Pour une listériose avérée, l’amoxicilline IV est administrée à 6 g par 24 heures pendant 2 semaines. La durée de 5 à 8 jours concerne les situations qui ne sont pas confirmées, et l’ajout d’un aminoside est prévu en cas de tableau très inquiétant.

19. Dans une maternité, plusieurs cas groupés de listériose sont suspectés. Quelle démarche correspond aux mesures de prévention décrites ?

Informer les patientes et détecter les cas groupés, sans prélèvements ni antibiothérapie devant une infection inexpliquée
Informer les patientes et déclarer les cas groupés, mais différer les prélèvements et l’antibiothérapie jusqu’à confirmation
Informer les patientes, effectuer les prélèvements et instaurer une antibiothérapie devant une infection inexpliquée, puis détecter précocement et déclarer les formes épidémiques
Effectuer les prélèvements et instaurer une antibiothérapie, mais attendre la fin de l’épisode avant de déclarer les cas groupés

Informer les patientes, effectuer les prélèvements et instaurer une antibiothérapie devant une infection inexpliquée, puis détecter précocement et déclarer les formes épidémiques

Explication

La prévention associe l’information des patientes, les prélèvements et l’antibiothérapie devant une pathologie infectieuse inexpliquée, ainsi que la détection précoce des formes épidémiques et leur déclaration obligatoire. Les autres démarches omettent soit la prise en charge précoce, soit le signalement des formes épidémiques.

20. En France, quelle proportion des femmes enceintes est séronégative pour la toxoplasmose, et quelle proportion se contamine pendant la grossesse ?

70 % sont séronégatives et 0,2 % se contaminent
70 % sont séronégatives et 2 % se contaminent
0,2 % sont séronégatives et 70 % se contaminent
30 % sont séronégatives et 0,2 % se contaminent

70 % sont séronégatives et 0,2 % se contaminent

Explication

En France, 70 % des femmes enceintes sont séronégatives et 0,2 % se contaminent pendant la grossesse. Inverser ces valeurs confond les deux proportions, tandis que 2 % surestime la contamination et 30 % sous-estime la séronégativité.

21. Une femme enceinte jardine, manipule la litière du chat et prépare de la viande d’herbivore. Quels éléments de ces activités peuvent être des sources de toxoplasmose ?

La terre ou la litière contaminée, les légumes et la viande d’herbivore
La viande d’herbivore et la litière, mais pas le jardinage ni les légumes
Les gouttelettes respiratoires du chat et la viande d’herbivore
La terre ou la litière contaminée et les légumes, mais pas la viande

La terre ou la litière contaminée, les légumes et la viande d’herbivore

Explication

Les oocystes présents dans la terre ou la litière, le jardinage, les légumes et la viande d’herbivores ayant brouté une herbe contaminée peuvent transmettre la toxoplasmose. Exclure la viande ou les légumes omet des voies alimentaires reconnues, et les gouttelettes respiratoires ne correspondent pas au mode décrit.

22. Après une contamination maternelle par Toxoplasma, quelle succession décrit le trajet du parasite jusqu’à son état tissulaire ?

Il traverse l’intestin, se multiplie dans le sang, peut atteindre le placenta puis forme des kystes quiescents dans les tissus
Il se multiplie dans le sang, forme des kystes actifs, puis traverse l’intestin et atteint le placenta
Il traverse le placenta, se multiplie dans l’intestin, puis revient dans le sang sous forme de kystes
Il forme des kystes dans l’intestin, puis se multiplie dans les tissus avant d’atteindre le sang

Il traverse l’intestin, se multiplie dans le sang, peut atteindre le placenta puis forme des kystes quiescents dans les tissus

Explication

Après le passage de la barrière intestinale, le parasite se multiplie dans la circulation sanguine et peut atteindre le placenta pendant cette phase; il se localise ensuite dans les tissus sous forme de kystes quiescents. Placer les kystes en premier inverse le processus, et des kystes actifs ne correspondent pas à l’état décrit.

23. Quel changement sérologique définit une séroconversion toxoplasmique ?

Le passage d’IgG négatives à IgG positives, avec des IgM restant négatives
Le passage d’IgG et d’IgM positives à IgG et d’IgM négatives
Le passage d’IgG et d’IgM négatives à IgG et d’IgM positives
La présence d’IgM positives avec des IgG qui restent négatives

Le passage d’IgG et d’IgM négatives à IgG et d’IgM positives

Explication

La séroconversion toxoplasmique correspond au passage d’une sérologie négative en IgG et IgM à une sérologie positive pour les deux. Une sérologie IgM positive isolée ou un changement limité aux IgG ne reprend pas cette définition.

24. Au début de sa grossesse, une patiente n’a pas d’IgG antirubéoleuses. Jusqu’à quel terme la surveillance sérologique doit-elle se poursuivre ?

Jusqu’à l’accouchement
Jusqu’à 12 SA
Jusqu’à 28 SA
Jusqu’à 20 SA

Jusqu’à 20 SA

Explication

En l’absence d’IgG au dépistage réalisé en début de grossesse, la surveillance est poursuivie jusqu’à 20 SA. S’arrêter au dépistage initial ou à 12 SA écourte le suivi, tandis que 28 SA et l’accouchement le prolongent au-delà de la période indiquée.

25. Une infection rubéoleuse est diagnostiquée à 22 SA. Quelle interprétation du risque de rubéole congénitale malformative correspond à la répartition des risques selon le terme ?

Les atteintes sensorielles restent le risque principal après 20 SA
Le risque est identique à celui du premier trimestre
Le risque malformatif est maximal après 20 SA
Le risque de rubéole congénitale est nul après 20 SA

Le risque de rubéole congénitale est nul après 20 SA

Explication

Le risque de rubéole congénitale malformative est surtout associé au premier trimestre; les atteintes sont principalement sensorielles jusqu’à 20 SA, et le risque est nul après ce terme. Étendre le risque malformatif ou sensoriel au-delà de 20 SA contredit cette répartition.

26. Quel ensemble de manifestations est compatible avec un syndrome de rubéole congénitale ?

Cataracte, rétinopathie, anomalies dentaires et atteintes rénales
Éruptions cutanées, anomalies articulaires, hypoplasie pulmonaire et surdité
Cataracte, rétinopathie, persistance du canal artériel et surdité
Atteintes rénales, malformations digestives, cataracte et surdité

Cataracte, rétinopathie, persistance du canal artériel et surdité

Explication

Le syndrome peut associer des atteintes oculaires, dont la cataracte et la rétinopathie, des anomalies cardiaques comme la persistance du canal artériel, ainsi qu’une surdité. Les atteintes rénales et digestives ne remplacent pas ces manifestations caractéristiques.

27. Chez une femme dont l’immunité antérieure contre la rubéole est inconnue, une éruption datée et des IgM antirubéoleuses significatives sont constatées, sans séroconversion documentée. Quels éléments permettent de retenir une primo-infection certaine ?

Une PCR positive dans le liquide amniotique est requise en plus des critères présents
Les trois critères doivent être réunis pour conclure
La séroconversion est requise même si deux autres critères sont présents
Les deux critères présents suffisent parmi les trois critères retenus

Les deux critères présents suffisent parmi les trois critères retenus

Explication

La primo-infection certaine repose sur au moins deux des trois critères suivants : éruption ou contage daté, séroconversion et IgM significatives. Exiger les trois ou imposer une séroconversion ajoute une condition non requise; une PCR positive dans le liquide amniotique peut étayer le diagnostic, mais n’est pas indispensable dans ce cas.

28. Au premier trimestre, une patiente enceinte est séropositive pour le CMV. Quelle conduite de dépistage correspond aux recommandations de la HAS en 2025 ?

Déterminer le statut CMV au troisième trimestre
Ne pas refaire de sérologie CMV
Dépister uniquement les femmes séropositives
Répéter la sérologie CMV chaque trimestre

Ne pas refaire de sérologie CMV

Explication

La HAS recommande de déterminer le statut CMV au premier trimestre et de dépister les femmes séronégatives ou de statut inconnu, sans refaire la sérologie des femmes séropositives. Répéter la sérologie chez une femme séropositive confond dépistage ciblé et suivi répété ; réserver le dépistage aux séropositives inverse les populations visées ; attendre le troisième trimestre ne respecte pas le moment recommandé.

29. Deux infections maternelles à CMV sont diagnostiquées, l’une au premier trimestre et l’autre au troisième trimestre. Quel énoncé compare correctement leurs risques de transmission transplacentaire ?

Le risque est plus élevé au premier trimestre, à 66 % contre 37 % au troisième
Le risque est de 40 % au premier trimestre et de 37 % au troisième
Le risque est plus élevé au troisième trimestre, à 66 % contre 37 % au premier
Le risque de transmission est identique aux deux trimestres

Le risque est plus élevé au troisième trimestre, à 66 % contre 37 % au premier

Explication

Le risque de transmission transplacentaire augmente avec le terme : il est de 37 % au premier trimestre et de 66 % au troisième. L’inversion des valeurs contredit cette progression ; 40 % correspond au deuxième trimestre, et non au premier ; les risques ne sont pas identiques.

30. Une primo-infection à CMV est diagnostiquée au premier trimestre et l’amniocentèse n’a pas encore eu lieu. Quel schéma de valacyclovir et de surveillance rénale convient ?

8 g par jour, idéalement 2 g toutes les 6 heures, avec créatininémie hebdomadaire
4 g par jour, idéalement 1 g toutes les 6 heures, avec créatininémie hebdomadaire
Commencer le valacyclovir après l’amniocentèse, sans surveillance de la créatininémie
8 g par jour, idéalement 2 g toutes les 12 heures, avec créatininémie mensuelle

8 g par jour, idéalement 2 g toutes les 6 heures, avec créatininémie hebdomadaire

Explication

Le valacyclovir est débuté dès la primo-infection du premier trimestre et poursuivi jusqu’aux résultats de l’amniocentèse, à raison de 8 g par jour, idéalement 2 g toutes les 6 heures, avec surveillance hebdomadaire de la créatininémie. Une prise toutes les 12 heures modifie la répartition recommandée ; 4 g par jour réduit la dose ; attendre l’amniocentèse retarde le début du traitement.

31. Après une amniocentèse pour CMV, la PCR du liquide amniotique est positive. Quelle conduite de suivi est indiquée ?

Arrêter le traitement, avec échographie mensuelle et PCR urinaire et salivaire néonatale
Arrêter le traitement, avec échographie tous les 15 jours et IRM à 32 et 36 SA
Poursuivre le traitement jusqu’à l’accouchement, avec échographie tous les 15 jours et IRM à 32 et 36 SA
Poursuivre le traitement jusqu’à l’accouchement, avec échographie mensuelle et sans IRM cérébrale

Poursuivre le traitement jusqu’à l’accouchement, avec échographie tous les 15 jours et IRM à 32 et 36 SA

Explication

Une PCR positive permet de poursuivre le traitement jusqu’à l’accouchement et conduit à une échographie tous les 15 jours ainsi qu’à une IRM cérébrale à 32 et 36 SA. L’arrêt du traitement et l’échographie mensuelle correspondent à la conduite après une PCR négative ; le suivi positif prévoit des échographies plus fréquentes et des IRM.

32. Une femme enceinte contracte la varicelle à 18 SA. Quel risque concerne le syndrome varicelleux congénital ?

Une varicelle néonatale grave, avec un risque de survenue de 1 à 2 %
Un tableau malformatif, avec un risque de survenue de 1 à 2 %
Un tableau malformatif, avec un risque de survenue de 7 à 10 %
Une varicelle postnatale acquise par voie aérienne, avec un risque de 1 à 2 %

Un tableau malformatif, avec un risque de survenue de 1 à 2 %

Explication

Une varicelle maternelle avant 20 SA peut entraîner un syndrome varicelleux congénital, qui est un tableau malformatif dont le risque de survenue est de 1 à 2 %. La varicelle néonatale grave relève d’un contexte autour de la naissance ; le seuil de 28 SA concerne un critère de gravité néonatale ; la varicelle postnatale est acquise après la naissance.

33. Une mère présente une varicelle 10 jours avant l’accouchement. Le nouveau-né naît à terme et pèse 3 200 g. La varicelle néonatale est-elle considérée comme grave ?

Non, car une varicelle survenant avant la naissance est dite postnatale
Non, car la mère n’a pas eu la varicelle entre 7 jours avant et 7 jours après la naissance
Oui, car le critère de 21 jours s’applique même à un enfant né à terme et de poids normal
Oui, car toute varicelle maternelle dans les 21 jours avant la naissance est grave

Non, car la mère n’a pas eu la varicelle entre 7 jours avant et 7 jours après la naissance

Explication

Pour un enfant né à terme et de poids normal, la varicelle néonatale est dite grave si la varicelle maternelle survient entre 7 jours avant et 7 jours après la naissance. La fenêtre de 21 jours avant la naissance s’applique si l’enfant naît avant 28 SA ou pèse moins de 1 000 g ; ces critères ne sont pas réunis ici. Une varicelle avant la naissance n’est pas une varicelle postnatale.

34. Un nouveau-né développe une varicelle après avoir été exposé à une personne contagieuse, après sa naissance. Quel mode d’acquisition distingue cette situation de la varicelle néonatale acquise in utero ?

Une acquisition in utero par voie transplacentaire
Une acquisition après la naissance par voie aérienne ou cutanée
Une acquisition après la naissance par voie transplacentaire
Une acquisition in utero par voie aérienne ou cutanée

Une acquisition après la naissance par voie aérienne ou cutanée

Explication

La varicelle postnatale est acquise après la naissance par voie aérienne ou cutanée, tandis que la varicelle néonatale est acquise in utero par voie transplacentaire. La voie transplacentaire caractérise l’infection in utero, et non une acquisition après la naissance ; les voies aérienne et cutanée correspondent à la transmission postnatale.

35. Une femme présente un zona pendant la grossesse, et les lésions sont guéries à l’accouchement. Quel risque infectieux est attendu pour le nouveau-né ?

Aucun risque de transmission in utero, de syndrome varicelleux congénital ou de varicelle néonatale lié à ce zona guéri
Un risque de varicelle néonatale, même si le zona est guéri à l’accouchement
Un risque de transmission in utero, mais pas de varicelle néonatale
Un risque de syndrome varicelleux congénital, mais pas de transmission in utero

Aucun risque de transmission in utero, de syndrome varicelleux congénital ou de varicelle néonatale lié à ce zona guéri

Explication

Le zona maternel n’entraîne pas de virémie et ne présente donc pas de risque de transmission in utero ; s’il est guéri à l’accouchement, il n’y a pas de risque de syndrome varicelleux congénital ni de varicelle néonatale. Assimiler le zona à une varicelle avec virémie méconnaît cette distinction ; les risques de transmission et de maladie néonatale ne sont pas attendus dans cette situation.

36. Lors d’un accouchement, quelle situation explique la majorité des contaminations néonatales par l’herpès ?

La transmission transplacentaire, surtout lors d’une récurrence
Le contact après la naissance, surtout lors d’un épisode initial
Le passage dans la filière génitale, surtout lors d’un épisode initial
La transmission par le liquide amniotique, surtout lors d’une récurrence

Le passage dans la filière génitale, surtout lors d’un épisode initial

Explication

Environ 80 % des contaminations néonatales herpétiques surviennent au passage dans la filière génitale à l’accouchement, en particulier lors d’un épisode initial. La transmission transplacentaire situe mal le mécanisme, la récurrence inverse le niveau de risque et le contact après la naissance n’est pas le mode majoritaire.

37. Une femme présente une récurrence d’herpès génital au moment de l’accouchement. Quel risque d’herpès néonatal est associé à cette situation ?

Environ 1/1 000
Environ 1/10 000
Environ 25 à 44 %
Environ 1 %

Environ 1 %

Explication

Une récurrence présente à l’accouchement est associée à un risque d’environ 1 %. La fourchette de 25 à 44 % correspond à un épisode initial, tandis que 1/1 000 et 1/10 000 concernent respectivement un antécédent sans lésion et l’absence d’antécédent connu.

38. Une patiente a eu un épisode initial d’herpès génital pendant sa grossesse et présente un risque important d’accouchement prématuré. À quel moment commencer la prophylaxie antivirale recommandée ?

À partir de 32 SA, jusqu’à la naissance
À partir de 36 SA, jusqu’au début du travail
À partir de 36 SA, jusqu’à la naissance
À partir de 32 SA, pendant une semaine

À partir de 32 SA, jusqu’à la naissance

Explication

Après un épisode initial pendant la grossesse, la prophylaxie est recommandée dès 32 SA si le risque d’accouchement prématuré est important, et se poursuit jusqu’à la naissance. Le début à 36 SA correspond au calendrier habituel lorsque ce risque n’est pas important.

39. Une patiente a eu un épisode initial d’herpès génital trois semaines avant la date prévue de l’accouchement. Dans quelle situation une voie vaginale peut-elle être envisagée ?

Si une récurrence survient, quelle que soit la durée de rupture
Si les membranes sont rompues depuis plus de quatre heures
Si les membranes sont rompues depuis moins de six heures
Si les membranes sont intactes ou rompues depuis moins de quatre heures

Si les membranes sont intactes ou rompues depuis moins de quatre heures

Explication

Après un épisode initial survenu dans les six semaines précédant l’accouchement, une césarienne est indiquée en raison de l’excrétion virale prolongée. La voie vaginale peut être envisagée si les membranes sont intactes ou si leur rupture date de moins de quatre heures; un délai de cinq ou six heures dépasse cette limite.

40. Une épidémie de parvovirus B19 survient pendant la grossesse. Quel ordre de grandeur peut atteindre le risque de primo-infection maternelle ?

Environ 13 %
Environ 50 %
Environ 1 %
Environ 30 %

Environ 13 %

Explication

En période épidémique, le risque de primo-infection pendant la grossesse peut atteindre 13 %, contre environ 1 % lors d’une année habituelle. Le chiffre de 30 % décrit la transmission materno-fœtale moyenne, et 50 % correspond à l’ordre de grandeur des femmes séronégatives.

41. Après une primo-infection maternelle à parvovirus B19, quel suivi échographique permet de rechercher une anémie fœtale et ses conséquences ?

Une échographie hebdomadaire pendant 12 semaines, centrée sur la recherche de malformations typiques
Une échographie hebdomadaire pendant quatre semaines, avec mesure du pic systolique cérébral moyen et recherche d’anasarque
Une échographie mensuelle pendant 12 semaines, avec mesure du pic systolique cérébral moyen et recherche d’anasarque
Une échographie hebdomadaire pendant 12 semaines, avec mesure du pic systolique cérébral moyen et recherche d’anasarque

Une échographie hebdomadaire pendant 12 semaines, avec mesure du pic systolique cérébral moyen et recherche d’anasarque

Explication

Après une primo-infection maternelle, une échographie est organisée chaque semaine pendant 12 semaines pour dépister l’anémie, notamment par la mesure du pic systolique de l’artère cérébrale moyenne, ainsi que ses conséquences comme l’anasarque. Une échographie mensuelle ou un suivi limité à quatre semaines ne respecte pas ce rythme et cette durée.

42. Quel mécanisme explique l’anémie fœtale pouvant survenir lors d’une infection par le parvovirus B19 ?

La destruction des globules rouges matures par le virus
La destruction des érythroblastes, précurseurs des globules rouges
La destruction des précurseurs des plaquettes dans la moelle osseuse
L’atteinte primaire du muscle cardiaque, sans atteinte des précurseurs sanguins

La destruction des érythroblastes, précurseurs des globules rouges

Explication

Le parvovirus B19 détruit les érythroblastes, qui sont les précurseurs des globules rouges; cette atteinte peut provoquer une anémie fœtale sévère et ses complications. La destruction des globules rouges matures, l’atteinte cardiaque primaire isolée et la destruction des précurseurs plaquettaires ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

43. Un fœtus présente une anémie sévère attribuée au parvovirus B19. Quelle prise en charge peut être nécessaire sans attendre la fin des recherches étiologiques ?

Une surveillance échographique seule, avec recherche étiologique menée en parallèle
Un déclenchement immédiat de l’accouchement, avant toute recherche étiologique
Une transfusion après la naissance, avec recherche étiologique menée en parallèle
Une transfusion in utero, avec recherche étiologique menée en parallèle

Une transfusion in utero, avec recherche étiologique menée en parallèle

Explication

Une anémie fœtale sévère liée au parvovirus B19 peut nécessiter une transfusion in utero, et la recherche de sa cause peut se poursuivre en parallèle du traitement. Attendre les résultats retarde la prise en charge; la surveillance seule ne traite pas l’anémie sévère.

44. Quel est l’ordre de grandeur du risque global de complications fœtales associé à la syphilis pendant la grossesse ?

Environ 95 %
Environ 80 %
Environ 20 %
Environ 50 %

Environ 80 %

Explication

Le risque global est d’environ 80 % et comprend notamment les fausses couches, la prématurité, le faible poids de naissance et les atteintes malformatives. Une estimation de 50 % le sous-évalue, 95 % le surestime et 20 % le réduit excessivement.

45. Une patiente traitée pour une syphilis ancienne garde un test TPPA positif, tandis que son test non tréponémique contribue à l’évaluation du suivi. Quelle interprétation est la plus juste ?

Le TPPA, tréponémique, peut rester positif à vie ; le test non tréponémique est moins spécifique et aide au suivi
Le TPPA, tréponémique, mesure l’activité ; le test non tréponémique reste positif à vie après guérison
Les deux tests sont également spécifiques des tréponèmes et restent positifs à vie après l’infection
Le TPPA positif prouve une infection active, tandis que le test non tréponémique confirme une guérison

Le TPPA, tréponémique, peut rester positif à vie ; le test non tréponémique est moins spécifique et aide au suivi

Explication

Les tests tréponémiques comme le TPPA restent généralement positifs à vie, alors que les tests non tréponémiques, moins spécifiques, contribuent au diagnostic et au suivi. Confondre leurs rôles attribue la positivité durable au test non tréponémique ; leur donner la même spécificité est inexact ; un TPPA positif ne prouve pas à lui seul une infection active.

46. Une syphilis est diagnostiquée chez une femme enceinte à 12 semaines d’aménorrhée. Quelle conduite thérapeutique correspond à la règle de prise en charge ?

Traiter rapidement, idéalement avant 16 semaines d’aménorrhée
Différer le traitement jusqu’à l’apparition de signes fœtaux
Reporter le traitement après l’accouchement si la mère est asymptomatique
Attendre 16 semaines d’aménorrhée avant de commencer le traitement

Traiter rapidement, idéalement avant 16 semaines d’aménorrhée

Explication

Toute syphilis diagnostiquée pendant la grossesse doit être traitée rapidement, idéalement avant 16 semaines d’aménorrhée. Attendre ce seuil inverse le calendrier privilégié, les signes fœtaux ne sont pas une condition au traitement et l’absence de symptômes maternels ne justifie pas de le reporter après l’accouchement.

47. Une femme enceinte est diagnostiquée avec une syphilis de durée inconnue. Quel schéma d’injections de benzathine pénicilline G faut-il retenir ?

Trois injections à deux semaines d’intervalle
Trois injections à trois jours d’intervalle
Trois injections à une semaine d’intervalle
Deux injections à une semaine d’intervalle

Trois injections à une semaine d’intervalle

Explication

Une syphilis tardive ou de durée inconnue nécessite trois injections de benzathine pénicilline G espacées d’une semaine. Le schéma à deux injections correspond à la syphilis précoce ; un intervalle de trois jours ou de deux semaines ne respecte pas l’intervalle hebdomadaire.

48. Une femme enceinte porte le VHB et présente une charge virale élevée. À quel moment la transmission mère-enfant survient-elle le plus souvent, et quel facteur accroît le risque ?

Le plus souvent à l’accouchement, avec un risque accru par une charge virale élevée
Le plus souvent pendant l’allaitement, avec un risque accru par une charge virale élevée
Le plus souvent à l’accouchement, avec un risque accru par une faible charge virale
Le plus souvent in utero, avec un risque accru par une charge virale élevée

Le plus souvent à l’accouchement, avec un risque accru par une charge virale élevée

Explication

La transmission du VHB se produit le plus souvent au moment de l’accouchement, et son risque augmente avec la charge virale maternelle. La réponse « in utero » déplace le moment principal, une faible charge virale inverse le facteur de risque et l’allaitement n’est pas le moment de transmission le plus fréquent.

49. Une sérologie de grossesse montre un antigène HBs positif, des anticorps anti-HBs négatifs et des anticorps anti-HBc positifs. Que signalent ces marqueurs ?

Une immunité vaccinale, avec un contact viral signalé par l’antigène HBs
Une guérison de l’infection, avec une présence virale signalée par les anti-HBs
Une présence actuelle du virus, avec un contact antérieur ou actuel signalé par les anti-HBc
Une présence actuelle du virus, avec une immunité vaccinale signalée par les anti-HBc

Une présence actuelle du virus, avec un contact antérieur ou actuel signalé par les anti-HBc

Explication

L’antigène HBs indique une présence actuelle du virus et les anti-HBc témoignent d’un contact avec celui-ci. Les anti-HBc ne sont pas un marqueur de vaccination, les anti-HBs signalent une guérison ou une vaccination plutôt qu’une infection actuelle, et l’antigène HBs n’indique pas une guérison.

50. Un nouveau-né est exposé au VHB à la naissance. Quelle prophylaxie doit-il recevoir et selon quelle modalité d’administration habituelle ?

Une dose de vaccin et des immunoglobulines dans des sites opposés, après les 12 premières heures
Une dose de vaccin et des immunoglobulines dans des sites musculaires opposés, habituellement dans les 12 heures
Une dose de vaccin et des immunoglobulines dans le même site musculaire, habituellement dans les 12 heures
Une dose de vaccin seule dans un site musculaire, habituellement dans les 12 heures

Une dose de vaccin et des immunoglobulines dans des sites musculaires opposés, habituellement dans les 12 heures

Explication

La séro-vaccination du nouveau-né associe une dose de vaccin et une dose d’immunoglobulines injectées dans des sites musculaires opposés, habituellement dans les 12 heures suivant la naissance. Le vaccin seul omet une composante, le même site ne respecte pas la modalité prévue et un délai supérieur à 12 heures ne correspond pas au délai habituel.

51. Une femme enceinte vivant avec le VIH a une charge virale indétectable, inférieure à 50 copies. Quel risque approximatif de transmission mère-enfant cela représente-t-il ?

Environ 30 % de transmission
Environ 3 % de transmission
Environ 0,3 %, sans être nul
Un risque nul de transmission

Environ 0,3 %, sans être nul

Explication

Une charge virale inférieure à 50 copies correspond à un risque d’environ 0,3 %, qui n’est pas absolument nul. Un risque nul efface le risque résiduel, tandis que 3 % et 30 % surestiment ce risque.

52. À l’accouchement, une patiente présente une charge virale de 250 copies. Quelle stratégie correspond au seuil indiqué ?

Prendre une décision individualisée
Choisir la voie basse sur le seul seuil
Indiquer une césarienne dès 50 copies
Indiquer une césarienne d’emblée

Prendre une décision individualisée

Explication

Entre 50 et 400 copies, la stratégie d’accouchement doit être individualisée. La voie basse correspond au seuil inférieur à 50 copies, tandis que la césarienne est indiquée au-dessus de 400 copies.

53. Un nouveau-né est exposé au VIH et le risque maternel est évalué comme élevé. Quelle conduite postnatale est prévue ?

Déterminer la prophylaxie selon le mode d’accouchement seul
Administrer une prophylaxie dont l’intensité dépend du risque maternel
Remplacer la prophylaxie par une surveillance sans traitement
Réserver la prophylaxie aux nouveau-nés dont le risque est faible

Administrer une prophylaxie dont l’intensité dépend du risque maternel

Explication

Une prophylaxie postnatale est systématique chez le nouveau-né exposé, et son intensité est adaptée au risque maternel. La supprimer ou la réserver à un niveau de risque particulier méconnaît son caractère systématique; le mode d’accouchement ne détermine pas seul son intensité.

54. Une patiente souhaite allaiter. Son traitement a débuté avant la conception et sa charge virale est inférieure à 50 copies, mais ce contrôle est établi depuis quatre mois seulement. Quelle conclusion s’impose ?

L’allaitement est possible dès que la charge est inférieure à 50 copies
L’allaitement est exclu dès lors que la mère vit avec le VIH
L’allaitement est possible dès que le traitement précède la conception
Les conditions ne sont pas encore toutes réunies

Les conditions ne sont pas encore toutes réunies

Explication

L’allaitement n’est envisageable que si toutes les conditions sont réunies, dont au moins six mois de contrôle virologique, un suivi renforcé et un accompagnement du projet. Une charge basse ou un traitement commencé avant la conception ne suffit pas à lui seul; l’allaitement n’est pas présenté comme exclu dans tous les cas.

55. Une femme enceinte est à 28 semaines d’aménorrhée et doit recevoir les vaccins contre la grippe et la COVID-19. Quelle conduite concernant la coqueluche est recommandée ?

Vacciner contre la coqueluche uniquement lors d’une première grossesse
Attendre après 36 semaines pour vacciner contre la coqueluche
Vacciner contre la coqueluche maintenant, éventuellement en même temps
Espacer obligatoirement la coqueluche des vaccins contre la grippe et la COVID-19

Vacciner contre la coqueluche maintenant, éventuellement en même temps

Explication

La vaccination contre la coqueluche est recommandée à chaque grossesse entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée et peut être administrée en même temps que celles contre la grippe et la COVID-19. Attendre après cette fenêtre, ne vacciner qu’à une première grossesse ou imposer un espacement ne correspond pas à la recommandation.

56. Pourquoi la vaccination maternelle contre la coqueluche protège-t-elle le nouveau-né avant que sa propre vaccination ne soit efficace ?

Le vaccin maternel active directement les défenses du nouveau-né après la naissance
La vaccination maternelle empêche le nouveau-né d’avoir besoin de sa propre vaccination
Les anticorps sont transmis au nouveau-né par le lait plutôt que par le placenta
Les IgG maternelles traversent le placenta et protègent le nouveau-né

Les IgG maternelles traversent le placenta et protègent le nouveau-né

Explication

La vaccination augmente les anticorps maternels, puis les IgG traversent le placenta et protègent le nouveau-né avant que sa propre vaccination ne le protège correctement. Cette protection repose sur le transfert placentaire, non sur une réponse vaccinale précoce du bébé ou sur le lait; elle ne remplace pas son calendrier vaccinal.

57. Une femme enceinte souhaite protéger son nouveau-né contre le VRS avant la naissance, tandis qu’un autre nourrisson reçoit une prévention après sa naissance. Quelle association distingue correctement les deux stratégies ?

Abrysvo et Beyfortus sont deux immunoglobulines administrées au nouveau-né.
Abrysvo est administré à la femme enceinte et Beyfortus au nouveau-né après la naissance.
Abrysvo et Beyfortus sont deux vaccins administrés à la femme enceinte.
Beyfortus est administré à la femme enceinte et Abrysvo au nouveau-né après la naissance.

Abrysvo est administré à la femme enceinte et Beyfortus au nouveau-né après la naissance.

Explication

Abrysvo est le vaccin donné pendant la grossesse, tandis que Beyfortus est une prévention postnatale par immunoglobuline administrée au nouveau-né. L’inversion des destinataires confond les deux stratégies, les réponses parlant de deux vaccins ou de deux immunoglobulines attribuent aux produits une même nature incorrecte.

58. Une femme enceinte est vaccinée contre la coqueluche à 31 semaines d’aménorrhée et prévoit d’accoucher à 35 semaines. À quel moment peut-elle recevoir Abrysvo tout en respectant les intervalles recommandés ?

À 37 semaines, après le délai requis depuis le vaccin contre la coqueluche.
À 34 semaines, car le délai avant la naissance suffit à lui seul.
À 33 semaines, même si moins de 14 jours se sont écoulés depuis le vaccin contre la coqueluche.
À partir de 32 semaines, après au moins 14 jours depuis le vaccin contre la coqueluche.

À partir de 32 semaines, après au moins 14 jours depuis le vaccin contre la coqueluche.

Explication

Abrysvo se donne entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, avec au moins 14 jours après le vaccin contre la coqueluche et au moins 14 jours avant la naissance. Une vaccination à 33 semaines malgré un intervalle trop court néglige le premier délai, celle à 34 semaines néglige le second, et 37 semaines se situe hors de la fenêtre recommandée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Infections et grossesse.

À quoi correspond le groupe I des bactéries vaginales ?

À la flore habituelle non associée aux infections.

Quand le prélèvement vaginal systématique en début de grossesse est-il indiqué après un accouchement prématuré antérieur ?

Seulement si l’accouchement était associé à une infection fœto-maternelle.

À quel moment de la grossesse le prélèvement vaginal dépiste-t-il le streptocoque B ?

Au neuvième mois, avec un prélèvement datant de moins de cinq semaines à l’accouchement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Infections et grossesse.

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