QCM : Acides nucléiques et ADN (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les acides nucléiques :

Les deux types principaux sont l’ADN et les protéines, impliqués dans l’information génétique.
La nucléine isolée par Friedrich Miescher en 1869 a été identifiée plus tard comme de l’ARN.
La substance riche en phosphore isolée par Miescher provenait du cytoplasme des globules blancs.
L’ADN signifie acide ribonucléique, tandis que l’ARN signifie acide désoxyribonucléique.
Ces molécules biologiques participent à la transmission et à la régulation de l’information génétique.

Ces molécules biologiques participent à la transmission et à la régulation de l’information génétique.

Explication

Les acides nucléiques participent à la transmission et à la régulation de l’information génétique. Les deux types sont l’ADN et l’ARN, et la nucléine isolée par Miescher dans le noyau a ensuite été reconnue comme l’ADN ; les autres propositions inversent ces faits.

2. Une molécule contient une base à deux cycles accolés et quatre atomes d’azote : quelles propositions sont exactes à son sujet ?

Ses quatre atomes d’azote occupent les positions 1, 3, 7 et 9.
Le cycle pyrimidine de cette base est hexagonal et son cycle imidazole est pentagonal.
Cette architecture correspond à une base purique, comme l’adénine ou la guanine.
La cytosine et l’uracile sont des bases puriques à deux cycles accolés.
Une base pyrimidique possède deux cycles accolés et neuf atomes au total.

Ses quatre atomes d’azote occupent les positions 1, 3, 7 et 9. · Le cycle pyrimidine de cette base est hexagonal et son cycle imidazole est pentagonal. · Cette architecture correspond à une base purique, comme l’adénine ou la guanine.

Explication

Une base purique comporte un cycle pyrimidine hexagonal et un cycle imidazole pentagonal, avec neuf atomes de carbone ou d’azote et quatre azotes aux positions 1, 3, 7 et 9. La cytosine et l’uracile sont pyrimidiques ; une pyrimidine possède un seul cycle hexagonal.

3. Un étudiant compare les sucres de l’ADN et de l’ARN et révise leur numérotation : quelles propositions sont exactes ?

Un pentose comporte cinq atomes de carbone numérotés de 1′ à 5′.
Le désoxyribose associé à l’ADN est le 2′-désoxyribose.
Le désoxyribose a été identifié par Levene en 1909.
Le D-ribose a été découvert en 1909 par Levene et Jacob.
Le ribose est le pentose associé à l’ARN dans cette comparaison.

Un pentose comporte cinq atomes de carbone numérotés de 1′ à 5′. · Le désoxyribose associé à l’ADN est le 2′-désoxyribose. · Le D-ribose a été découvert en 1909 par Levene et Jacob. · Le ribose est le pentose associé à l’ARN dans cette comparaison.

Explication

Le ribose est le sucre de l’ARN et le 2′-désoxyribose celui de l’ADN ; un pentose comporte cinq carbones numérotés de 1′ à 5′. Le D-ribose a été découvert en 1909 par Levene et Jacob, tandis que Levene a identifié le désoxyribose en 1929.

4. Lors de la formation d’un nucléoside, quelles propositions décrivent correctement les liaisons et les formes du phosphate en solution ?

Les ions phosphates s’unissent entre eux par des liaisons phosphoester riches en énergie.
Une pyrimidine se lie par son N1 au C1′ du pentose grâce à une liaison β-N-glycosidique.
Une purine se lie au C1′ du pentose par son atome d’azote N1.
Un nucléoside se lie à un phosphate par une liaison phosphoanhydre covalente.
Le phosphate inorganique présente trois formes ioniques en solution aqueuse selon le pH.

Une pyrimidine se lie par son N1 au C1′ du pentose grâce à une liaison β-N-glycosidique.

Explication

Dans un nucléoside, la liaison β-N-glycosidique relie le C1′ du pentose au N1 d’une pyrimidine ou au N9 d’une purine. Le phosphate existe sous quatre formes selon le pH ; les liaisons phosphoanhydres unissent les phosphates entre eux, alors que la liaison au nucléoside est phosphoester.

5. Un nucléoside reçoit trois groupements phosphates : cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les nucléotides à deux phosphates sont désignés par l’abréviation NDP.
Le produit est un nucléotide triphosphate, avec le premier phosphate lié au C5′ du pentose.
Dans un nucléotide triphosphate, les phosphates sont nommés α, γ et δ.
Les nucléosides sont les unités directement incorporées dans les acides nucléiques sous forme de monophosphates.
Un nucléotide comporte entre deux et quatre groupements phosphates liés au pentose.

Les nucléotides à deux phosphates sont désignés par l’abréviation NDP. · Le produit est un nucléotide triphosphate, avec le premier phosphate lié au C5′ du pentose.

Explication

Un nucléotide porte un à trois phosphates, reliés au pentose par une liaison phosphoester au C5′ ; avec trois phosphates, il s’agit d’un triphosphate. Les formes à deux phosphates sont des NDP, les nucléosides sont des précurseurs de nucléosides phosphorylés, et les phosphates sont nommés α, β et γ.

6. Lorsqu’une chaîne polynucléotidique se forme, quelles propositions décrivent correctement ses liaisons et ses extrémités ?

La liaison phosphodiester correspond à deux liaisons phosphoanhydres entre nucléotides.
La liaison relie le phosphate porté par C3′ au hydroxyle porté par C5′.
La liaison phosphodiester relie deux hydroxyles portés par des carbones C3′.
L’extrémité 5′ porte un phosphate libre et l’extrémité 3′ un hydroxyle libre.
La liaison phosphodiester correspond à une liaison phosphoester entre nucléotides.

L’extrémité 5′ porte un phosphate libre et l’extrémité 3′ un hydroxyle libre.

Explication

La chaîne possède un phosphate libre à son extrémité 5′ et un hydroxyle libre à son extrémité 3′. La liaison phosphodiester unit le hydroxyle en C3′ au phosphate en C5′ et correspond à deux liaisons phosphoesters, et non à une liaison phosphoester unique, à une liaison entre C3′ et C5′ inversés, à des liaisons phosphoanhydres ou à deux hydroxyles en C3′.

7. Une séquence est notée 5′-CGTA-3′. Parmi les propositions suivantes concernant son écriture et l’organisation de la chaîne, lesquelles sont exactes ?

Le squelette de la chaîne comprend des pentoses et des groupements phosphates.
La séquence conventionnelle se lit de 3′ vers 5′, soit 3′-ATGC-5′.
La séquence est écrite dans le sens conventionnel de lecture, de 5′ vers 3′.
Les groupements phosphate portés par C1′ déterminent l’ordre des bases.
Les bases portées par C5′ du pentose déterminent la séquence nucléotidique.

Le squelette de la chaîne comprend des pentoses et des groupements phosphates. · La séquence est écrite dans le sens conventionnel de lecture, de 5′ vers 3′.

Explication

La convention impose la lecture des séquences de 5′ vers 3′, et le squelette est composé de pentoses et de phosphates. Les bases portées par C1′ déterminent la séquence; le sens de lecture et les constituants indiqués dans les autres propositions sont donc incorrects.

8. Lors de la synthèse d’un brin pendant une réplication, quel sens et quel site d’ajout caractérisent la polymérisation ?

L’allongement du brin néosynthétisé s’effectue de 5′ vers 3′.
L’ADN polymérase allonge le brin en ajoutant les nucléotides à son extrémité 5′.
L’ADN polymérase assure cette polymérisation pendant la réplication.
Le nouveau nucléotide est ajouté à l’extrémité 3′-OH libre du brin.
Le brin matrice est lu dans le sens 5′ vers 3′ pendant la réplication.

L’allongement du brin néosynthétisé s’effectue de 5′ vers 3′. · L’ADN polymérase assure cette polymérisation pendant la réplication. · Le nouveau nucléotide est ajouté à l’extrémité 3′-OH libre du brin.

Explication

En réplication, l’ADN polymérase ajoute les nucléotides à l’extrémité 3′-OH, ce qui produit un allongement de 5′ vers 3′. Le brin matrice est lu dans le sens opposé, de 3′ vers 5′, et l’ajout ne se fait pas à l’extrémité 5′.

9. À propos des substrats et des nucléotides incorporés lors de la synthèse d’un brin d’ADN ou d’ARN :

Les brins simples d’ADN et d’ARN sont synthétisés à partir de nucléosides triphosphatés.
Les nucléotides incorporés dans la chaîne conservent leurs trois groupements phosphates.
Les chaînes d’ADN et d’ARN sont synthétisées à partir de nucléosides monophosphatés.
Les brins simples d’ADN et d’ARN utilisent des nucléosides diphosphatés comme substrats.
Les nucléotides incorporés dans le brin en croissance sont des monophosphates.

Les brins simples d’ADN et d’ARN sont synthétisés à partir de nucléosides triphosphatés. · Les nucléotides incorporés dans le brin en croissance sont des monophosphates.

Explication

La synthèse des brins utilise des (désoxy)nucléosides triphosphatés, mais les unités incorporées dans la chaîne sont des monophosphates. Les propositions substituant des substrats monophosphatés ou diphosphatés, ou conservant trois phosphates après incorporation, déforment cette distinction.

10. Lors d’une réplication, une ADN polymérase copie un brin parental. Quelles propositions décrivent correctement ce processus ?

La complémentarité des bases associe l’adénine à la guanine et la cytosine à la thymine.
L’ADN polymérase utilise des dNTP pour construire le brin fils.
Les nucléotides incorporés dans le brin fils restent des dNTP.
Le brin néosynthétisé est allongé dans le sens 5′ vers 3′.
Le brin parental est lu dans le sens 3′ vers 5′ par l’ADN polymérase.

L’ADN polymérase utilise des dNTP pour construire le brin fils. · Le brin néosynthétisé est allongé dans le sens 5′ vers 3′. · Le brin parental est lu dans le sens 3′ vers 5′ par l’ADN polymérase.

Explication

Pendant la réplication, l’ADN polymérase lit le brin parental de 3′ vers 5′ et synthétise le brin fils de 5′ vers 3′ à partir de dNTP. Les nucléotides incorporés sont des monophosphates, et l’appariement correct est A=T et G≡C; l’adénine ne s’apparie pas à la guanine ni la cytosine à la thymine.

11. Un fragment parental présente la séquence 3′-A G C-5′. Selon les règles de la réplication, quelles propositions décrivent le brin complémentaire néosynthétisé ?

La séquence complémentaire est 5′-A G C-3′, sans changement de bases.
Les nucléotides incorporés dans le brin fils restent des triphosphates.
Les nucléotides du brin fils s’apparient selon A=T et G≡C.
La séquence complémentaire est 5′-T C G-3′.
Le brin complémentaire est synthétisé dans le sens 5′ vers 3′.

Les nucléotides du brin fils s’apparient selon A=T et G≡C. · La séquence complémentaire est 5′-T C G-3′. · Le brin complémentaire est synthétisé dans le sens 5′ vers 3′.

Explication

Le brin fils est synthétisé de 5′ vers 3′ et ses nucléotides s’apparient selon A=T et G≡C. En face du fragment parental 3′-AGC-5′, la séquence complémentaire est 5′-TCG-3′. Les nucléotides incorporés sont des monophosphates, et non des triphosphates; une séquence identique au fragment parental ne respecte pas la complémentarité.

12. Concernant l’organisation de l’ADN double brin :

Les brins complémentaires suivent la même orientation et forment une structure hélicoïdale.
Les deux chaînes polynucléotidiques sont reliées principalement par des liaisons covalentes entre elles.
Ses deux brins présentent des orientations antiparallèles et des séquences complémentaires.
L’ADN bicaténaire réunit deux chaînes polynucléotidiques linéaires associées par des liaisons hydrogène.
Les liaisons hydrogène entre bases comprennent des interactions N-H···O et N-H···N.

Ses deux brins présentent des orientations antiparallèles et des séquences complémentaires. · L’ADN bicaténaire réunit deux chaînes polynucléotidiques linéaires associées par des liaisons hydrogène. · Les liaisons hydrogène entre bases comprennent des interactions N-H···O et N-H···N.

Explication

L’ADN bicaténaire comporte deux chaînes linéaires appariées par des liaisons hydrogène non covalentes, et ses brins sont antiparallèles et complémentaires. Les interactions N-H···O et N-H···N contribuent à la stabilité ; les chaînes ne sont pas principalement liées entre elles par des liaisons covalentes, et leurs orientations sont opposées.

13. Un ADN double brin est analysé : quelle(s) relation(s) entre ses bases sont exacte(s) ?

La quantité totale de purines égale celle des pyrimidines dans cet ADN.
Chez l’Homme, le rapport A+TG+C\frac{A+T}{G+C} vaut 1,54.
Chez E. coli, le rapport A+TG+C\frac{A+T}{G+C} vaut 1,00.
Dans tout ADN double brin, le rapport A+GT+C\frac{A+G}{T+C} dépend de l’espèce.
Dans cet ADN, la quantité d’adénine est égale à celle de thymine.

La quantité totale de purines égale celle des pyrimidines dans cet ADN. · Chez l’Homme, le rapport $$\frac{A+T}{G+C}$$ vaut 1,54. · Chez E. coli, le rapport $$\frac{A+T}{G+C}$$ vaut 1,00. · Dans cet ADN, la quantité d’adénine est égale à celle de thymine.

Explication

La complémentarité impose l’égalité des quantités d’adénine et de thymine ainsi que l’égalité entre purines et pyrimidines. Le rapport A+TG+C\frac{A+T}{G+C} vaut 1,54 chez l’Homme et 1,00 chez E. coli ; en revanche, A+GT+C\frac{A+G}{T+C} vaut 1 dans tout ADN double brin.

14. Dans une double hélice d’ADN, quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) correctement l’organisation moléculaire ?

Les deux brins de l’ADN sont parallèles et complémentaires.
La conformation la plus répandue, l’ADN-B, forme une hélice droite.
Le squelette pentose-phosphate hydrophile est orienté vers l’intérieur de l’hélice.
Les bases aromatiques hydrophobes se trouvent vers l’intérieur et protègent l’information génétique.
Le squelette pentose-phosphate, hydrophile et chargé négativement, est orienté vers l’extérieur.

La conformation la plus répandue, l’ADN-B, forme une hélice droite. · Les bases aromatiques hydrophobes se trouvent vers l’intérieur et protègent l’information génétique. · Le squelette pentose-phosphate, hydrophile et chargé négativement, est orienté vers l’extérieur.

Explication

Les deux brins d’ADN sont antiparallèles, complémentaires et hélicoïdaux : ils ne sont donc pas parallèles. Le squelette pentose-phosphate, hydrophile et chargé négativement, est orienté vers l’extérieur, tandis que les bases aromatiques hydrophobes se trouvent vers l’intérieur et protègent l’information génétique. L’ADN-B forme une hélice droite, et non une hélice gauche.

15. À propos de la publication et de la reconnaissance de la découverte de la structure de l’ADN :

Le prix Nobel de physiologie ou médecine a été attribué à Watson, Crick et Wilkins en 1953.
Watson, Crick et Wilkins ont reçu le prix Nobel de chimie en 1962.
La publication de cette découverte dans Nature date du 25 avril 1962.
La publication dans Nature a eu lieu le 25 avril 1952.
La découverte de la structure de l’ADN a été publiée dans Nature le 25 avril 1953.

La découverte de la structure de l’ADN a été publiée dans Nature le 25 avril 1953.

Explication

La publication de la découverte dans Nature date du 25 avril 1953. La date de 1962 correspond au prix Nobel de physiologie ou médecine attribué à Watson, Crick et Wilkins, et non à la publication ; les années 1952 et 1962 ne conviennent donc pas à cette publication.

16. Pour une cellule humaine diploïde, quelle(s) proposition(s) caractérise(nt) les dimensions du génome et son stockage nucléaire ?

Le génome contient environ 6,6×1066,6\times10^6 paires de bases dans cette cellule.
Le génome contient environ 6,6×1096,6\times10^9 nucléotides, soit deux mètres d’ADN.
Les quelque deux mètres d’ADN sont stockés dans un noyau de 5 à 10 mm de diamètre.
Les quelque deux mètres d’ADN sont stockés dans un noyau de 5 à 10 μm de diamètre.
Le génome contient environ 6,6×1096,6\times10^9 paires de bases dans cette cellule.

Les quelque deux mètres d’ADN sont stockés dans un noyau de 5 à 10 μm de diamètre. · Le génome contient environ $$6,6\times10^9$$ paires de bases dans cette cellule.

Explication

Une cellule humaine diploïde possède environ 6,6×1096,6\times10^9 paires de bases, représentant près de deux mètres d’ADN contenus dans un noyau de 5 à 10 μm. Les valeurs de 6,6×1066,6\times10^6 paires de bases et de 5 à 10 mm sont erronées ; le chiffre donné porte sur des paires de bases, pas des nucléotides.

17. Une cellule eucaryote doit organiser son ADN en chromatine. Quelles propositions décrivent ce processus ?

La compaction eucaryote implique des protéines spécialisées, notamment les protéines NAP.
L’ADN interagit avec des histones pour contribuer à sa compaction en chromatine.
L’ADN s’associe aux protéines NAP, qui assurent sa compaction en chromatine.
La chromatine se forme par interaction de l’ADN avec les seules histones.
Les protéines non histones participent aussi à la compaction de l’ADN eucaryote.

L’ADN interagit avec des histones pour contribuer à sa compaction en chromatine. · Les protéines non histones participent aussi à la compaction de l’ADN eucaryote.

Explication

Les histones et les protéines non histones sont les protéines spécialisées impliquées dans la compaction eucaryote en chromatine. Les protéines NAP sont associées à la compaction procaryote, et les histones ne sont pas les seules protéines eucaryotes concernées.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les fonctions de l’ADN, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’ADN constitue le support de l’information génétique et contient des régions codantes.
Les gènes produisent des ARN non codants, mais pas de protéines.
Les régions non codantes de l’ADN correspondent toutes à des gènes.
L’ADN contient des régions codantes, mais pas de régions non codantes.
Les gènes codent un produit fonctionnel qui correspond à une protéine.

L’ADN constitue le support de l’information génétique et contient des régions codantes.

Explication

L’ADN porte l’information génétique et comprend des régions codantes, appelées gènes, ainsi que des régions non codantes. Un gène peut coder une protéine ou un ARN non codant ; les autres propositions excluent à tort l’une de ces possibilités ou nient les régions non codantes.

19. Lors d’une transcription, quelles propositions décrivent correctement la synthèse de l’ARN ?

Un A du brin matrice permet l’incorporation d’un U dans l’ARN.
L’ARN polymérisé contient de la thymine en remplacement de l’uracile.
Le brin matrice est parcouru de 3′ vers 5′ pendant la transcription.
L’appariement transcriptionnel associe A à U et G à C.
L’ARN néosynthétisé s’allonge dans le sens 5′ vers 3′.

Un A du brin matrice permet l’incorporation d’un U dans l’ARN. · Le brin matrice est parcouru de 3′ vers 5′ pendant la transcription. · L’appariement transcriptionnel associe A à U et G à C. · L’ARN néosynthétisé s’allonge dans le sens 5′ vers 3′.

Explication

Pendant la transcription, le brin matrice est lu de 3′ vers 5′ et l’ARN est synthétisé de 5′ vers 3′. Les appariements sont A-U et G-C ; l’ARN contient de l’uracile, et non de la thymine.

20. Chez une cellule eucaryote, quelles propositions décrivent correctement le devenir et les caractéristiques des ARNm ?

Les ARNm sont exportés du noyau vers le cytosol pour y être traduits.
Les ARNm représentent généralement 80 à 85 % des ARN totaux.
Les ARNm présentent une région structurée associée à une demi-vie longue.
Le ribosome lit les ARNm dans le sens 3′ vers 5′ lors de la traduction.
Les ARNm servent de messagers entre l’ADN et le ribosome.

Les ARNm sont exportés du noyau vers le cytosol pour y être traduits. · Les ARNm servent de messagers entre l’ADN et le ribosome.

Explication

Chez les eucaryotes, les ARNm passent du noyau au cytosol pour être traduits, et ils transmettent le message entre l’ADN et le ribosome. Ils représentent 1 à 5 % des ARN totaux, sont lus de 5′ vers 3′ et possèdent une région simple brin non structurée associée à une demi-vie courte.

21. Dans un ribosome engagé dans la traduction, quelles propositions décrivent correctement les fonctions de ses sous-unités et les caractéristiques des ARNr ?

Les ARNr constituent environ 80 à 85 % de l’ensemble des ARN cellulaires.
Les ARNr s’associent à des protéines ribosomiques en complexes ribonucléoprotéiques.
La petite sous-unité catalyse les liaisons peptidiques grâce à la peptidyltransférase.
La petite sous-unité assure le décodage de l’ARNm pendant la traduction.
La grande sous-unité catalyse les liaisons entre acides aminés grâce à la peptidyltransférase.

Les ARNr constituent environ 80 à 85 % de l’ensemble des ARN cellulaires. · Les ARNr s’associent à des protéines ribosomiques en complexes ribonucléoprotéiques. · La petite sous-unité assure le décodage de l’ARNm pendant la traduction. · La grande sous-unité catalyse les liaisons entre acides aminés grâce à la peptidyltransférase.

Explication

La grande sous-unité forme les liaisons entre acides aminés par son activité peptidyltransférase, tandis que la petite décode l’ARNm. Les ARNr représentent 80 à 85 % des ARN et s’associent à des protéines ribosomiques ; l’activité peptidyltransférase n’est pas attribuée à la petite sous-unité.

22. Une cellule produit plusieurs isoformes protéiques à partir d’un même pré-ARNm et régule différents ARN messagers par des ARN interférents. Quelles propositions sont exactes ?

Un siRNA cible avec une forte spécificité un seul ARNm.
Un miRNA peut réguler la stabilité et la traduction des ARNm.
L’épissage alternatif sélectionne différentes combinaisons d’exons du même pré-ARNm.
L’épissage alternatif produit plusieurs pré-ARNm à partir de différents gènes.
Un miRNA est un ARN double brin d’origine endogène.

Un siRNA cible avec une forte spécificité un seul ARNm. · Un miRNA peut réguler la stabilité et la traduction des ARNm. · L’épissage alternatif sélectionne différentes combinaisons d’exons du même pré-ARNm.

Explication

L’épissage alternatif sélectionne diverses combinaisons d’exons d’un même pré-ARNm et peut produire plusieurs isoformes protéiques. Les siRNA sont très spécifiques et ciblent un ARNm, tandis que les miRNA peuvent réguler la stabilité et la traduction de plusieurs ARNm. L’épissage alternatif ne produit pas plusieurs pré-ARNm issus de gènes différents. Les miRNA sont des ARN simple brin d’origine endogène.

23. Une équipe envisage d’utiliser des ARN interférents pour une pathologie et d’évaluer des miRNA comme biomarqueurs. Quelles propositions sont exactes ?

Un antagomir peut bloquer un miRNA pathogène favorisant une pathologie.
Ambros et Ruvkun ont reçu le prix Nobel de médecine en 2024 pour la découverte de lin-4.
Un siRNA thérapeutique vise un miRNA pathogène afin d’en bloquer l’action.
Des miRNA peuvent être détectés dans des tissus par RT-qPCR ou séquençage.
Un miRNA mimic peut imiter un miRNA réprimé dans une stratégie thérapeutique.

Un antagomir peut bloquer un miRNA pathogène favorisant une pathologie. · Ambros et Ruvkun ont reçu le prix Nobel de médecine en 2024 pour la découverte de lin-4. · Des miRNA peuvent être détectés dans des tissus par RT-qPCR ou séquençage. · Un miRNA mimic peut imiter un miRNA réprimé dans une stratégie thérapeutique.

Explication

Les antagomirs bloquent des miRNA pathogènes, les miRNA mimics imitent des miRNA réprimés et les siRNA thérapeutiques ciblent des ARNm pathogènes. Les miRNA peuvent servir de biomarqueurs et être détectés par RT-qPCR ou séquençage ; Ambros et Ruvkun ont reçu le prix Nobel en 2024 pour la découverte du premier microARN, lin-4. Le siRNA thérapeutique cible un ARNm pathogène, et non un miRNA.

24. Pour purifier un échantillon d’ADN, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant sa solubilité et sa viscosité ?

La grande longueur de l’ADN contribue à sa viscosité élevée en solution.
L’éthanol rend les acides nucléiques insolubles et favorise leur précipitation.
Dans un milieu aqueux salé, les acides nucléiques sont solubles grâce à leurs charges négatives.
Dans l’éthanol, les acides nucléiques restent solubles et ne précipitent pas.
La structure en double hélice participe à la viscosité élevée caractéristique de l’ADN.

La grande longueur de l’ADN contribue à sa viscosité élevée en solution. · L’éthanol rend les acides nucléiques insolubles et favorise leur précipitation. · Dans un milieu aqueux salé, les acides nucléiques sont solubles grâce à leurs charges négatives. · La structure en double hélice participe à la viscosité élevée caractéristique de l’ADN.

Explication

Les acides nucléiques sont solubles en milieu aqueux salé, mais précipitent dans l’éthanol. La longueur de l’ADN et sa structure en double hélice expliquent sa viscosité élevée ; l’affirmation selon laquelle il reste soluble dans l’éthanol est donc fausse.

25. Lorsqu’un échantillon d’ADN bicaténaire est chauffé puis refroidi lentement, quelles propositions sont exactes ?

L’absorption des acides nucléiques dans l’ultraviolet atteint son maximum vers 280 nm.
Les bases azotées absorbent la lumière ultraviolette autour de 260 nm grâce à leurs noyaux aromatiques.
Un refroidissement lent empêche le rapprochement des brins et rend la dénaturation irréversible.
La dénaturation thermique de l’ADN bicaténaire résulte de la rupture des liaisons covalentes entre les brins.
Le chauffage sépare les deux brins en rompant les liaisons covalentes du squelette de l’ADN.

Les bases azotées absorbent la lumière ultraviolette autour de 260 nm grâce à leurs noyaux aromatiques.

Explication

Les noyaux aromatiques des bases azotées sont responsables de l’absorption ultraviolette autour de 260 nm. La chaleur sépare les brins en rompant leurs liaisons hydrogène, sans altérer le squelette covalent, et un refroidissement lent permet une dénaturation réversible ; 280 nm n’est pas la valeur indiquée.

26. Concernant la dénaturation des ARN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La dénaturation de l’ARN exige une structure en double hélice constituée de deux brins.
Un ARN peut être dénaturé lorsque ses structures secondaires locales se défont.
La dénaturation d’un ARN correspond à la séparation de deux brins appariés par des liaisons covalentes.
La dénaturation des ARN résulte de la rupture du squelette covalent de la molécule.
Les structures secondaires locales de l’ARN se défont lors d’un refroidissement lent.

Un ARN peut être dénaturé lorsque ses structures secondaires locales se défont.

Explication

La dénaturation des ARN est possible lorsque leurs structures secondaires locales se défont. Elle n’implique pas nécessairement deux brins reliés par des liaisons covalentes, ni une rupture du squelette ou un dépliement provoqué par le refroidissement.

27. Concernant les rôles des nucléotides libres et des ribozymes :

Les ribozymes des ribosomes sont des nucléotides libres assurant une catalyse.
L’ATP et le GTP peuvent fournir de l’énergie grâce à leurs groupements phosphates.
Le NADP⁺ et le FAD sont des messagers cellulaires comparables à l’AMPc.
Le CoA et le NAD⁺ peuvent intervenir comme coenzymes dans la cellule.
L’AMPc peut jouer un rôle de messager dans la signalisation cellulaire.

L’ATP et le GTP peuvent fournir de l’énergie grâce à leurs groupements phosphates. · Le CoA et le NAD⁺ peuvent intervenir comme coenzymes dans la cellule. · L’AMPc peut jouer un rôle de messager dans la signalisation cellulaire.

Explication

L’ATP et le GTP fournissent de l’énergie, tandis que le CoA et le NAD⁺ ont des fonctions de coenzymes. L’AMPc est un messager ; les ribozymes sont des chaînes de nucléotides, et non des nucléotides libres, tandis que le NADP⁺ et le FAD sont cités comme coenzymes.

28. Dans une cellule eucaryote, l’épissage des ARNm fait intervenir des snRNA. Concernant leur rôle et leur organisation, quelles propositions sont exactes ?

Les snRNA interviennent dans la traduction des ARNm au sein du cytoplasme.
Les complexes snRNP s’associent à d’autres protéines pour constituer les spliceosomes.
Les snRNA s’associent à des protéines pour former des complexes appelés snoRNP.
Les snRNA nucléaires participent à l’épissage des ARN messagers en cours de maturation.
Les snRNP constituent des complexes composés de protéines cytoplasmiques.

Les complexes snRNP s’associent à d’autres protéines pour constituer les spliceosomes. · Les snRNA nucléaires participent à l’épissage des ARN messagers en cours de maturation.

Explication

Les snRNA sont présents dans le noyau eucaryote et participent à l’épissage des ARNm. Ils forment des snRNP, qui s’assemblent avec d’autres protéines pour constituer les spliceosomes. Les snRNP ne sont pas des complexes composés de protéines cytoplasmiques, les snoRNP concernent les snoRNA, et la traduction cytoplasmique n’est pas le rôle décrit.

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Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur Acides nucléiques et ADN.

Quel rôle jouent les acides nucléiques dans l’information génétique ?

Ils transmettent et régulent l’information génétique.

Quels sont les deux types d’acides nucléiques ?

L’ADN et l’ARN.

Quel est le rôle des nucléotides dans les acides nucléiques ?

Ce sont leurs monomères.

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