QCM : Troubles anxieux (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement la peur et l’anxiété ?

La peur anticipe une menace future, tandis que l’anxiété répond à une menace imminente
La peur concerne une menace abstraite, tandis que l’anxiété concerne une menace déjà présente
La peur répond à une menace imminente, tandis que l’anxiété anticipe une menace future
La peur et l’anxiété répondent toutes deux à une menace imminente et concrète

La peur répond à une menace imminente, tandis que l’anxiété anticipe une menace future

Explication

La peur est une réponse émotionnelle face à une menace imminente, réelle ou perçue, alors que l’anxiété porte sur une menace future, potentielle ou incertaine. Confondre leurs temporalités conduit à inverser leurs définitions.

2. Dans quelle situation une peur est-elle la plus susceptible d’être considérée comme pathologique ?

Lorsqu’elle s’accompagne d’une forte détresse et perturbe la vie sociale
Lorsqu’elle apparaît face à un danger réel et disparaît rapidement
Lorsqu’elle provoque une vigilance adaptée à la situation rencontrée
Lorsqu’elle correspond à une réaction attendue au stade de développement

Lorsqu’elle s’accompagne d’une forte détresse et perturbe la vie sociale

Explication

Une peur devient pathologique lorsqu’elle s’inscrit dans un faisceau comprenant notamment intensité, durée, souffrance, évitement et retentissement. La simple présence d’une peur face à un danger ne suffit donc pas à définir un trouble.

3. Quel élément correspond à un critère pris en compte par le DSM-5 pour caractériser une peur ou une anxiété problématique ?

Une intensité modérée et une adéquation complète aux normes culturelles
Une disparition en quelques jours et une évaluation réaliste du danger
Une apparition limitée à l’enfance et une absence de retentissement social
Une persistance typiquement d’au moins six mois et une surestimation du danger

Une persistance typiquement d’au moins six mois et une surestimation du danger

Explication

Le DSM-5 prend notamment en compte une peur ou une anxiété qui persiste au-delà de la période développementale, typiquement au moins six mois, ainsi qu’une surestimation du danger. Une réaction brève ou pleinement proportionnée ne correspond pas à ce critère.

4. Quel changement caractérise le passage du DSM-IV au DSM-5 concernant les troubles anxieux ?

Le mutisme sélectif quitte le chapitre anxieux, tandis que le trouble aigu y est intégré
L’anxiété de séparation quitte le chapitre anxieux, tandis que le TSPT y est intégré
Le trouble panique quitte le chapitre anxieux, tandis que le TOC y est intégré
Le TSPT quitte le chapitre anxieux, tandis que l’anxiété de séparation y est intégrée

Le TSPT quitte le chapitre anxieux, tandis que l’anxiété de séparation y est intégrée

Explication

En 2013, le DSM-5 a retiré notamment le TSPT du chapitre des troubles anxieux et y a fait entrer l’anxiété de séparation. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux mouvements de classification.

5. Comment le DSM-5 traite-t-il le trouble panique et l’agoraphobie ?

Il fait de l’agoraphobie une conséquence obligatoire du trouble panique
Il réserve le trouble panique aux situations associées à l’agoraphobie
Il les considère comme deux diagnostics indépendants pouvant coexister
Il les considère comme deux manifestations d’un diagnostic unique

Il les considère comme deux diagnostics indépendants pouvant coexister

Explication

Dans le DSM-5, le trouble panique et l’agoraphobie sont des diagnostics distincts, même s’ils peuvent être présents chez une même personne. Les assimiler à un seul diagnostic reprend davantage l’organisation antérieure que la classification actuelle.

6. Lequel de ces ensembles correspond aux sept troubles anxieux identifiés dans cette classification ?

Anxiété de séparation, mutisme sélectif, phobie spécifique, anxiété sociale, trouble panique, agoraphobie et anxiété généralisée
Anxiété de séparation, TOC, phobie spécifique, TSPT, trouble panique, agoraphobie et anxiété généralisée
Mutisme sélectif, dépression, phobie spécifique, anxiété sociale, trouble panique, TSPT et anxiété généralisée
Anxiété de séparation, trouble bipolaire, phobie spécifique, anxiété sociale, agoraphobie, TSPT et TOC

Anxiété de séparation, mutisme sélectif, phobie spécifique, anxiété sociale, trouble panique, agoraphobie et anxiété généralisée

Explication

La famille comprend sept troubles distincts : anxiété de séparation, mutisme sélectif, phobie spécifique, anxiété sociale, trouble panique, agoraphobie et anxiété généralisée. Le TOC et le TSPT n’appartiennent pas à cette liste des sept troubles anxieux.

7. Quelle distinction permet principalement de différencier les troubles anxieux entre eux ?

L’objet ou la situation redoutée ainsi que le contenu des pensées anxieuses
Le niveau général d’intelligence et les capacités de mémorisation de la personne
La durée exacte des symptômes, qui est identique pour chaque trouble anxieux
La présence ou l’absence de toute réaction émotionnelle face à une menace

L’objet ou la situation redoutée ainsi que le contenu des pensées anxieuses

Explication

Les troubles anxieux partagent une peur ou une anxiété excessive, mais se distinguent surtout par ce qui est redouté et par les pensées associées. Par exemple, l’anxiété sociale concerne le jugement d’autrui, tandis que l’agoraphobie concerne la difficulté à fuir ou à être secouru.

8. À quels niveaux l’anxiété pathologique peut-elle se manifester simultanément ?

Au niveau de l’organisme, de la cognition, des émotions et du comportement
Au niveau de la personnalité, de la motivation, du sommeil et de l’alimentation
Au niveau de la respiration, de la circulation, de la digestion et de l’immunité
Au niveau de la mémoire, de la motricité, du langage et de la perception

Au niveau de l’organisme, de la cognition, des émotions et du comportement

Explication

L’anxiété pathologique comporte des manifestations organiques, cognitives, émotionnelles et comportementales. Les autres réponses réduisent ces manifestations à des fonctions particulières ou à des symptômes somatiques.

9. Pourquoi l’évitement peut-il contribuer au maintien d’un trouble anxieux malgré son soulagement immédiat ?

Il diminue rapidement l’anxiété tout en empêchant l’apprentissage que la situation peut être tolérée
Il transforme l’anxiété en réaction corporelle tout en supprimant les pensées associées
Il augmente rapidement l’anxiété tout en favorisant l’apprentissage que la situation est sans danger
Il diminue progressivement l’anxiété tout en permettant une confrontation répétée à la situation redoutée

Il diminue rapidement l’anxiété tout en empêchant l’apprentissage que la situation peut être tolérée

Explication

L’évitement procure un soulagement à court terme, mais empêche la confrontation et le nouvel apprentissage nécessaires à une diminution durable de la peur. L’exposition poursuit au contraire une confrontation favorisant cet apprentissage.

10. Quelle caractéristique distingue le trouble panique d’une attaque de panique isolée ?

Le trouble panique implique des attaques récurrentes et la crainte persistante d’en avoir d’autres
Le trouble panique correspond à une attaque intense accompagnée d’une peur ponctuelle de mourir
Le trouble panique apparaît dès qu’une attaque survient dans n’importe quel trouble anxieux
Le trouble panique désigne une réaction corporelle sans anticipation ni modification du comportement

Le trouble panique implique des attaques récurrentes et la crainte persistante d’en avoir d’autres

Explication

Une attaque de panique peut apparaître dans plusieurs troubles, tandis que le trouble panique repose notamment sur la récurrence des attaques et la crainte d’en refaire. Une attaque isolée ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.

11. Quelle affirmation décrit le mieux la fréquence mondiale des troubles anxieux en 2019 ?

Ils formaient un groupe relativement rare, avec environ 30 millions de personnes concernées
Ils formaient le groupe de troubles mentaux le plus fréquent, avec environ 301 millions de personnes concernées
Ils concernaient environ 3,01 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale
Ils concernaient environ 301 millions de personnes, mais constituaient le groupe mental le moins fréquent

Ils formaient le groupe de troubles mentaux le plus fréquent, avec environ 301 millions de personnes concernées

Explication

Les troubles anxieux constituaient le groupe de troubles mentaux le plus fréquent, avec environ 301 millions de personnes concernées en 2019. Les autres propositions modifient soit l’ordre de fréquence, soit l’ampleur de l’estimation.

12. Quel profil décrit le mieux la trajectoire habituelle des troubles anxieux ?

Ils débutent principalement après 40 ans, avec un pic de nouveaux cas à l’âge adulte, puis une évolution généralement brève
Ils débutent souvent dans l’enfance ou l’adolescence, avec un pic de nouveaux cas entre 10 et 14 ans, puis une évolution souvent chronique et récurrente
Ils apparaissent à tout âge avec une fréquence comparable, puis suivent une évolution généralement stable et unique
Ils débutent surtout pendant la petite enfance, avec un pic avant 5 ans, puis une disparition fréquente à l’adolescence

Ils débutent souvent dans l’enfance ou l’adolescence, avec un pic de nouveaux cas entre 10 et 14 ans, puis une évolution souvent chronique et récurrente

Explication

Les troubles anxieux commencent fréquemment tôt, les nouveaux cas culminant entre 10 et 14 ans, et leur évolution est souvent chronique et récurrente. Les autres réponses déplacent l’âge de début ou minimisent la récurrence.

13. Chez les adultes présentant plusieurs troubles anxieux, quel taux de rémission à deux ans est rapporté ?

Environ 85 %
Environ 43 %
Environ 50 à 55 %
Environ 70 %

Environ 43 %

Explication

La rémission à deux ans est d’environ 43 % lorsque plusieurs troubles anxieux sont présents. Le taux d’environ 70 % concerne notamment le trouble panique sans agoraphobie et l’anxiété généralisée, tandis que 50 à 55 % concernent certains autres troubles.

14. Quel effet est généralement associé à la comorbidité anxieuse ou dépressive ?

Elle s’associe à des symptômes plus variables, sans modification notable du retentissement ni du pronostic
Elle s’associe à des symptômes somatiques isolés, avec une évolution indépendante du trouble initial
Elle s’associe à des symptômes plus légers, à un retentissement réduit et à une évolution plus rapide
Elle s’associe à des symptômes plus sévères, à un retentissement accru et à une évolution moins favorable

Elle s’associe à des symptômes plus sévères, à un retentissement accru et à une évolution moins favorable

Explication

La comorbidité anxieuse ou dépressive est fréquente et tend à aggraver les symptômes, le retentissement et l’évolution. Elle ne correspond donc pas à une association sans conséquence clinique notable.

15. Comment le modèle de vulnérabilité explique-t-il l’apparition et le maintien d’un trouble anxieux ?

L’environnement social détermine le trouble après une réaction ponctuelle, sans contribution de vulnérabilités antérieures
Des facteurs distaux suffisent à produire le trouble, indépendamment des mécanismes psychologiques et de l’environnement
Des mécanismes proximaux produisent le trouble sans influence de la génétique, du tempérament ou du contexte familial
Des facteurs distaux interagissent avec des mécanismes psychologiques proximaux qui déclenchent et entretiennent le trouble

Des facteurs distaux interagissent avec des mécanismes psychologiques proximaux qui déclenchent et entretiennent le trouble

Explication

Le modèle combine des vulnérabilités distales, comme la génétique ou le tempérament, avec des mécanismes proximaux et l’interaction avec l’environnement. Une vulnérabilité distale n’est donc pas une cause suffisante à elle seule.

16. Quel risque relatif de trouble anxieux est associé à l’inhibition comportementale chez l’enfant ?

Un risque légèrement supérieur, principalement pour l’agoraphobie
Un risque environ deux fois plus élevé, principalement pour l’anxiété généralisée
Un risque environ cinq fois plus élevé, surtout pour le trouble panique
Un risque environ trois fois plus élevé, notamment pour l’anxiété sociale

Un risque environ trois fois plus élevé, notamment pour l’anxiété sociale

Explication

Les enfants présentant une inhibition comportementale ont environ trois fois plus de risque de développer un trouble anxieux, notamment une anxiété sociale. Les autres estimations et associations diagnostiques ne correspondent pas au résultat rapporté.

17. Quels mécanismes proximaux participent principalement au développement et au maintien des troubles anxieux ?

La régulation émotionnelle, la flexibilité cognitive, l’apprentissage social et la résolution de problèmes
La réactivité accrue à la menace, la généralisation excessive du danger, le défaut d’extinction et l’évitement
La recherche de nouveauté, l’optimisme excessif, l’extinction accélérée et l’exposition spontanée
La diminution de la vigilance, la restriction du danger, l’extinction complète et la confrontation régulière

La réactivité accrue à la menace, la généralisation excessive du danger, le défaut d’extinction et l’évitement

Explication

Les mécanismes proximaux principaux comprennent une réactivité accrue à la menace, une généralisation excessive du danger, un défaut d’extinction et l’évitement. Les autres propositions remplacent ces mécanismes par des processus qui ne constituent pas cette liste centrale.

18. Quelles questions structurent le diagnostic différentiel d’un trouble anxieux ?

Les antécédents familiaux, le niveau scolaire et la présence de symptômes dépressifs
Une cause médicale ou liée à une substance, le caractère déclenché des attaques et l’objet de la peur
Le nombre de crises, leur horaire habituel et l’existence d’un facteur héréditaire
La durée des symptômes, leur intensité quotidienne et la réponse antérieure aux traitements

Une cause médicale ou liée à une substance, le caractère déclenché des attaques et l’objet de la peur

Explication

Le diagnostic différentiel examine une cause médicale ou toxique, le caractère inattendu ou déclenché des attaques et ce que la personne redoute. La durée, les antécédents et la réponse aux traitements peuvent être utiles, mais ne constituent pas les trois questions structurantes indiquées ici.

19. Quel élément permet à lui seul de poser le diagnostic d’un trouble anxieux ?

Une anomalie cérébrale visible systématiquement à l’imagerie
Un dosage sanguin mesurant directement l’intensité de l’anxiété
Un test génétique identifiant précisément le trouble anxieux
Aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie ne suffit à lui seul

Aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie ne suffit à lui seul

Explication

Le diagnostic repose sur l’histoire clinique et l’examen de l’état mental, car aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie ne suffit isolément. Un dosage sanguin, une image cérébrale ou un test génétique ne remplace donc pas l’évaluation clinique.

20. Quels traitements constituent généralement la première intention chez l’adulte souffrant d’un trouble anxieux ?

La psychothérapie de soutien et les hypnotiques prescrits au long cours
La TCC fondée sur l’exposition et les antidépresseurs sérotoninergiques
Les antipsychotiques et les stimulants adaptés selon les symptômes
Les benzodiazépines seules et les techniques de relaxation non structurées

La TCC fondée sur l’exposition et les antidépresseurs sérotoninergiques

Explication

Chez l’adulte, la TCC fondée sur l’exposition ainsi que les ISRS et les IRSNa font partie des traitements de première intention, selon le trouble et sa sévérité. Les benzodiazépines ont plutôt une place à court terme et ne constituent pas le choix principal en monothérapie.

21. Quel est le mécanisme central de la TCC fondée sur l’exposition dans les troubles anxieux ?

Elle modifie d’abord les concentrations cérébrales de sérotonine avant de travailler les comportements
Elle recherche principalement les causes anciennes de l’anxiété au moyen d’entretiens biographiques
Elle confronte progressivement la personne aux situations redoutées pour réduire l’évitement et favoriser un nouvel apprentissage
Elle éloigne la personne des situations redoutées afin de prévenir toute activation anxieuse

Elle confronte progressivement la personne aux situations redoutées pour réduire l’évitement et favoriser un nouvel apprentissage

Explication

L’exposition progressive rompt l’évitement et permet un nouvel apprentissage, tandis que la restructuration cognitive travaille les pensées anxiogènes. L’évitement prolongé entretient généralement l’anxiété et ne correspond donc pas au mécanisme recherché.

22. Pourquoi les benzodiazépines ne sont-elles plus recommandées en monothérapie de première intention chez l’adulte ?

Elles sont réservées aux troubles anxieux liés à une cause médicale identifiée
Leur action surtout aiguë s’accompagne de risques de dépendance, d’interactions alcooliques et de mésusage
Elles provoquent une amélioration durable mais ne peuvent être associées à une psychothérapie
Leur efficacité concerne principalement les symptômes dépressifs et leur délai d’action est trop long

Leur action surtout aiguë s’accompagne de risques de dépendance, d’interactions alcooliques et de mésusage

Explication

Les benzodiazépines agissent surtout dans les situations aiguës et exposent à la dépendance, aux interactions avec l’alcool et au mésusage, ce qui limite leur place en première intention. Elles peuvent être utilisées à court terme dans certaines situations, mais ne sont pas définies par une action durable.

23. Comment adapte-t-on la prise en charge de l’anxiété chez l’enfant ou l’adolescent selon la sévérité ?

La TCC est proposée seule dans les formes légères à modérées, puis associée à un ISRS si nécessaire ou d’emblée dans les formes sévères
Un ISRS est commencé seul dans les formes légères, puis remplacé par une TCC lorsque la sévérité augmente
La TCC est réservée aux formes sévères, tandis qu’un ISRS est privilégié pour les formes légères à modérées
Une association TCC-ISRS est instaurée pour chaque enfant dès le début de la prise en charge

La TCC est proposée seule dans les formes légères à modérées, puis associée à un ISRS si nécessaire ou d’emblée dans les formes sévères

Explication

La TCC constitue la première option dans les formes légères à modérées, avec ajout d’un ISRS en cas d’amélioration insuffisante, tandis que l’association est d’emblée envisagée dans les formes sévères. Commencer systématiquement par un ISRS ou combiner les traitements pour tous ne respecte pas cette adaptation à la sévérité.

24. Quel résultat a été observé après une TCC chez les jeunes présentant un trouble anxieux ?

Environ la moitié des jeunes conservaient leur trouble, avec un résultat comparable à la liste d’attente
49 % ne présentaient plus leur trouble principal, contre 18 % parmi ceux placés sur liste d’attente
La majorité des jeunes guérissaient, tandis que la liste d’attente ne produisait aucune amélioration
18 % ne présentaient plus leur trouble principal, contre 49 % parmi ceux placés sur liste d’attente

49 % ne présentaient plus leur trouble principal, contre 18 % parmi ceux placés sur liste d’attente

Explication

Après une TCC, 49 % des jeunes ne présentaient plus leur trouble principal, contre 18 % dans le groupe placé sur liste d’attente. L’écart observé indique un résultat plus favorable après la TCC, mais il ne permet pas d’affirmer une guérison chez la majorité des participants.

25. Que cherche principalement à étudier l’approche transdiagnostique en psychopathologie ?

Les processus psychologiques communs à plusieurs troubles
Les critères administratifs d’accès aux traitements
Les facteurs biologiques propres à chaque syndrome
Les symptômes propres à chaque catégorie diagnostique

Les processus psychologiques communs à plusieurs troubles

Explication

L’approche transdiagnostique examine les processus psychologiques partagés par plusieurs troubles, au-delà des catégories diagnostiques. L’étude des symptômes propres à chaque syndrome relève plutôt d’une approche centrée sur les diagnostics distincts.

26. À quelle condition un processus psychologique peut-il être qualifié de véritablement transdiagnostique ?

Lorsqu’il explique davantage un trouble que les autres troubles étudiés
Lorsqu’il apparaît chez des personnes sans symptômes psychopathologiques
Lorsqu’il fonctionne de manière semblable dans plusieurs troubles malgré des contenus différents
Lorsqu’il présente exactement le même contenu dans toutes les catégories diagnostiques

Lorsqu’il fonctionne de manière semblable dans plusieurs troubles malgré des contenus différents

Explication

Un processus est transdiagnostique lorsque son fonctionnement reste similaire dans plusieurs troubles, même si son contenu varie selon le trouble. L’identité du contenu n’est donc pas exigée pour établir son caractère transdiagnostique.

27. Dans quelle situation les catégories diagnostiques et les processus psychologiques remplissent-ils des fonctions complémentaires ?

Les catégories servent à comprendre le patient, tandis que les processus organisent l’accès administratif aux soins
Les catégories décrivent les mécanismes individuels, tandis que les processus servent surtout à nommer les troubles
Les catégories facilitent la communication et l’organisation des soins, tandis que les processus orientent la compréhension et la cible thérapeutique
Les catégories remplacent l’analyse des processus, qui sert principalement aux études épidémiologiques

Les catégories facilitent la communication et l’organisation des soins, tandis que les processus orientent la compréhension et la cible thérapeutique

Explication

Les catégories diagnostiques sont utiles pour communiquer entre professionnels, mener des études épidémiologiques et organiser l’accès aux soins, alors que les processus aident à comprendre le patient et à choisir une cible thérapeutique. Les autres propositions inversent ou réduisent ces fonctions.

28. Quelle description correspond le mieux aux pensées négatives répétitives ?

Des décisions concrètes répétées, contrôlées volontairement et orientées vers l’action
Des réactions émotionnelles brèves, dépourvues de contenu verbal ou abstrait
Des images positives répétées, facilement contrôlables et principalement sensorielles
Des pensées négatives répétées, difficiles à contrôler et souvent verbales ou abstraites

Des pensées négatives répétées, difficiles à contrôler et souvent verbales ou abstraites

Explication

Les pensées négatives répétitives sont récurrentes, difficiles à contrôler et négatives, avec une forme souvent verbale et abstraite. Elles ne se définissent donc ni par un contenu positif ni par une orientation pratique immédiate.

29. Quelle distinction entre rumination et inquiétude est correcte ?

La rumination et l’inquiétude correspondent à des processus distincts, sans mécanisme commun de pensées répétitives
La rumination concerne surtout le passé et la dépression, tandis que l’inquiétude concerne surtout l’avenir et l’anxiété généralisée
La rumination concerne surtout les sensations corporelles, tandis que l’inquiétude concerne principalement les souvenirs traumatiques
La rumination concerne surtout l’avenir et l’anxiété généralisée, tandis que l’inquiétude concerne surtout le passé et la dépression

La rumination concerne surtout le passé et la dépression, tandis que l’inquiétude concerne surtout l’avenir et l’anxiété généralisée

Explication

La rumination est principalement tournée vers le passé et associée à la dépression, alors que l’inquiétude est tournée vers l’avenir et associée surtout à l’anxiété généralisée. Elles appartiennent néanmoins au même processus général de pensées négatives répétitives.

30. Dans le modèle de Wells, comment une inquiétude de type I peut-elle évoluer vers une inquiétude de type II ?

La personne cesse de croire que l’inquiétude est utile et remplace toute pensée anxieuse par une action immédiate
La personne transforme une inquiétude tournée vers l’avenir en rumination centrée sur des événements passés
La personne juge l’inquiétude incontrôlable ou dangereuse après l’avoir maintenue par la croyance qu’elle prépare à agir
La personne évalue une pensée positive comme incontrôlable avant d’anticiper une conséquence négative

La personne juge l’inquiétude incontrôlable ou dangereuse après l’avoir maintenue par la croyance qu’elle prépare à agir

Explication

Dans ce modèle, la croyance selon laquelle s’inquiéter aide à se préparer entretient d’abord une inquiétude de type I, puis le jugement d’incontrôlabilité ou de danger produit une méta-inquiétude de type II. La rumination et l’arrêt de l’inquiétude ne décrivent pas cette séquence.

31. Que désigne l’intolérance à l’incertitude ?

Une tendance à rechercher des informations supplémentaires sans éprouver de réaction affective ou comportementale
Une peur limitée aux événements dont la probabilité négative dépasse un seuil objectivement élevé
Un ensemble de réactions cognitives, émotionnelles et comportementales face à une incertitude jugée inacceptable, même si le risque négatif est faible
Une difficulté à identifier ses émotions lorsque les situations quotidiennes sont parfaitement prévisibles

Un ensemble de réactions cognitives, émotionnelles et comportementales face à une incertitude jugée inacceptable, même si le risque négatif est faible

Explication

L’intolérance à l’incertitude regroupe des réactions cognitives, émotionnelles et comportementales face à une incertitude perçue comme inacceptable, y compris lorsque la probabilité d’un événement négatif est faible. Elle ne dépend donc pas d’un risque objectivement élevé.

32. Comment le mutisme sélectif est-il classé dans le DSM-5 depuis 2013 ?

Comme un trouble psychotique caractérisé par une perte générale de la parole
Comme un trouble du langage indépendant des contextes sociaux
Comme un trouble oppositionnel fondé sur un refus volontaire de parler
Comme un trouble anxieux associé à un échec contextuel à parler

Comme un trouble anxieux associé à un échec contextuel à parler

Explication

Le DSM-5 classe le mutisme sélectif parmi les troubles anxieux et l’interprète comme un échec contextuel à parler plutôt que comme une volonté de se taire. Les autres descriptions reposent sur d’anciennes interprétations ou sur des catégories inappropriées.

33. Quelle proportion approximative d’enfants présentant un mutisme sélectif aurait au moins un autre trouble anxieux ?

Environ 50 %, avec une prédominance de l’anxiété liée à la santé
Environ 95 %, avec une prédominance de l’anxiété généralisée
Environ 20 %, avec une prédominance du trouble panique
Environ 80 %, avec une prédominance de l’anxiété sociale

Environ 80 %, avec une prédominance de l’anxiété sociale

Explication

Une méta-analyse rapporte qu’environ 80 % des enfants concernés présentent au moins un autre trouble anxieux, le plus souvent une anxiété sociale. Les autres pourcentages et troubles principalement associés ne correspondent pas à ce résultat.

34. Pourquoi le mutisme sélectif ne se réduit-il pas à une forme plus sévère d’anxiété sociale ?

Parce que les deux troubles présentent des mécanismes entièrement opposés et ne partagent aucun facteur anxieux
Parce que l’anxiété sociale concerne la parole, alors que le mutisme sélectif concerne exclusivement les interactions non verbales
Parce que le mutisme sélectif apparaît généralement après l’anxiété sociale et comporte toujours un trouble du langage associé
Parce que les groupes peuvent différer par l’anxiété verbale observée et que certains enfants n’ont pas de trouble anxieux comorbide

Parce que les groupes peuvent différer par l’anxiété verbale observée et que certains enfants n’ont pas de trouble anxieux comorbide

Explication

Le mutisme sélectif ne constitue pas simplement une anxiété sociale plus intense, car l’anxiété verbale observée peut différer et certains enfants ne présentent pas de trouble anxieux comorbide. Il existe donc une distinction clinique malgré les recouvrements entre les deux troubles.

35. Que montre la méta-analyse portant sur 53 études et 6 705 participants à propos des TCC transdiagnostiques ?

Elles produisent des effets similaires à ceux des TCC classiques ou spécifiques et supérieurs à l’absence de traitement.
Elles produisent des effets similaires à l’absence de traitement, mais supérieurs aux TCC spécifiques.
Elles produisent des effets inférieurs à ceux des TCC classiques, mais supérieurs à l’absence de traitement.
Elles produisent des effets supérieurs aux TCC classiques et spécifiques dans toutes les situations cliniques.

Elles produisent des effets similaires à ceux des TCC classiques ou spécifiques et supérieurs à l’absence de traitement.

Explication

La méta-analyse indique que les TCC transdiagnostiques ont une efficacité comparable à celle des TCC classiques ou spécifiques, tout en étant meilleures que l’absence de traitement. L’idée qu’elles seraient systématiquement supérieures aux autres TCC va au-delà du résultat rapporté.

36. Chez une personne présentant un mutisme sélectif, quelle intervention correspond à une approche transdiagnostique correctement contextualisée ?

Associer le travail sur les processus individuels à une intervention portant sur l’environnement scolaire.
Appliquer le même protocole émotionnel sans adaptation aux interactions avec le milieu scolaire.
Concentrer l’intervention sur les symptômes observables sans analyser les processus individuels.
Remplacer le travail sur les processus individuels par une modification générale des règles scolaires.

Associer le travail sur les processus individuels à une intervention portant sur l’environnement scolaire.

Explication

Une approche transdiagnostique prend en compte les processus communs tout en adaptant l’intervention aux particularités de la situation, notamment l’environnement scolaire dans le mutisme sélectif. Négliger ce contexte ou supprimer l’analyse individuelle ne respecte pas ce principe.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Troubles anxieux.

Quelle différence principale existe entre peur et anxiété ?

La peur répond à une menace imminente, l'anxiété anticipe une menace future incertaine.

Quand la peur ou l’anxiété devient-elle pathologique ?

Quand durée, intensité, souffrance, évitement, retentissement social et décalage développemental sont présents.

Quelle durée minimale retient le DSM-5 pour une peur ou anxiété pathologique ?

Au moins 6 mois.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Troubles anxieux.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM