E-A-C-R : envahissement, évitement, cognitions-humeur, réactivité
★ À maîtriser
📌 Le critère d’exposition traumatique comprend l’exposition à la mort effective ou à une menace de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles, directement, comme témoin direct, par l’annonce concernant un proche, ou par exposition répétée aux caractéristiques aversives de l’événement.
Compléments
📌 Les victimes directes sont exposées directement ou témoins directs de l’événement, tandis que les victimes indirectes comprennent la famille immédiate, les populations désorganisées par la catastrophe et les intervenants exposés intensivement aux victimes, chez qui peut survenir un traumatisme vicariant.
Victime directe face au trauma, victime indirecte dans son entourage ou après-coup
📌 L’évitement du TSPT porte soit sur les souvenirs, pensées et sentiments liés au trauma, soit sur les rappels externes qui les réactivent.
Revécu du trauma contre fuite des souvenirs et rappels
Les altérations négatives des cognitions et de l’humeur comprennent l’amnésie d’éléments importants, les croyances négatives persistantes, les distorsions causales avec culpabilité, l’état émotionnel négatif, la réduction de l’intérêt, le détachement et l’incapacité à éprouver des émotions positives.
Les altérations de la réactivité et de l’état d’éveil comprennent l’irritabilité ou les accès de colère, les comportements irréfléchis ou autodestructeurs, l’hypervigilance, le sursaut exagéré, les difficultés de concentration et les troubles du sommeil.
Trauma → croyances négatives, émotions réduites et hyperactivation
★ À maîtriser
📌 Pour être diagnostiqué, le TSPT doit durer plus d’un mois, provoquer une souffrance cliniquement significative ou une altération importante du fonctionnement, et ne pas être expliqué par une substance ou une autre affection.
📌 Le trouble de stress aigu survient de 3 jours à 1 mois après le trauma, tandis que le TSPT correspond à une perturbation durant plus d’un mois.
Compléments
Réaction immédiate → TSA (3 jours-1 mois) → TSPT après 1 mois → expression retardée
★ À maîtriser
Compléments
TSPT : reviviscences-évitement-hypervigilance ; TSPT complexe : dysrégulation, estime de soi et relations
★ À maîtriser
Le TSPT résulte de l’interaction de facteurs prétraumatiques, péritraumatiques et post-traumatiques plutôt que d’une cause unique.
Les facteurs génétiques expliqueraient 30–40 % de la variance du risque de TSPT selon les études de jumeaux, tandis que l’héritabilité génomique fondée sur les SNP est estimée à 5–20 % selon Nievergelt et al. (2024).
Les facteurs péritraumatiques comprennent le type, la durée, la proximité et la sévérité du trauma, la perception d’une menace mortelle, les blessures physiques, l’origine humaine du trauma et la dissociation péritraumatique.
Les facteurs post-traumatiques comprennent le faible soutien social, les réexpositions, les événements de vie stressants, le stress persistant, une stratégie d’adaptation inadéquate et la présence d’un stress aigu.
Compléments
Les facteurs prétraumatiques comprennent la vulnérabilité génétique, le tempérament, les antécédents psychiatriques personnels ou familiaux et les expériences adverses ou traumatismes antérieurs.
Après les attentats du 11 septembre 2001, un TSPT ou un stress aigu a été constaté chez 7,5 % des personnes vivant au sud de Manhattan et chez 20 % des personnes vivant à proximité du World Trade Center.
Avant le trauma → pendant le trauma → après le trauma
★ À maîtriser
La prévalence du TSPT est estimée à 3,9 % dans la population mondiale, à 6,1–8,3 % aux États-Unis et à 7,6 % en France selon les données citées.
Les trajectoires après un trauma sont : (Bonanno, G. A., 2012):
Environ 70 % de la population mondiale est exposée à un événement traumatique, mais seuls 5,6 % développent un TSPT selon l’OMS (2024).
La prévalence du TSPT diminue significativement entre un et trois mois après le trauma, mais les améliorations deviennent modestes entre six et douze mois et la prévalence tend ensuite à rester stable.
Compléments
Dans les pays non en guerre et économiquement développés, la prévalence combinée est d’environ 2 % pour le TSPT et 4 % pour le TSPT complexe, contre environ 16 % et 15 % dans les zones exposées à la guerre ou moins développées.
La résilience concerne environ 60–65 % des personnes exposées, la récupération 15–25 %, la chronicité 5–10 % et la trajectoire retardée 5–10 %.
Dans une cohorte suivie à 12–15 ans, les trajectoires chroniques et retardées étaient associées à un risque durable de TSPT, contrairement aux trajectoires de récupération et de résilience. — Karchoud et al., PTSD course and predictors in a 15-year longitudinal cohort following suspected serious injury, 2025
Résilience → récupération → chronicité ou trajectoire retardée
Le TSPT s’accompagne d’une atrophie de l’hippocampe, d’une réduction des activations du cortex préfrontal médian et du cortex cingulaire antérieur, ainsi que d’une hyperactivation de l’amygdale.
À un mois du trauma, les anomalies des réseaux de saillance et du mode par défaut prédisent surtout l’évitement et les altérations de l’humeur et des cognitions, tandis qu’à quatorze mois des anomalies du réseau du contrôle exécutif sont impliquées dans les intrusions et l’hyperactivation.
La résilience repose sur une neuroplasticité permettant la réorganisation des circuits de contrôle de la mémoire, une meilleure inhibition des souvenirs traumatiques et l’interruption de l’atrophie hippocampique.
Trauma → réseaux de peur et de mémoire perturbés → intrusion, évitement et hypervigilance
★ À maîtriser
📌 Les psychothérapies centrées sur le trauma, notamment l’EMDR et la thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le trauma, sont recommandées en première intention avant la pharmacothérapie.
📌 Les ISRS sont proposés en deuxième intention, ou en première intention lorsque la psychothérapie est inaccessible, refusée ou qu’une comorbidité dépressive marquée est présente.
Compléments
📌 Le débriefing psychologique unique et systématique est déconseillé en l’absence de bénéfice démontré et en raison d’un risque de surmédicalisation d’une détresse initialement normale.
Psychothérapie centrée trauma → ISRS si nécessaire → prise en charge des comorbidités
TSPT et trouble de stress aigu
| Dimension | Trouble de stress aigu | TSPT |
|---|---|---|
| Durée | 3 jours à 1 mois | Plus d’un mois |
| Évolution | Réaction post-traumatique précoce | Possibilité de chronicité ou d’expression retardée |
| Symptômes | Au moins 9 symptômes parmi cinq catégories | Envahissement, évitement, cognitions-humeur et hyperactivation |
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Quelles sont les quatre dimensions de la sémiologie du TSPT ?
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Quelles formes d'exposition définit le critère d'exposition traumatique ?
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