Que désigne la dissociation ?
Une perte d’accès à des informations ou de contrôle sur des processus mentaux habituellement disponibles à la conscience, au contrôle volontaire ou attribuables à soi.
Comment le DSM-5 caractérise-t-il les troubles dissociatifs ?
Par une perturbation ou une discontinuité de l’intégration normale de fonctions mentales et comportementales.
Qu’est-ce qui distingue les symptômes dissociatifs positifs des symptômes négatifs ?
Les positifs sont des intrusions qui rompent la continuité de l’expérience, tandis que les négatifs sont des pertes d’accès ou de contrôle.
Combien d’états de personnalité distincts le trouble dissociatif de l’identité implique-t-il au minimum ?
Au moins deux.
Comment l’expérience du trouble dissociatif de l’identité est-elle parfois décrite dans certaines cultures ?
Comme une expérience de possession.
Quelles dimensions peuvent être altérées lors d’une discontinuité du soi dans le trouble dissociatif de l’identité ?
L’affect, le comportement, la conscience, la mémoire, la perception, la cognition ou le fonctionnement sensorimoteur.
Quelle conséquence fonctionnelle est requise pour diagnostiquer le trouble dissociatif de l’identité ?
Une détresse significative ou une altération du fonctionnement.
Quelles causes doivent être exclues pour diagnostiquer le trouble dissociatif de l’identité ?
Une pratique culturelle ou religieuse, une substance, une affection médicale ou, chez l’enfant, des jeux imaginaires.
Qu’est-ce que l’amnésie dissociative ?
L’incapacité à se rappeler des informations autobiographiques importantes, généralement liées à des événements traumatiques ou stressants, entraînant une détresse ou une altération du fonctionnement.
Quelles formes peut prendre l’amnésie dissociative ?
Généralisée, localisée, sélective, systématisée ou continue.
Qu’est-ce que la dépersonnalisation ?
Un sentiment prolongé d’irréalité, de détachement ou de déconnexion de soi.
Que peut avoir l’impression d’observer de l’extérieur une personne dépersonnalisée ?
Ses pensées, ses émotions, ses sensations ou ses actions.
Qu’est-ce que la déréalisation ?
Un sentiment prolongé d’irréalité ou de détachement du monde extérieur.
Comment les personnes et les objets peuvent-ils sembler lors d’une déréalisation ?
Irréels.
Quelle appréciation de la réalité le trouble de dépersonnalisation/déréalisation préserve-t-il ?
Une appréciation intacte de la réalité.
Dans quels contextes les niveaux de dissociation sont-ils plus élevés après des expériences durant l’enfance ?
Après des abus ou de la négligence, notamment lorsque l’abus est sexuel ou physique, précoce, prolongé ou commis par un parent.
Qu’est-ce qui distingue une dissociation problématique d’une dissociation normative chez l’enfant ?
Elle devient intrusive ou constitue une réaction automatique à une menace réelle ou perçue.
Qu’est-ce qu’une drogue ?
Une substance psychoactive qui perturbe le système nerveux central ou modifie la conscience.
Qu’est-ce qu’un trouble lié à l’usage d’une substance ?
Un ensemble de symptômes indiquant la poursuite de la consommation et un changement des circuits cérébraux pouvant persister après la désintoxication.
Quels sont les critères d’un trouble lié à l’usage d’une substance ?
La réduction du contrôle, l’altération du fonctionnement social, la consommation risquée et les critères pharmacologiques de tolérance ou de sevrage.
Qu’est-ce que la tolérance à une substance ?
Le besoin d’augmenter la quantité pour obtenir l’effet désiré, ou une diminution de l’effet à quantité égale.
Quel statut diagnostique ont la tolérance et le sevrage ?
Ni l’un ni l’autre n’est nécessaire ou suffisant pour diagnostiquer un trouble lié à l’usage.
Quels seuils définissent le trouble lié à l’usage de l’alcool ?
Au moins deux des onze critères sur douze mois, avec souffrance ou altération du fonctionnement.
Quel signe peut manifester une intoxication alcoolique ?
Une démarche ébrieuse.
Combien de manifestations au minimum diagnostiquent le sevrage alcoolique après l’arrêt ?
Au moins deux manifestations.
Quels seuils définissent le trouble lié à l’usage du cannabis ?
Au moins deux des onze critères sur douze mois.
Dans quel délai après l’usage peut survenir l’intoxication au cannabis ?
Dans les deux heures suivant l’usage.
Combien de critères définissent le trouble lié à l’usage de stimulants sur 12 mois ?
Au moins deux critères parmi onze.
Quels critères sont exclus de la présentation du cours sur le trouble lié aux stimulants ?
Les critères 10 et 11.
Quels signes peuvent caractériser une intoxication par stimulants ?
Une tachycardie et une dilatation pupillaire.
Quand les signes de sevrage des stimulants peuvent-ils apparaître après l’arrêt ?
Quelques heures à plusieurs jours après l’arrêt.
Quels signes peuvent caractériser le sevrage des stimulants ?
Une humeur dysphorique et un épuisement.
Que désigne la personnalité ?
La configuration durable des caractéristiques et des comportements constituant l’adaptation unique d’un individu à la vie.
Selon Stevens, que vérifie l’opérationnalisation d’un concept ?
Sa correspondance avec des aspects observables d’un épisode, selon des critères vérifiables.
Selon Bridgman, que porte sur l’épisode l’analyse opérationnelle ?
La manière dont une description y est construite et utilisée.
Quels traits composent le Big Five ?
L’extraversion, l’agréabilité, l’ouverture, le caractère consciencieux et le névrosisme.
Comment l’approche catégorielle définit-elle les troubles de la personnalité ?
Comme des syndromes cliniques qualitativement distincts, avec un mode durable déviant dans au moins deux domaines de fonctionnement.
Quelles conditions caractérisent les modalités de personnalité pathologiques ?
Elles sont rigides, envahissantes, source de souffrance ou d’altération fonctionnelle, stables dès l’adolescence ou le début de l’âge adulte, et non mieux expliquées par une autre cause.
Qu’exige le modèle alternatif dimensionnel du DSM-5 pour caractériser un trouble de la personnalité ?
Une altération au moins moyenne du fonctionnement du soi et des relations interpersonnelles, ainsi qu’au moins un trait pathologique.
Quel seuil de gravité du fonctionnement de la personnalité exige le modèle alternatif du DSM-5 ?
Une altération d’intensité au moins moyenne.
Quelle échelle mesure l’altération du fonctionnement de la personnalité dans le modèle alternatif du DSM-5 ?
Une échelle de 0 à 4, de peu ou pas d’altération à une altération extrême.
Quels domaines évaluent le fonctionnement de la personnalité dans le modèle alternatif ?
Le soi et l’interpersonnel.
Quelles dimensions composent le domaine du soi dans le modèle alternatif ?
L’identité et l’autodétermination.
Quelles dimensions composent le domaine interpersonnel dans le modèle alternatif ?
L’empathie et l’intimité.
À quoi l’altération du fonctionnement est-elle associée dans le modèle alternatif ?
À au moins un trait pathologique de personnalité.
Combien de domaines organisent les traits pathologiques dans le modèle alternatif ?
Cinq domaines.
Quels niveaux la psychopathologie développementale analyse-t-elle conjointement ?
Les niveaux biologique, individuel et contextuel.
Que sont les traits de personnalité ?
Des dimensions relativement stables des différences individuelles.
Qu’est-ce que le tempérament ?
Des dispositions fondamentales relativement stables apparaissant précocement.
Quels symptômes dissociatifs peuvent prendre la forme d’intrusions dans la conscience ou le comportement ?
La déréalisation, l’absorption, la dépersonnalisation et l’altération de l’identité.
Quels symptômes dissociatifs peuvent prendre la forme de pertes ?
La perte d’audition, l’amnésie ou des symptômes neurologiques fonctionnels.
Pourquoi les changements d’état du trouble dissociatif de l’identité peuvent-ils être difficiles à rapporter ?
Ils sont souvent vécus intérieurement et nécessitent parfois une relation de confiance pour être rapportés.
Quels phénomènes peuvent accompagner les états de soi du trouble dissociatif de l’identité ?
Des voix internes et des trous de mémoire.
Quelle est la prévalence estimée du trouble dissociatif de l’identité ?
1,5 %.
À quoi associe-t-on une fugue dissociative ?
À une amnésie importante de la biographie ou de l’identité accompagnée d’un voyage.
Quelle est la prévalence estimée de l’amnésie dissociative ?
1,8 %.
Quelle est la prévalence estimée de l’amnésie dissociative chez les femmes ?
2,4 %.
Quelle est la prévalence estimée de l’amnésie dissociative chez les hommes ?
1,0 %.
Quel élément distingue le trouble dissociatif de l’identité dans le diagnostic différentiel ?
Une discontinuité envahissante du soi et de l’agentivité associée à l’amnésie.
Quel indice oriente vers un TSPT dans le diagnostic différentiel de l’amnésie ?
Une amnésie qui s’étend au-delà du moment traumatique.
Quelle est la prévalence approximative du trouble de dépersonnalisation/déréalisation ?
Environ 1 %.
Quel âge marque généralement le début du trouble de dépersonnalisation/déréalisation ?
Environ 16 ans.
Quand le diagnostic de dépersonnalisation/déréalisation ne doit-il pas être posé ?
Lorsque les symptômes surviennent uniquement pendant des attaques de panique, une anxiété sociale ou une phobie spécifique.
Le lien entre trauma et dissociation est-il systématique, et que peut favoriser une souffrance sans issue ?
Il n’est pas systématique ; une souffrance sans issue peut favoriser la distanciation mentale et un soulagement temporaire de la détresse.
Quelles estimations de dissociation sont rapportées chez les jeunes selon leur contexte ?
21 % chez les enfants placés en famille d’accueil, 59 % chez ceux exposés à des abus et 23 à 74 % chez ceux pris en charge en psychiatrie.
Quelles manifestations observables peuvent évoquer une dissociation chez les jeunes ?
Fluctuations cognitives, amnésies, altération de l’identité, regard figé, absences, voix internes, dépersonnalisation, déréalisation, transe ou fortes fluctuations émotionnelles et comportementales.
Qu’évalue le SCID-D chez une personne présentant des symptômes dissociatifs ?
L’amnésie, la dépersonnalisation, la déréalisation, la confusion identitaire et l’altération observable entre les états.
Combien de questions comporte le SCID-D, et combien de temps dure-t-il ?
Environ 200 questions, sur 30 minutes à 2 h 30.
Quels formats de cotation distinguent le MID, l’échelle d’expériences dissociatives et le SDQ ?
Le MID compte 218 items cotés de 0 à 10, l’échelle 28 items de 0 % à 100 %, et le SDQ 20 items de 1 à 5 (Dell, 2006).
Quelles classes de drogues sont présentées dans le cours ?
L’alcool, le cannabis, les substances inhalées, les sédatifs, les stimulants, les caféines, les hallucinogènes, les opiacés, les hypnotiques et anxiolytiques, le tabac et d’autres substances.
Que désigne le craving dans un trouble lié à l’usage ?
Une envie impérieuse de consommer, critère d’exception dans la présentation diagnostique du cours.
À combien de critères correspond un trouble lié à l’usage grave ?
À six critères ou plus.
Quelle est la durée de la rémission précoce du trouble lié à l’usage de l’alcool ?
De trois à douze mois sans critères, sauf le critère 4.
Quelle prévalence du trouble lié à l’usage de l’alcool est rapportée chez les hommes aux États-Unis ?
12,4 %.
Quelle prévalence du trouble lié à l’usage du cannabis est rapportée chez les 18 à 29 ans ?
4,4 %.
Quels facteurs augmentent le risque de trouble lié aux stimulants ?
Les comorbidités psychiatriques.
Quelles expositions augmentent le risque de trouble lié aux stimulants ?
L’exposition prénatale ou postnatale.
Quel facteur social durant l’enfance augmente le risque de trouble lié aux stimulants ?
La violence communautaire durant l’enfance.
Quel statut la mesure ne suffit-elle pas à justifier ?
Le statut ontologique d’un concept.
Que propose l’hypothèse lexicale sur la personnalité et le langage ?
Les aspects importants de la personnalité dans la vie sociale sont inscrits dans le langage.
Comment l’hypothèse lexicale identifie-t-elle les dimensions fondamentales de la personnalité ?
Par l’analyse factorielle de descripteurs verbaux.
Quelle limite théorique caractérise le Big Five ?
Il ne repose pas sur une théorie explicative solide.
Quels troubles composent le groupe des personnalités bizarres ou excentriques ?
Les personnalités paranoïaque, schizoïde et schizotypique.
Quels troubles composent le groupe des personnalités théâtrales, émotives ou capricieuses ?
Les personnalités antisociale, borderline, histrionique et narcissique.
Quelles sont les principales limites de l’approche catégorielle ?
Forte comorbidité, diagnostics mixtes ou non spécifiés, seuils peu informatifs sur la sévérité et recherche inégalement développée.
Quels sont les domaines de traits pathologiques proposés ?
L’affectivité négative, le détachement, l’antagonisme, la désinhibition et le psychoticisme.
Quels facteurs la psychopathologie développementale étudie-t-elle dans les trajectoires de vie ?
Les facteurs biologiques, psychologiques et contextuels.
Quel domaine du modèle alternatif s’oppose à la stabilité émotionnelle ?
L’affectivité négative.
Quel auteur est associé au modèle écologique des niveaux contextuels ?
Bronfenbrenner.
Quel niveau du modèle de Bronfenbrenner comprend les interactions entre microsystèmes ?
Le mésosystème.
Comment les traits de tempérament de l’enfant évoluent-ils vers des traits de personnalité ?
À travers des renforcements répétés.
Comment évoluent réciproquement les expériences et les traits de l’enfant ?
Ils s’influencent réciproquement.
Quelle est la stabilité de rang des traits pathologiques et symptômes de personnalité pendant l’enfance et l’adolescence ?
Elle est moyenne à forte, comparable à celle des traits non pathologiques et à celle des adultes.
Teste tes connaissances avec un QCM de 48 questions sur Troubles dissociatifs et personnalité.
1. Que désigne la dissociation sur le plan des processus mentaux ?
2. Quel aspect central le DSM-5 associe-t-il aux troubles dissociatifs ?
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Troubles dissociatifs et personnalité.
Voir la fiche →Importe ton cours et l'IA génère des flashcards en 30 secondes.
Générateur de flashcards