Fiche de révision : Troubles dissociatifs et personnalité

Plan du Cours

  1. Dissociation et symptômes dissociatifs
  2. Trouble dissociatif de l’identité
  3. Amnésie dissociative
  4. Dépersonnalisation et déréalisation
  5. Trauma, enfance et évaluation
  6. Troubles liés aux substances
  7. Troubles liés à l’alcool et au cannabis
  8. Troubles liés aux stimulants
  9. Personnalité et modèles de traits
  10. Troubles de la personnalité et développement
  11. Modèle alternatif des troubles de personnalité
  12. Développement des traits de personnalité
  13. Attachement et trajectoires développementales
  14. Troubles de personnalité du cluster A
  15. Trouble de personnalité évitante
  16. Trouble de personnalité dépendante

1. Dissociation et symptômes dissociatifs

Notions clés & Définitions

  • Dissociation : Perte d’accès à des informations ou de contrôle sur des processus mentaux habituellement disponibles à la conscience, au contrôle volontaire ou attribuables à soi.

★ À maîtriser

  • Le DSM-5 caractérise les troubles dissociatifs par une perturbation ou une discontinuité de l’intégration normale de la conscience, de la mémoire, de l’identité, des émotions, de la perception, de la représentation du corps, du contrôle moteur et du comportement.

📌 Les symptômes dissociatifs positifs sont des intrusions dans la conscience ou le comportement qui rompent la continuité de l’expérience, tandis que les symptômes négatifs sont des pertes d’accès ou de contrôle sur des informations ou processus habituellement disponibles.

Compléments

  • Les symptômes dissociatifs peuvent inclure :
    • déréalisation
    • absorption
    • dépersonnalisation
    • altération de l’identité
    • perte d’audition
    • amnésie
    • symptômes neurologiques fonctionnels

Astuce mémo

Intrusion positive versus perte d’accès négative

2. Trouble dissociatif de l’identité

★ À maîtriser

  • Le trouble dissociatif de l’identité implique une perturbation de l’identité avec au moins deux états de personnalité distincts, parfois décrite comme une expérience de possession dans certaines cultures.

  • Dans le trouble dissociatif de l’identité, la discontinuité du sens de soi et de l’agentivité s’accompagne d’altérations possibles de l’affect, du comportement, de la conscience, de la mémoire, de la perception, de la cognition ou du fonctionnement sensorimoteur.

📌 Le diagnostic de trouble dissociatif de l’identité requiert une détresse significative ou une altération du fonctionnement, et les symptômes ne doivent pas être dus à une pratique culturelle ou religieuse, à une substance, à une affection médicale ou, chez l’enfant, à des jeux imaginaires.

Compléments

  • Les changements d’état dans le trouble dissociatif de l’identité sont souvent vécus intérieurement et peuvent nécessiter une relation de confiance pour être rapportés, car ils ne sont pas toujours spectaculaires ni directement observables.

  • Les états de soi du trouble dissociatif de l’identité peuvent être vécus comme non autobiographiques, avec un état observateur tandis qu’un autre contrôle les actions, et ils peuvent s’accompagner de voix internes et de trous de mémoire.

  • La prévalence du trouble dissociatif de l’identité est estimée à 1,5 %, avec 1,6 % chez les hommes et 1,4 % chez les femmes.

3. Amnésie dissociative

Notions clés & Définitions

  • Amnésie dissociative : Incapacité à se rappeler des informations autobiographiques importantes, généralement liées à des événements traumatiques ou stressants, qui entraîne une détresse ou une altération du fonctionnement.

★ À maîtriser

  • L’amnésie dissociative peut être : généralisée à la vie et à l’identité, localisée à une période spécifique, sélective pour certains événements d’une période, systématisée à une catégorie spécifique d’informations, continue, avec oubli des événements dans les minutes ou heures qui suivent

Compléments

  • Une fugue dissociative associe une amnésie importante de la biographie ou de l’identité à un voyage.

  • La prévalence de l’amnésie dissociative est estimée à 1,8 %, soit 2,4 % chez les femmes et 1,0 % chez les hommes.

📌 Dans le diagnostic différentiel, le trouble dissociatif de l’identité associe à l’amnésie une discontinuité envahissante du soi et de l’agentivité, tandis que dans le TSPT l’amnésie s’étendant au-delà du moment traumatique oriente vers ce diagnostic.

4. Dépersonnalisation et déréalisation

Notions clés & Définitions

  • Dépersonnalisation : Sentiment prolongé d’irréalité, de détachement ou de déconnexion de soi, pouvant inclure l’impression d’observer ses pensées, ses émotions, ses sensations ou ses actions de l’extérieur.
  • Déréalisation : Sentiment prolongé d’irréalité ou de détachement du monde extérieur, où les personnes et les objets peuvent sembler irréels et l’environnement plat ou inanimé.

★ À maîtriser

📌 Le trouble de dépersonnalisation/déréalisation suppose une appréciation intacte de la réalité et une détresse significative ou une altération du fonctionnement, sans explication par une substance, une affection médicale ou un autre trouble mental.

Compléments

  • La prévalence de la dépersonnalisation/déréalisation est d’environ 1 %, son début survient vers 16 ans et son évolution est souvent chronique.

📌 Le diagnostic de dépersonnalisation/déréalisation ne doit pas être posé lorsque les symptômes surviennent uniquement pendant des attaques de panique, une anxiété sociale ou une phobie spécifique.

Astuce mémo

Dépersonnalisation : soi ; déréalisation : monde extérieur

5. Trauma, enfance et évaluation

★ À maîtriser

  • Les niveaux de dissociation sont particulièrement élevés en cas de :
    • abus sexuel ou physique
    • début précoce
    • durée prolongée
    • abus par un parent
    • négligence

📌 Chez l’enfant, la rêverie, les jeux de rôle et les amis imaginaires peuvent relever d’une dissociation normative, tandis qu’une dissociation problématique devient intrusive ou constitue une réaction automatique à une menace réelle ou perçue.

Compléments

  • Le lien entre trauma et dissociation n’est pas parfait ni systématique, même si la souffrance sans issue peut favoriser des efforts mentaux de distanciation et le soulagement temporaire de la détresse.

  • Les estimations rapportées chez les jeunes comprennent 21 % chez des enfants placés en famille d’accueil, 59 % chez des enfants exposés à des abus et 23 à 74 % chez des enfants pris en charge en psychiatrie.

  • Les manifestations observables chez les jeunes peuvent inclure : fluctuations cognitives, amnésies, altération de l’identité, regard figé ou moments d’absence, voix internes, dépersonnalisation ou déréalisation, états de transe, fortes fluctuations émotionnelles ou comportementales

  • Le SCID-D est un entretien diagnostique d’environ 200 questions, durant 30 minutes à 2 h 30, qui évalue l’amnésie, la dépersonnalisation, la déréalisation, la confusion de l’identité et l’altération observable entre les états.

  • Le MID est un questionnaire auto-administré de 218 items coté de 0 (« jamais ») à 10 (« tout le temps »), tandis que l’échelle d’expériences dissociatives comporte 28 items cotés de 0 % à 100 % et le SDQ 20 items cotés de 1 à 5. - Dell, 2006

6. Troubles liés aux substances

Notions clés & Définitions

  • Drogue : Substance psychotrope ou psychoactive qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central ou modifie les états de conscience.
  • Trouble lié à l’usage d’une substance : Ensemble de symptômes cognitifs, comportementaux et physiologiques indiquant la poursuite de la consommation et un changement sous-jacent des circuits cérébraux pouvant persister après la désintoxication.

★ À maîtriser

  • Les critères d’un trouble lié à l’usage comprennent : réduction du contrôle, altération du fonctionnement social, consommation risquée, critères pharmacologiques de tolérance ou de sevrage

📌 La tolérance correspond au besoin d’augmenter la quantité pour obtenir l’effet désiré ou à une diminution de l’effet à quantité égale, tandis que le sevrage survient lorsque les concentrations de la substance diminuent après une consommation massive et prolongée.

📌 Ni la tolérance ni le sevrage ne sont nécessaires ou suffisants pour diagnostiquer un trouble lié à l’usage, bien que des antécédents de sevrage puissent annoncer une évolution plus sévère.

Compléments

  • Les dix classes de drogues présentées sont :

    • alcool
    • cannabis
    • substances inhalées
    • sédatifs
    • stimulants
    • caféines
    • hallucinogènes
    • opiacés
    • hypnotiques et anxiolytiques
    • tabac et autres substances
  • Le craving est une envie impérieuse de consommer et constitue un critère d’exception dans la présentation des critères diagnostiques du cours.

  • La sévérité d’un trouble lié à l’usage est légère avec 2 à 3 critères, moyenne avec 4 à 5 critères et grave avec 6 critères ou plus.

7. Troubles liés à l’alcool et au cannabis

★ À maîtriser

📌 Le trouble lié à l’usage de l’alcool est un mode d’usage problématique entraînant une souffrance ou une altération du fonctionnement, avec au moins 2 des 11 critères d’un trouble lié à l’usage sur une période de 12 mois.

  • L’intoxication alcoolique peut se manifester par au moins un signe parmi :

    • discours bredouillant
    • incoordination motrice
    • démarche ébrieuse
    • nystagmus
    • altération de l’attention ou de la mémoire
    • stupeur ou coma
  • Le sevrage alcoolique est diagnostiqué après l’arrêt par au moins deux manifestations telles qu’hyperactivité neurovégétative, tremblement des mains, insomnie, anxiété, nausées ou vomissements, agitation psychomotrice ou perturbations perceptives.

📌 Le trouble lié à l’usage du cannabis repose sur au moins 2 des 11 critères d’un trouble lié à l’usage sur 12 mois, et sa sévérité et ses spécifications suivent les mêmes règles que pour l’alcool.

  • L’intoxication au cannabis peut présenter au moins un signe parmi :
    • conjonctives injectées
    • augmentation de l’appétit
    • sécheresse de la bouche
    • tachycardie

Compléments

  • La rémission précoce correspond à l’absence de critères pendant 3 à 12 mois, sauf le critère 4, et la rémission prolongée à leur absence pendant au moins 12 mois, sauf le critère 4.

  • Aux États-Unis, la prévalence du trouble lié à l’usage de l’alcool est rapportée à 12,4 % chez les hommes et 4,9 % chez les femmes, avec un pic de 16,2 % chez les 18 à 29 ans.

  • La prévalence rapportée du trouble lié à l’usage du cannabis est de 3,8 % chez les garçons et 3 % chez les filles de 12 à 17 ans, de 4,4 % chez les 18 à 29 ans et de 0,01 % chez les personnes de 65 ans.

  • Le sevrage du cannabis est caractérisé par au moins trois signes, dont irritabilité ou agressivité, nervosité ou anxiété, insomnie, perte d’appétit ou de poids, symptômes physiques ou humeur dépressive, après l’arrêt.

8. Troubles liés aux stimulants

★ À maîtriser

📌 Le trouble lié à l’usage de stimulants est défini par au moins 2 des 11 critères sur 12 mois, mais les critères 10 et 11 ne sont pas pris en compte dans la présentation du cours.

  • L’intoxication par stimulants peut comporter au moins deux signes tels que : tachycardie, dilatation pupillaire, nausées ou vomissements, perte de poids, faiblesse musculaire, crise convulsive

  • Le sevrage des stimulants peut comporter au moins deux signes : humeur dysphorique, épuisement, rêves intenses et déplaisants, insomnie, augmentation de l’appétit, agitation ou ralentissement psychomoteur

Compléments

  • Les facteurs de risque comprennent :
    • comorbidités psychiatriques
    • exposition prénatale ou postnatale
    • violence communautaire durant l’enfance
    • fréquentation d’utilisateurs

9. Personnalité et modèles de traits

Notions clés & Définitions

  • Personnalité : Configuration durable des caractéristiques et des comportements qui constitue l’adaptation unique d’un individu à la vie.
  • Hypothèse lexicale : Proposition selon laquelle les aspects de la personnalité importants dans la vie sociale sont inscrits dans le langage et que les dimensions fondamentales peuvent être identifiées par l’analyse factorielle de descripteurs verbaux.

★ À maîtriser

📌 L’opérationnalisation selon Stevens vérifie si un concept correspond à certains aspects observables d’un épisode selon des critères vérifiables, tandis que l’analyse opérationnelle de Bridgman étudie comment une description est construite et utilisée dans l’épisode.

  • Le Big Five comprend :
    • extraversion
    • agréabilité
    • ouverture
    • caractère consciencieux
    • névrosisme

Compléments

  • La mesure peut justifier l’usage d’un concept, mais elle ne suffit pas à justifier son statut ontologique.

  • Les limites du Big Five comprennent : absence de théorie explicative solide, dépendance aux choix méthodologiques, reproductibilité variable, risque de traiter des résumés statistiques comme des causes réelles du comportement

10. Troubles de la personnalité et développement

★ À maîtriser

📌 L’approche catégorielle définit les troubles de la personnalité comme des syndromes cliniques qualitativement distincts, caractérisés par un mode durable déviant dans au moins deux domaines parmi cognition, affectivité, fonctionnement interpersonnel et contrôle des impulsions.

  • Les modalités de personnalité doivent être rigides et envahir diverses situations, entraîner une souffrance ou une altération fonctionnelle, être stables avec des manifestations au plus tard à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, et ne pas être mieux expliquées par un autre trouble, une substance ou une affection médicale.

  • Le modèle alternatif dimensionnel du DSM-5 évalue une altération au moins moyenne du fonctionnement de la personnalité dans les domaines du soi et de l’interpersonnel, ainsi qu’au moins un trait pathologique de personnalité.

Compléments

  • Les groupes catégoriels comprennent les personnalités paranoïaque, schizoïde et schizotypique, dites bizarres ou excentriques ; antisociale, borderline, histrionique et narcissique, dites théâtrales, émotives ou capricieuses ; et évitante, dépendante et obsessionnelle-compulsive, dites anxieuses ou craintives.

  • Les limites de l’approche catégorielle comprennent une forte comorbidité entre troubles, des diagnostics non spécifiés ou mixtes, des seuils qui ne mesurent pas la sévérité et des données de recherche inégalement développées.

  • Les domaines de traits pathologiques proposés sont :

    • affectivité négative
    • détachement
    • antagonisme
    • désinhibition
    • psychoticisme
  • La psychopathologie développementale étudie les facteurs biologiques, psychologiques et contextuels impliqués dans les trajectoires développementales favorables et défavorables au cours de la vie.

11. Modèle alternatif des troubles de personnalité

★ À maîtriser

📌 Dans le modèle alternatif du DSM-5, le diagnostic repose sur une altération d’intensité au moins moyenne du fonctionnement de la personnalité, évaluée sur une échelle allant de 0 (peu ou pas d’altération) à 4 (altération extrême).

  • Les deux domaines et leurs dimensions sont : soi : identité, soi : autodétermination, interpersonnel : empathie, interpersonnel : intimité

  • Le modèle alternatif associe l’altération du fonctionnement à au moins un trait pathologique de personnalité, organisé selon cinq domaines opposés aux dimensions du Big Five.

Compléments

  • Les domaines proposés sont : affectivité négative (vs stabilité émotionnelle), détachement (vs extraversion), antagonisme (vs agréabilité), désinhibition (vs caractère consciencieux), psychoticisme (vs lucidité)

12. Développement des traits de personnalité

Notions clés & Définitions

  • Traits de personnalité : Dimensions relativement stables des différences individuelles qui expliquent la cohérence des comportements, des pensées et des émotions à travers le temps et les contextes.
  • Tempérament : Dispositions fondamentales relativement stables, apparaissant précocement, qui sous-tendent et modulent l’activité, l’affectivité, l’attention et l’autorégulation et résultent d’interactions entre facteurs génétiques, biologiques et environnementaux.

★ À maîtriser

  • La psychopathologie développementale analyse conjointement les niveaux biologique, individuel et contextuel afin de comprendre le développement normatif et l’émergence des difficultés d’adaptation.

Compléments

  • Les niveaux contextuels, du plus large au plus proche de l’individu, sont : (Bronfenbrenner) :

    • chronosystème : dimension temporelle et contexte historique
    • macrosystème : contexte socioculturel
    • exosystème : contexte indirect, comme le travail des parents
    • mésosystème : interactions entre microsystèmes
    • microsystème : famille et école
  • Chez l’enfant, les traits de tempérament évoluent vers des traits de personnalité à travers des renforcements répétés, avec des influences réciproques entre les expériences et les traits.

  • La stabilité de rang des traits pathologiques de personnalité et des symptômes des troubles de la personnalité durant l’enfance et l’adolescence est moyenne à forte et comparable à celle des traits non pathologiques et à celle observée chez les adultes.

Astuce mémo

Tempérament et expériences répétés → traits de personnalité

13. Attachement et trajectoires développementales

Notions clés & Définitions

  • Attachement : Lien affectif résultant des comportements d’attachement de l’enfant envers une figure de soin.
  • Comportements d’attachement : Les comportements d’attachement sont des comportements instinctifs, tels que pleurer, sourire, babiller, suivre, s’agripper ou téter sans visée nutritive, qui maintiennent ou rétablissent la proximité avec la figure de soin et contribuent à la sécurité du bébé.
  • Modèles internes opérants : Modèles mentaux concernant l’accessibilité des figures d’attachement et la manière dont l’individu se perçoit comme accepté par elles ; ils servent à prédire et interpréter leurs comportements et guident les réponses dans ces relations.

★ À maîtriser

  • Le système d’attachement mobilise la figure de soin pour réconforter l’enfant lorsque l’exploration diminue ; une fois rassuré, l’enfant peut reprendre l’exploration en s’appuyant sur la figure de soin comme base.

📌 Un attachement insécure n’est pas en soi un trouble psychopathologique : il correspond à une stratégie adaptative développée dans un contexte relationnel donné et peut constituer un facteur de vulnérabilité.

Compléments

  • Les comportements parentaux associés aux styles d’attachement sont une sensibilité accrue pour l’attachement sécure ; une sensibilité réduite, parfois avec intrusivité et surstimulation, pour l’évitant ; une sensibilité réduite, avec sous-implication, incohérence ou réponses neutres au stress, pour l’ambivalent ; et une sensibilité réduite, maltraitance ou comportements atypiques pour le désorganisé.

  • Dans les échantillons d’âge préscolaire, les proportions rapportées sont de 52 % sécures, 23 % désorganisés, 15 % évitants et 10 % ambivalents à 1–4 ans, puis de 53 %, 22 %, 14 % et 11 % respectivement à 2–8 ans.

  • La stabilité de l’attachement est modérée et n’est pas observée lorsque l’intervalle entre les mesures dépasse 15 ans ; les changements entre la petite enfance et le début de l’âge adulte sont associés aux changements de sensibilité parentale.

Astuce mémo

La figure de soin rassure, puis l’enfant explore

14. Troubles de personnalité du cluster A

★ À maîtriser

  • La schizophrénie requiert au moins deux symptômes présents une partie significative d’une période d’un mois, ou moins en cas de traitement efficace, parmi les idées délirantes, les hallucinations, le discours désorganisé, le comportement grossièrement désorganisé ou catatonique et les symptômes négatifs ; au moins un symptôme doit être une idée délirante, une hallucination ou un discours désorganisé.

  • La schizophrénie entraîne une altération du fonctionnement dans des domaines tels que le travail, les relations interpersonnelles ou l’hygiène personnelle, et des signes continus du trouble persistent pendant au moins 6 mois, avec des symptômes du critère A pendant au moins un mois et des symptômes prodromiques ou résiduels.

  • Le trouble de la personnalité paranoïaque se caractérise par une méfiance chronique et une suspicion anxieuse infondée, mais ne comporte pas les hallucinations, les symptômes négatifs ni la désorganisation caractéristiques de la schizophrénie.

  • Le critère DSM de la personnalité paranoïaque exige une méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres, présente dans divers contextes depuis le début de l’âge adulte, avec au moins quatre manifestations telles que l’attente d’être exploité, les doutes injustifiés sur la loyauté, la réticence à se confier, l’interprétation menaçante de faits anodins, la rancune, la contre-attaque face aux attaques perçues ou les soupçons répétés d’infidélité.

  • La personnalité schizoïde se caractérise par le retrait social et le détachement émotionnel, avec un mode général de détachement des relations sociales et une restriction de l’expression émotionnelle.

  • La personnalité schizotypique constitue un phénotype de psychopathologie de type schizophrénique et un marqueur de risque pour les troubles du spectre de la schizophrénie, avec des croyances bizarres, des troubles perceptifs et des difficultés sociales ou d’organisation de la pensée.

Compléments

📌 Le critère DSM de la personnalité schizoïde exige au moins quatre manifestations, dont le faible intérêt pour les relations proches, la préférence pour les activités solitaires, le faible intérêt sexuel, le plaisir rare, l’absence d’amis proches, l’indifférence aux éloges ou aux critiques et la froideur affective.

Astuce mémo

Schizoïde : retrait sans symptômes positifs ; schizotypique : distorsions cognitives et perceptuelles

15. Trouble de personnalité évitante

Notions clés & Définitions

  • Schémas cognitifs : Modèles de pensées automatiques qui influencent la manière dont une personne perçoit et interprète le monde qui l’entoure.

★ À maîtriser

  • Le trouble de la personnalité évitante se caractérise par l’inhibition sociale, la peur du rejet et de la critique, le sentiment de ne pas être à la hauteur et l’hypersensibilité au jugement négatif, qui renforcent l’évitement des interactions sociales.

📌 Le critère DSM du trouble de la personnalité évitante exige au moins quatre manifestations, notamment l’évitement d’activités professionnelles avec contacts, la réticence à s’impliquer sans certitude d’être aimé, la réserve dans l’intimité, la crainte de la critique ou du rejet, l’inhibition dans les situations nouvelles, le sentiment d’incompétence sociale et l’évitement des risques personnels.

📌 Dans l’anxiété sociale, la peur du jugement porte sur des situations spécifiques, comme parler en public, manger en public ou participer à une conversation, tandis que les schémas et comportements sociaux sont généralisés dans le trouble de la personnalité évitante.

Compléments

  • Les facteurs de risque du trouble évitant comprennent l’héritabilité de traits tels que la timidité et l’introversion, des expériences traumatiques, les abus, la négligence, un environnement familial instable, le stress précoce et des attitudes parentales encourageant l’évitement, la honte ou la culpabilité.

  • Les schémas cognitifs associés comprennent :

    • l’infériorité sociale
    • la méfiance
    • l’anticipation d’un rejet
    • la critique constante
    • l’évitement préventif
  • La prévalence du trouble de la personnalité évitante est de 1,5 à 2,5 % en population générale.

Astuce mémo

Peur du jugement → évitement social

16. Trouble de personnalité dépendante

★ À maîtriser

  • Le trouble de la personnalité dépendante se caractérise par un besoin excessif de soutien et d’approbation, une peur de l’abandon, une soumission, des difficultés à prendre des décisions et une difficulté à être seul.

📌 Le critère DSM du trouble de la personnalité dépendante exige au moins cinq manifestations, notamment la difficulté à décider sans conseils, le transfert de responsabilités à autrui, la difficulté à exprimer un désaccord, la difficulté à initier des projets seul, la recherche excessive de soutien, le malaise en solitude, la recherche urgente d’une nouvelle relation après une rupture et la peur irréaliste d’être laissé seul.

Compléments

  • Les facteurs de risque proposés pour la personnalité dépendante comprennent des styles parentaux surprotecteur, autoritaire, négligeant, indulgent, critique ou ambivalent, ainsi que des schémas tels que « Je ne peux pas vivre sans les autres » et « Tout le monde va m’abandonner ».

  • La prévalence du trouble de la personnalité dépendante est de 0,6 % en population générale et il est rapporté comme plus fréquent chez les femmes.

  • Les comorbidités mentionnées comprennent :

    • les troubles de l’humeur
    • les troubles anxieux
    • les troubles de conduite alimentaire

📌 La personnalité dépendante se distingue de la personnalité limite par l’absence, dans sa caractérisation, des impulsions et des changements intenses de l’humeur, et de la personnalité histrionique par un besoin d’approbation moins exubérant et dramatique.

  • Les prises en charge proposées sont : la thérapie des schémas, le développement des compétences psychosociales, l’affirmation de soi

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Troubles dissociatifs et personnalité avec 48 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Que désigne la dissociation sur le plan des processus mentaux ?

2. Quel aspect central le DSM-5 associe-t-il aux troubles dissociatifs ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Troubles dissociatifs et personnalité avec 93 flashcards interactives.

Que désigne la dissociation ?

Une perte d’accès à des informations ou de contrôle sur des processus mentaux habituellement disponibles à la conscience, au contrôle volontaire ou attribuables à soi.

Comment le DSM-5 caractérise-t-il les troubles dissociatifs ?

Par une perturbation ou une discontinuité de l’intégration normale de fonctions mentales et comportementales.

Qu’est-ce qui distingue les symptômes dissociatifs positifs des symptômes négatifs ?

Les positifs sont des intrusions qui rompent la continuité de l’expérience, tandis que les négatifs sont des pertes d’accès ou de contrôle.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches