★ À maîtriser
📌 La skiascopie dynamique est une méthode objective, tandis que le duochrome VP et les cylindres croisés fixes VP sont des méthodes subjectives.
La skiascopie dynamique sollicite l’accommodation lorsque le sujet fixe une cible en vision de près, contrairement à la skiascopie en vision de loin.
En skiascopie dynamique, un point neutre indique un lag nul, un mouvement direct indique un lag et un mouvement inverse indique un lead ou un lag négatif.
La norme de réponse accommodative est un LAG de +0,50 ± 0,25 δ, avec un mouvement direct lorsque le skiascope est dans le plan du test.
Compléments
Le dossier consigne :
En skiascopie dynamique, le sujet porte sa compensation sphéro-cylindrique maximale convexe, mesure en binoculaire en lisant un texte correspondant à 80 % de l’acuité visuelle de près, sous un éclairage contrôlé.
Direct derrière le test : LAG ; inverse devant le test : LEAD.
★ À maîtriser
📌 La skiascopie isodynamique modifie binoculairement les sphères avec le skiascope fixe à 40 cm, tandis que la skiascopie hétérodynamique déplace le skiascope jusqu’au point neutre.
En skiascopie isodynamique, on observe rapidement les deux yeux sans dépasser 2 secondes par œil, puis on modifie les sphères binoculairement par pas de 0,25 δ vers le point neutre : en ajoutant des convexes si le mouvement est direct et des concaves s’il est inverse.
En skiascopie hétérodynamique, le reflet direct correspond à un LAG et impose de reculer le skiascope jusqu’au point neutre, tandis que le reflet inverse correspond à un LEAD et impose de l’avancer.
En skiascopie hétérodynamique, la valeur du LAG ou du LEAD correspond à la différence entre la proximité de départ de 40 cm, soit 2,50 δ, et la proximité d’arrivée au point neutre.
Compléments
📌 La comparaison des méthodes indique que l’isodynamique est lente, difficile, imprécise et influence la réponse accommodative, l’hétérodynamique est rapide et précise mais dépend de la distance, et la MEM est rapide, facile et précise mais nécessite de l’expérience.
★ À maîtriser
Au duochrome VP, une perception plus nette sur le vert que sur le rouge indique un LAG, une netteté identique indique un LAG nul et une perception plus nette sur le rouge indique un LEAD.
Au duochrome VP, on modifie binoculairement les sphères jusqu’à l’équilibre rouge-vert, en retenant si nécessaire la préférence pour le vert juste avant l’inversion ; la valeur des sphères interposées correspond au LAG.
Au test des cylindres croisés fixes, la perception plus nette des horizontales que des verticales indique un LAG, l’égalité indique un LAG nul et la perception plus nette des verticales indique un LEAD.
La norme du test des cylindres croisés fixes à 40 cm est une préférence horizontale et un LAG de +0,50 ± 0,25 δ.
Compléments
Au duochrome VP, le sujet porte sa compensation maximale convexe, regarde en binoculaire le test rouge-vert présenté à 40 cm ou à sa distance habituelle, et compare la netteté des lettres sur les deux fonds.
Le test rouge-vert peut être faussé chez un sujet jeune qui focalise sur le rouge, notamment si la perception initiale est plus nette sur le rouge et que l’équilibre est difficile à obtenir.
Au test des cylindres croisés fixes, on augmente les sphères binoculairement par pas de 0,25 δ jusqu’à l’égalité horizontales-verticales ; si les réponses fluctuent ou privilégient d’emblée les verticales, on brouille le sujet de 1,5 à 2 δ avant de recommencer.
★ À maîtriser
📐 Formule - Les normes statistiques de Hofstetter sont , et .
Compléments
Les capacités accommodatives régressent tout au long de la vie et pénalisent, chez l’emmétrope, la vision nette des objets rapprochés à partir de 45 ans.
Vers 52 ans, à la fin de la presbytie, l’amplitude accommodative issue du cristallin est nulle et la mise au point dépend uniquement d’une profondeur de champ de 1,00 D.
★ À maîtriser
📌 Les méthodes d’évaluation de l’amplitude accommodative comprennent la skiascopie dynamique comme méthode objective et le test de Sheard et le PPA comme méthodes subjectives.
🔄 La mesure par skiascopie se déroule ainsi :
Au PPA par push-up, le sujet lit une échelle de près avec sa compensation maximale convexe, d’abord monoculairement puis en binoculaire ; on rapproche progressivement le test et on mesure la distance minimale de vision nette en répétant trois fois chaque mesure.
La méthode de Sheard se réalise monoculairement en ajoutant des sphères négatives par pas de −0,25 δ jusqu’au premier flou constant ; l’amplitude est la proximité du test additionnée à la valeur de l’addition concave.
Compléments
Pour les trois méthodes, le sujet porte sa compensation maximale convexe, lit un test correspondant à 80 % de l’acuité visuelle de près et l’éclairage est contrôlé comme pour une mesure d’acuité visuelle de près.
L’amplitude mesurée par skiascopie est inférieure de 1 à 1,5 δ à celle mesurée par la technique du push-up.
Le push-up, également appelé méthode de Donders, est le test de référence de l’amplitude accommodative et permet des mesures monoculaires et binoculaires dans des conditions naturelles avec un test de près et un mètre.
📐 Formule - La mesure de Sheard vérifie .
★ À maîtriser
Une différence entre les amplitudes accommodatives monoculaires doit d’abord être confirmée en répétant les mesures.
Une amplitude binoculaire supérieure à l’amplitude monoculaire est attribuée à la stimulation de l’accommodation par la convergence.
Compléments
Les causes possibles sont :
Une amplitude inférieure à la valeur attendue pour l’âge peut résulter d’une réfraction de loin incorrecte, d’une insuffisance accommodative, de médicaments, du diabète, d’un glaucome avec atrophie secondaire des corps ciliaires, d’une myasthénie gravis, d’une anémie, d’un alcoolisme chronique ou d’une consommation de marijuana.
Une amplitude binoculaire égale ou inférieure à l’amplitude monoculaire peut être associée à une suppression, à un problème de vision binoculaire ou à une lunette d’essai mal ajustée.
Les examens complémentaires comprennent :
★ À maîtriser
L’ARN et l’ARP mesurent l’amplitude binoculaire d’accommodation relative à un plan de convergence fixe et évaluent la flexibilité de l’accommodation par rapport à un angle de convergence constant.
Les normes sont ARN = +2,00 δ ± 0,25 δ et ARP = −2,25 à −2,50 δ, avec ARN inférieur à ARP selon la convention de notation du cours.
Compléments
La mesure de l’ARN et de l’ARP se fait en binoculaire à 40 cm, avec une cible correspondant à 80 % de l’acuité visuelle maximale de près ; on commence par l’ARN, puis on ajoute des sphères de 0,25 δ toutes les 1 à 2 secondes jusqu’au premier flou constant, en demandant au sujet s’il peut retrouver la netteté.
Si l’ARN dépasse la norme, il faut revérifier la compensation de loin ; si l’ARN est inférieur à la norme, il faut examiner les phories, les réserves fusionnelles et la flexibilité accommodative.
Si l’ARP est inférieur à la norme, il faut vérifier le PPA, les phories et les réserves fusionnelles ; s’il dépasse la norme, l’interprétation dépend des plaintes et des autres tests de vision binoculaire.
ARN avec convexes : relâchement ; ARP avec concaves : effort accommodatif.
★ À maîtriser
📌 La facilité de la liaison AC/A désigne la synergie entre accommodation et convergence, tandis que la flexibilité de la liaison A/C désigne la souplesse de l’influence d’une fonction sur l’autre.
Le rock accommodatif utilise des variations de sphères, tandis que les fixations sautées utilisent des variations de distance ; un cycle correspond à un aller-retour.
Au rock accommodatif binoculaire avec une face +2,00/−2,00 δ, les normes indiquées sont un minimum de 10 cycles par minute, une moyenne de 13 cycles par minute et 8 cycles par minute avec anti-suppressif.
Si le rock accommodatif binoculaire est inférieur à la norme, le rock monoculaire isole la fonction accommodative ; si les résultats binoculaire et monoculaire sont tous deux inférieurs à la norme, le problème est accommodatif et/ou réfractif, tandis qu’un résultat binoculaire faible avec un résultat monoculaire normal indique un problème de vision binoculaire.
Compléments
Le rock accommodatif binoculaire évalue la flexibilité de l’influence de l’accommodation sur la convergence ; les verres convexes testent la désaccommodation et les réserves fusionnelles positives, tandis que les concaves testent l’accommodation et les réserves fusionnelles négatives.
Les normes du rock accommodatif monoculaire sont un minimum de 12 cycles par minute et une moyenne de 17 cycles par minute.
Les fixations sautées évaluent le passage vision de loin-vision de près et le passage vision de près-vision de loin ; leurs normes binoculaires sont un minimum de 12 cycles par minute et une moyenne de 16 cycles par minute, et leurs normes monoculaires sont respectivement de 15 et 20 cycles par minute.
Les facteurs de variation comprennent :
★ À maîtriser
📌 Chez le presbyte, l’addition est indispensable pour voir net de près ; chez le non-presbyte, elle peut viser à compenser certains problèmes de vision binoculaire, améliorer le confort ou préserver la performance visuelle.
📌 Une addition concave ne doit jamais être prescrite ; il faut tester l’addition dans des conditions proches des habitudes du sujet et vérifier son acceptation avant prescription.
📌 En cas de LAG supérieur à 0,75 δ en skiascopie hétérodynamique ou en MEM, le premier essai d’addition vise à ramener le LAG à 0,25 δ ; si le LAG dépasse 1 δ en skiascopie isodynamique, il vise à le ramener à 0,50 δ ; un essai est également possible en présence d’un LEAD.
Compléments
📌 En cas d’amplitude accommodative inférieure aux normes, un essai d’addition peut être envisagé après exclusion d’une cause organique et examen de la possibilité ou de l’efficacité d’un entraînement visuel ; une vision de loin trop concave ne doit pas être compensée par une addition.
📌 Une addition peut être prescrite si l’ARN est inférieur à la norme afin de rééquilibrer l’ARN et l’ARP ; les sujets ésophores de près avec un rapport AC/A élevé peuvent en bénéficier après corrélation avec le LAG et les phories associées.
★ À maîtriser
Chez le presbyte, le rock accommodatif et les fixations sautées sont inutiles ; la réponse accommodative se mesure avec une addition juste suffisante pour lire le test, et le PPA se mesure de la même façon avec addition si nécessaire.
Chez le presbyte, l’ARN et l’ARP se mesurent selon la même méthode que chez le non-presbyte et servent à vérifier l’adéquation de l’addition ; la norme utilisée est ARN ≥ ARP.
Pour déterminer l’addition à partir du PPA, le sujet ne doit utiliser que les deux tiers ou la moitié de son accommodation maximale restante, et le PPA de référence est mesuré par push-up.
📐 Formule - L’addition calculée à partir du point neutre à 40 cm vérifie .
📐 Formule - L’addition calculée à partir de l’ARN et de l’ARP vérifie .
Compléments
📐 Formule - Chez le presbyte, l’amplitude accommodative mesurée au PPA vérifie .
Teste tes connaissances sur Vision de près et accommodation avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle méthode mesure objectivement la réponse accommodative, contrairement au duochrome VP et aux cylindres croisés fixes VP ?
2. Lors d’une skiascopie dynamique, quel résultat indique un lag accommodatif ?
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Quelles méthodes d’évaluation accommodative sont objectives ou subjectives ?
La skiascopie dynamique est objective ; le duochrome VP et les cylindres croisés fixes VP sont subjectifs.
Que sollicite la skiascopie dynamique lorsque le sujet fixe une cible de près ?
Elle sollicite l’accommodation.
En skiascopie hétérodynamique, que signifie un reflet direct et quel déplacement impose-t-il ?
Il indique un LAG et impose de reculer le skiascope jusqu’au point neutre.
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