QCM : Activité physique et santé mentale (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment la santé est-elle définie au-delà de la simple absence de maladie ?

Comme un état de bien-être physique et mental, indépendamment des relations sociales
Comme un état de bien-être physique, mental et social
Comme l’absence de troubles physiques, même si le bien-être mental est altéré
Comme une capacité à travailler et à participer à la vie collective, sans dimension physique

Comme un état de bien-être physique, mental et social

Explication

Cette définition englobe le bien-être physique, mental et social, et ne réduit pas la santé à l’absence de maladie. La présence d’un trouble physique n’exclut pas à elle seule une conception de la santé centrée sur ces trois dimensions.

2. Dans la définition de la santé mentale de la Charte d’Ottawa, quelle capacité fait partie du bien-être mental ?

Surmonter les tensions normales et participer à la communauté, sans pouvoir accomplir un travail productif
Se réaliser, surmonter les tensions normales, travailler de façon productive et contribuer à la communauté
Se réaliser et contribuer à la communauté, sans devoir faire face aux tensions de la vie
Éviter les tensions de la vie, travailler de façon productive et se tenir à l’écart de la communauté

Se réaliser, surmonter les tensions normales, travailler de façon productive et contribuer à la communauté

Explication

La Charte d’Ottawa associe la santé mentale à la réalisation de soi, à la capacité de surmonter les tensions normales, au travail productif et à la contribution à la communauté. L’idée d’éviter les tensions ne correspond pas à cette définition, qui porte sur la capacité à les surmonter.

3. Une personne jardine et dépense de l’énergie en bougeant, sans pratiquer un sport organisé : comment qualifier cette activité selon la définition de l’activité physique ?

Comme une activité physique seulement si elle est pratiquée à une intensité élevée
Comme un sport, car toute activité physique correspond à une pratique sportive particulière
Comme une activité physique, car il s’agit d’un mouvement corporel avec dépense énergétique
Comme une activité domestique, qui ne relève pas de l’activité physique sans encadrement

Comme une activité physique, car il s’agit d’un mouvement corporel avec dépense énergétique

Explication

L’activité physique comprend les mouvements corporels produits par les muscles squelettiques qui entraînent une dépense énergétique, y compris hors du sport. Assimiler toute activité physique au sport confond une catégorie générale avec une pratique particulière.

4. Quel ensemble d’effets est associé à l’activité physique par Buecker et ses collègues ?

Une baisse de l’anxiété et de la dépression, sans association avec la santé cardiovasculaire
Une amélioration cardiovasculaire et une baisse de l’anxiété, sans association avec la dépression ni le bien-être
Une amélioration cardiovasculaire, une baisse de l’anxiété et de la dépression, et un bien-être accru
Une amélioration cardiovasculaire et du bien-être général, sans association avec le bien-être lié à la santé

Une amélioration cardiovasculaire, une baisse de l’anxiété et de la dépression, et un bien-être accru

Explication

Les effets associés comprennent l’amélioration cardiovasculaire, la diminution de l’anxiété et de la dépression, ainsi qu’une hausse du bien-être général et du bien-être lié à la santé. Réduire ces effets aux seuls bénéfices cardiovasculaires et anxieux écarte des dimensions également rapportées.

5. Une personne hésite entre une activité aérobie et une activité anaérobie pour améliorer son bien-être : quelle conclusion est la plus conforme aux résultats présentés ?

L’activité aérobie favorise le bien-être, tandis que l’activité anaérobie n’a pas d’effet positif
Les deux modalités favorisent le bien-être seulement lorsqu’elles sont pratiquées en club
Les deux modalités peuvent favoriser le bien-être, sans avantage important attribué à une seule
L’activité anaérobie favorise le bien-être, tandis que l’activité aérobie n’a pas d’effet positif

Les deux modalités peuvent favoriser le bien-être, sans avantage important attribué à une seule

Explication

Les modalités aérobies et anaérobies ont toutes deux un effet positif sur le bien-être, avec peu ou pas de différence de bénéfice entre elles. L’idée que seule l’activité aérobie serait bénéfique constitue la confusion à éviter.

6. Pour maximiser l’effet de l’activité physique sur le bien-être, quelle intensité est privilégiée ?

Une intensité qui alterne nécessairement entre faible et élevée
Une intensité élevée
Une intensité modérée
Une intensité faible

Une intensité modérée

Explication

L’effet sur le bien-être est maximisé avec une activité d’intensité modérée. Une intensité élevée n’est pas celle qui est indiquée comme optimale pour cet effet.

7. Après une séance vécue positivement, quel enchaînement peut favoriser le retour à l’activité ?

La personne retourne à la séance avant d’avoir éprouvé une expérience positive
La personne anticipe le plaisir de la prochaine séance, puis y retourne
La personne transforme le plaisir anticipé en expérience vécue sans reprendre l’activité
La personne anticipe un effort pénible, puis revient grâce à une récompense extérieure

La personne anticipe le plaisir de la prochaine séance, puis y retourne

Explication

Une expérience positive peut conduire à anticiper le plaisir de la séance suivante, ce qui peut encourager la personne à y retourner. Le plaisir anticipé concerne une séance future et ne se confond pas avec le fait d’avoir déjà repris l’activité.

8. Dans quelle situation une expérience positive est-elle associée à un meilleur engagement dans l’activité physique ?

Chez une personne atteinte d’une pathologie cardiorespiratoire, si elle est jeune
Chez une personne plus âgée, à condition qu’elle n’ait aucune pathologie cardiorespiratoire
Chez une personne plus âgée ou atteinte d’une pathologie touchant le système cardiorespiratoire
Chez une personne dont l’engagement dépend de la durée de séance plutôt que de l’expérience vécue

Chez une personne plus âgée ou atteinte d’une pathologie touchant le système cardiorespiratoire

Explication

Un meilleur engagement est associé à une expérience positive, notamment avec l’âge ou en présence d’une pathologie affectant le système cardiorespiratoire. L’association n’est pas limitée aux personnes jeunes ni conditionnée par l’absence de pathologie.

9. Quelle distinction l’autodétermination établit-elle entre deux sources de motivation ?

Elle oppose les bénéfices physiques aux bénéfices psychologiques de l’activité.
Elle distingue l’activité pratiquée en groupe de l’activité pratiquée seul.
Elle oppose les contraintes extérieures à une motivation qui vient de soi.
Elle oppose les objectifs de santé aux objectifs de performance sportive.

Elle oppose les contraintes extérieures à une motivation qui vient de soi.

Explication

L’autodétermination met en contraste les contraintes venant de l’extérieur et une motivation qui prend sa source en soi. La distinction entre objectifs de santé et de performance concerne des buts poursuivis, et non l’origine de la motivation.

10. Selon la théorie de l’autodétermination, quels besoins doivent être respectés pour favoriser le maintien d’une activité physique régulière ?

La compétence, l’autonomie et l’appartenance sociale.
Le plaisir, la dépense énergétique et la progression technique.
La santé, la performance et la reconnaissance sociale.
La sécurité, la compétition et l’approbation extérieure.

La compétence, l’autonomie et l’appartenance sociale.

Explication

Sarrazin et ses collègues associent le maintien de l’activité physique au respect des besoins de compétence, d’autonomie et d’appartenance sociale. La performance et la reconnaissance peuvent être recherchées, mais elles ne correspondent pas aux trois besoins indiqués par cette théorie.

11. Comment Orival explique-t-il le rôle des facteurs sociaux dans l’engagement en activité physique ?

Le plaisir et la motivation sont façonnés par les dispositions incorporées, les déterminants sociaux et les normes de santé.
Les normes de santé réduisent l’engagement en remplaçant les motivations personnelles par des objectifs collectifs.
Les déterminants sociaux interviennent surtout dans l’accès aux équipements, sans façonner le plaisir de bouger.
Le plaisir et la motivation résultent principalement de caractéristiques biologiques indépendantes du contexte social.

Le plaisir et la motivation sont façonnés par les dispositions incorporées, les déterminants sociaux et les normes de santé.

Explication

Orival souligne que l’engagement ne relève pas d’une simple motivation individuelle : le plaisir et la motivation sont aussi socialement façonnés par les dispositions, les déterminants sociaux et les injonctions à bouger pour sa santé. L’accès aux équipements peut compter, mais cette explication ne rend pas compte de l’influence plus large des facteurs sociaux et normatifs.

12. Quel profil de pratique est associé à un accès facilité à la nature ?

Une pratique surtout orientée vers la compétition en salle, avec une satisfaction liée aux performances mesurées.
Une pratique plus fréquente, notamment du cyclisme, de la course et de la randonnée, avec des effets positifs rapportés.
Une pratique moins régulière des activités d’endurance, malgré un amusement et une satisfaction généralement rapportés.
Une pratique plus fréquente de la marche urbaine, avec des effets positifs attribués à la musique d’accompagnement.

Une pratique plus fréquente, notamment du cyclisme, de la course et de la randonnée, avec des effets positifs rapportés.

Explication

Un accès facilité à la nature est associé à davantage de pratique, notamment du cyclisme, de la course et de la randonnée, ainsi qu’à des effets positifs, de l’amusement et de la satisfaction. La marche en bord de mer pendant les pauses de travail correspond à un protocole d’étude distinct, et non au profil général associé à l’accès à la nature.

13. Quelle estimation décrit la fréquence des troubles psychiques en France au cours d’une année et à l’échelle d’une vie ?

Une personne sur cinq au cours d’une année et une personne sur huit au cours d’une vie.
Une personne sur huit au cours d’une année et une personne sur cinq au cours d’une vie.
Une personne sur trois au cours d’une année et une personne sur cinq au cours d’une vie.
Une personne sur cinq au cours d’une année et une personne sur trois au cours d’une vie.

Une personne sur cinq au cours d’une année et une personne sur trois au cours d’une vie.

Explication

L’estimation donnée est d’une personne sur cinq en France sur une année et d’une personne sur trois au cours d’une vie. Inverser ces deux fréquences constitue une confusion entre la prévalence annuelle et celle mesurée à l’échelle de la vie.

14. Par quels mécanismes biologiques l’activité physique peut-elle agir sur des processus liés aux troubles mentaux ?

En agissant principalement sur la production de mélatonine et la régulation des rythmes circadiens.
En favorisant des facteurs de croissance liés à la neuroplasticité, comme le BDNF, et en régulant les réponses inflammatoires par les cytokines.
En réduisant directement la production de BDNF et en amplifiant les réponses inflammatoires périphériques et centrales.
En augmentant la neuroplasticité par les cytokines et en régulant l’inflammation grâce à une diminution du BDNF.

En favorisant des facteurs de croissance liés à la neuroplasticité, comme le BDNF, et en régulant les réponses inflammatoires par les cytokines.

Explication

L’activité physique agit notamment sur l’expression de facteurs de croissance liés à la neuroplasticité, dont le BDNF, et sur la régulation des réponses inflammatoires par les cytokines. L’idée qu’elle réduit le BDNF et amplifie l’inflammation inverse les mécanismes décrits.

15. Pour quels problèmes de santé mentale l’activité physique est-elle présentée comme efficace ?

Les troubles du sommeil, les symptômes dépressifs et les symptômes cognitifs de la schizophrénie.
L’anxiété, les symptômes maniaques et les symptômes positifs de la schizophrénie.
Les phobies, les symptômes psychotiques aigus et les troubles de la personnalité.
L’anxiété, les symptômes dépressifs et les symptômes négatifs de la schizophrénie.

L’anxiété, les symptômes dépressifs et les symptômes négatifs de la schizophrénie.

Explication

Les effets rapportés concernent l’anxiété, les symptômes dépressifs et les symptômes négatifs de la schizophrénie. Les symptômes maniaques et les symptômes positifs de la schizophrénie ne sont pas les catégories citées ici.

16. Quelle place l’activité physique peut-elle occuper dans les soins psychiatriques ?

Une intervention destinée à remplacer la psychothérapie et les médicaments
Une mesure de prévention et un complément aux soins courants
Une modalité réservée aux personnes sans traitement psychiatrique
Une alternative aux soins courants lorsque les symptômes persistent

Une mesure de prévention et un complément aux soins courants

Explication

L’activité physique peut contribuer à la prévention et s’ajouter aux soins courants en psychiatrie. La présenter comme une alternative aux soins confond son rôle d’adjuvant avec celui d’un substitut.

17. Quel dispositif est présenté comme favorable aux pratiques thérapeutiques par l’activité physique en psychiatrie ?

Une pratique individuelle organisée sans lien avec les professionnels de santé
Un programme dirigé par des professionnels du sport sans coordination en santé mentale
Un suivi en santé mentale complété par une activité physique sans encadrement sportif
Un encadrement structuré par des professionnels du sport et de la santé mentale

Un encadrement structuré par des professionnels du sport et de la santé mentale

Explication

L’encadrement et la structuration par des professionnels du sport et de la santé mentale sont présentés comme favorables. Un encadrement relevant d’un seul de ces domaines ne correspond pas à cette approche conjointe.

18. Comment la génétique intervient-elle dans les différences de réponse affective à l’activité physique ?

Elle contribue en partie à la réponse affective, qui varie d’une personne à l’autre
Elle n’intervient pas dans les réponses, qui dépendent uniquement du type d’activité
Elle détermine entièrement la réponse affective, qui reste identique chez les pratiquants
Elle agit sur la réponse physique, tandis que la réponse affective est uniforme

Elle contribue en partie à la réponse affective, qui varie d’une personne à l’autre

Explication

Les réponses à l’activité physique sont variées, et la génétique contribue partiellement à la réponse affective. Dire qu’elle la détermine entièrement exagère son rôle et efface la variabilité des réponses.

19. Une personne cherche à choisir la durée d’activité physique la plus favorable à son état émotionnel : quelle approche est justifiée ?

Choisir une durée fixe selon le type d’activité, indépendamment de la personne
Adapter la durée à la personne, car aucune durée idéale universelle n’est établie
Prescrire une durée identique à tous, car un seuil émotionnel universel est établi
Écarter toute adaptation de la durée, car elle n’influence pas l’effet émotionnel

Adapter la durée à la personne, car aucune durée idéale universelle n’est établie

Explication

Aucune durée idéale universelle n’est établie pour obtenir un effet émotionnel positif, ce qui justifie une pratique personnalisée. Une durée identique pour tous suppose à tort qu’un seuil universel a été démontré.

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Comment se définit la santé ?

Un état de bien-être physique, mental et social, qui ne se limite pas à l’absence de maladie.

Quelle référence définit la santé mentale dans ce cours ?

La Charte d’Ottawa, 1986.

Selon la Charte d’Ottawa, que permet l’état de santé mentale ?

De se réaliser, de surmonter les tensions normales, de travailler de façon productive et de contribuer à la vie en communauté.

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