QCM : Voies d’administration et pharmacocinétique (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel champ étudie les médicaments, leur action et leur emploi, de leur naissance à leur mort ?

La toxicologie
La pharmacologie
La thérapeutique
La pharmacie

La pharmacologie

Explication

La pharmacologie porte sur les médicaments, leurs actions et leurs emplois tout au long de leur existence. La pharmacie se concentre plutôt sur leur préparation et leur contrôle.

2. Quelle définition correspond à celle d’un médicament au sens du Code de la santé publique ?

Une composition employée pour contrôler la fabrication des traitements et vérifier leur qualité après production
Une substance ou composition présentée comme curative ou préventive, utilisée pour diagnostiquer ou modifier des fonctions physiologiques
Un produit qui agit sur les symptômes d’une maladie sans pouvoir servir à la prévenir ni à établir un diagnostic
Une substance destinée à préparer un traitement, sans être administrée à des fins diagnostiques ou thérapeutiques

Une substance ou composition présentée comme curative ou préventive, utilisée pour diagnostiquer ou modifier des fonctions physiologiques

Explication

La définition inclut les produits à visée curative ou préventive, ainsi que ceux qui servent au diagnostic ou à modifier des fonctions physiologiques. Un médicament n’est donc pas limité au traitement des symptômes, contrairement à une confusion possible.

3. Un traitement apporte un élément qui manque à l’organisme sans s’attaquer directement à la cause de la maladie : de quel type de thérapeutique s’agit-il ?

D’une thérapeutique substitutive
D’une thérapeutique diagnostique
D’une thérapeutique symptomatique
D’une thérapeutique étiologique

D’une thérapeutique substitutive

Explication

Une thérapeutique substitutive apporte à l’organisme un élément qui lui fait défaut. Une thérapeutique étiologique vise plutôt la cause de la maladie.

4. Une équipe prépare un médicament puis vérifie sa qualité : quel domaine correspond le mieux à ces activités ?

La pharmacologie
La thérapeutique
La pharmacie
La physiologie

La pharmacie

Explication

La pharmacie concerne la préparation des médicaments et leur contrôle. La pharmacologie étudie plutôt leur action et leur emploi.

5. Dans un médicament, quelle substance porte l’activité pharmacologique permettant d’obtenir l’effet thérapeutique recherché ?

La forme galénique
L’excipient
Le principe actif
Le nom de spécialité

Le principe actif

Explication

Le principe actif est la substance responsable de l’activité pharmacologique et de l’effet thérapeutique souhaité. L’excipient contribue notamment à la fabrication ou à la conservation, sans être la substance recherchée pour cet effet.

6. Quel est le rôle général d’un excipient dans un médicament ?

Identifier la substance active par une dénomination commune internationale
Définir l’aspect physique final du médicament destiné à être utilisé par le patient
Produire l’activité pharmacologique responsable de l’effet thérapeutique recherché
Faciliter la fabrication, l’administration, la stabilité ou la conservation du médicament

Faciliter la fabrication, l’administration, la stabilité ou la conservation du médicament

Explication

Un excipient contribue à la fabrication, à l’administration, à la stabilité ou à la conservation du médicament sans action thérapeutique recherchée. Le principe actif, lui, est responsable de l’effet thérapeutique.

7. Quelle distinction entre la DCI et le nom de spécialité est correcte ?

La DCI indique le fabricant du médicament, tandis que le nom de spécialité précise sa voie d’administration
La DCI désigne la forme physique du médicament, tandis que le nom de spécialité indique sa dose unitaire
La DCI est la marque déposée par le fabricant, tandis que le nom de spécialité désigne la substance active
La DCI désigne la substance active, tandis que le nom de spécialité est la marque déposée par le fabricant

La DCI désigne la substance active, tandis que le nom de spécialité est la marque déposée par le fabricant

Explication

La DCI désigne la substance active, tandis que le nom de spécialité est un nom de marque déposé par le fabricant. Confondre la DCI avec une marque inverse ces deux fonctions.

8. Une prescription précise la quantité à prendre, le rythme des prises et leur durée : quel terme désigne l’ensemble de ces indications ?

Le dosage
La concentration
La posologie
La dose

La posologie

Explication

La posologie précise la quantité, le rythme et parfois la durée des prises. Le dosage correspond plutôt à la quantité de principe actif contenue par unité ou par volume.

9. Un flacon porte la mention « 10 mg/mL ». Que permet de conclure cette indication à elle seule ?

Elle indique la dose totale à prendre, mais ne précise pas la concentration du produit
Elle indique une concentration, mais ne détermine pas le volume à administrer
Elle indique le rythme des prises, mais ne précise pas la durée du traitement
Elle indique le volume à administrer, mais ne précise pas la quantité de principe actif

Elle indique une concentration, mais ne détermine pas le volume à administrer

Explication

La mention « 10 mg/mL » exprime une concentration; le volume administré dépend de la prescription. Elle ne fournit donc pas, à elle seule, le volume à donner.

10. Quelle caractéristique définit un médicament générique par rapport à son médicament de référence ?

Il possède le même principe actif, la même dose unitaire et la même forme pharmaceutique, avec des garanties équivalentes de qualité, d’efficacité et de sécurité
Il contient un principe actif différent, mais présente une forme identique et des garanties comparables de sécurité
Il provient d’une source biologique et est hautement similaire à un médicament biologique de référence déjà autorisé
Il reprend le même nom de marque que le médicament de référence, mais peut avoir une autre forme pharmaceutique

Il possède le même principe actif, la même dose unitaire et la même forme pharmaceutique, avec des garanties équivalentes de qualité, d’efficacité et de sécurité

Explication

Un générique reprend le principe actif, la dose unitaire et la forme pharmaceutique du médicament de référence, avec les mêmes garanties de qualité, d’efficacité et de sécurité. La définition fondée sur une source biologique et une forte similarité correspond plutôt au médicament biosimilaire.

11. Un médicament est issu d’une source biologique grâce à un procédé biotechnologique et se révèle hautement similaire à un médicament biologique de référence déjà autorisé : comment le qualifie-t-on ?

De médicament substitutif
De médicament biosimilaire
De médicament à libération modifiée
De médicament générique

De médicament biosimilaire

Explication

Un médicament biosimilaire est issu d’une source biologique par un procédé biotechnologique et hautement similaire à un médicament biologique de référence disposant déjà d’une AMM. Un générique est défini par l’identité de son principe actif, de sa dose unitaire et de sa forme pharmaceutique.

12. Quelle séquence caractérise le développement d’un médicament avant son autorisation de commercialisation ?

Des études de commercialisation, puis des essais cliniques pour établir le rapport bénéfice-risque après autorisation
Des études précliniques sur des modèles expérimentaux, puis des essais cliniques chez l’être humain pour évaluer le rapport bénéfice-risque
Des essais cliniques chez l’être humain, puis des études précliniques sur des modèles expérimentaux pour confirmer le rapport bénéfice-risque
Des études précliniques chez l’être humain, puis des essais cliniques chez l’animal pour évaluer la tolérance

Des études précliniques sur des modèles expérimentaux, puis des essais cliniques chez l’être humain pour évaluer le rapport bénéfice-risque

Explication

Les études précliniques utilisent notamment des cellules en culture et des animaux, avant les essais cliniques réalisés chez l’être humain. Inverser ces deux étapes confond les modèles expérimentaux avec les participants aux essais cliniques.

13. Lors d’un essai de phase III, quelle évaluation contribue aux données nécessaires à l’autorisation de mise sur le marché ?

L’étude initiale de la tolérance et de la pharmacocinétique chez un petit groupe de volontaires
La surveillance des effets indésirables après la commercialisation du médicament
La sélection de molécules prometteuses à partir de tests sur des cellules en culture
La comparaison de l’efficacité et de la sécurité du médicament dans la population visée

La comparaison de l’efficacité et de la sécurité du médicament dans la population visée

Explication

La phase III évalue l’efficacité et la sécurité dans la population à laquelle le médicament est destiné, et ses résultats contribuent à l’AMM. L’étude initiale de tolérance et de pharmacocinétique correspond principalement à la phase I.

14. Que permet l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament fabriqué industriellement ?

Elle autorise le début des études précliniques
Elle remplace la surveillance des effets indésirables après sa mise à disposition
Elle autorise sa commercialisation
Elle certifie que le médicament convient à chaque patient

Elle autorise sa commercialisation

Explication

L’AMM est l’autorisation nécessaire pour commercialiser un médicament fabriqué industriellement. Elle ne garantit pas l’adéquation du médicament à chaque patient et ne remplace pas la pharmacovigilance.

15. Un médicament présumé innovant vise une maladie grave sans traitement approprié, et l’état du patient ne permet pas d’attendre. Quel dispositif correspond à cette situation ?

Le cadre de prescription compassionnelle, qui concerne un médicament utilisé avant toute autorisation de mise sur le marché
L’accès compassionnel, qui repose sur la présomption d’innovation et l’impossibilité d’attendre une prise en charge de droit commun
La pharmacovigilance, qui ouvre un accès dérogatoire dès qu’un effet indésirable est signalé
L’accès précoce, qui peut intervenir avant l’AMM dans l’indication ou après l’AMM avant la prise en charge de droit commun

L’accès précoce, qui peut intervenir avant l’AMM dans l’indication ou après l’AMM avant la prise en charge de droit commun

Explication

L’accès précoce répond notamment à une situation grave, sans traitement approprié et qui ne permet pas d’attendre, avec une présomption d’innovation. L’accès compassionnel répond plutôt à un besoin thérapeutique non couvert, sans reposer sur ce critère d’innovation.

16. Dans quelle situation l’ANSM peut-elle autoriser un accès compassionnel ?

Lorsqu’un médicament innovant attend la prise en charge de droit commun après son autorisation dans l’indication
Lorsqu’un médicament déjà autorisé est utilisé dans une autre indication encadrée par un dispositif de prescription
Lorsqu’un médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée après la détection d’effets indésirables
Lorsqu’un besoin thérapeutique n’est pas couvert, notamment si un patient ne peut pas être inclus dans un essai clinique

Lorsqu’un besoin thérapeutique n’est pas couvert, notamment si un patient ne peut pas être inclus dans un essai clinique

Explication

L’accès compassionnel est une autorisation de l’ANSM destinée à répondre à un besoin thérapeutique non couvert, notamment pour un patient qui ne peut être inclus dans un essai clinique. L’usage d’un médicament déjà autorisé dans une autre indication relève plutôt du cadre de prescription compassionnelle.

17. Quel document de référence permet aux professionnels de consulter les indications, la posologie, les contre-indications et les effets indésirables d’un médicament ?

Le résumé des caractéristiques du produit, qui rassemble ces informations et d’autres données utiles à son utilisation
Le protocole d’essai clinique, qui réunit les informations de conservation et les interactions du médicament
La notice destinée au patient, qui constitue le document de référence professionnel pour les modalités d’administration
Le rapport de pharmacovigilance, qui présente la posologie et les indications autorisées avant la prescription

Le résumé des caractéristiques du produit, qui rassemble ces informations et d’autres données utiles à son utilisation

Explication

Le RCP est le document de référence des professionnels et détaille notamment les indications, la posologie, les contre-indications et les effets indésirables. La notice s’adresse au patient et ne remplit pas cette fonction de référence professionnelle.

18. Une infirmière soupçonne un effet indésirable médicamenteux : quelle conduite respecte la démarche attendue ?

Noter les signes observés, modifier la prescription, puis transmettre le dossier au CRPV lors d’un bilan périodique
Alerter le prescripteur et le CRPV, puis rechercher les dates de prise et l’évolution uniquement si une enquête est ouverte
Noter le médicament, les dates de prise, les signes et leur évolution, alerter le prescripteur, puis déclarer immédiatement la suspicion au CRPV
Interrompre la surveillance des signes, alerter le patient, puis attendre une confirmation avant de transmettre l’information au CRPV

Noter le médicament, les dates de prise, les signes et leur évolution, alerter le prescripteur, puis déclarer immédiatement la suspicion au CRPV

Explication

La démarche consiste à documenter le médicament, les dates de prise, les signes et leur évolution, à alerter le prescripteur, puis à déclarer immédiatement l’effet suspecté au CRPV par une voie de transmission appropriée. Attendre une confirmation avant de déclarer retarde le signalement d’une suspicion.

19. Quelle distinction décrit correctement la voie d’administration et la forme galénique ?

La voie désigne l’action thérapeutique recherchée, tandis que la forme galénique indique la durée du traitement
La voie désigne le point d’entrée du médicament dans l’organisme, tandis que la forme galénique décrit la manière dont le principe actif y est libéré
La voie désigne la manière dont le principe actif est libéré, tandis que la forme galénique indique le point d’entrée du médicament
La voie désigne la quantité de principe actif administrée, tandis que la forme galénique détermine l’organe ciblé

La voie désigne le point d’entrée du médicament dans l’organisme, tandis que la forme galénique décrit la manière dont le principe actif y est libéré

Explication

La voie précise par où le médicament entre dans l’organisme, alors que la forme galénique décrit comment le principe actif y est libéré. L’idée que la forme galénique indique le point d’entrée inverse les deux notions.

20. Après l’application locale d’un médicament topique, quelle affirmation concernant son action est correcte ?

L’effet est local et le principe actif ne peut pas atteindre la circulation générale
L’effet est systémique dès que le médicament est appliqué sur la peau
L’effet dépend de la forme galénique, car la voie d’administration ne détermine pas son caractère local ou systémique
L’effet peut être local, mais un passage systémique reste possible

L’effet peut être local, mais un passage systémique reste possible

Explication

Une voie d’administration peut produire une action locale ou systémique, et un médicament topique peut aussi passer dans la circulation générale. L’administration locale ne permet donc pas d’exclure un passage systémique.

21. Que désigne l’administration d’un médicament par voie orale, ou per os ?

L’administration par la bouche en vue d’avaler le médicament
L’application du médicament sur la muqueuse de la bouche
La diffusion du médicament à travers la peau vers le sang
L’injection du médicament dans un tissu proche de la bouche

L’administration par la bouche en vue d’avaler le médicament

Explication

La voie orale consiste à administrer le médicament par la bouche pour qu’il soit dégluti. L’application sur la muqueuse buccale sans déglutition correspond à une autre modalité d’administration.

22. Après la déglutition d’un médicament, quelle conséquence peut avoir une absorption par la muqueuse gastrique ou intestinale ?

Le principe actif rejoint la circulation générale en passant d’abord par la muqueuse buccale
Le principe actif est dirigé vers la circulation générale sans possibilité d’action dans le tube digestif
Le principe actif peut rejoindre la circulation générale, tandis qu’une fraction non absorbée peut agir dans le tube digestif
Le principe actif reste dans l’estomac et agit localement sans pouvoir rejoindre la circulation générale

Le principe actif peut rejoindre la circulation générale, tandis qu’une fraction non absorbée peut agir dans le tube digestif

Explication

Après administration orale, le médicament peut être absorbé par la muqueuse gastrique ou intestinale et rejoindre la circulation générale, ou agir localement s’il n’est pas absorbé. L’action locale n’exclut donc pas l’absorption d’une partie du médicament.

23. Quelle description correspond à un comprimé ?

Une préparation liquide obtenue par dissolution de poudre et contenant plusieurs unités de prise
Une préparation pâteuse obtenue par mélange de particules et destinée à une application locale
Une préparation solide obtenue par compression de poudre et contenant une unité de prise
Une enveloppe soluble remplie d’un principe actif destiné à plusieurs unités de prise

Une préparation solide obtenue par compression de poudre et contenant une unité de prise

Explication

Un comprimé est une préparation solide produite par compression de particules de poudre et renfermant une unité de prise. Une enveloppe remplie de principe actif décrit plutôt une gélule.

24. Quel est l’intérêt d’un comprimé à libération prolongée ?

Libérer rapidement le principe actif afin d’obtenir une action immédiate et réduire le nombre de prises
Libérer lentement le principe actif afin de couvrir une période plus longue avec une prise et favoriser l’observance
Libérer le principe actif dans l’estomac afin de limiter son passage dans la circulation générale
Retarder la dissolution du comprimé afin d’empêcher toute absorption intestinale du principe actif

Libérer lentement le principe actif afin de couvrir une période plus longue avec une prise et favoriser l’observance

Explication

La libération lente permet de couvrir un intervalle plus long avec une seule prise et peut améliorer l’observance. Une libération rapide vise plutôt une action rapide et ne caractérise pas cette forme.

25. Quel critère distingue la voie parentérale de la voie orale ?

Elle dépose le médicament sous la langue pour une absorption par la muqueuse buccale
Elle applique le médicament sur la peau sans franchir la barrière cutanée
Elle fait passer le médicament par la bouche et le tube digestif avant son absorption
Elle franchit la peau pour introduire le médicament dans le sang ou les tissus, en évitant le tube digestif

Elle franchit la peau pour introduire le médicament dans le sang ou les tissus, en évitant le tube digestif

Explication

La voie parentérale implique une effraction de la peau et introduit le médicament dans le sang ou les tissus en évitant le tractus digestif. La voie orale emprunte au contraire le tube digestif.

26. Quelles propriétés doivent présenter les préparations injectables parentérales ?

Être stériles et apyrogènes, avec une osmolarité et un pH très éloignés de ceux du sang
Être non stériles et apyrogènes, avec une osmolarité et un pH adaptés à l’estomac
Être stériles et apyrogènes, avec une osmolarité et un pH comparables à ceux du sang
Être stériles et pyrogènes, avec une osmolarité et un pH comparables à ceux du sang

Être stériles et apyrogènes, avec une osmolarité et un pH comparables à ceux du sang

Explication

Les préparations injectables parentérales doivent être stériles et apyrogènes, et leurs caractéristiques osmotiques et leur pH doivent être comparables à ceux du sang. Une préparation pyrogène ne respecte pas cette exigence.

27. Quelle différence caractérise les voies intraveineuses périphérique et centrale ?

La voie périphérique utilise une veine de gros calibre, et la voie centrale une artère profonde de gros calibre
La voie périphérique utilise une veine superficielle de petit calibre, et la voie centrale une veine profonde de gros calibre
La voie périphérique utilise une artère superficielle, et la voie centrale une veine profonde de petit calibre
La voie périphérique utilise une veine profonde de gros calibre, et la voie centrale une veine superficielle de petit calibre

La voie périphérique utilise une veine superficielle de petit calibre, et la voie centrale une veine profonde de gros calibre

Explication

L’accès intraveineux périphérique repose sur une veine superficielle de petit calibre, tandis que l’accès central utilise une veine profonde de gros calibre. Inverser la profondeur et le calibre confond les deux types d’accès.

28. Lors d’une injection par chambre à cathéter implantable (CCI), que faut-il faire en cas de douleur, de gonflement ou de résistance à l’injection ?

Ralentir l’injection et poursuivre en surveillant le site
Rincer le dispositif et reprendre l’injection sans signalement
Changer de site d’injection et terminer l’administration
Interrompre l’administration et alerter

Interrompre l’administration et alerter

Explication

Une douleur, un gonflement ou une résistance impose l’arrêt de l’administration et l’alerte. Une rougeur ou une fièvre doit également être signalée, mais ne correspond pas aux signes précisés dans la situation.

29. Pourquoi la voie sublinguale peut-elle être utile lors d’une crise d’angor nécessitant de la trinitrine ?

Son absorption lente favorise le premier passage hépatique et prolonge l’action de la trinitrine
Son absorption rapide évite le premier passage digestif ou hépatique et peut être utilisée en urgence
Son absorption par la peau contourne le tube digestif et permet une action locale dans la bouche
Son absorption intestinale rapide évite le passage de la trinitrine dans la circulation générale

Son absorption rapide évite le premier passage digestif ou hépatique et peut être utilisée en urgence

Explication

L’absorption sublinguale est rapide et évite le premier passage dans le tractus gastro-intestinal ou le foie, ce qui convient à l’usage d’urgence de la trinitrine. Une absorption après déglutition emprunte au contraire le trajet digestif.

30. Quelle utilisation de la voie pulmonaire illustre la diversité de ses effets possibles ?

Elle produit une action locale lors d’une anesthésie ou une action systémique dans l’asthme
Elle agit localement dans l’asthme, mais son emploi en urgence concerne les crises d’angor
Elle peut agir localement dans l’asthme ou produire une action systémique lors d’une anesthésie
Elle produit une action systémique dans l’asthme et une action locale lors d’une anesthésie

Elle peut agir localement dans l’asthme ou produire une action systémique lors d’une anesthésie

Explication

La voie pulmonaire peut avoir une action locale, notamment dans l’asthme, ou systémique, notamment lors d’une anesthésie; elle peut aussi servir en urgence lors d’une crise d’asthme. L’association inverse les exemples d’action locale et systémique.

31. Quel effet une peau altérée peut-elle avoir sur l’administration cutanée d’un médicament ?

Elle peut permettre l’absorption du principe actif et entraîner une action générale
Elle peut favoriser l’absorption tout en empêchant le principe actif d’atteindre la circulation
Elle peut transformer l’action générale du médicament en une action locale
Elle peut empêcher l’absorption du principe actif et maintenir une action locale

Elle peut permettre l’absorption du principe actif et entraîner une action générale

Explication

La voie cutanée vise généralement une action locale, mais une peau altérée peut permettre au principe actif d’être absorbé et de produire un effet général. Une absorption ne garantit donc pas le maintien d’une action locale.

32. Comment un dispositif transdermique permet-il une action générale contrôlée ?

Il dépose certains principes actifs sur la surface de la peau pour une action locale limitée à quelques heures
Il introduit certains principes actifs dans un muscle afin de produire une action générale immédiate
Il fait absorber certains principes actifs par la muqueuse buccale avant leur passage dans la circulation sanguine
Il fait diffuser certains principes actifs à travers la peau vers la circulation sanguine, avec un effet pouvant durer plusieurs jours

Il fait diffuser certains principes actifs à travers la peau vers la circulation sanguine, avec un effet pouvant durer plusieurs jours

Explication

La voie percutanée fait diffuser certains principes actifs à travers la peau jusqu’à la circulation sanguine grâce à un dispositif transdermique, pour une action générale contrôlée pouvant durer plusieurs jours. Une application à la surface de la peau vise plutôt une action locale.

33. Avant d’administrer un médicament, quelle démarche permet de sécuriser l’administration et d’en assurer le suivi ?

Confirmer l’identité et la voie, puis ajuster la dose selon la réponse observée sans vérifier la prescription.
Vérifier le médicament et la dose, puis laisser le suivi au prescripteur sans consigner l’administration réalisée.
Examiner les allergies et les paramètres du patient, puis remplacer la forme prescrite si l’administration semble difficile.
Rapprocher la prescription du patient, du médicament, de la dose, de la voie et de l’heure, effectuer les vérifications pertinentes, puis surveiller et tracer l’administration ou sa non-réalisation.

Rapprocher la prescription du patient, du médicament, de la dose, de la voie et de l’heure, effectuer les vérifications pertinentes, puis surveiller et tracer l’administration ou sa non-réalisation.

Explication

Cette démarche associe la vérification des éléments prescrits et des facteurs de sécurité à la surveillance de la réponse et à la traçabilité. Vérifier le médicament et la dose sans consigner l’administration omet une étape importante du suivi.

34. Un patient ne peut plus avaler son traitement habituel : comment faut-il envisager un changement de forme ou de voie ?

Le faire guider par le RCP, la pharmacie et le prescripteur, car la biodisponibilité et la dose utilisable peuvent changer.
Remplacer le comprimé par une forme injectable à dose identique, puisque la voie ne modifie pas la quantité utilisable.
Choisir une forme liquide et conserver la dose prescrite, car la biodisponibilité reste comparable entre les formes.
Écraser le comprimé et le mélanger à un aliment, après avoir vérifié que le patient peut encore s’alimenter.

Le faire guider par le RCP, la pharmacie et le prescripteur, car la biodisponibilité et la dose utilisable peuvent changer.

Explication

Le changement de forme ou de voie exige un avis adapté, car il peut modifier la biodisponibilité et la dose utilisable. Conserver la même dose en passant à une forme injectable suppose à tort que la voie ne change pas la quantité disponible.

35. Que décrit la pharmacocinétique d’un médicament ?

Les conditions de fabrication et de conservation du médicament avant son administration.
Les effets du médicament sur l’organisme, depuis son administration jusqu’à leur disparition.
Le devenir du médicament dans l’organisme, depuis son administration jusqu’à son élimination.
La relation entre la dose prescrite et l’intensité de l’effet thérapeutique observé.

Le devenir du médicament dans l’organisme, depuis son administration jusqu’à son élimination.

Explication

La pharmacocinétique porte sur le devenir du médicament dans l’organisme, jusqu’à son élimination. L’étude des effets du médicament sur l’organisme relève plutôt de la pharmacodynamie.

36. Quelle distinction sépare la pharmacocinétique de la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique étudie ce que l’organisme fait au médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie ce que le médicament fait à l’organisme.
La pharmacocinétique étudie les effets du médicament sur l’organisme, tandis que la pharmacodynamie suit son élimination.
La pharmacocinétique porte sur la dose prescrite, tandis que la pharmacodynamie porte sur la voie d’administration choisie.
La pharmacocinétique décrit la maladie traitée, tandis que la pharmacodynamie décrit la transformation du médicament.

La pharmacocinétique étudie ce que l’organisme fait au médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie ce que le médicament fait à l’organisme.

Explication

La pharmacocinétique concerne le devenir du médicament sous l’action de l’organisme, alors que la pharmacodynamie concerne les effets du médicament sur l’organisme. Attribuer les effets à la pharmacocinétique inverse ces deux domaines.

37. Quelles étapes correspondent au devenir pharmacocinétique classique d’un médicament ?

L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion, qui peuvent se dérouler plus ou moins simultanément.
L’absorption, la fixation au récepteur, l’effet thérapeutique et la tolérance, qui se succèdent après l’administration.
L’administration, l’absorption, l’élimination et la réponse clinique, qui forment les quatre étapes ADME.
La dissolution, la prescription, la distribution et l’action clinique, qui se déroulent dans un ordre fixe.

L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion, qui peuvent se dérouler plus ou moins simultanément.

Explication

Les étapes ADME sont l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion, et elles peuvent se dérouler plus ou moins simultanément. La fixation au récepteur et l’effet thérapeutique ne font pas partie de cette série.

38. Après l’administration d’un médicament, que désigne son absorption ?

L’élimination du médicament ou de ses métabolites hors de l’organisme.
La répartition du médicament entre le sang et les différents tissus de l’organisme.
La transformation du médicament en métabolites sous l’action de l’organisme.
Le passage du médicament depuis son site d’administration vers la circulation sanguine.

Le passage du médicament depuis son site d’administration vers la circulation sanguine.

Explication

L’absorption est le passage du médicament de son site d’administration dans la circulation sanguine. Sa répartition entre le sang et les tissus correspond à la distribution.

39. Comment compare-t-on la biodisponibilité de la morphine par voie intraveineuse et par voie orale ?

Elle est d’environ 30 % par voie intraveineuse et de 100 % par voie orale.
Elle est de 100 % par voie intraveineuse et d’environ 30 % par voie orale.
Elle est d’environ 70 % par voie intraveineuse et de 30 % par voie orale.
Elle est de 100 % par les deux voies, mais le pic est atteint à des moments différents.

Elle est de 100 % par voie intraveineuse et d’environ 30 % par voie orale.

Explication

La morphine a une biodisponibilité de 100 % par voie intraveineuse et d’environ 30 % par voie orale. Inverser ces valeurs attribue à tort la biodisponibilité la plus faible à la voie intraveineuse.

40. Lorsqu’on compare deux prises d’un médicament, que distinguent le Cmax et le Tmax ?

Le Cmax représente l’exposition totale pendant la période mesurée, tandis que le Tmax indique la dose administrée.
Le Cmax décrit l’intensité de l’exposition après une dose, tandis que le Tmax indique le temps nécessaire pour atteindre ce pic.
Le Cmax décrit la quantité éliminée, tandis que le Tmax indique la durée totale de présence dans l’organisme.
Le Cmax indique le temps nécessaire pour atteindre le pic, tandis que le Tmax décrit l’intensité de l’exposition.

Le Cmax décrit l’intensité de l’exposition après une dose, tandis que le Tmax indique le temps nécessaire pour atteindre ce pic.

Explication

Le Cmax caractérise l’intensité du pic d’exposition, tandis que le Tmax en indique le délai d’atteinte. L’exposition totale pendant une période est plutôt décrite par l’aire sous la courbe.

41. À quoi sert l’aire sous la courbe (ASC) en pharmacocinétique ?

À quantifier la vitesse de dissolution dans l’estomac et à comparer les repas pris avec le médicament.
À représenter l’exposition totale au médicament pendant la période mesurée et à comparer des voies ou des formulations.
À mesurer la hauteur du pic d’exposition après une dose et à déterminer son moment d’apparition.
À estimer la fraction administrée qui atteint la circulation sous forme inchangée, sans tenir compte du temps.

À représenter l’exposition totale au médicament pendant la période mesurée et à comparer des voies ou des formulations.

Explication

L’ASC représente l’exposition totale au médicament sur la période mesurée et permet notamment de comparer des voies ou des formulations. La hauteur et le moment du pic renvoient respectivement au Cmax et au Tmax.

42. Que représente le volume apparent de distribution d’un médicament ?

Un volume fictif estimé à partir de la cinétique de ses concentrations plasmatiques
Le volume de médicament éliminé par les reins après son administration
Le volume de plasma épuré du médicament pendant une unité de temps
Le volume réel des tissus dans lesquels le médicament est mesuré

Un volume fictif estimé à partir de la cinétique de ses concentrations plasmatiques

Explication

Le volume apparent de distribution est un volume théorique évalué à partir de l’évolution des concentrations plasmatiques. La clairance, contrairement à ce volume apparent, décrit l’épuration du plasma par unité de temps.

43. Un médicament présente un volume apparent de distribution élevé : quelle interprétation est la plus appropriée ?

Une grande partie du médicament quitte le compartiment sanguin pour se distribuer ailleurs
Le médicament est rapidement éliminé du plasma par les organes d’excrétion
Le médicament possède nécessairement une demi-vie plus courte dans l’organisme
Le médicament reste principalement dans le sang et diffuse peu dans les tissus

Une grande partie du médicament quitte le compartiment sanguin pour se distribuer ailleurs

Explication

Un Vd élevé indique que le médicament quitte le compartiment sanguin en grande quantité. Une faible diffusion tissulaire correspond plutôt à un Vd faible.

44. Comment définit-on la clairance d’un médicament ?

Le temps nécessaire à la diminution de moitié de sa concentration plasmatique
La quantité totale de médicament qui se répartit dans les tissus de l’organisme
La proportion de médicament transformée en métabolites pendant son passage hépatique
Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps

Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps

Explication

La clairance mesure le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps, par exemple en mL/min ou en L/h. Le temps de diminution de moitié de la concentration correspond à la demi-vie d’élimination.

45. Si la clairance d’un médicament augmente, quelle évolution de sa demi-vie est attendue ?

Sa demi-vie varie dans le même sens, car les deux paramètres mesurent l’élimination
Sa demi-vie augmente, car une élimination plus importante prolonge sa présence
Sa demi-vie reste stable, car elle ne dépend pas de la clairance
Sa demi-vie diminue, car clairance et demi-vie évoluent en sens inverse

Sa demi-vie diminue, car clairance et demi-vie évoluent en sens inverse

Explication

La clairance et la demi-vie évoluent en sens inverse : une clairance élevée correspond à une demi-vie plus courte. Une demi-vie plus longue serait plutôt associée à une clairance plus faible.

46. Quel processus correspond au métabolisme médicamenteux ?

La liaison d’un médicament à ses récepteurs, qui modifie son activité dans les organes cibles
L’élimination d’un médicament inchangé du plasma, principalement par filtration rénale
La transformation d’un médicament en métabolites par des enzymes, principalement dans le foie
Le déplacement d’un médicament du plasma vers les tissus, principalement sous l’effet de sa liposolubilité

La transformation d’un médicament en métabolites par des enzymes, principalement dans le foie

Explication

Le métabolisme transforme le médicament en métabolites actifs ou inactifs grâce à des enzymes, surtout dans le foie. La filtration rénale contribue à l’élimination, mais ne constitue pas cette transformation enzymatique.

47. Chez une personne prenant un médicament actif éliminé par une enzyme, quel effet peut avoir l’inhibition de cette enzyme, par opposition à son induction ?

L’inhibition peut réduire l’exposition, tandis que l’induction peut l’augmenter et s’installer progressivement
L’inhibition et l’induction peuvent augmenter l’exposition, mais l’induction agit plus rapidement
L’inhibition et l’induction peuvent réduire l’exposition, mais l’inhibition agit plus progressivement
L’inhibition peut augmenter l’exposition, tandis que l’induction peut la réduire et s’installer progressivement

L’inhibition peut augmenter l’exposition, tandis que l’induction peut la réduire et s’installer progressivement

Explication

L’inhibition de l’enzyme peut ralentir l’élimination du médicament actif et augmenter son exposition, alors que l’induction peut la réduire et apparaît souvent progressivement. L’idée que l’induction augmente l’exposition inverse l’effet décrit pour cette situation.

48. Un patient présente un déficit génétique d’une enzyme métabolique qui élimine son médicament. Quelle conséquence thérapeutique est à envisager ?

Une élimination accélérée et une diminution possible de la posologie pour prévenir une exposition insuffisante
Une élimination ralentie et une diminution possible de la posologie pour éviter une exposition excessive
Une élimination ralentie et une augmentation possible de la posologie pour compenser une exposition excessive
Une élimination inchangée et le maintien nécessaire de la posologie habituelle malgré le déficit

Une élimination ralentie et une diminution possible de la posologie pour éviter une exposition excessive

Explication

Un déficit génétique de l’enzyme peut ralentir l’élimination et entraîner une exposition excessive, ce qui peut justifier une diminution de la posologie. Une posologie accrue risquerait d’amplifier davantage cette exposition.

49. Quel risque peut accompagner une activité ultrarapide de CYP2D6 chez une personne traitée par codéine ?

Un risque accru d’effets opioïdes graves en raison de la transformation de la codéine
Un effet antalgique insuffisant en raison d’une formation réduite de morphine à partir de la codéine
Une absence de formation de métabolites actifs en raison d’une inhibition de CYP2D6
Une élimination ralentie de la codéine en raison d’une activité réduite de CYP2D6

Un risque accru d’effets opioïdes graves en raison de la transformation de la codéine

Explication

Une activité ultrarapide de CYP2D6 peut accélérer la transformation de la codéine et accroître le risque d’effets opioïdes graves. La formation réduite de morphine et l’effet antalgique insuffisant sont associés au phénotype métaboliseur lent.

50. Quel est le principe du suivi thérapeutique pharmacologique ?

Remplacer la dose prescrite par une dose standard pour tous les patients.
Adapter individuellement la posologie à partir des concentrations sanguines mesurées chez le patient.
Choisir la dose selon les concentrations mesurées dans l’environnement du patient.
Déterminer la durée du traitement à partir des seuls symptômes observés.

Adapter individuellement la posologie à partir des concentrations sanguines mesurées chez le patient.

Explication

Ce suivi ajuste la posologie à chaque patient en s’appuyant sur la mesure sanguine du médicament. L’évaluation des symptômes seule ne correspond pas à ce principe de suivi par les concentrations.

51. Que désigne l’intervalle thérapeutique d’un médicament ?

La zone de concentrations où l’efficacité est probable avec un minimum d’effets indésirables.
La zone de concentrations où l’effet indésirable maximal apparaît sans bénéfice clinique.
La période séparant deux prises prescrites pour maintenir une exposition constante.
La plage de doses administrées avant que le médicament soit détectable dans le sang.

La zone de concentrations où l’efficacité est probable avec un minimum d’effets indésirables.

Explication

L’intervalle thérapeutique correspond aux concentrations associées à une forte probabilité d’efficacité et à peu d’effets indésirables. Il ne désigne pas le temps séparant deux prises, qui relève du rythme d’administration.

52. Pour interpréter une concentration sanguine de médicament, quelles informations doivent accompagner le résultat ?

L’âge, la fréquence cardiaque et le délai prévu avant la prochaine consultation.
La durée totale du traitement, le poids initial et l’heure du dernier repas.
La dose, les horaires de prise ou de perfusion et l’heure du prélèvement.
La voie d’administration, les symptômes ressentis et la date du diagnostic.

La dose, les horaires de prise ou de perfusion et l’heure du prélèvement.

Explication

La concentration doit être interprétée en tenant compte de la dose, des horaires d’administration et du moment du prélèvement. Les symptômes peuvent être utiles au suivi clinique, mais ils ne remplacent pas ces repères temporels et posologiques.

53. Quelle séquence décrit correctement les étapes d’un protocole de suivi thérapeutique pharmacologique ?

Choisir l’heure du prélèvement d’après les résultats antérieurs, administrer ensuite la dose, puis transmettre au laboratoire les seules informations sur les symptômes.
Vérifier l’ordonnance et le moment du prélèvement, prélever au bon horaire dans un tube adapté, conserver selon les exigences du médicament, puis transmettre au laboratoire les renseignements requis.
Prélever au moment disponible dans un tube standard, vérifier ensuite l’ordonnance, puis conserver l’échantillon à température ambiante avant l’analyse.
Vérifier l’ordonnance et prélever au bon horaire dans un tube adapté, puis envoyer immédiatement l’échantillon sans consigne de conservation ni renseignements complémentaires.

Vérifier l’ordonnance et le moment du prélèvement, prélever au bon horaire dans un tube adapté, conserver selon les exigences du médicament, puis transmettre au laboratoire les renseignements requis.

Explication

Le protocole associe les vérifications préalables, un prélèvement au bon moment dans un tube adapté, une conservation conforme aux exigences du médicament et l’envoi des renseignements nécessaires. Un envoi sans tenir compte des conditions de conservation omet une étape essentielle.

54. Quel domaine la pharmacodynamie étudie-t-elle ?

Les mécanismes d’action des médicaments, leurs interactions avec les cibles et les effets qui en résultent.
Les méthodes de fabrication des médicaments et les critères de contrôle des lots produits.
Les variations de concentration sanguine en fonction des horaires de prélèvement et d’administration.
Les étapes d’absorption et d’élimination des médicaments, indépendamment de leurs effets sur l’organisme.

Les mécanismes d’action des médicaments, leurs interactions avec les cibles et les effets qui en résultent.

Explication

La pharmacodynamie porte sur les mécanismes d’action, les interactions avec les cibles moléculaires et les effets thérapeutiques ou indésirables. L’absorption et l’élimination relèvent plutôt de l’étude du devenir du médicament dans l’organisme.

55. Quelles sont les principales catégories de cibles médicamenteuses ?

Enzymes, organites, nutriments, cellules nerveuses et substances alimentaires.
Récepteurs, canaux ioniques, enzymes, transporteurs et protéines intracellulaires.
Canaux ioniques, tissus conjonctifs, bactéries, vitamines et protéines extracellulaires.
Récepteurs, cellules sanguines, hormones circulantes, anticorps et organes entiers.

Récepteurs, canaux ioniques, enzymes, transporteurs et protéines intracellulaires.

Explication

Les cibles principales comprennent les récepteurs, les canaux ioniques, les enzymes, les transporteurs et les protéines intracellulaires. Les cellules ou organes entiers ne constituent pas la liste des catégories de cibles moléculaires donnée ici.

56. Quelle distinction caractérise un agoniste par rapport à un antagoniste ?

L’agoniste se lie au récepteur et active sa fonction, tandis que l’antagoniste s’y lie sans l’activer et bloque l’action de l’agoniste endogène.
L’agoniste bloque le récepteur sans l’activer, tandis que l’antagoniste active sa fonction et reproduit l’action endogène.
L’agoniste dégrade le récepteur après s’y être lié, tandis que l’antagoniste empêche sa production dans la cellule.
L’agoniste se lie à une enzyme pour activer le récepteur, tandis que l’antagoniste agit sans se lier à une cible.

L’agoniste se lie au récepteur et active sa fonction, tandis que l’antagoniste s’y lie sans l’activer et bloque l’action de l’agoniste endogène.

Explication

Un agoniste active le récepteur auquel il se lie, alors qu’un antagoniste s’y lie sans l’activer et empêche l’action de l’agoniste endogène. L’idée que l’antagoniste active le récepteur inverse précisément cette distinction.

57. Que peut-il se produire lorsque la concentration d’un médicament augmente ?

L’effet thérapeutique diminue jusqu’à un plateau, tandis que les effets indésirables restent indépendants de la concentration.
L’effet thérapeutique augmente jusqu’à un plateau maximal, tandis que les effets indésirables peuvent aussi s’accentuer.
L’effet thérapeutique augmente sans limite, tandis que les effets indésirables diminuent à mesure que la concentration monte.
L’effet thérapeutique atteint son maximum dès la plus faible concentration, tandis que les effets indésirables disparaissent ensuite.

L’effet thérapeutique augmente jusqu’à un plateau maximal, tandis que les effets indésirables peuvent aussi s’accentuer.

Explication

L’effet thérapeutique peut croître avec la concentration jusqu’à atteindre un plateau maximal, et les effets indésirables peuvent également augmenter. L’hypothèse d’une efficacité sans limite ne tient pas compte de ce plateau.

58. À quoi correspond la marge thérapeutique d’un médicament ?

À la plage de concentrations provoquant des effets indésirables sans efficacité suffisante.
À la zone de concentrations optimales entre une efficacité suffisante et des effets indésirables acceptables.
À l’écart entre la dose prescrite et la dose effectivement administrée au patient.
À la durée pendant laquelle une concentration reste mesurable après l’administration.

À la zone de concentrations optimales entre une efficacité suffisante et des effets indésirables acceptables.

Explication

La marge thérapeutique est la zone de concentrations conciliant une efficacité suffisante et des effets indésirables acceptables. Elle ne correspond pas à l’écart entre dose prescrite et dose administrée, qui décrit une différence de posologie.

59. Pourquoi une marge thérapeutique étroite exige-t-elle davantage de vigilance qu’une marge élevée ?

Le risque de toxicité ou d’inefficacité est faible, mais la posologie doit être modifiée à chaque administration.
Les variations d’exposition sont plus faciles à tolérer, mais imposent des ajustements pour éviter une perte d’efficacité.
De petites variations d’exposition peuvent déséquilibrer le traitement, ce qui justifie des ajustements réguliers de posologie.
La concentration thérapeutique demeure stable malgré les variations, ce qui rend le suivi moins prévisible.

De petites variations d’exposition peuvent déséquilibrer le traitement, ce qui justifie des ajustements réguliers de posologie.

Explication

Avec une marge étroite, les variations d’exposition exposent davantage au déséquilibre et rendent nécessaires des ajustements réguliers. Une marge élevée correspond au contraire à un risque plus faible de toxicité ou d’inefficacité lié à ces variations.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Voies d’administration et pharmacocinétique.

Qu’étudie la pharmacologie au sujet des médicaments ?

Leur action et leur emploi, de leur naissance à leur mort.

Comment le Code de la Santé Publique définit-il un médicament ?

Une substance ou composition curative ou préventive, ou un produit administré pour diagnostiquer ou modifier des fonctions physiologiques.

Quelles fonctions un médicament peut-il remplir ?

Une fonction préventive, curative, diagnostique ou de modification physiologique.

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