QCM : Tumeurs du sein — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la proportion approximative des cancers incidents chez la femme représentée par le cancer du sein ?

Environ 20 %
Environ 10 %
Environ 50 %
Environ 30 %

Environ 30 %

Explication

Le cancer du sein représente environ 30 % des cancers incidents chez la femme et constitue le cancer le plus fréquent dans cette population.

2. Quelle évolution de l’incidence du cancer du sein a été observée entre 1990 et 2023 ?

Elle a doublé
Elle a triplé
Elle a diminué de moitié
Elle est restée stable

Elle a doublé

Explication

L’incidence du cancer du sein a doublé entre 1990 et 2023. Environ 61 200 cas avaient été diagnostiqués en 2018.

3. Quel risque cumulé de développer un cancer du sein au cours de la vie est généralement retenu chez la femme ?

Environ une femme sur 50 à ```json 10
Environ une femme sur 8 à 10
Environ une femme sur 20 à 30
Environ une femme sur 2 à 3

Environ une femme sur 8 à 10

Explication

Une femme sur 8 à 10 développera un cancer du sein au cours de sa vie. Plus de 99 % des cancers du sein surviennent chez des femmes.

4. Vers quelles structures se fait principalement le drainage lymphatique du sein ?

Les creux axillaires
Les chaînes inguinales
Les ganglions médiastinaux
Les chaînes cervicales profondes

Les creux axillaires

Explication

Le drainage lymphatique mammaire se fait principalement vers les creux axillaires, puis vers les chaînes sus- et sous-claviculaires et la chaîne mammaire interne.

5. Lequel de ces éléments fait partie des facteurs de risque personnels du cancer du sein ?

Un âge avancé
Une activité physique régulière
Une alimentation riche en calcium
Une myopie ancienne

Un âge avancé

Explication

Les facteurs de risque personnels comprennent notamment l’âge, le surpoids surtout après la ménopause et les antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein.

6. Quel est le rôle principal des gènes BRCA ?

Déclencher la coagulation sanguine
Produire les hormones ovariennes
Contrôler directement la contraction musculaire
Participer à la réparation de l’ADN

Participer à la réparation de l’ADN

Explication

BRCA désigne des gènes suppresseurs de tumeur impliqués dans la réparation de l’ADN. Leurs mutations constitutionnelles délétères prédisposent notamment au cancer du sein.

7. Chez une personne hétérozygote pour une mutation délétère de BRCA, quel événement favorise la carcinogenèse ?

La duplication de la copie saine
La perte de la copie saine
L’activation permanente des deux copies
La transformation de BRCA en hormone

La perte de la copie saine

Explication

La perte de la copie saine entraîne une perte des voies de réparation de l’ADN dépendantes de BRCA, ce qui favorise la carcinogenèse. L’hétérozygotie conserve encore une copie fonctionnelle.

8. Quelle association chromosomique est correcte concernant les gènes BRCA ?

BRCA1 et BRCA2 sur le chromosome 1
BRCA1 sur le chromosome 13 et BRCA2 sur le chromosome 17
BRCA1 sur le chromosome 17 et BRCA2 sur le chromosome 13
BRCA1 sur le chromosome X et BRCA2 sur le chromosome Y

BRCA1 sur le chromosome 17 et BRCA2 sur le chromosome 13

Explication

BRCA1 est situé sur le chromosome 17, tandis que BRCA2 est situé sur le chromosome 13. Les mutations de ces gènes exposent notamment aux cancers du sein et de l’ovaire.

9. Lequel de ces éléments peut constituer un signe clinique de cancer du sein ?

Une rétraction du mamelon
Une fièvre intermittente sans anomalie mammaire
Une baisse de l’acuité visuelle
Une douleur articulaire isolée

Une rétraction du mamelon

Explication

Les signes cliniques comprennent notamment un nodule, une adénopathie axillaire, une rétraction ou déviation du mamelon, une peau d’orange et un écoulement sanglant.

10. Comment doit être considéré tout nodule mammaire découvert chez une femme ménopausée ?

Comme une lésion probablement bénigne
Comme une manifestation physiologique
Comme une anomalie suspecte
Comme une infection confirmée

Comme une anomalie suspecte

Explication

Tout nodule mammaire chez une femme ménopausée doit être considéré comme suspect. Cette règle contraste avec certaines tuméfactions bénignes observées chez la jeune femme.

11. Quel élément permet de poser cliniquement le diagnostic de cancer inflammatoire du sein ?

Une petite ecchymose disparaissant en quelques heures
Un placard érythémateux limité au mamelon durant deux jours
Un placard érythémateux atteignant au moins un tiers du sein depuis quelques semaines
Une douleur mammaire isolée apparue après un effort

Un placard érythémateux atteignant au moins un tiers du sein depuis quelques semaines

Explication

Le cancer inflammatoire est diagnostiqué cliniquement lorsqu’un placard érythémateux atteint au moins un tiers du sein et évolue depuis quelques semaines. Cette présentation correspond au stade T4.

12. Quel profil correspond à un écoulement mammaire suspect ?

Spontané, récent, unicanalaire et unilatéral
Provoqué, pluricanalaire, bilatéral et verdâtre
Ancien, bilatéral, blanc et uniquement provoqué
Ancien, intermittent, provoqué et bilatéral

Spontané, récent, unicanalaire et unilatéral

Explication

Un écoulement suspect est récent, spontané, unicanalaire et unilatéral, avec une coloration pouvant être noirâtre, rouge, jaune ou translucide. Les écoulements anciens, provoqués et bilatéraux sont plutôt bénins.

13. Chez quelle population le dépistage organisé du cancer du sein est-il recommandé selon les modalités standard ?

Les femmes de 50 à 74 ans sans facteur de risque particulier
Toutes les femmes dès l’âge de 25 ans, quel que soit leur risque
Les femmes de plus de 75 ans ayant des antécédents familiaux
Les femmes de 30 à 49 ans présentant un risque moyen

Les femmes de 50 à 74 ans sans facteur de risque particulier

Explication

Le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans sans facteur de risque, avec un examen clinique et une mammographie bilatérale tous les deux ans. Les femmes à haut risque relèvent plutôt d’un suivi individuel.

14. Quelle incidence mammographique permet notamment de visualiser le quadrant supéro-externe du sein ?

L’incidence oblique externe
L’incidence axillaire isolée
L’incidence tangentielle médiane
L’incidence de face

L’incidence oblique externe

Explication

Les deux incidences du dépistage sont la face et l’oblique externe. L’incidence oblique externe permet notamment d’explorer le quadrant supéro-externe.

15. Quel examen est initialement privilégié chez une femme de 25 ans présentant une anomalie mammaire ?

L’échographie mammaire
La scintigraphie osseuse
La TEP-TDM au 18-FDG
La mammographie bilatérale

L’échographie mammaire

Explication

La mammographie est l’examen de première intention dans la plupart des situations, mais l’échographie est privilégiée avant 30 ans ainsi que pendant la grossesse.

16. Quelle correspondance entre la classification ACR et la conduite à tenir est correcte ?

ACR2 signifie une anomalie indéterminée ou suspecte nécessitant une biopsie
ACR5 signifie un examen normal sans anomalie détectée
ACR3 signifie une lésion probablement bénigne justifiant une surveillance à court terme
ACR1 signifie une lésion probablement bénigne nécessitant une surveillance rapprochée

ACR3 signifie une lésion probablement bénigne justifiant une surveillance à court terme

Explication

ACR3 correspond à une anomalie probablement bénigne, pour laquelle une surveillance à court terme est recommandée. ACR1 est normal, ACR2 est bénin et ACR5 est très évocateur de cancer.

17. Quelle est l’indication principale d’une biopsie mammaire ?

Une image classée ACR1 ou ACR2
Toute douleur mammaire isolée sans anomalie d’imagerie
Une image classée ACR4 ou ACR5
Une image classée ACR3 sans modification au suivi

Une image classée ACR4 ou ACR5

Explication

Une biopsie est indiquée devant une image ACR4 ou ACR5 afin d’obtenir un diagnostic histologique de certitude. Les catégories ACR1 et ACR2 ne justifient pas une biopsie systématique.

18. Quelle association entre le type de biopsie et son calibre est exacte ?

Microbiopsie de durite 8G et macrobiopsie de 6G
Microbiopsie de 10G et macrobiopsie de 14G
Microbiopsie de 18G et macrobiopsie de 20G
Microbiopsie de 14G et macrobiopsie de 10G

Microbiopsie de 14G et macrobiopsie de 10G

Explication

La microbiopsie utilise une aiguille de 14G, tandis que la macrobiopsie utilise une aiguille de 10G. Cette distinction de calibre est une source fréquente de confusion.

19. Dans quelle situation un bilan d’extension est-il généralement indiqué ?

Un cancer triple négatif ou un cancer HER2 positif au moins T2
Un carcinome canalaire in situ sans signe associé
Une anomalie ACR2 stable depuis plusieurs années
Une lésion bénigne confirmée par biopsie

Un cancer triple négatif ou un cancer HER2 positif au moins T2

Explication

Le bilan d’extension est indiqué notamment en cas de cancer triple négatif ou HER2 positif au moins T2, ainsi que pour un stade T4, une atteinte ganglionnaire ou des signes métastatiques. Il n’est pas indiqué pour un carcinome in situ.

20. Une tumeur mammaire mesure 6 cm sans autre précision. Quelle catégorie T lui correspond selon le TNM ?

T2
T1
T3
T4

T3

Explication

La catégorie T3 correspond à une tumeur de plus de 5 cm. T1 concerne une tumeur de moins de 2 cm, T2 une tumeur de 2 à 5 cm et T4 un envahissement de la paroi, de la peau ou un cancer inflammatoire.

21. Quelle affirmation compare correctement les deux principaux carcinomes infiltrants du sein ?

Le carcinome canalaire infiltrant est généralement bilatéral et multifocal, contrairement au carcinome lobulaire
Le carcinome lobulaire infiltrant représente 80 à 90 % des cancers infiltrants et reste rarement multifocal
Les carcinomes canalaire et lobulaire infiltrants ont la même fréquence et la même tendance à la bilatéralité
Le carcinome canalaire infiltrant représente 80 à 90 % des cancers infiltrants, tandis que le lobulaire est souvent bilatéral et multifocal

Le carcinome canalaire infiltrant représente 80 à 90 % des cancers infiltrants, tandis que le lobulaire est souvent bilatéral et multifocal

Explication

Le carcinome canalaire infiltrant est majoritaire, représentant 80 à 90 % des cancers infiltrants. Le carcinome lobulaire infiltrant représente environ 10 % des cas et est plus souvent bilatéral et multifocal.

22. Quelle caractéristique définit le carcinome canalaire in situ ?

Une lésion bénigne dépourvue de toute prolifération épithéliale maligne
Une tumeur ayant franchi la lame basale avec un risque métastatique établi
Une prolifération limitée aux canaux, sans franchissement de la lame basale ni risque métastatique
Une prolifération lobulaire caractérisée par une perte d’E-cadhérine

Une prolifération limitée aux canaux, sans franchissement de la lame basale ni risque métastatique

Explication

Le carcinome canalaire in situ est une prolifération épithéliale maligne limitée aux canaux galactophores. Il ne franchit pas la lame basale et ne présente donc pas de risque métastatique, étant souvent révélé par des microcalcifications.

23. Quel mécanisme explique l’infiltration en file indienne du carcinome lobulaire infiltrant ?

Une calcification progressive des canaux galactophores
Une perte d’E-cadhérine provoquant une diminution de la cohésion cellulaire
Une surexpression de HER2 entraînant une multiplication en amas
Une augmentation de la production de mucus par les cellules tumorales

Une perte d’E-cadhérine provoquant une diminution de la cohésion cellulaire

Explication

Le carcinome lobulaire infiltrant est associé à une perte d’E-cadhérine. Cette perte diminue la cohésion cellulaire et favorise une infiltration caractéristique en file indienne.

24. Quels critères sont évalués par le score d’Elston et Ellis, ou score de Nottingham ?

La différenciation tumorale, l’atypie nucléaire et le nombre de mitoses
La taille tumorale, l’atteinte ganglionnaire et la présence de métastases
La vascularisation tumorale, la nécrose et la densité lymphocytaire
L’expression des récepteurs hormonaux, HER2 et Ki-67 uniquement

La différenciation tumorale, l’atypie nucléaire et le nombre de mitoses

Explication

Le score d’Elston et Ellis évalue la différenciation tumorale, l’atypie nucléaire et les mitoses afin d’attribuer un grade histologique de 1 à 3.

25. Quelle distinction pronostique oppose un carcinome in situ à un carcinome infiltrant du sein ?

Les deux carcinomes présentent le même risque métastatique
Le carcinome infiltrant ne nécessite pas de bilan d’extension, contrairement au carcinome in situ
Le carcinome in situ peut métastaser, contrairement au carcinome infiltrant
Le carcinome in situ ne présente pas de risque métastatique, contrairement au carcinome infiltrant qui peut métastaser

Le carcinome in situ ne présente pas de risque métastatique, contrairement au carcinome infiltrant qui peut métastaser

Explication

Le carcinome in situ ne présente pas de risque métastatique et ne justifie pas de bilan d’extension. Le carcinome infiltrant peut métastaser, ce qui impose un bilan adapté au stade et à la clinique.

26. Quelle prise en charge est recommandée pour un carcinome canalaire in situ mesurant moins de 3 cm ?

Une chirurgie conservatrice avec des marges de 2 mm et une radiothérapie systématique
Une mastectomie totale sans radiothérapie
Une chimiothérapie néoadjuvante suivie d’un curage axillaire
Une chirurgie conservatrice sans exigence de marge ni radiothérapie

Une chirurgie conservatrice avec des marges de 2 mm et une radiothérapie systématique

Explication

Pour une lésion de moins de 3 cm, le traitement repose sur une chirurgie conservatrice avec des marges de 2 mm, suivie d’une radiothérapie systématique.

27. Chez une patiente présentant un cancer infiltrant T2 sans atteinte ganglionnaire prouvée, quelle stratégie axillaire est appropriée ?

Réaliser un ganglion sentinelle et éviter le curage s’il est négatif
Réaliser une mastectomie totale quel que soit le résultat ganglionnaire
Réaliser d’emblée un curage axillaire complet
Ne réaliser aucune exploration ganglionnaire

Réaliser un ganglion sentinelle et éviter le curage s’il est négatif

Explication

Pour un cancer T1 à T3 sans atteinte ganglionnaire prouvée, un ganglion sentinelle est réalisé. S’il est négatif, aucun curage axillaire n’est nécessaire.

28. Dans quelle situation la chimiothérapie néoadjuvante est-elle notamment indiquée dans le cancer du sein ?

Un carcinome in situ de moins de 3 cm traité localement
Une tumeur hormonodépendante de moins de 1 cm sans atteinte ganglionnaire
Une tumeur triple négative ou HER2 positive
Une tumeur bénigne mobile et bien limitée

Une tumeur triple négative ou HER2 positive

Explication

La chimiothérapie néoadjuvante est notamment indiquée pour les tumeurs triple négatives ou HER2 positives, ainsi que dans certaines formes localement avancées ou volumineuses.

29. Quelle définition correspond à l’adénomyofibrome du sein ?

Une prolifération exclusivement épithéliale et maligne
Une tumeur exclusivement graisseuse de la femme âgée
Une prolifération mixte épithéliale et conjonctive, bénigne, touchant surtout les patientes jeunes
Une affection kystique de la femme de 35 à 50 ans

Une prolifération mixte épithéliale et conjonctive, bénigne, touchant surtout les patientes jeunes

Explication

L’adénomyofibrome est une prolifération bénigne associant des composantes épithéliale et conjonctive. Il touche surtout les adolescentes et les femmes de moins de 25 à 30 ans.

30. Quelle association caractérise le mieux la mastopathie fibrokystique ?

Une prolifération mixte épithéliale et conjonctive de la femme de moins de 25 ans
Une affection bénigne de la femme de 35 à 50 ans associant notamment des kystes et une hyperplasie épithéliale canalaire
Une lésion exclusivement inflammatoire apparaissant après une chirurgie mammaire
Une tumeur solide mal limitée de l’adolescente avec adénopathies suspectes

Une affection bénigne de la femme de 35 à 50 ans associant notamment des kystes et une hyperplasie épithéliale canalaire

Explication

La mastopathie fibrokystique est une affection bénigne typique de la femme de 35 à 50 ans. Elle associe notamment des kystes et une hyperplasie épithéliale canalaire, avec un faible risque de cancer.

31. Quelle surveillance est recommandée pour un adénomyofibrome asymptomatique du sein ?

Une chimiothérapie suivie d’une imagerie mensuelle
Une radiothérapie systématique tous les six mois
Une surveillance annuelle par examen clinique et échographie
Une mastectomie immédiate avec curage axillaire

Une surveillance annuelle par examen clinique et échographie

Explication

L’adénomyofibrome fait l’objet d’une surveillance annuelle par examen clinique et échographie. Une exérèse peut être discutée en cas de douleur, de gêne, de demande de la patiente, d’atypie ou après 35 ans.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Tumeurs du sein.

Quelle part des cancers incidents chez la femme est le cancer du sein ?

Le cancer du sein représente 30 % des cancers incidents chez la femme.

Combien de cancers du sein ont été diagnostiqués en 2018 en France ?

Environ 61 200 cancers du sein ont été diagnostiqués en 2018.

Comment a évolué l'incidence du cancer du sein entre 1990 et 2023 ?

L'incidence a doublé entre 1990 et 2023.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Tumeurs du sein.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM