QCM : Vieillissement cognitif et démences (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne âgée, quelle combinaison de changements correspond à l’atrophie corticale liée au vieillissement ?

Mort neuronale, noyaux plus grands, moins de neurogenèse et de connexions, puis hausse globale du volume cérébral
Mort neuronale, noyaux plus petits, moins de neurogenèse et de connexions, puis baisse globale du poids et du volume cérébral
Dégradation de la myéline, noyaux plus petits, davantage de neurogenèse et maintien du volume cérébral
Diminution des dendrites et synapses, sans perte neuronale ni modification globale du poids et du volume cérébral

Mort neuronale, noyaux plus petits, moins de neurogenèse et de connexions, puis baisse globale du poids et du volume cérébral

Explication

L’atrophie corticale associe la mort neuronale à la diminution de la taille des noyaux, de la neurogenèse, des dendrites et des synapses, entraînant une baisse globale du poids et du volume cérébral. La myéline renvoie à l’atrophie sous-corticale, tandis que l’augmentation de la neurogenèse ou du volume inverse les changements décrits.

2. Lors d’un examen électrophysiologique d’une personne âgée, quelle évolution du potentiel d’action faut-il attendre par rapport à une personne plus jeune ?

Un seuil plus élevé et une amplitude plus élevée
Un seuil plus élevé et une amplitude plus faible
Un seuil plus faible et une amplitude plus faible
Un seuil plus faible et une amplitude plus élevée

Un seuil plus élevé et une amplitude plus faible

Explication

Avec l’âge, le seuil de déclenchement du potentiel d’action augmente et son amplitude diminue : un stimulus plus fort est requis et la réponse est moins forte. Une amplitude accrue inverse le constat, tout comme une baisse du seuil.

3. Une personne âgée présente des réponses neuronales plus lentes et une baisse de ses capacités de stockage. Quel mécanisme du vieillissement peut rendre compte de cet ensemble ?

L’augmentation de l’excitabilité, qui accélère la communication et réduit la plasticité synaptique
La réorganisation de la myéline, qui accélère la communication et augmente la capacité de réponse neuronale
La préservation de l’excitabilité, qui ralentit la communication tout en augmentant les capacités de stockage
Le ralentissement de l’excitabilité, qui ralentit la communication et diminue plasticité, stockage et réponse neuronales

Le ralentissement de l’excitabilité, qui ralentit la communication et diminue plasticité, stockage et réponse neuronales

Explication

Le vieillissement de l’excitabilité ralentit la communication interneuronale et réduit la plasticité synaptique ainsi que les capacités de stockage et de réponse, contribuant au déclin cognitif et au ralentissement psychomoteur. Une excitabilité accrue ou une plasticité préservée contredit ce mécanisme; la myéline ne décrit pas à elle seule l’ensemble des effets ciblés.

4. Une personne âgée en bonne santé obtient des scores légèrement plus faibles aux tâches exécutives. Quelle région est particulièrement vulnérable dans le vieillissement cognitif normal ?

Le lobe occipital, en particulier sa région visuelle primaire
Le cervelet, en particulier sa région motrice centrale
Le lobe frontal, en particulier sa région préfrontale
Le lobe temporal, en particulier sa région hippocampique

Le lobe frontal, en particulier sa région préfrontale

Explication

Le vieillissement cognitif normal s’accompagne d’une légère baisse des scores exécutifs, et le lobe frontal, notamment préfrontal, est particulièrement vulnérable. L’hippocampe est associé à d’autres fonctions, tandis que les régions occipitale et cérébelleuse ne correspondent pas à la vulnérabilité exécutive décrite.

5. Une personne âgée éprouve davantage de difficultés à retenir brièvement des sons et des configurations spatiales, mais conserve ses connaissances générales. Quel profil de mémoire correspond à ce tableau ?

Mémoire de travail auditive et visuospatiale préservée, mémoire sémantique diminuée
Mémoire de travail auditive et visuospatiale diminuée, mémoire sémantique également diminuée
Mémoire de travail auditive diminuée, mémoire visuospatiale préservée et mémoire sémantique diminuée
Mémoire de travail auditive et visuospatiale diminuée, mémoire sémantique préservée

Mémoire de travail auditive et visuospatiale diminuée, mémoire sémantique préservée

Explication

Le vieillissement normal affecte surtout les composantes auditive et visuospatiale de la mémoire de travail, tandis que la mémoire sémantique reste préservée. Une baisse sémantique ou la préservation des deux composantes de la mémoire de travail inverse ce profil; une atteinte générale ne respecte pas cette distinction.

6. Après avoir appris une liste, une personne âgée en bonne santé peine à la rappeler spontanément, mais réussit lorsqu’on lui propose des choix. Quelle étape est altérée et laquelle est préservée ?

Le stockage hippocampique est déficitaire et la reconnaissance est préservée
L’encodage est préservé et le stockage hippocampique est déficitaire
Le rappel libre est déficitaire et la reconnaissance est préservée
Le rappel libre est préservé et la reconnaissance est déficitaire

Le rappel libre est déficitaire et la reconnaissance est préservée

Explication

Chez le sujet âgé, le rappel libre est déficitaire alors que la reconnaissance reste préservée; le stockage hippocampique demeure également préservé. Un déficit de reconnaissance inverse le profil de récupération, et un stockage altéré ne correspond pas au vieillissement normal décrit.

7. Une personne âgée laisse passer des informations non pertinentes et met du temps à passer d’une tâche à une autre. Quelles formes d’attention sont concernées ?

L’attention sélective et l’attention alternée
L’attention alternée et l’attention soutenue
L’attention soutenue et l’attention partagée
L’attention partagée et l’attention sélective

L’attention sélective et l’attention alternée

Explication

L’attention sélective se dégrade lorsque les informations non pertinentes sont traitées, tandis que l’attention alternée est altérée avec une lenteur à passer d’une tâche à l’autre. L’attention soutenue concerne le maintien de l’attention dans le temps, et l’attention partagée l’allocation de ressources à plusieurs stimuli.

8. Quelle caractéristique distingue la maladie d’Alzheimer d’un vieillissement normal sans démence ?

Elle touche principalement la substance blanche sans atteindre le cortex cérébral.
Elle est progressive et associe dépôts bêta-amyloïdes et dégénérescence neurofibrillaire.
Elle se définit par des dépôts bêta-amyloïdes sans dégénérescence neurofibrillaire.
Elle correspond à un vieillissement normal accompagné d’une baisse cognitive stable.

Elle est progressive et associe dépôts bêta-amyloïdes et dégénérescence neurofibrillaire.

Explication

Alzheimer est une pathologie neurodégénérative progressive caractérisée par des dépôts bêta-amyloïdes et une dégénérescence neurofibrillaire dans le cortex et la substance grise sous-corticale. Assimiler la maladie au vieillissement normal, la réduire aux plaques ou déplacer l’atteinte vers la substance blanche constitue une confusion.

9. Au cours de l’évolution de la maladie d’Alzheimer, quel profil fonctionnel est le plus caractéristique ?

La mémoire est surtout touchée, mais le raisonnement et l’apprentissage ne sont pas concernés et l’autonomie s’améliore généralement.
Les fonctions motrices sont surtout touchées, puis l’autonomie reste généralement stable.
Le langage est surtout touché, tandis que la mémoire et l’apprentissage restent généralement préservés.
La mémoire est surtout touchée, avec aussi le langage, le raisonnement et l’apprentissage, puis une autonomie qui diminue généralement.

La mémoire est surtout touchée, avec aussi le langage, le raisonnement et l’apprentissage, puis une autonomie qui diminue généralement.

Explication

Alzheimer affecte principalement la mémoire, mais aussi le langage, le raisonnement et l’apprentissage, et évolue généralement vers une perte d’autonomie. Les autres descriptions minimisent les atteintes cognitives ou inversent l’évolution fonctionnelle.

10. Dans un cerveau, le peptide bêta-amyloïde est présent naturellement, puis s’accumule anormalement à l’extérieur des cellules nerveuses. Quelle conséquence correspond à cette accumulation ?

La formation de filaments de tau à l’intérieur des neurones.
La protection des cellules nerveuses contre la dégénérescence.
La formation de plaques amyloïdes toxiques pour les cellules nerveuses.
L’absence d’effet sur les cellules nerveuses, même en cas de suraccumulation.

La formation de plaques amyloïdes toxiques pour les cellules nerveuses.

Explication

La suraccumulation extracellulaire du peptide bêta-amyloïde forme des plaques toxiques pour les cellules nerveuses. Les filaments intracellulaires relèvent de la dégénérescence liée à tau, et la toxicité ne disparaît pas lorsque l’accumulation devient anormale.

11. Chez une personne atteinte d’Alzheimer, une protéine tau modifiée s’accumule dans les neurones. Quelle succession de conséquences est attendue ?

Désorganisation des neurones, accumulation intracellulaire de filaments, puis mort des cellules nerveuses.
Mort des cellules nerveuses, formation de filaments extracellulaires, puis désorganisation neuronale.
Accumulation extracellulaire de plaques, désorganisation des neurones, puis maintien des cellules nerveuses.
Désorganisation des neurones, élimination des filaments intracellulaires, puis rétablissement des cellules nerveuses.

Désorganisation des neurones, accumulation intracellulaire de filaments, puis mort des cellules nerveuses.

Explication

La tau modifiée désorganise les neurones, provoque ensuite une accumulation intracellulaire de filaments, puis la mort des cellules nerveuses. Les plaques amyloïdes sont extracellulaires, et l’inversion de la séquence ou l’idée d’un rétablissement contredit le mécanisme décrit.

12. Une personne consulte après des oublis signalés par son entourage. Quelle démarche correspond à une évaluation clinique complète d’Alzheimer ?

S’appuyer sur la plainte et un examen médical, sans solliciter de professionnels du secteur social.
Réaliser des tests neuropsychologiques, sans tenir compte de la plainte ni des autres évaluations.
Combiner une évaluation comportementale avec des examens paracliniques, sans bilan psychique ou émotionnel.
Prendre en compte la plainte, réaliser des évaluations neuropsychologique, comportementale et psychique, compléter par des examens paracliniques et mobiliser plusieurs professionnels.

Prendre en compte la plainte, réaliser des évaluations neuropsychologique, comportementale et psychique, compléter par des examens paracliniques et mobiliser plusieurs professionnels.

Explication

Le diagnostic clinique s’appuie sur la plainte du sujet ou de son entourage, un bilan complet comprenant plusieurs types d’évaluation, des examens paracliniques et l’intervention de professionnels de santé et du secteur social. Le limiter aux tests, omettre une composante du bilan ou exclure les intervenants sociaux rend la démarche incomplète.

13. Une personne atteinte d’Alzheimer peine d’abord à retenir des informations récentes. Quel autre profil de difficultés cognitives peut accompagner cette évolution ?

Une atteinte initiale de la mémoire à long terme, suivie d’une préservation des praxies et des gnosies.
Une atteinte ultérieure de la mémoire à long terme, ainsi que du langage, des fonctions exécutives, des praxies et des gnosies.
Une atteinte du langage et des fonctions exécutives, tandis que la mémoire des nouvelles informations reste préservée.
Une atteinte des praxies et des gnosies, sans difficulté concernant le langage ni les fonctions exécutives.

Une atteinte ultérieure de la mémoire à long terme, ainsi que du langage, des fonctions exécutives, des praxies et des gnosies.

Explication

Les symptômes cognitifs touchent d’abord la mémoire des nouvelles informations, puis la mémoire à long terme, et peuvent aussi concerner le langage, les fonctions exécutives, les praxies et les gnosies. Les autres profils inversent la progression mnésique ou omettent des domaines atteints.

14. Chez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, quel ensemble peut correspondre aux fonctions psychomotrices touchées ?

Repérage spatiotemporel, motricité, sensorialité, régulation tonique et émotionnelle, communication
Motricité globale et fine, sans atteinte du repérage, de la sensorialité ou de la communication
Mémoire, raisonnement, apprentissage et langage, sans atteinte motrice ou sensorielle
Marche, prévention des chutes, gestion de la douleur et mémoire procédurale quotidienne

Repérage spatiotemporel, motricité, sensorialité, régulation tonique et émotionnelle, communication

Explication

Les atteintes psychomotrices peuvent concerner le repérage spatiotemporel, les motricités globale et fine, la sensorialité, la régulation tonique et émotionnelle ainsi que la communication. La mémoire et le raisonnement renvoient aux fonctions cognitives, tandis que la marche et la mémoire procédurale relèvent d’objectifs thérapeutiques.

15. Lors d’un accompagnement psychomoteur d’une personne atteinte d’Alzheimer, quelle intervention vise directement les gestes quotidiens et leur maintien ?

Sécuriser la marche en travaillant la prévention des chutes
Renforcer l’orientation spatiale et temporelle au moyen de repères
Travailler la mémoire procédurale à travers les gestes de la vie quotidienne
Exercer la mémoire des faits et des événements autobiographiques

Travailler la mémoire procédurale à travers les gestes de la vie quotidienne

Explication

La mémoire procédurale appliquée aux gestes quotidiens fait partie des objectifs psychomoteurs dans la maladie d’Alzheimer. La mémoire des faits est une autre forme de mémoire, tandis que l’orientation et la prévention des chutes sont des objectifs distincts.

16. Une personne de 52 ans présente des signes compatibles avec une démence frontotemporale. Quelle interprétation de son âge de début est la plus appropriée ?

Son âge se situe dans un intervalle qui varie selon que la personne est un homme ou une femme
Son âge correspond au nombre de patients concernés en France, exprimé en années
Son âge se situe dans l’intervalle habituel de début, entre 45 et 65 ans
Son âge est plus précoce que l’intervalle habituel, qui commence après 65 ans

Son âge se situe dans l’intervalle habituel de début, entre 45 et 65 ans

Explication

La démence frontotemporale débute habituellement entre 45 et 65 ans, donc 52 ans se trouve dans cet intervalle. L’âge de début ne doit pas être confondu avec celui de la maladie d’Alzheimer, et il n’est pas présenté comme dépendant du sexe.

17. Quels diagnostics appartiennent aux trois formes de démence frontotemporale ?

Variante comportementale, aphasie primaire progressive non fluente et variante sémantique
Variante comportementale, aphasie primaire progressive fluente et variante sémantique
Apathie, aphasie primaire progressive non fluente et variante sémantique
Variante comportementale, aphasie primaire progressive sémantique et variante non fluente

Variante comportementale, aphasie primaire progressive non fluente et variante sémantique

Explication

Les trois formes sont la variante comportementale, l’aphasie primaire progressive non fluente et l’aphasie primaire progressive variante sémantique. La forme fluente ne figure pas dans cette classification, et l’apathie est un symptôme plutôt qu’une forme de démence frontotemporale.

18. Chez une personne atteinte de démence frontotemporale, des troubles comportementaux sont associés à une atteinte des lobes frontaux et temporaux. Quelle forme cela évoque-t-il ?

La variante comportementale, qui représente environ 70 % des cas
La variante non fluente, qui représente environ 70 % des cas
La variante sémantique, qui représente environ 70 % des cas
La variante comportementale, qui représente environ 10 % des cas

La variante comportementale, qui représente environ 70 % des cas

Explication

La variante comportementale associe des troubles du comportement à une atteinte des lobes frontaux et temporaux et représente environ 70 % des cas de démence frontotemporale. Les difficultés de fluence caractérisent la variante non fluente, tandis que 10 % correspond à la proportion de l’ensemble des démences représentée par la démence frontotemporale.

19. Chez une personne atteinte de DFTc présentant à la fois des changements comportementaux et des troubles de la mémoire, quelle association entre régions atrophiées et fonctions est cohérente ?

Atrophie frontale liée au comportement, au raisonnement et à l’adaptation, et temporale liée à la mémoire
Atrophie frontale liée au comportement et à la mémoire, et temporale liée au raisonnement et à l’adaptation
Atrophie frontale liée au raisonnement et à l’adaptation, et pariétale liée à la mémoire
Atrophie frontale liée à la mémoire, et temporale liée au comportement, au raisonnement et à l’adaptation

Atrophie frontale liée au comportement, au raisonnement et à l’adaptation, et temporale liée à la mémoire

Explication

Dans la DFTc, l’atrophie des lobes frontaux concerne notamment le comportement, le raisonnement et l’adaptation, tandis que celle des lobes temporaux est associée à la mémoire. L’inversion des fonctions confond les rôles frontaux et temporaux, leur attribution croisée les permute, et l’atteinte pariétale substitue une autre région aux lobes temporaux.

20. Lors d’une tâche nouvelle, une personne atteinte de DFTc peine à saisir une idée abstraite, se laisse distraire et ne parvient pas à organiser les étapes dans l’ordre ; quel profil cognitif cela illustre-t-il ?

Difficultés de compréhension abstraite, distractibilité et troubles de planification et de séquençage
Altération de la sensorialité, de la régulation tonique et de l’investissement corporel
Désinhibition sociale, comportements répétitifs et diminution de l’intérêt pour autrui
Troubles de mémoire, modification des goûts alimentaires et impulsivité dans les interactions

Difficultés de compréhension abstraite, distractibilité et troubles de planification et de séquençage

Explication

Les symptômes cognitifs de la DFTc incluent les difficultés avec les idées abstraites, la distractibilité et les troubles de planification et de séquençage. Le profil réduit aux troubles mnésiques omet les difficultés décrites, la désinhibition sociale relève du comportement, et la sensorialité et la régulation tonique concernent les fonctions psychomotrices.

21. Au cours d’un repas, une personne atteinte de DFTc interrompt les autres impulsivement et tient des propos socialement inadaptés ; quel symptôme comportemental ces manifestations évoquent-elles ?

Une désinhibition
Une apathie
Une hyperoralité
Un comportement stéréotypé ou compulsif

Une désinhibition

Explication

La désinhibition peut se manifester par un comportement social inadapté, de l’impulsivité et un langage inapproprié. L’apathie correspond à une baisse de motivation, les comportements stéréotypés à des répétitions, et l’hyperoralité à des changements des habitudes alimentaires.

22. Une personne atteinte de DFTc présente une impulsivité accrue, une régulation émotionnelle difficile et peine à organiser ses gestes ; quelles fonctions psychomotrices sont concernées ?

L’apaisement, l’expression des émotions et le délai avant l’action ou la parole
La mémoire, l’attention et la compréhension des idées abstraites
La régulation émotionnelle, le contrôle de l’impulsivité et la planification du mouvement et de l’action
L’oralité, la sensorialité et les praxies, sans difficulté de planification motrice

La régulation émotionnelle, le contrôle de l’impulsivité et la planification du mouvement et de l’action

Explication

La DFTc peut altérer la régulation émotionnelle, le contrôle de l’impulsivité et la planification du mouvement et de l’action. L’apaisement et le délai avant l’action sont des objectifs thérapeutiques, l’oralité et la sensorialité ne couvrent pas les difficultés décrites, et la mémoire ou la compréhension abstraite sont des fonctions cognitives.

23. Dans une séance de psychomotricité avec une personne atteinte de DFTc qui agit ou parle trop vite et a du mal à exprimer ses émotions, quel ensemble d’objectifs correspond aux besoins repérés ?

Favoriser l’autorégulation, l’expression des émotions et le délai avant l’action ou la parole
Travailler la distractibilité, la mémoire et la compréhension des idées abstraites
Entraîner la mémorisation des consignes et le rappel des étapes d’une tâche
Repérer l’atrophie cérébrale, mesurer l’attention et évaluer la compréhension abstraite

Favoriser l’autorégulation, l’expression des émotions et le délai avant l’action ou la parole

Explication

Les objectifs psychomoteurs comprennent l’apaisement et l’autorégulation, l’identification et l’expression des émotions, ainsi que le fait de différer l’action ou la parole. L’évaluation de l’atrophie relève du diagnostic, les difficultés cognitives ne sont pas les objectifs demandés, et l’entraînement de la mémoire ne rend pas compte de ces objectifs.

24. Chez une personne âgée, une perte d’épines dendritiques est observée. Quel ensemble de conséquences neurologiques est attendu ?

Moindre réactivité neuronale, transmission synaptique moins efficace et connectivité réduite, avec atrophie corticale et sous-corticale
Conduction plus lente liée à la myéline, sans diminution de la réactivité ni de la connectivité neuronales
Connectivité neuronale accrue et transmission synaptique moins efficace, avec atrophie limitée au cortex
Réactivité neuronale accrue et transmission synaptique renforcée, malgré une atrophie corticale et sous-corticale

Moindre réactivité neuronale, transmission synaptique moins efficace et connectivité réduite, avec atrophie corticale et sous-corticale

Explication

La perte d’épines dendritiques réduit la réactivité des neurones, l’efficacité synaptique et la connectivité, et s’accompagne d’une atrophie corticale et sous-corticale. La dégradation de la myéline concerne la conduction, la hausse de réactivité inverse l’effet attendu, et une connectivité accrue contredit la diminution décrite.

25. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer présente surtout des difficultés de mémorisation, de stockage et de restitution des informations. Quel substrat neurologique est le plus directement associé à ces fonctions ?

Le système limbique
L’hippocampe
Le lobe frontal
Le cortex occipital

L’hippocampe

Explication

L’hippocampe est associé aux systèmes de mémorisation, de stockage et de restitution. Le lobe frontal est lié aux fonctions exécutives et au comportement, le cortex occipital à l’agnosie visuelle, et le système limbique aux réponses émotionnelles et au comportement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Vieillissement cognitif et démences.

Quelles modifications caractérisent le vieillissement cortical ?

Il associe une perte neuronale, une baisse de la neurogenèse et une raréfaction des dendrites et des synapses.

Quel seuil de déclenchement du potentiel d’action observe-t-on chez le sujet âgé ?

Il est plus élevé.

Quel effet le vieillissement de l’excitabilité a-t-il sur la communication interneuronale ?

Il la ralentit.

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Approfondir avec la fiche

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