QCM : Troubles du rythme et examens cardiaques (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel biomarqueur sécrété par les cardiomyocytes sert de marqueur diagnostique et pronostique de l’insuffisance cardiaque ?

La créatine kinase
La fraction d’éjection
Les troponines
Le NT-proBNP

Le NT-proBNP

Explication

Le NT-proBNP est sécrété par les cardiomyocytes et constitue un marqueur diagnostique et pronostique de l’insuffisance cardiaque. Les troponines sont associées à l’infarctus ; la créatine kinase et la fraction d’éjection ne correspondent pas au biomarqueur décrit.

2. Chez un patient dont les cellules myocardiques souffrent, quel phénomène explique la présence de troponines dans le sang ?

La libération de protéines constitutives de l’unité contractile des cardiomyocytes
La production de protéines par les cellules sanguines circulantes
La libération de protéines issues du tissu osseux voisin
La sécrétion de protéines cardiaques en réponse à une surcharge de volume

La libération de protéines constitutives de l’unité contractile des cardiomyocytes

Explication

Les troponines font partie de l’unité contractile des cardiomyocytes et sont libérées dans le sang lorsque ces cellules souffrent. L’association à l’insuffisance cardiaque confond leur rôle avec celui du NT-proBNP ; les deux autres propositions attribuent leur origine à des tissus différents.

3. Une patiente présente une concentration élevée de troponines, mais l’évaluation clinique ne permet pas de conclure à un infarctus. Quelle interprétation est la plus juste ?

L’élévation établit à elle seule le diagnostic d’infarctus
L’élévation ne peut avoir aucune valeur pronostique
L’élévation indique spécifiquement une insuffisance cardiaque
L’élévation peut être pertinente sans être spécifique de l’infarctus

L’élévation peut être pertinente sans être spécifique de l’infarctus

Explication

Les troponines sont des marqueurs diagnostiques et pronostiques de l’infarctus, mais leur élévation n’est pas spécifique de celui-ci. En faire une preuve diagnostique certaine confond valeur de marqueur et spécificité ; l’insuffisance cardiaque est associée au NT-proBNP.

4. Avant de proposer un examen cardiologique, une équipe doit décider comment procéder avec le patient. Quelle démarche respecte les principes requis ?

Évaluer les risques, puis laisser le choix de l’examen à l’équipe seule
Obtenir un accord rapide, puis expliquer les risques après l’examen
Mettre en balance bénéfices et risques, informer clairement et recueillir un consentement libre et éclairé
Informer clairement, mais considérer l’accord verbal comme facultatif

Mettre en balance bénéfices et risques, informer clairement et recueillir un consentement libre et éclairé

Explication

Avant l’examen, il faut évaluer la balance bénéfices-risques, informer le patient de manière claire, loyale et appropriée, recueillir son consentement libre et éclairé et respecter la pharmacovigilance. Un accord sans information adéquate ou l’absence de consentement ne répond pas à ces exigences.

5. Lorsqu’un cardiologue interprète un ECG dans le cadre de son évaluation, quelle place cet examen occupe-t-il ?

Un substitut à l’examen clinique, centré sur la structure du cœur
Un outil de pronostic isolé, sans lien avec l’évaluation clinique
Un examen d’imagerie anatomique, à visée diagnostique et pronostique
Un prolongement de l’examen clinique, à visée diagnostique, pronostique et thérapeutique

Un prolongement de l’examen clinique, à visée diagnostique, pronostique et thérapeutique

Explication

L’ECG enregistre l’activité électrique du cœur, prolonge l’examen clinique cardiologique et contribue au diagnostic, au pronostic et aux décisions thérapeutiques. Le réduire au pronostic ou le confondre avec une imagerie anatomique méconnaît ses fonctions.

6. Dans le système électrique cardiaque, quelle caractéristique distingue les cardiomyocytes spécialisés des autres cardiomyocytes ?

Ils transmettent l’impulsion sans capacité de génération spontanée
Ils se contractent pour générer l’impulsion électrique
Ils génèrent spontanément l’impulsion électrique sans se contracter
Ils sécrètent l’impulsion électrique pour déclencher la contraction

Ils génèrent spontanément l’impulsion électrique sans se contracter

Explication

Les cardiomyocytes spécialisés génèrent spontanément l’impulsion électrique sans se contracter ; les autres cardiomyocytes la transmettent. La contraction des cellules spécialisées inverse leur rôle, tandis que la génération spontanée est attribuée à tort aux autres cellules dans une autre proposition.

7. Sur un ECG, une anomalie est repérée au niveau du complexe QRS. Quelle activité électrique ce segment représente-t-il ?

La dépolarisation des oreillettes
La dépolarisation des ventricules
La repolarisation des ventricules
La repolarisation des oreillettes

La dépolarisation des ventricules

Explication

Le complexe QRS traduit la dépolarisation ventriculaire, tandis que l’onde P correspond à la dépolarisation des oreillettes et que le segment ST et l’onde T participent à la repolarisation ventriculaire. Confondre QRS et onde P revient à intervertir l’activité électrique des ventricules et des oreillettes.

8. Un technicien prépare un ECG standard et doit régler l’appareil aux valeurs de référence. Quels réglages choisit-il ?

Un étalonnage de 5 mm/mV et une vitesse de 25 mm/s
Un étalonnage de 10 mm/mV et une vitesse de 50 mm/s
Un étalonnage de 25 mm/mV et une vitesse de 10 mm/s
Un étalonnage de 10 mm/mV et une vitesse de 25 mm/s

Un étalonnage de 10 mm/mV et une vitesse de 25 mm/s

Explication

Les réglages de référence sont un étalonnage de 10 mm/mV et une vitesse de défilement de 25 mm/s. Inverser ces valeurs confond les deux paramètres ; les autres propositions modifient l’étalonnage ou la vitesse par rapport aux références.

9. Une personne présente une accélération du cœur pendant une course, puis un rythme irrégulier au repos. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

L’accélération traduit un trouble de conduction et l’irrégularité un effort normal.
L’accélération à l’effort est anormale, mais l’irrégularité au repos est physiologique.
L’accélération à l’effort peut être physiologique, mais l’irrégularité doit être explorée.
Les deux signes sont des réactions physiologiques habituelles à l’activité physique.

L’accélération à l’effort peut être physiologique, mais l’irrégularité doit être explorée.

Explication

L’accélération liée à l’effort peut être physiologique, tandis qu’un rythme irrégulier est généralement anormal et demande d’en rechercher la cause. L’interprétation « accélération anormale » confond réponse à l’effort et anomalie; « irrégularité physiologique » banalise un signe suspect; « trouble de conduction » confond rythme et propagation électrique.

10. Un électrocardiogramme réalisé chez une personne ayant une douleur thoracique montre un sus-décalage du segment ST. Quelle conduite ce signe justifie-t-il ?

Une consultation élective, car ce signe indique principalement un trouble du rythme chronique.
Une prise en charge urgente en salle de cathétérisme, car un infarctus est suspecté.
Un contrôle de routine, car le segment ST ne renseigne pas sur une atteinte aiguë.
Une surveillance différée, car ce signe évoque surtout un trouble de conduction bénin.

Une prise en charge urgente en salle de cathétérisme, car un infarctus est suspecté.

Explication

Un sus-décalage du segment ST fait suspecter un infarctus et justifie une prise en charge urgente en salle de cathétérisme. L’idée d’une anomalie bénigne de conduction confond des phénomènes distincts; la surveillance différée ou la consultation élective méconnaît l’urgence associée à ce signe.

11. Chez un patient, l’activité électrique se propage insuffisamment dans le cœur. De quelle catégorie de trouble s’agit-il ?

D’un trouble de conduction.
D’un trouble du rythme par activité désorganisée.
D’une accélération physiologique du rythme cardiaque.
D’un trouble du rythme par activité trop rapide.

D’un trouble de conduction.

Explication

Un trouble de conduction correspond à une propagation électrique insuffisante, alors qu’un trouble du rythme implique une activité trop rapide ou désorganisée. L’activité trop rapide et l’activité désorganisée relèvent du trouble du rythme; l’accélération physiologique ne décrit pas un défaut de propagation.

12. Deux blocs de conduction sont observés chez des patients : le premier est situé près des oreillettes, le second près des ventricules. Lequel est généralement le plus grave ?

Les deux blocs, car leur localisation n’influence pas la possibilité d’un relais.
Le bloc près des ventricules, car moins de tissus en aval peuvent prendre le relais.
Le bloc près des ventricules, car davantage de tissus en aval peuvent prendre le relais.
Le bloc près des oreillettes, car davantage de tissus en aval peuvent prendre le relais.

Le bloc près des ventricules, car moins de tissus en aval peuvent prendre le relais.

Explication

Plus le bloc est situé près des ventricules, moins les tissus situés en aval peuvent prendre le relais, ce qui augmente sa gravité. Le bloc proche des oreillettes et l’absence d’effet de la localisation méconnaissent cette relation; dire qu’un bloc distal dispose de davantage de relais inverse le mécanisme.

13. Une tachycardie prend naissance dans une structure située au-dessus des ventricules. Comment la classe-t-on ?

Comme une tachycardie supraventriculaire.
Comme une tachycardie ventriculaire.
Comme un bloc auriculoventriculaire.
Comme une fibrillation ventriculaire.

Comme une tachycardie supraventriculaire.

Explication

Une tachycardie supraventriculaire provient des structures situées au-dessus des ventricules. La tachycardie ventriculaire et la fibrillation ventriculaire désignent des troubles d’origine ventriculaire; le bloc auriculoventriculaire est un trouble de conduction.

14. Quel risque est associé à la fibrillation atriale par rapport à celui observé chez les autres patients ?

Un risque d’AVC cinq fois supérieur.
Un risque d’arrêt cardiaque cinq fois supérieur.
Un risque d’AVC deux fois supérieur.
Un risque d’AVC dix fois supérieur.

Un risque d’AVC cinq fois supérieur.

Explication

La fibrillation atriale est associée à un risque d’AVC cinq fois supérieur à celui observé chez les autres patients. Le risque d’arrêt cardiaque confond deux complications; les valeurs deux et dix fois ne correspondent pas à l’augmentation indiquée.

15. Une arythmie supraventriculaire et une arythmie ventriculaire sont comparées. Pourquoi la forme ventriculaire est-elle généralement plus dangereuse ?

Le nœud auriculoventriculaire accélère la transmission supraventriculaire, ce qui protège les ventricules d’une arythmie ventriculaire.
Le nœud auriculoventriculaire limite surtout la fréquence d’une arythmie ventriculaire, ce qui la rend plus dangereuse.
Le nœud auriculoventriculaire peut limiter la fréquence transmise lors d’une arythmie supraventriculaire, mais pas freiner de la même façon une arythmie ventriculaire.
Une arythmie supraventriculaire touche directement les ventricules, tandis qu’une arythmie ventriculaire reste en amont.

Le nœud auriculoventriculaire peut limiter la fréquence transmise lors d’une arythmie supraventriculaire, mais pas freiner de la même façon une arythmie ventriculaire.

Explication

Dans une arythmie supraventriculaire, le nœud auriculoventriculaire peut limiter la fréquence transmise aux ventricules; une arythmie ventriculaire touche directement ces derniers. Dire que le nœud freine l’arythmie ventriculaire lui attribue un rôle inadapté; placer l’arythmie supraventriculaire dans les ventricules inverse les origines; prétendre que le nœud accélère la transmission inverse son effet modérateur.

16. Une tachycardie ventriculaire apparaît chez un patient et la contraction du cœur devient inefficace. Quelle complication peut en découler ?

Un AVC, par ralentissement de la fréquence transmise aux ventricules.
Une fibrillation atriale, si l’activité mécanique devient inefficace.
Un arrêt cardiaque, si l’activité mécanique devient inefficace.
Une contraction plus efficace, grâce à l’accélération ventriculaire.

Un arrêt cardiaque, si l’activité mécanique devient inefficace.

Explication

Une tachycardie ventriculaire peut empêcher une activité mécanique efficace et conduire à un arrêt cardiaque. La fibrillation atriale et l’AVC renvoient à d’autres troubles ou complications; une fréquence électrique élevée ne garantit pas une contraction efficace.

17. Un patient présente des palpitations intermittentes qui n’apparaissent pas pendant un ECG de dix secondes. Quel examen permet d’enregistrer son activité cardiaque pendant une période prolongée pour tenter de les détecter ?

Une épreuve d’effort pendant 10 à 15 minutes
Un ECG standard pendant dix secondes
Une surveillance cardiaque pendant trois à six minutes
Un Holter pendant 24 à 72 heures

Un Holter pendant 24 à 72 heures

Explication

Le Holter enregistre l’activité cardiaque pendant 24 à 72 heures afin de repérer des troubles intermittents absents lors d’un ECG de dix secondes. L’ECG standard est ponctuel, l’épreuve d’effort est un examen distinct et les trois à six minutes concernent la surveillance après l’effort.

18. Une personne porte un Holter et ressent des palpitations à plusieurs moments de la journée. Quelle conduite aidera le médecin à mettre ces épisodes en rapport avec le tracé enregistré ?

Demander une lecture en direct à chaque apparition des palpitations
Tenir un journal des symptômes sans préciser leur horaire
Noter les activités de la journée sans consigner les symptômes
Tenir un journal d’activité avec l’horaire des symptômes

Tenir un journal d’activité avec l’horaire des symptômes

Explication

Le journal d’activité et l’horaire des symptômes permettent de comparer les épisodes ressentis au tracé correspondant. Noter les symptômes sans leur horaire ou les activités sans les symptômes ne permet pas cette comparaison précise; la lecture du Holter est différée.

19. Lors d’une épreuve d’effort sur tapis roulant d’environ douze minutes, quel dispositif de surveillance correspond à cet examen ?

Enregistrement sur 12 dérivations, lecture en direct et mesure de la pression artérielle
Enregistrement sur une dérivation, lecture différée et mesure de la pression artérielle
Enregistrement sur 12 dérivations, lecture différée et mesure de la température
Enregistrement sur une dérivation, lecture en direct et mesure de la température

Enregistrement sur 12 dérivations, lecture en direct et mesure de la pression artérielle

Explication

L’épreuve d’effort enregistre généralement le cœur sur 12 dérivations pendant environ 10 à 15 minutes, avec lecture en direct et surveillance de la pression artérielle. Une lecture différée correspond au Holter, tandis que la température ne remplace pas la surveillance tensionnelle prévue.

20. Pourquoi une épreuve d’effort peut-elle aider à rechercher une maladie des artères coronaires ?

L’effort perturbe la conduction et révèle directement une obstruction des vaisseaux cérébraux
L’effort diminue les besoins du cœur et peut révéler une anomalie des valves
L’effort augmente les besoins du cœur et peut révéler une souffrance cardiaque liée aux coronaires
Le repos augmente les besoins du cœur et peut révéler une souffrance liée aux coronaires

L’effort augmente les besoins du cœur et peut révéler une souffrance cardiaque liée aux coronaires

Explication

Une maladie des artères coronaires peut entraîner une souffrance cardiaque lorsque l’effort augmente les besoins du cœur. La baisse des besoins, un trouble de conduction ou une anomalie cérébrovasculaire ne décrivent pas ce mécanisme.

21. Quelle description correspond à une exploration électrophysiologique du cœur ?

Un examen invasif mesurant la pression cardiaque à l’aide de sondes introduites par les voies respiratoires
Un examen non invasif visualisant les cavités cardiaques à l’aide d’ultrasons appliqués sur la peau
Un examen invasif mesurant localement l’activité électrique à l’aide de cathéters introduits par les vaisseaux
Un examen non invasif mesurant globalement l’activité électrique à l’aide d’électrodes posées sur la peau

Un examen invasif mesurant localement l’activité électrique à l’aide de cathéters introduits par les vaisseaux

Explication

L’exploration électrophysiologique est invasive : des cathéters introduits par les vaisseaux mesurent localement l’activité électrique du cœur. Des électrodes cutanées enregistrent plutôt l’activité de façon externe et globale, tandis que les ultrasons relèvent de l’imagerie.

22. Chez un patient dont le trouble du rythme est déjà identifié, quel est l’objectif principal d’une exploration électrophysiologique avant de choisir la prise en charge ?

Mesurer la pression artérielle pour déterminer le traitement
Supprimer le trouble par le seul enregistrement de l’activité électrique
Repérer la position des cavités sans caractériser le trouble
Caractériser le mécanisme du trouble pour orienter le traitement

Caractériser le mécanisme du trouble pour orienter le traitement

Explication

L’exploration sert à préciser le mécanisme d’un trouble du rythme ou de conduction afin d’orienter le traitement. Elle ne se limite pas à mesurer la pression, à localiser des structures ou à traiter le trouble par le simple enregistrement.

23. Une patiente est préparée pour une intervention électrophysiologique invasive. Quel ensemble d’actions correspond à la préparation préopératoire requise ?

Recueillir les directives et la personne de confiance, surveiller le point de ponction et réaliser un bilan biologique après l’intervention
Vérifier l’identité et les allergies, recueillir directives et personne de confiance, puis réaliser un ECG cutané sans voie veineuse ni bilan biologique
Vérifier l’identité et les allergies, poser une voie veineuse et réaliser un bilan biologique, sans recueillir les directives ni la personne de confiance
Vérifier l’identité et les allergies, recueillir directives et personne de confiance, poser une voie veineuse et réaliser un bilan biologique

Vérifier l’identité et les allergies, recueillir directives et personne de confiance, poser une voie veineuse et réaliser un bilan biologique

Explication

La préparation comprend l’identitovigilance, la vérification des allergies, le recueil des directives anticipées et des coordonnées de la personne de confiance, la pose d’une voie veineuse périphérique et un bilan biologique. L’absence de certains éléments ou leur remplacement par des soins postopératoires ne répond pas à cette préparation.

24. Une intervention invasive sous anesthésie générale est prévue à 14 h. À partir de quelle heure le patient doit-il arrêter les aliments et les liquides clairs pour respecter les délais de jeûne indiqués ?

Aliments dès 8 h et liquides clairs dès 12 h
Aliments dès 12 h et liquides clairs dès 8 h
Aliments et liquides clairs dès 8 h
Aliments et liquides clairs dès 12 h

Aliments dès 8 h et liquides clairs dès 12 h

Explication

Le jeûne requis est de six heures pour les aliments et de deux heures pour les liquides clairs : pour une intervention à 14 h, cela correspond à 8 h et 12 h. Les autres horaires inversent les délais ou appliquent une durée identique aux deux catégories.

25. Quel examen cardiaque non invasif et indolore produit des images du cœur à travers le thorax grâce aux ultrasons ?

La coronarographie
L’échographie transœsophagienne
L’IRM cardiaque
L’échographie transthoracique

L’échographie transthoracique

Explication

L’échographie transthoracique fait passer les ultrasons à travers le thorax et constitue un examen non invasif et indolore. La voie transœsophagienne utilise une sonde introduite dans l’œsophage, l’IRM repose sur une autre méthode d’imagerie et la coronarographie visualise les coronaires par radioscopie.

26. Quels sont les trois principaux modes d’imagerie utilisés en échocardiographie ?

Le mode anatomique, le mode radiographique et le mode scanner
L’échographie, l’IRM et la coronarographie
La voie parasternale, la voie apicale et la voie sous-costale
Le mode anatomique, le mode temps-mouvement et le mode Doppler

Le mode anatomique, le mode temps-mouvement et le mode Doppler

Explication

Les trois modes principaux sont le mode anatomique, le mode temps-mouvement (TM) et le mode Doppler. Les voies parasternale, apicale et sous-costale sont des fenêtres de sonde, tandis que la radiographie, le scanner et l’IRM ne remplacent pas ces modes échographiques.

27. Une équipe doit choisir les trois principales fenêtres pour réaliser une échographie cardiaque : lesquelles doit-elle retenir ?

Parasternale droite, apicale et sous-costale
Anatomique, temps-mouvement et Doppler
Parasternale gauche, temporale et sous-costale
Parasternale gauche, apicale et sous-costale

Parasternale gauche, apicale et sous-costale

Explication

Les trois principales fenêtres sont parasternale gauche, apicale et sous-costale, cette dernière étant aussi appelée sous-xiphoïdienne. La fenêtre parasternale droite change le côté indiqué, la fenêtre temporale n’appartient pas à cette liste et les modes anatomique, TM et Doppler sont des modes d’imagerie.

28. Une échographie cardiaque montre la forme des cavités, le mouvement de contraction et la circulation du sang. Quelles dimensions du cœur ces observations renseignent-elles ?

La morphologie seule
La fonction seule
La morphologie et la fonction
La tolérance rénale et la fonction

La morphologie et la fonction

Explication

L’échographie cardiaque renseigne à la fois sur la morphologie, c’est-à-dire la structure, et sur la fonction, notamment les contractions et les flux sanguins. La structure seule ou la fonction seule omet une dimension, tandis que la tolérance rénale au contraste relève d’une autre évaluation.

29. Un patient doit passer une IRM cardiaque pour étudier la cinétique du cœur et rechercher une fibrose ou une nécrose. Quelle préparation est particulièrement importante pour obtenir des images synchronisées de bonne qualité ?

Raccourcir l’examen à la durée d’une échographie
Vérifier que le rythme cardiaque est régulier
Prévoir un rythme cardiaque irrégulier
Préparer l’injection d’un marqueur radioactif

Vérifier que le rythme cardiaque est régulier

Explication

L’IRM cardiaque nécessite un rythme régulier afin de synchroniser les images; un rythme irrégulier rend cette synchronisation plus difficile et les images moins bonnes. Le marqueur radioactif correspond à la scintigraphie, et la durée de l’examen ne remplace pas cette exigence.

30. Lors d’un examen destiné à repérer des zones pathologiques du cœur, un marqueur radioactif est injecté puis localisé par une caméra. De quel examen s’agit-il ?

La coronarographie
La scintigraphie cardiaque
L’IRM cardiaque
L’échographie transthoracique

La scintigraphie cardiaque

Explication

La scintigraphie cardiaque repose sur l’injection d’un marqueur radioactif qui se fixe sur les cellules cardiaques, puis sur sa détection par caméra pour localiser des zones pathologiques. La coronarographie utilise un produit de contraste et la radioscopie, tandis que l’échographie et l’IRM emploient d’autres procédés d’imagerie.

31. Pour visualiser les artères coronaires, un médecin introduit un cathéter par une artère, injecte un produit de contraste et observe son passage par radioscopie. Quel est le nom de cet examen ?

La scintigraphie cardiaque
L’échographie transthoracique
La coronarographie
Le coro-scanner

La coronarographie

Explication

La coronarographie visualise les artères coronaires après l’introduction d’un cathéter par une artère et l’injection d’un produit de contraste observé par radioscopie. Le coro-scanner est non invasif, la scintigraphie détecte un marqueur radioactif et l’échographie transthoracique utilise des ultrasons à travers le thorax.

32. Avant une coronarographie, une patiente présente une insuffisance rénale et signale une allergie au produit de contraste. Quels éléments doivent être pris en compte avant l’examen ?

La fixation d’un marqueur et sa détection par caméra
Le rythme cardiaque et la claustrophobie
La fibrose myocardique et la nécrose
L’allergie au contraste et l’insuffisance rénale

L’allergie au contraste et l’insuffisance rénale

Explication

Avant une coronarographie, il faut rechercher une allergie au produit de contraste et une insuffisance rénale, car ce produit peut être toxique pour les reins. Le rythme et la claustrophobie concernent notamment l’IRM, tandis que la fibrose, la nécrose et le marqueur radioactif relèvent d’autres examens.

33. Lors d’un examen, le cathéter est placé à l’entrée d’une artère coronaire. Quelle séquence permet ensuite de visualiser le réseau artériel ?

Obtenir un film radiologique, puis injecter le produit de contraste
Injecter le produit de contraste, puis obtenir un film radiologique
Gonfler un ballon dans l’artère, puis obtenir un film radiologique
Appliquer des ultrasons, puis injecter le produit de contraste

Injecter le produit de contraste, puis obtenir un film radiologique

Explication

Une fois le cathéter guidé jusqu’à l’entrée d’une coronaire, le produit de contraste est injecté et le réseau est visualisé par radiographie. Inverser ces étapes, utiliser un ballon ou remplacer la radiographie par des ultrasons correspond à une autre procédure ou technique.

34. Une artère présente un rétrécissement qui diminue l’apport sanguin aux tissus situés après la zone atteinte. Comment appelle-t-on cette anomalie ?

Un anévrisme
Une sténose
Une thrombose veineuse
Une dissection artérielle

Une sténose

Explication

Une sténose est un rétrécissement du calibre artériel, susceptible de réduire la vascularisation en aval. Un anévrisme correspond à une dilatation, tandis qu’une thrombose veineuse ou une dissection désigne une autre atteinte.

35. Chez un patient présentant une sténose coronaire, quelle séquence décrit l’angioplastie par ballon ?

Amener un ballon gonflé sur un guide jusqu’à la sténose, puis le dégonfler
Amener un cathéter jusqu’à la sténose, puis injecter le produit de contraste
Amener un ballon dégonflé sur un guide jusqu’à la sténose, puis le gonfler
Gonfler un ballon sur un guide, puis l’amener jusqu’à la sténose

Amener un ballon dégonflé sur un guide jusqu’à la sténose, puis le gonfler

Explication

Le ballon est conduit dégonflé sur un guide jusqu’à la sténose, puis gonflé fortement pour dilater l’artère. Le gonfler avant son positionnement ou le dégonfler au site de la sténose ne correspond pas à cette procédure.

36. Après une coronarographie, quelle surveillance convient pour repérer une complication liée à l’état cardiovasculaire ou à l’abord artériel ?

Contrôler la température, la glycémie, le poids, le point de ponction et le membre associé
Contrôler l’ECG, la saturation, la pression artérielle, le point de ponction et le membre associé
Contrôler l’ECG, la saturation, la pression artérielle, les allergies et le bilan rénal
Contrôler l’ECG, la saturation, la pression artérielle et le point de ponction, sans examiner le membre associé

Contrôler l’ECG, la saturation, la pression artérielle, le point de ponction et le membre associé

Explication

La surveillance après coronarographie porte notamment sur l’ECG, la saturation, la pression artérielle, le point de ponction et le membre correspondant. La température, la glycémie ou les allergies ne remplacent pas ces contrôles, et l’examen du membre fait partie de la surveillance de l’abord.

37. Pour comparer plusieurs examens cardiologiques, une équipe veut organiser son classement selon trois dimensions complémentaires. Lesquelles doit-elle retenir ?

L’objectif morphologique ou fonctionnel, le lieu de réalisation, et le niveau de risque
La technique utilisée, la durée prévue, et le lieu de réalisation
L’organe ou la fonction explorés, l’objectif morphologique ou fonctionnel, et la technique utilisée
L’organe ou la fonction explorés, la durée prévue, et le niveau de risque

L’organe ou la fonction explorés, l’objectif morphologique ou fonctionnel, et la technique utilisée

Explication

Les examens cardiologiques se classent selon l’organe ou la fonction explorés, leur objectif morphologique ou fonctionnel et la technique employée. La durée, le risque et le lieu peuvent être des caractéristiques pratiques, mais ne constituent pas les trois axes indiqués.

38. Un patient évalué pour une insuffisance cardiaque présente un NT-proBNP inférieur à un seuil pertinent. Quelle interprétation est la plus juste ?

Cette valeur basse indique directement une lésion des cellules cardiaques
Cette valeur basse peut fortement contribuer à écarter l’insuffisance cardiaque
Cette valeur basse révèle directement une anomalie morphologique du cœur
Cette valeur basse confirme fortement la présence d’une insuffisance cardiaque

Cette valeur basse peut fortement contribuer à écarter l’insuffisance cardiaque

Explication

Le NT-proBNP est un marqueur diagnostique et pronostique de l’insuffisance cardiaque ; sous certains seuils, il possède une forte valeur prédictive négative. Cela aide à écarter le diagnostic plutôt qu’à le confirmer, et ce marqueur n’est ni une mesure directe de lésion cellulaire ni une imagerie.

39. Après une lésion de cellules du muscle cardiaque, quelle protéine peut être libérée dans le sang ?

Le NT-proBNP
Le produit de contraste iodé
L’adrénaline
La troponine

La troponine

Explication

La troponine est une protéine du muscle cardiaque qui passe dans le sang lorsque des cellules cardiaques sont lésées. Le NT-proBNP est un marqueur de l’insuffisance cardiaque, tandis que le produit de contraste et l’adrénaline ne sont pas cette protéine.

40. Un patient présente une troponine élevée, mais aucun autre élément ne permet encore d’en déterminer la cause. Quelle conclusion est justifiée ?

L’élévation écarte une lésion du muscle cardiaque et oriente vers une autre cause
L’élévation indique une insuffisance cardiaque plutôt qu’une lésion myocardique
L’élévation peut être liée à une lésion cardiaque, mais ne prouve pas à elle seule un infarctus
L’élévation confirme un infarctus, car la troponine lui est spécifique

L’élévation peut être liée à une lésion cardiaque, mais ne prouve pas à elle seule un infarctus

Explication

La troponine est un marqueur diagnostique et pronostique de l’infarctus, mais son élévation n’est pas spécifique de cet événement. La prendre pour une preuve d’infarctus confond le rôle de marqueur avec une spécificité diagnostique.

41. Quel est le rôle principal de l’électrocardiogramme en cardiologie ?

Mesurer la pression exercée par le sang dans les cavités cardiaques
Visualiser directement la structure anatomique du cœur et de ses valves
Rétablir le rythme cardiaque en délivrant une impulsion électrique
Enregistrer l’activité électrique du cœur et contribuer à son évaluation clinique

Enregistrer l’activité électrique du cœur et contribuer à son évaluation clinique

Explication

L’électrocardiogramme enregistre l’activité électrique cardiaque et contribue au diagnostic, au pronostic et parfois aux décisions thérapeutiques. La visualisation anatomique relève de l’imagerie, la mesure de pression d’autres examens et le rétablissement du rythme d’une intervention.

42. Chez un patient au rythme cardiaque normal, quel trajet suit l’influx électrique avant d’activer les ventricules ?

Du nœud atrioventriculaire aux oreillettes, puis au nœud sinusal et aux ventricules par les branches
Du nœud sinusal aux branches, puis aux oreillettes et enfin au nœud atrioventriculaire
Du nœud sinusal aux oreillettes, puis directement aux ventricules sans passer par le nœud atrioventriculaire
Du nœud sinusal aux oreillettes, puis au nœud atrioventriculaire et aux ventricules par les branches

Du nœud sinusal aux oreillettes, puis au nœud atrioventriculaire et aux ventricules par les branches

Explication

L’influx normal naît dans le nœud sinusal, traverse les oreillettes puis le nœud atrioventriculaire avant de gagner rapidement les ventricules par les branches. Le départ au nœud atrioventriculaire inverse le trajet, le saut du nœud atrioventriculaire omet une étape et le passage précoce par les branches en modifie l’ordre.

43. Sur l’ECG d’une patiente, quelle activité électrique correspond au complexe QRS ?

La repolarisation des ventricules
La dépolarisation des oreillettes
La repolarisation des oreillettes
La dépolarisation des ventricules

La dépolarisation des ventricules

Explication

Le complexe QRS correspond à la dépolarisation des ventricules. La dépolarisation des oreillettes est représentée par l’onde P, tandis que la repolarisation ventriculaire correspond à l’onde T.

44. Un patient présente un sus-décalage du segment ST sur son ECG ; vers quelle situation ce signe peut-il orienter ?

Une tachycardie supraventriculaire
Une dépolarisation des oreillettes
Une repolarisation ventriculaire normale
Une pathologie coronarienne aiguë

Une pathologie coronarienne aiguë

Explication

Le segment ST est normalement isoélectrique, et son sus-décalage ou son sous-décalage peut orienter vers une pathologie coronarienne aiguë. Une tachycardie est un trouble du rythme, la dépolarisation auriculaire correspond à l’onde P et la repolarisation ventriculaire à l’onde T.

45. Une personne atteinte d’insuffisance cardiaque rapporte un essoufflement au repos et présente des chevilles gonflées. Quelle interprétation correspond à ces signes ?

Des manifestations spécifiques d’un bloc atrioventriculaire
Des manifestations typiques d’une tachycardie supraventriculaire
Des manifestations compatibles avec l’insuffisance cardiaque
Des manifestations caractéristiques d’une syncope

Des manifestations compatibles avec l’insuffisance cardiaque

Explication

L’insuffisance cardiaque peut se manifester par une difficulté à respirer, notamment au repos, et par des œdèmes des membres inférieurs. La syncope implique une perte de connaissance, les palpitations peuvent accompagner une tachycardie supraventriculaire et le bloc atrioventriculaire est un trouble de conduction.

46. Une personne perd brutalement connaissance, puis retrouve rapidement et totalement conscience. Comment qualifier cet épisode ?

Une crise épileptique
Un état confusionnel prolongé
Une syncope
Un malaise sans perte de connaissance

Une syncope

Explication

La syncope associe une perte de connaissance brutale et transitoire à une restitution totale de la conscience. Un malaise sans perte de connaissance ne répond pas à cette définition, et un état confusionnel prolongé ou une crise épileptique ne correspond pas à la restitution totale décrite.

47. Chez un patient, une tachycardie ventriculaire atteint une fréquence élevée. Pourquoi est-elle plus dangereuse qu’une tachycardie supraventriculaire ?

Elle peut empêcher les ventricules d’assurer une activité mécanique efficace
Elle permet aux ventricules de se remplir plus efficacement malgré l’accélération
Elle peut entraîner des palpitations parce qu’elle naît au-dessus des ventricules
Elle est plus dangereuse en raison du risque d’AVC associé à la fibrillation atriale

Elle peut empêcher les ventricules d’assurer une activité mécanique efficace

Explication

Une fréquence ventriculaire élevée peut empêcher les ventricules d’assurer une activité mécanique efficace, ce qui rend les tachycardies ventriculaires plus dangereuses. L’origine au-dessus des ventricules caractérise les tachycardies supraventriculaires, le risque d’AVC cité concerne la fibrillation atriale et l’accélération ne garantit pas un meilleur remplissage.

48. Une patiente présente des palpitations épisodiques que son ECG standard d’environ 10 secondes n’a pas enregistrées. Quel examen prolongé peut aider à repérer ces épisodes ?

Une épreuve d’effort sur vélo ou tapis roulant
Un ECG standard répété pendant environ 10 secondes
Un Holter ECG ambulatoire de 24 à 72 heures
Une exploration électrophysiologique par cathéters

Un Holter ECG ambulatoire de 24 à 72 heures

Explication

Le Holter enregistre l’activité électrique cardiaque en ambulatoire pendant une période prolongée, ce qui peut révéler des troubles intermittents manqués par un ECG court. L’ECG standard est bref, l’épreuve d’effort enregistre pendant l’exercice et l’exploration par cathéters est invasive.

49. Pendant son Holter, un patient ressent des palpitations à 14 h 20 alors qu’il marche. Que doit-il noter pour faciliter l’interprétation du tracé ?

L’activité effectuée et l’heure des palpitations
La pression artérielle relevée chaque heure
Le résultat d’un ECG standard réalisé au repos
La fréquence cardiaque mesurée à la fin de l’examen

L’activité effectuée et l’heure des palpitations

Explication

Le patient consigne ses activités et l’horaire de ses symptômes afin que le médecin puisse les mettre en relation avec le tracé correspondant. La fréquence cardiaque ou la pression artérielle ne remplace pas ce journal, et la lecture du Holter est différée.

50. Après un premier ECG sans anomalie explicative, un patient continue de présenter des épisodes suspects de trouble du rythme. Quelle démarche est indiquée ?

Réaliser une épreuve d’effort pour rechercher une sténose coronaire
Effectuer d’emblée une exploration électrophysiologique invasive
Proposer un ECG ambulatoire pour rechercher un trouble intermittent
Répéter uniquement un ECG de repos d’environ 10 secondes

Proposer un ECG ambulatoire pour rechercher un trouble intermittent

Explication

Un ECG ambulatoire est proposé lorsque des symptômes suspects de trouble du rythme ou de conduction restent inexpliqués après un premier ECG. Se limiter à un bref ECG risque de manquer un épisode intermittent, tandis que l’épreuve d’effort et l’exploration invasive répondent à d’autres indications.

51. Un patient présente une douleur thoracique à l’effort et son médecin veut rechercher si une sténose coronaire compromet l’irrigation du muscle cardiaque. Quel est l’objectif pertinent de l’épreuve d’effort ?

Révéler à l’effort les conséquences de la sténose sur l’irrigation myocardique
Enregistrer plusieurs jours les symptômes intermittents et leur horaire
Améliorer l’amplitude du signal en plaçant les électrodes aux racines des membres
Préciser le mécanisme d’un trouble du rythme à l’aide de cathéters intracardiaques

Révéler à l’effort les conséquences de la sténose sur l’irrigation myocardique

Explication

L’épreuve d’effort peut rechercher une maladie des artères coronaires en révélant les conséquences d’une sténose sur l’irrigation du muscle cardiaque pendant l’exercice. L’enregistrement prolongé relève du Holter, le placement des électrodes vise la qualité du signal et les cathéters servent à l’exploration invasive.

52. Les symptômes d’un patient suggèrent un trouble du rythme, et l’équipe souhaite en déterminer le mécanisme pour choisir le traitement adapté. Quel est le rôle de l’exploration électrophysiologique ?

Mettre en évidence le trouble et en préciser le mécanisme
Révéler les conséquences d’une sténose coronaire pendant l’exercice
Enregistrer les symptômes intermittents pendant 24 à 72 heures
Visualiser en temps réel le trajet des cathéters dans le cœur

Mettre en évidence le trouble et en préciser le mécanisme

Explication

L’exploration électrophysiologique met en évidence des troubles de la conduction ou du rythme et en précise le mécanisme afin de guider le traitement. L’enregistrement prolongé correspond au Holter, la recherche de sténose à l’épreuve d’effort et la visualisation des cathéters à la fluoroscopie.

53. Pendant une exploration électrophysiologique, l’équipe doit suivre en temps réel la position des cathéters dans le cœur sans voir directement le matériel. Quelle technique permet ce contrôle ?

L’enregistrement Holter
L’ECG de repos
L’épreuve d’effort
La fluoroscopie

La fluoroscopie

Explication

La fluoroscopie fournit une visualisation radiologique en temps réel de la position des cathéters pendant l’exploration électrophysiologique. Le Holter est lu de façon différée, l’épreuve d’effort enregistre pendant l’exercice et l’ECG de repos ne montre pas le trajet intracardiaque des cathéters.

54. Quelle caractéristique décrit l’échographie cardiaque transthoracique ?

Un examen non invasif et indolore qui visualise le cœur par rayons X à travers le thorax
Un examen non invasif et indolore qui visualise le cœur par ultrasons à travers le thorax
Un examen invasif et indolore qui visualise le cœur par ultrasons à travers le thorax
Un examen non invasif et douloureux qui visualise le cœur par ultrasons à travers le thorax

Un examen non invasif et indolore qui visualise le cœur par ultrasons à travers le thorax

Explication

L’échographie transthoracique visualise le cœur à travers le thorax grâce aux ultrasons sans être invasive ni douloureuse. La confusion avec une procédure invasive, les rayons X ou une intervention douloureuse modifie une caractéristique essentielle de l’examen.

55. Pour faciliter l’accès aux espaces intercostaux lors d’une échographie cardiaque transthoracique, comment installer généralement le patient ?

Torse nu, en décubitus latéral droit, souvent avec un bras derrière la tête
Torse nu, en décubitus latéral gauche, souvent avec un bras derrière la tête
Torse nu, en décubitus latéral gauche, souvent avec les bras le long du corps
Torse nu, en position assise, souvent avec un bras derrière la tête

Torse nu, en décubitus latéral gauche, souvent avec un bras derrière la tête

Explication

Le décubitus latéral gauche et le bras souvent placé derrière la tête facilitent l’accès aux espaces intercostaux. Le décubitus droit inverse le côté, la position assise change l’installation, et les bras le long du corps omettent le positionnement habituel du bras.

56. Lors d’un examen, l’opérateur veut mesurer la vitesse et la direction du sang dans une valve, puis suivre le mouvement d’une structure cardiaque au cours du temps ; quels modes utilise-t-il, dans cet ordre ?

Doppler, puis TM
TM, puis anatomique
Anatomique, puis Doppler
TM, puis Doppler

Doppler, puis TM

Explication

Le Doppler caractérise la vitesse et la direction des flux sanguins, tandis que le mode TM suit une structure au cours du temps. Le mode anatomique visualise les structures, et l’attribution du suivi temporel au Doppler ou l’étude des flux au TM constitue la confusion ciblée.

57. Quelles sont les trois fenêtres échographiques principales utilisées pour l’échographie cardiaque ?

Parasternal gauche, parasternal droite et sous-costale
Parasternal droite, apicale et sous-costale
Parasternal gauche, apicale et sus-sternale
Parasternal gauche, apicale et sous-costale

Parasternal gauche, apicale et sous-costale

Explication

Les trois fenêtres principales sont la parasternal gauche, l’apicale et la sous-costale, également appelée sous-xiphoïdienne. Les voies sus-sternale et parasternal droite existent, mais elles ne font pas partie de cette liste des trois fenêtres principales.

58. Un cardiologue veut examiner la taille et l’épaisseur du muscle cardiaque, puis la contraction, le remplissage et les flux sanguins ; quel type d’informations l’échographie lui apporte-t-elle ?

Des informations sur la fonction cardiaque, sans évaluation morphologique
Des informations sur la morphologie et sur la fonction cardiaques
Des informations sur le rythme électrique et les symptômes, sans analyse cardiaque
Des informations sur la morphologie cardiaque, sans évaluation fonctionnelle

Des informations sur la morphologie et sur la fonction cardiaques

Explication

L’échographie évalue à la fois la morphologie, notamment la taille, l’épaisseur musculaire et les connexions vasculaires, et la fonction, notamment la contraction, le remplissage et les flux. Se limiter aux dimensions ou à la fonction laisse de côté l’autre volet, tandis que le rythme électrique ne résume pas ces évaluations.

59. Pour obtenir des images cardiaques de meilleure qualité par échographie transœsophagienne, où place-t-on la sonde ?

Dans l’estomac, au-delà de l’œsophage
Dans la trachée, devant l’œsophage
Sur le thorax, devant le cœur
Dans l’œsophage, juste derrière le cœur

Dans l’œsophage, juste derrière le cœur

Explication

La sonde de l’ETO est introduite dans l’œsophage, situé juste derrière le cœur, ce qui améliore la qualité des images. La sonde sur le thorax correspond à l’ETT ; la trachée et l’estomac ne sont pas le site d’introduction indiqué.

60. Après une suspicion d’endocardite, quelle question clinique peut l’échographie transœsophagienne aider à préciser ?

La localisation et l’étendue de l’endocardite
La présence d’une nécrose du muscle cardiaque
Le degré de rétrécissement des artères coronaires
La dimension de l’aorte ascendante

La localisation et l’étendue de l’endocardite

Explication

L’ETO peut préciser la localisation et l’étendue d’une endocardite. L’étude de la nécrose relève d’autres examens, l’analyse des coronaires ne figure pas parmi les indications citées, et l’unité mentionne l’aorte descendante, non l’aorte ascendante.

61. Une patiente doit passer une ETO et peut coopérer ; quelle séquence décrit correctement sa préparation ?

Anesthésie locale du fond de la gorge, position latérale gauche tête fléchie en avant, puis passage de la sonde par le nez
Position assise tête fléchie en avant, puis passage de la sonde par la bouche avant l’anesthésie locale
Position latérale droite tête rejetée en arrière, puis passage de la sonde par la bouche après anesthésie locale
Anesthésie locale du fond de la gorge, position latérale gauche tête fléchie en avant, puis passage de la sonde par la bouche

Anesthésie locale du fond de la gorge, position latérale gauche tête fléchie en avant, puis passage de la sonde par la bouche

Explication

La préparation associe l’anesthésie locale du fond de la gorge, la position latérale gauche avec la tête fléchie en avant, puis l’introduction par la bouche dans l’œsophage. La position latérale droite inverse l’orientation prévue, le passage nasal change la voie d’introduction et l’anesthésie doit précéder le geste.

62. Avant de proposer une ETO à une personne ayant des varices œsophagiennes, quelle conduite respecte les précautions requises ?

Rechercher cette contre-indication et recueillir le consentement oral
Rechercher cette contre-indication et recueillir le consentement écrit
Recueillir le consentement oral sans rechercher cette contre-indication
Considérer les varices comme une indication et recueillir le consentement oral

Rechercher cette contre-indication et recueillir le consentement oral

Explication

L’ETO exige un consentement oral et une recherche préalable des contre-indications œsophagiennes, parmi lesquelles figurent les varices. Le consentement écrit ne remplace pas l’exigence orale, et le consentement seul ne dispense pas de vérifier les contre-indications.

63. Pour repérer des zones pathologiques par scintigraphie cardiaque, quelle démarche suit le principe de cet examen ?

Injecter un marqueur radioactif fixé aux cellules cardiaques, puis détecter sa distribution avec une caméra
Injecter un marqueur radioactif fixé aux cellules cardiaques, puis examiner sa distribution par échographie
Injecter un marqueur radioactif fixé aux artères coronaires, puis détecter sa distribution avec une caméra
Injecter un produit de contraste iodé dans les cellules cardiaques, puis détecter sa distribution avec une caméra

Injecter un marqueur radioactif fixé aux cellules cardiaques, puis détecter sa distribution avec une caméra

Explication

La scintigraphie consiste à injecter un marqueur radioactif qui se fixe aux cellules cardiaques, puis à repérer sa distribution avec une caméra pour identifier des zones pathologiques. Le produit iodé, l’échographie et la fixation aux artères coronaires ne correspondent pas à ce principe.

64. Une personne atteinte de claustrophobie doit être orientée vers un examen d’imagerie cardiaque ; quel examen constitue une contre-indication pour elle ?

Le coro-scanner
L’IRM cardiaque
L’échographie transœsophagienne
La scintigraphie cardiaque

L’IRM cardiaque

Explication

La claustrophobie constitue une contre-indication à l’IRM cardiaque, notamment parce que l’examen se déroule dans un espace confiné. La scintigraphie, le coro-scanner et l’ETO ne sont pas les examens visés par cette contre-indication dans les unités fournies.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Troubles du rythme et examens cardiaques.

Selon quels critères classe-t-on les examens complémentaires en cardiologie ?

Selon la pathologie explorée, l’objectif, le caractère invasif et le champ technique.

Quelles grandes catégories regroupent les examens cardiologiques ?

La biologie, l’ECG et ses variantes, l’imagerie et les autres examens.

Que faut-il faire avant un examen cardiologique ?

Évaluer bénéfices et risques, informer clairement, recueillir le consentement éclairé et respecter la pharmacovigilance.

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