QCM : VIH : infection et prise en charge (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le VIH et le SIDA ?

Le VIH désigne la charge virale, tandis que le SIDA désigne la présence d’anticorps spécifiques
Le VIH est le stade immunitaire avancé, tandis que le SIDA est l’agent infectieux responsable
Le VIH est l’agent infectieux, tandis que le SIDA est le stade de déficit immunitaire associé
Le VIH correspond aux lymphocytes détruits, tandis que le SIDA correspond à leur production accrue

Le VIH est l’agent infectieux, tandis que le SIDA est le stade de déficit immunitaire associé

Explication

Le VIH est un rétrovirus qui infecte notamment les lymphocytes T CD4+, alors que le SIDA correspond au stade de déficit immunitaire résultant de cette infection. Confondre les deux notions revient à attribuer à l’agent infectieux la désignation d’un stade clinique.

2. Quelle conséquence principale résulte de la destruction des lymphocytes T CD4+ par le VIH ?

Une production accrue de lymphocytes T CD4+ destinée à compenser l’infection virale
Une augmentation durable des défenses immunitaires liée à l’activation des anticorps
Une immunodépression importante liée à l’atteinte de cellules essentielles de l’immunité
Une diminution de la charge virale liée à l’élimination progressive des particules infectieuses

Une immunodépression importante liée à l’atteinte de cellules essentielles de l’immunité

Explication

Les lymphocytes T CD4+ jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire, et leur destruction par le VIH entraîne une immunodépression importante. La charge virale mesure la quantité de virus présente, mais ne constitue pas une cellule immunitaire.

3. Quels sont les trois principaux modes de transmission du VIH ?

La transmission respiratoire, la transmission digestive et la transmission cutanée
La transmission sanguine, la transmission alimentaire et la transmission vectorielle
La transmission sexuelle, la transmission sanguine et la transmission materno-fœtale
La transmission sexuelle, la transmission salivaire et la transmission respiratoire

La transmission sexuelle, la transmission sanguine et la transmission materno-fœtale

Explication

Le VIH se transmet selon trois modalités principales : sexuelle, sanguine et materno-fœtale. La transmission sanguine peut notamment survenir avec des seringues contaminées ou lors d’un accident d’exposition au sang, et ne doit pas être confondue avec la transmission sexuelle.

4. Dans quelle situation le risque de transmission sexuelle du VIH est-il particulièrement augmenté ?

Lors d’une exposition à l’air ambiant, d’une toux ou d’un contact avec une surface sèche
Lors d’un contact cutané intact, d’un baiser ou d’un partage de vêtements personnels
Lors d’une consommation alimentaire commune, d’un repas partagé ou d’un échange de couverts
Lors d’un rapport anal, de lésions génitales ou d’une infection sexuellement transmissible

Lors d’un rapport anal, de lésions génitales ou d’une infection sexuellement transmissible

Explication

La transmission sexuelle représente 98 % des transmissions et son risque augmente notamment lors d’un rapport anal, de lésions génitales ou d’une IST. Les contacts sociaux ordinaires et les expositions respiratoires ne correspondent pas aux facteurs décrits pour cette transmission.

5. Quel est le risque de transmission du VIH à l’enfant en l’absence ou en présence d’un traitement maternel ?

Il est de 20 % sans traitement maternel et de 1 % avec un traitement
Il est de 10 % sans traitement maternel et de 5 % avec un traitement
Il est de 1 % sans traitement maternel et de 20 % avec un traitement
Il est de 50 % sans traitement maternel et de 10 % avec un traitement

Il est de 20 % sans traitement maternel et de 1 % avec un traitement

Explication

Sans traitement maternel, le risque de transmission du VIH à l’enfant est estimé à 20 %, tandis qu’il descend à 1 % avec un traitement. Les autres valeurs ne correspondent pas aux risques indiqués pour ces deux situations.

6. Quelle séquence décrit correctement l’apparition des marqueurs diagnostiques après une contamination par le VIH ?

Les anticorps apparaissent dès J1, puis la charge virale devient détectable après J21 et l’antigène P24 apparaît en dernier
La charge virale reste indétectable jusqu’à J21, puis les anticorps apparaissent avant l’antigène P24 entre J25 et J30
L’antigène P24 apparaît à J1, disparaît avant J11, puis la charge virale et les anticorps deviennent détectables après J30
Le diagnostic est impossible de J1 à J11, la charge virale devient détectable à J11, puis l’antigène P24 apparaît entre J12 et J21 et les anticorps vers J15

Le diagnostic est impossible de J1 à J11, la charge virale devient détectable à J11, puis l’antigène P24 apparaît entre J12 et J21 et les anticorps vers J15

Explication

Après la contamination, aucun diagnostic n’est possible de J1 à J11, puis la charge virale devient détectable à J11; l’antigène P24 est détecté entre J12 et J21 et les anticorps apparaissent vers J15. L’ordre proposé dans les autres réponses inverse ou décale ces marqueurs.

7. Quelle affirmation distingue correctement le test Elisa du TROD dans le diagnostic du VIH ?

Le test Elisa recherche les lymphocytes CD4, tandis que le TROD confirme une infection par une mesure sérologique quantitative
Le test Elisa fournit une mesure de la charge virale, tandis que le TROD identifie directement l’antigène P24
Le test Elisa est un test rapide d’orientation, tandis que le TROD exige deux prélèvements sérologiques successifs positifs
Le test Elisa repose sur deux prélèvements sérologiques successifs positifs, tandis que le TROD est un test rapide d’orientation diagnostique

Le test Elisa repose sur deux prélèvements sérologiques successifs positifs, tandis que le TROD est un test rapide d’orientation diagnostique

Explication

Le diagnostic peut notamment reposer sur deux prélèvements Elisa successifs positifs, alors que le TROD est un test rapide d’orientation diagnostique. Le TROD ne se définit donc pas par l’exigence de deux prélèvements successifs positifs.

8. Quelles caractéristiques correspondent au stade A de l’infection par le VIH ?

Une phase asymptomatique prolongée avec une charge virale basse, un antigène P24 absent et des CD4 inférieurs à 200 cellules/mm³
Une phase chronique symptomatique de 10 à 15 ans, une charge virale stable et des CD4 compris entre 200 et 500 cellules/mm³
Une primo-infection avec séroconversion entre 2 et 6 semaines, des marqueurs virologiques élevés et des CD4 supérieurs à 500 cellules/mm³
Une phase SIDA avec une charge virale fortement augmentée, des complications infectieuses et des CD4 inférieurs à 200 cellules/mm³

Une primo-infection avec séroconversion entre 2 et 6 semaines, des marqueurs virologiques élevés et des CD4 supérieurs à 500 cellules/mm³

Explication

Le stade A correspond à la primo-infection et à la séroconversion, survenant 2 à 6 semaines après la contamination, avec des marqueurs virologiques élevés et des CD4 encore supérieurs à 500 cellules/mm³. La phase chronique symptomatique relève du stade B, tandis que le stade C correspond à la phase SIDA.

9. Quelle évolution caractérise le stade B de l’infection par le VIH ?

Une phase chronique symptomatique de 10 à 15 ans, avec une baisse lente des CD4 entre 200 et 500 cellules/mm³ et une charge virale basse et stable
Une primo-infection brève avec une charge virale élevée, un antigène P24 détectable et des CD4 supérieurs à 500 cellules/mm³
Une phase de séroconversion avec une disparition des anticorps et une remontée progressive des lymphocytes CD4
Une phase SIDA avec une forte augmentation de la charge virale et des CD4 inférieurs à 200 cellules/mm³

Une phase chronique symptomatique de 10 à 15 ans, avec une baisse lente des CD4 entre 200 et 500 cellules/mm³ et une charge virale basse et stable

Explication

Le stade B est une phase chronique symptomatique qui dure environ 10 à 15 ans, avec une diminution lente des CD4 entre 200 et 500 cellules/mm³ et une charge virale basse et stable. Les caractéristiques de primo-infection décrivent le stade A, tandis que l’immunodépression profonde correspond au stade C.

10. Quel élément caractérise le stade C, correspondant à la phase SIDA ?

Une charge virale fortement augmentée, associée à des complications infectieuses et à moins de 200 lymphocytes T CD4+ par mm³
Une charge virale basse et stable, associée à des symptômes chroniques et à 200 à 500 lymphocytes T CD4+ par mm³
Une charge virale indétectable, associée à une immunité préservée et à une absence de complications infectieuses
Une charge virale élevée de primo-infection, associée à une séroconversion et à plus de 500 lymphocytes T CD4+ par mm³

Une charge virale fortement augmentée, associée à des complications infectieuses et à moins de 200 lymphocytes T CD4+ par mm³

Explication

Le stade C correspond au SIDA et se caractérise par une forte augmentation de la charge virale, des complications infectieuses et un taux de CD4 inférieur à 200 cellules/mm³. Une charge virale basse avec des CD4 compris entre 200 et 500 cellules/mm³ décrit plutôt le stade B.

11. Laquelle de ces infections correspond à une infection opportuniste typique du stade SIDA ?

La candidose œsophagienne
La rhinopharyngite virale simple
La candidose oropharyngée isolée
La dermatite séborrhéique modérée

La candidose œsophagienne

Explication

La candidose œsophagienne fait partie des infections opportunistes caractéristiques du stade SIDA. La candidose oropharyngée isolée est plutôt associée au stade B, ce qui explique la distinction entre ces deux atteintes.

12. Quelle règle de dépistage croisé s’applique entre le VIH et la tuberculose ?

Le dépistage du VIH concerne les patients tuberculeux présentant une immunodépression sévère
Le dépistage de la tuberculose concerne les patients vivant avec le VIH ayant des symptômes respiratoires
Tout patient atteint de VIH est dépisté pour la tuberculose, et inversement
Le dépistage croisé est réalisé après l’échec d’un traitement anti-infectieux

Tout patient atteint de VIH est dépisté pour la tuberculose, et inversement

Explication

La règle prévoit un dépistage systématique de la tuberculose chez les patients atteints de VIH et du VIH chez les patients atteints de tuberculose. Limiter ce dépistage aux formes symptomatiques ou sévères ne respecte pas la règle recommandée.

13. Pourquoi la trithérapie antirétrovirale associe-t-elle trois molécules prises en même temps ?

Pour cibler plusieurs constituants d’un virus qui mute facilement
Pour remplacer progressivement les défenses immunitaires détruites par le virus
Pour réduire la charge virale uniquement lorsque le taux de CD4 devient bas
Pour traiter simultanément les infections opportunistes et les tumeurs associées

Pour cibler plusieurs constituants d’un virus qui mute facilement

Explication

La trithérapie associe trois molécules afin de cibler plusieurs constituants du VIH, qui possède une forte capacité de mutation. Le traitement concerne les patients porteurs du VIH quelle que soit leur charge virale ou leur taux de CD4, et non une population limitée aux CD4 bas.

14. Quel résultat constitue l’objectif du traitement antirétroviral ?

Obtenir une charge virale faible et un taux de CD4 inférieur à 500 cellules/mm³
Réduire les symptômes sans modifier la charge virale ni le taux de CD4
Maintenir une charge virale élevée avec un taux de CD4 supérieur à 200 cellules/mm³
Obtenir une charge virale négative et un taux de CD4 supérieur à 500 cellules/mm³

Obtenir une charge virale négative et un taux de CD4 supérieur à 500 cellules/mm³

Explication

Le traitement vise une charge virale négative et un taux de CD4 supérieur à 500 cellules/mm³. Une augmentation importante de la charge virale correspond plutôt à une situation de stade C non contrôlé qu’à l’objectif thérapeutique.

15. Quel ensemble d’éléments fait partie de la surveillance d’un traitement antirétroviral ?

La tolérance, l’observance, les interactions, les lipides, les glucides, les CD4 et la charge virale
La température, la pression artérielle, le poids, la diurèse, les plaquettes et la radiographie pulmonaire
La douleur, la saturation, le transit, la glycémie, la créatinine et les sécrétions bronchiques
La cicatrisation, la vision, la motricité, les réflexes, la densité osseuse et l’audition

La tolérance, l’observance, les interactions, les lipides, les glucides, les CD4 et la charge virale

Explication

La surveillance comprend la tolérance, l’observance, les interactions médicamenteuses, les lipides, les glucides, le taux de CD4 et la charge virale. Les autres ensembles regroupent des paramètres cliniques généraux qui ne correspondent pas à la liste spécifique de cette surveillance.

16. Quelle association distingue correctement la prévention sexuelle de la prévention sanguine du VIH ?

Préservatifs et échanges de seringues pour la transmission sexuelle ; PrEP et AES pour la transmission sanguine
Échanges de seringues et PrEP pour la transmission sexuelle ; préservatifs et AES pour la transmission sanguine
PrEP et prévention des AES pour la transmission sexuelle ; préservatifs et échanges de seringues pour la transmission sanguine
Préservatifs et PrEP pour la transmission sexuelle ; échanges de seringues et prévention des AES pour la transmission sanguine

Préservatifs et PrEP pour la transmission sexuelle ; échanges de seringues et prévention des AES pour la transmission sanguine

Explication

Les préservatifs et la PrEP préviennent principalement la transmission sexuelle, tandis que les échanges de seringues et la prévention des AES ciblent la transmission sanguine. Confondre la PrEP avec les programmes d’échange de seringues inverse les voies de prévention.

17. Comment une grossesse chez une personne vivant avec le VIH doit-elle être prise en charge ?

Elle doit être encadrée avec un traitement antirétroviral commencé en amont
Elle nécessite l’arrêt du traitement afin de protéger le développement fœtal
Elle doit être évitée car toute grossesse entraîne une transmission du VIH
Elle peut être suivie sans traitement si la personne ne présente aucun symptôme

Elle doit être encadrée avec un traitement antirétroviral commencé en amont

Explication

Une grossesse est possible mais doit être encadrée, avec un traitement antirétroviral pris en amont, car le risque de transmission augmente avec la charge virale. Affirmer que toute grossesse entraîne une transmission confond le risque accru avec une transmission inévitable.

18. Quelle recommandation concerne l’alimentation d’un nouveau-né dont la mère vit avec le VIH ?

L’allaitement maternel est possible après l’arrêt du traitement antirétroviral
L’allaitement maternel est autorisé lorsque la charge virale est devenue indétectable
L’allaitement maternel est contre-indiqué
L’allaitement maternel est recommandé pendant les six premiers mois

L’allaitement maternel est contre-indiqué

Explication

L’allaitement est contre-indiqué chez une mère vivant avec le VIH afin de prévenir une transmission au nourrisson. Une charge virale contrôlée ou un traitement antirétroviral ne supprime pas cette recommandation.

19. Quelle intervention relève de la prise en charge infirmière d’une personne vivant avec le VIH ?

Limiter l’accompagnement à la prévention des infections lors des hospitalisations
Se concentrer sur les symptômes physiques sans aborder les dimensions sociale et psychologique
Prescrire une trithérapie, modifier les doses et interpréter seul les résistances virales
Informer sur le virus, surveiller les CD4 et la charge virale, puis soutenir l’observance

Informer sur le virus, surveiller les CD4 et la charge virale, puis soutenir l’observance

Explication

La prise en charge infirmière inclut l’information, la surveillance des CD4 et de la charge virale, la prévention, l’éducation thérapeutique, l’accompagnement de l’observance et les dimensions sociale et psychologique. La prescription et la modification autonome du traitement ne constituent pas le rôle infirmier décrit ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur VIH : infection et prise en charge.

Qu'est-ce que le VIH et quels types principaux existe-t-il ?

Le VIH est un rétrovirus principalement de type VIH-1 ou VIH-2.

Quels lymphocytes le VIH cible-t-il ?

Les lymphocytes T CD4+.

Quelle maladie évolue à partir de l'infection par le VIH ?

Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

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Consultez la fiche de révision complète sur VIH : infection et prise en charge.

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