QCM : Algèbre linéaire et statistique — 61 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la nature d’une fonction numérique à variable réelle ?

Une application d’une partie de ℝ ou de ℝ dans ℝ
Une application de ℝ dans l’ensemble des nombres complexes
Une relation entre deux ensembles sans valeur réelle imposée
Une application d’un ensemble discret dans une partie de ℝ

Une application d’une partie de ℝ ou de ℝ dans ℝ

Explication

Une fonction numérique à variable réelle associe des réels à des réels, avec un domaine qui peut être ℝ ou une partie de ℝ. Une fonction à valeurs complexes ou une relation sans image unique ne correspond pas à cette définition.

2. Que représente l’ensemble de définition DfD_f d’une fonction ff ?

L’ensemble de départ complet avant toute restriction
Les valeurs réelles obtenues comme images par ff
Les réels pour lesquels la fonction atteint une valeur maximale
Les réels xx pour lesquels f(x)f(x) existe

Les réels $$x$$ pour lesquels $$f(x)$$ existe

Explication

L’ensemble de définition contient les réels pour lesquels l’expression f(x)f(x) existe et qui possèdent une image. Il ne désigne ni l’ensemble de départ complet ni l’ensemble des valeurs prises par la fonction.

3. Quel est l’ensemble de définition de la fonction polynôme f(x)=3x4−2x+7f(x)=3x^4-2x+7 ?

ℝ privé de quelques valeurs interdites
L’intervalle [0,+∞[[0,+\infty[
ℝ
L’ensemble des racines du polynôme

ℝ

Explication

Toute fonction polynôme est définie pour chaque réel, car elle ne comporte ni dénominateur pouvant s’annuler ni radical imposant une condition. Son ensemble de définition est donc ℝ.

4. Quelles conditions déterminent le domaine de f(x)=x−1x−3f(x)=\frac{\sqrt{x-1}}{x-3} ?

x≤1x\le1 et x≠3x\ne3
x≥1x\ge1 et x>3x>3
x≥1x\ge1 et x≠3x\ne3
x>1x>1 et x≠3x\ne3

$$x\ge1$$ et $$x\ne3$$

Explication

Le radical impose x−1≥0x-1\ge0, donc x≥1x\ge1, tandis que le dénominateur impose x−3≠0x-3\ne0. La condition x>1x>1 serait trop restrictive, car la racine carrée existe aussi lorsque x=1x=1.

5. Pour déterminer la limite à l’infini de P(x)=5x4−3x2+7P(x)=5x^4-3x^2+7, quel terme faut-il examiner en priorité ?

Le monôme dominant 5x45x^4
Le terme de degré deux −3x2-3x^2
La somme des coefficients du polynôme
Le terme constant 77

Le monôme dominant $$5x^4$$

Explication

À l’infini, la limite d’un polynôme est celle de son monôme de plus haut degré, ici 5x45x^4. Les termes de degré inférieur deviennent négligeables devant ce terme dominant.

6. Quelle expression permet d’étudier la limite à l’infini de R(x)=2x3−x+15x2+4R(x)=\frac{2x^3-x+1}{5x^2+4} ?

La limite de 2x3−x+15\frac{2x^3-x+1}{5}
La limite de 2x35x2\frac{2x^3}{5x^2}
La limite de −x4\frac{-x}{4}
La limite de 15x2\frac{1}{5x^2}

La limite de $$\frac{2x^3}{5x^2}$$

Explication

Pour une fonction rationnelle, on compare les monômes de plus haut degré du numérateur et du dénominateur. Ici, le quotient déterminant est 2x35x2\frac{2x^3}{5x^2}, soit 25x\frac25x.

7. Laquelle des expressions suivantes est une forme indéterminée lors du calcul d’une limite ?

0+∞0+\infty
10\frac{1}{0}
52\frac{5}{2}
00\frac{0}{0}

$$\frac{0}{0}$$

Explication

La forme 00\frac{0}{0} est indéterminée, car elle ne permet pas de déduire directement la limite. Les autres expressions proposées correspondent à des situations dont l’interprétation est différente ou à une valeur déterminée.

8. Quelle méthode est particulièrement adaptée pour lever une forme indéterminée issue d’une expression irrationnelle ?

Comparer les coefficients des termes dominants
Multiplier par l’expression conjuguée
Remplacer chaque radical par son radicand
Conserver uniquement le terme constant

Multiplier par l’expression conjuguée

Explication

L’expression conjuguée permet souvent de transformer une différence de radicaux et de supprimer la forme indéterminée. La conservation du terme constant ou la comparaison de coefficients ne traite pas directement ce type d’expression irrationnelle.

9. Quelle condition caractérise une asymptote verticale d’équation x=x0x=x_0 ?

f(x)f(x) tend vers une constante lorsque xx tend vers l’infini
ff n’est pas définie en x0x_0 et tend vers +∞+\infty ou −∞-\infty près de x0x_0
La distance entre la courbe et une droite oblique tend vers zéro
La fonction prend la valeur zéro lorsque x=x0x=x_0

$$f$$ n’est pas définie en $$x_0$$ et tend vers $$+\infty$$ ou $$-\infty$$ près de $$x_0$$

Explication

Une asymptote verticale apparaît lorsque la fonction n’est pas définie en x0x_0 et que ses valeurs deviennent infinies quand xx s’approche de x0x_0. Une limite finie à l’infini caractérise plutôt une asymptote horizontale.

10. Si lim⁡x→+∞f(x)=3\lim_{x\to+\infty}f(x)=3, quelle droite est une asymptote horizontale de la courbe ?

La droite y=3y=3
La droite y=0y=0
La droite y=x+3y=x+3
La droite x=3x=3

La droite $$y=3$$

Explication

Une limite finie aa lorsque xx tend vers l’infini donne l’asymptote horizontale y=ay=a. Ici, la droite correspondante est donc y=3y=3, tandis que x=3x=3 serait une droite verticale.

11. La droite y=ax+by=ax+b, avec a≠0a\ne0, est une asymptote oblique de ff lorsque quelle condition est vérifiée ?

f(x)=ax+bf(x)=ax+b pour toute valeur de xx
lim⁡x→∞[f(x)−(ax+b)]=0\lim_{x\to\infty}[f(x)-(ax+b)]=0
lim⁡x→∞f(x)=b\lim_{x\to\infty}f(x)=b
lim⁡x→∞[f(x)−(ax+b)]=∞\lim_{x\to\infty}[f(x)-(ax+b)]=\infty

$$\lim_{x\to\infty}[f(x)-(ax+b)]=0$$

Explication

Une asymptote oblique est une droite dont l’écart algébrique avec la courbe tend vers zéro à l’infini. Un écart qui tend vers l’infini décrit plutôt une direction asymptotique, et l’égalité pour tout xx correspondrait à une coïncidence avec la droite.

12. Si f(x)−(ax+b)<0f(x)-(ax+b)<0 sur un intervalle, où se situe la courbe de ff par rapport à la droite y=ax+by=ax+b ?

Elle se situe au-dessous de la droite
Elle se situe au-dessus de la droite
Elle est confondue avec la droite
Elle est nécessairement verticale par rapport à la droite

Elle se situe au-dessous de la droite

Explication

La différence f(x)−(ax+b)f(x)-(ax+b) mesure la position verticale de la courbe par rapport à la droite. Un signe négatif signifie que la valeur de la fonction est inférieure à celle de la droite, donc que la courbe est au-dessous.

13. Quelle condition caractérise la continuité d’une fonction ff en x0x_0 ?

La limite lim⁡x→x0f(x)\lim_{x\to x_0}f(x) existe, même si f(x0)f(x_0) n’est pas définie.
Les limites à gauche et à droite existent, sans comparaison avec f(x0)f(x_0).
La valeur f(x0)f(x_0) existe, même si la limite en x0x_0 est différente.
La fonction est définie en x0x_0 et lim⁡x→x0f(x)=f(x0)\lim_{x\to x_0}f(x)=f(x_0).

La fonction est définie en $$x_0$$ et $$\lim_{x\to x_0}f(x)=f(x_0)$$.

Explication

La continuité exige que la fonction soit définie en x0x_0 et que sa limite en ce point coïncide avec sa valeur. L’existence d’une limite ne suffit pas si elle n’est pas égale à f(x0)f(x_0).

14. Quelle égalité exprime la continuité à gauche de ff en x0x_0 ?

lim⁡x→x0+f(x)=f(x0)\lim_{x\to x_0^+}f(x)=f(x_0)
lim⁡x→x0f(x)=f(x0−)\lim_{x\to x_0}f(x)=f(x_0^-)
lim⁡x→x0−f(x)=f(x0)\lim_{x\to x_0^-}f(x)=f(x_0)
lim⁡x→x0−f(x)=f(x0+)\lim_{x\to x_0^-}f(x)=f(x_0^+)

$$\lim_{x\to x_0^-}f(x)=f(x_0)$$

Explication

La continuité à gauche compare la limite obtenue lorsque xx tend vers x0x_0 par des valeurs inférieures à f(x0)f(x_0). La limite à droite correspond, elle, à x→x0+x\to x_0^+.

15. Une fonction possède des limites à gauche et à droite en x0x_0, toutes deux égales à f(x0)f(x_0). Quelle conclusion peut-on tirer ?

Elle est dérivable en x0x_0.
Elle est polynôme au voisinage de x0x_0.
Elle est continue en x0x_0.
Elle est nécessairement constante près de x0x_0.

Elle est continue en $$x_0$$.

Explication

La continuité en un point équivaut à la continuité à gauche et à droite en ce point. Ces deux limites égales à f(x0)f(x_0) établissent donc la continuité, sans impliquer la dérivabilité.

16. Sur quel ensemble la fonction rationnelle r(x)=x+1x−2r(x)=\frac{x+1}{x-2} est-elle continue ?

Sur R\mathbb{R}, y compris en x=2x=2
Sur R∖{2}\mathbb{R}\setminus\{2\}
Sur l’ensemble {2}\{2\} uniquement
Sur R∖{−1}\mathbb{R}\setminus\{-1\}

Sur $$\mathbb{R}\setminus\{2\}$$

Explication

Une fonction rationnelle est continue sur son ensemble de définition, qui exclut ici les valeurs annulant le dénominateur. Comme x−2=0x-2=0 pour x=2x=2, l’ensemble concerné est R∖{2}\mathbb{R}\setminus\{2\}.

17. Pourquoi l’existence de lim⁡x→x0f(x)\lim_{x\to x_0}f(x) ne suffit-elle pas à assurer la continuité de ff en x0x_0 ?

Parce que la fonction doit être définie sur tout R\mathbb{R}.
Parce que les limites latérales doivent être infinies en x0x_0.
Parce que f(x0)f(x_0) doit exister et être égale à cette limite.
Parce que la fonction doit être dérivable en x0x_0.

Parce que $$f(x_0)$$ doit exister et être égale à cette limite.

Explication

La continuité requiert à la fois l’existence de f(x0)f(x_0) et l’égalité lim⁡x→x0f(x)=f(x0)\lim_{x\to x_0}f(x)=f(x_0). Une limite peut exister alors que la fonction n’est pas définie au point considéré.

18. Soit f(x)=x2−1x−1f(x)=\frac{x^2-1}{x-1} pour x≠1x\ne1. Quelle définition réalise son prolongement par continuité en x0=1x_0=1 ?

Définir g(x)=f(x)g(x)=f(x) pour x≠1x\ne1 et g(1)=2g(1)=2.
Retirer les valeurs de gg au voisinage de 11.
Définir g(x)=f(x)g(x)=f(x) pour x≠1x\ne1 et g(1)=0g(1)=0.
Définir g(1)g(1) comme une valeur arbitraire indépendante de la limite.

Définir $$g(x)=f(x)$$ pour $$x\ne1$$ et $$g(1)=2$$.

Explication

Pour x≠1x\ne1, on a f(x)=x+1f(x)=x+1, donc lim⁡x→1f(x)=2\lim_{x\to1}f(x)=2. Le prolongement par continuité ajoute précisément cette valeur en x=1x=1 au lieu de modifier le domaine par restriction.

19. Que signifie la dérivabilité de ff en x0x_0 ?

La limite lim⁡x→x0f(x)−f(x0)x−x0\lim_{x\to x_0}\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} existe et est réelle.
La valeur f(x0)f(x_0) suffit à déterminer le nombre dérivé en x0x_0.
La limite lim⁡x→x0f(x)−f(x0)x−x0\lim_{x\to x_0}\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} vaut nécessairement l’infini.
La fonction possède une limite en x0x_0, même si le taux de variation diverge.

La limite $$\lim_{x\to x_0}\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0}$$ existe et est réelle.

Explication

La dérivabilité impose l’existence d’une limite réelle du taux de variation, et cette limite est le nombre dérivé f′(x0)f'(x_0). Une limite infinie ne fournit pas un nombre dérivé réel.

20. Quelle est l’équation de la tangente à la courbe de ff au point d’abscisse x0x_0 ?

y=f(x0)(x−x0)+f′(x0)y=f(x_0)(x-x_0)+f'(x_0)
y=f′(x0)(x−x0)+f(x0)y=f'(x_0)(x-x_0)+f(x_0)
y=f′(x)(x−x0)+f(x0)y=f'(x)(x-x_0)+f(x_0)
y=f(x0)+f′(x0)y=f(x_0)+f'(x_0)

$$y=f'(x_0)(x-x_0)+f(x_0)$$

Explication

La tangente a pour pente le nombre dérivé f′(x0)f'(x_0) et passe par le point (x0,f(x0))\bigl(x_0,f(x_0)\bigr). La valeur f(x0)f(x_0) représente l’ordonnée du point, mais ne constitue pas la pente.

21. Si une fonction est dérivable sur un intervalle, quelle propriété en découle ?

Elle possède une dérivée constante sur cet intervalle.
Elle est continue sur cet intervalle.
Elle est continue seulement aux extrémités de l’intervalle.
Elle est nécessairement affine sur cet intervalle.

Elle est continue sur cet intervalle.

Explication

La dérivabilité en chaque point entraîne la continuité en chacun de ces points, donc la continuité sur l’intervalle. Elle n’impose ni une forme affine ni une dérivée constante.

22. Une fonction ff est continue sur [a,b][a,b] et dérivable sur ]a,b[]a,b[. Quel résultat garantit le théorème des accroissements finis ?

Il existe c∈]a,b[c\in]a,b[ tel que f(b)−f(a)=f′(c)f(b)-f(a)=f'(c).
On a f(b)−f(a)=f′(x)f(b)-f(a)=f'(x) pour tout x∈]a,b[x\in]a,b[.
Il existe c∈]a,b[c\in]a,b[ tel que f(b)−f(a)=(b−a)f′(c)f(b)-f(a)=(b-a)f'(c).
Il existe c∈]a,b[c\in]a,b[ tel que f(b)−f(a)=(b−a)f′(a)f(b)-f(a)=(b-a)f'(a).

Il existe $$c\in]a,b[ $$ tel que $$f(b)-f(a)=(b-a)f'(c)$$.

Explication

Le théorème des accroissements finis garantit un point intérieur où le taux de variation global égale la dérivée locale, soit f(b)−f(a)=(b−a)f′(c)f(b)-f(a)=(b-a)f'(c). Le point cc n’est pas imposé comme une extrémité et l’égalité ne vaut pas pour tout point.

23. Quelle propriété caractérise une fonction paire et sa courbe représentative ?

Elle vérifie f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
Elle vérifie f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’origine.
Elle vérifie f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des abscisses.
Elle vérifie f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

Elle vérifie $$f(-x)=f(x)$$ et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

Explication

Une fonction paire prend la même valeur en xx et en −x-x, ce qui entraîne une symétrie par rapport à l’axe des ordonnées. La relation avec un signe moins caractérise au contraire une fonction impaire, associée à une symétrie centrale par rapport à l’origine.

24. Une fonction vérifie f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) pour tout réel de son domaine symétrique ; quelle symétrie possède sa courbe ?

Une symétrie axiale par rapport à l’axe des ordonnées.
Une symétrie centrale par rapport à l’origine du repère.
Une symétrie axiale par rapport à l’axe des abscisses.
Une symétrie centrale par rapport au point de coordonnées (1,0)\left(1,0\right).

Une symétrie centrale par rapport à l’origine du repère.

Explication

La relation f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) signifie que les points associés par changement simultané des signes de leurs coordonnées appartiennent à la courbe, d’où une symétrie par rapport à l’origine. La symétrie par rapport à l’axe des ordonnées correspond à une fonction paire.

25. Quelle transformation graphique permet de passer de la courbe de ff à celle de g(x)=f(x−3)+2g(x)=f(x-3)+2 ?

Une translation de vecteur −3i⃗−2j⃗-3\vec i-2\vec j.
Une translation de vecteur −3i⃗+2j⃗-3\vec i+2\vec j.
Une translation de vecteur 3i⃗+2j⃗3\vec i+2\vec j.
Une translation de vecteur 3i⃗−2j⃗3\vec i-2\vec j.

Une translation de vecteur $$3\vec i+2\vec j$$.

Explication

Dans f(x−a)+bf(x-a)+b, la courbe est translatée du vecteur ai⃗+bj⃗a\vec i+b\vec j ; ici, a=3a=3 et b=2b=2. Le signe moins à l’intérieur de l’argument provoque donc un déplacement horizontal vers la droite.

26. Quelle succession d’étapes constitue une démonstration par récurrence d’une propriété P(n)P(n) ?

Supposer P(k+1)P(k+1) vraie, vérifier PP au rang initial, puis démontrer P(k)P(k).
Vérifier P(k)P(k), supposer PP au rang initial, puis démontrer P(k−1)P(k-1).
Vérifier PP au rang initial, supposer P(k)P(k) vraie, puis démontrer P(k+1)P(k+1).
Démontrer P(k+1)P(k+1) à partir de P(k−1)P(k-1), puis vérifier le rang initial.

Vérifier $$P$$ au rang initial, supposer $$P(k)$$ vraie, puis démontrer $$P(k+1)$$.

Explication

Le raisonnement par récurrence commence par l’initialisation, se poursuit par l’hypothèse de récurrence au rang kk, puis établit l’hérédité vers le rang k+1k+1. Les autres enchaînements ne fournissent pas le mécanisme logique requis.

27. Quelle condition caractérise une suite bornée ?

Les termes de la suite appartiennent à un intervalle dont une seule extrémité est fixée.
Il existe un réel MM tel que un≤Mu_n\le M pour tout nn.
Il existe un réel mm tel que m≤unm\le u_n pour tout nn.
Il existe deux réels mm et MM tels que m≤un≤Mm\le u_n\le M pour tout nn.

Il existe deux réels $$m$$ et $$M$$ tels que $$m\le u_n\le M$$ pour tout $$n$$.

Explication

Une suite bornée possède à la fois une borne inférieure et une borne supérieure, ce qui s’écrit m≤un≤Mm\le u_n\le M. Une suite majorée ne dispose que d’une borne supérieure, tandis qu’une suite minorée ne dispose que d’une borne inférieure.

28. Quelle hypothèse garantit la convergence d’une suite croissante ?

Elle est majorée.
Elle est alternativement majorée et minorée.
Elle possède un premier terme positif.
Elle est minorée.

Elle est majorée.

Explication

Une suite croissante et majorée converge vers une limite finie. La minoration est la condition adaptée à une suite décroissante ; la positivité du premier terme ne suffit pas à contrôler l’évolution de la suite.

29. Une suite arithmétique vérifie u0=5u_0=5 et r=3r=3 ; quelle expression donne son terme de rang nn ?

un=5+n3u_n=5+\frac{n}{3}
un=5+3nu_n=5+3n
un=5n+3u_n=5n+3
un=5×3nu_n=5\times3^n

$$u_n=5+3n$$

Explication

Pour une suite arithmétique, on ajoute la raison rr à chaque rang, donc un=u0+nr=5+3nu_n=u_0+nr=5+3n. L’expression comportant une puissance correspondrait à une suite géométrique, et les deux autres formules utilisent incorrectement le premier terme et la raison.

30. Quelle relation distingue la fonction exponentielle du logarithme népérien concernant leurs domaines ?

L’exponentielle exige un argument strictement positif, tandis que le logarithme népérien est défini sur R\mathbb{R}.
L’exponentielle est définie sur R\mathbb{R}, tandis que le logarithme népérien exige un argument strictement positif.
Les deux fonctions exigent un argument strictement positif et sont réciproques sur cet ensemble.
Les deux fonctions sont définies sur R\mathbb{R} et prennent toutes deux des valeurs strictement positives.

L’exponentielle est définie sur $$\mathbb{R}$$, tandis que le logarithme népérien exige un argument strictement positif.

Explication

La fonction exponentielle est définie pour tout réel, alors que ln⁡(x)\ln(x) n’existe que lorsque x>0x>0. Elles sont réciproques, mais leurs domaines ne coïncident donc pas.

31. Quelle expression est égale à ex−ye^{x-y} ?

eyex\frac{e^y}{e^x}
exeye^x e^y
(ex)y(e^x)^y
exey\frac{e^x}{e^y}

$$\frac{e^x}{e^y}$$

Explication

La soustraction des exposants correspond au quotient des puissances, d’où ex−y=exeye^{x-y}=\frac{e^x}{e^y}. Le produit exeye^xe^y correspond à une addition des exposants, tandis que (ex)y(e^x)^y donne exye^{xy}.

32. Si u(x)=3x2−1u(x)=3x^2-1, quelle est la dérivée de eu(x)e^{u(x)} ?

6xe3x2+16x e^{3x^2+1}
6xe3x2−16x e^{3x^2-1}
3x2e6x−13x^2 e^{6x-1}
e6x−1e^{6x} - 1

$$6x e^{3x^2-1}$$

Explication

La dérivée d’une exponentielle composée est u′(x)eu(x)u'(x)e^{u(x)} ; ici, u′(x)=6xu'(x)=6x, ce qui donne 6xe3x2−16xe^{3x^2-1}. Les autres expressions modifient soit l’exposant, soit la dérivée de la fonction intérieure.

33. Comment varie la fonction x↦axx\mapsto a^x lorsque 0<a<10<a<1 ?

Elle est constante et positive.
Elle est strictement croissante.
Elle change de sens de variation en x=0x=0.
Elle est strictement décroissante.

Elle est strictement décroissante.

Explication

Une puissance de base comprise entre zéro et un diminue lorsque l’exposant augmente, donc la fonction est strictement décroissante. La croissance stricte correspond au cas d’une base supérieure à un.

34. Quelle égalité exprime la relation de Chasles pour une fonction intégrable et trois nombres aa, bb et cc ?

∫acf(t) dt=∫abf(t) dt×∫bcf(t) dt\int_a^c f(t)\,dt=\int_a^b f(t)\,dt\times\int_b^c f(t)\,dt
∫acf(t) dt=∫abf(t) dt+∫bcf(t) dt\int_a^c f(t)\,dt=\int_a^b f(t)\,dt+\int_b^c f(t)\,dt
∫acf(t) dt=∫baf(t) dt+∫cbf(t) dt\int_a^c f(t)\,dt=\int_b^a f(t)\,dt+\int_c^b f(t)\,dt
∫acf(t) dt=∫abf(t) dt−∫bcf(t) dt\int_a^c f(t)\,dt=\int_a^b f(t)\,dt-\int_b^c f(t)\,dt

$$\int_a^c f(t)\,dt=\int_a^b f(t)\,dt+\int_b^c f(t)\,dt$$

Explication

La relation de Chasles décompose l’intégrale sur [a,c][a,c] en deux intégrales adjacentes, sur [a,b][a,b] et [b,c][b,c]. Le signe entre les deux contributions est donc une addition, et non une soustraction ou une multiplication.

35. Quelle formule permet d’appliquer une intégration par parties à ∫abu(t)v′(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,dt ?

∫abu(t)v′(t) dt=[u(t)v(t)]ab−∫abu′(t)v(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,dt=[u(t)v(t)]_a^b-\int_a^b u'(t)v(t)\,dt
∫abu(t)v′(t) dt=[u(t)v(t)]ab+∫abu′(t)v(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,dt=[u(t)v(t)]_a^b+\int_a^b u'(t)v(t)\,dt
∫abu(t)v′(t) dt=[u(t)v′(t)]ab−∫abu′(t)v′(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,dt=[u(t)v'(t)]_a^b-\int_a^b u'(t)v'(t)\,dt
∫abu(t)v′(t) dt=[u′(t)v(t)]ab+∫abu(t)v(t) dt\int_a^b u(t)v'(t)\,dt=[u'(t)v(t)]_a^b+\int_a^b u(t)v(t)\,dt

$$\int_a^b u(t)v'(t)\,dt=[u(t)v(t)]_a^b-\int_a^b u'(t)v(t)\,dt$$

Explication

L’intégration par parties transforme l’intégrale en un terme de bord [uv]ab[uv]_a^b diminué de l’intégrale ∫abu′v\int_a^b u'v. Le signe moins et la présence de u′u' sont essentiels dans cette formule.

36. Qu’est-ce qui distingue une équation différentielle d’une équation algébrique ?

Son inconnue est un nombre réel soumis à une relation polynomiale.
Son inconnue est une fonction dont au moins une dérivée figure dans l’équation.
Elle contient plusieurs nombres inconnus reliés par des opérations algébriques.
Elle détermine une valeur numérique sans faire intervenir de fonction.

Son inconnue est une fonction dont au moins une dérivée figure dans l’équation.

Explication

Une équation différentielle cherche une fonction et comporte au moins une dérivée successive de cette fonction. Une équation algébrique porte généralement sur une inconnue numérique et ne fait pas intervenir ses dérivées.

37. Quel est l’ordre de l’équation différentielle y(4)+3y′′−2y′=0y^{(4)}+3y''-2y'=0 ?

L’ordre est 22, car la dérivée seconde est la plus fréquente dans l’équation.
L’ordre est 33, car trois dérivées différentes apparaissent dans l’équation.
L’ordre est 11, car la dérivée première est la dernière écrite dans l’équation.
L’ordre est 44, car la dérivée d’ordre maximal a un coefficient non nul.

L’ordre est $$4$$, car la dérivée d’ordre maximal a un coefficient non nul.

Explication

L’ordre d’une équation différentielle est le plus grand ordre de dérivation présent avec un coefficient non nul, ici la dérivée quatrième. Il ne dépend pas du nombre de dérivées différentes apparaissant dans l’expression.

38. Pour résoudre une équation différentielle linéaire avec second membre, dans quel ordre général procède-t-on ?

On calcule le discriminant, on factorise le second membre, puis on annule la solution particulière.
On trouve une solution particulière, on résout l’homogène associée, puis on additionne les solutions.
On intègre le second membre, on soustrait l’homogène, puis on impose une condition initiale.
On résout l’homogène associée, on dérive son résultat, puis on choisit une constante.

On trouve une solution particulière, on résout l’homogène associée, puis on additionne les solutions.

Explication

La méthode consiste à déterminer une solution particulière, à résoudre ensuite l’équation homogène associée, puis à additionner ces deux composantes. Résoudre l’homogène ne suffit pas à prendre en compte le second membre.

39. Comment définit-on une courbe paramétrée dans le plan ?

Comme l’ensemble des points M(t)M(t) tels que x=f(t)x=f(t) et y=g(t)y=g(t) pour t∈It\in I.
Comme le graphe d’une fonction unique y=f(x)y=f(x) définie sur un intervalle donné.
Comme l’ensemble des points M(x)M(x) tels que t=f(x)t=f(x) et y=g(x)y=g(x) pour x∈Ix\in I.
Comme l’ensemble des points fixes dont les coordonnées vérifient une relation entre xx et yy.

Comme l’ensemble des points $$M(t)$$ tels que $$x=f(t)$$ et $$y=g(t)$$ pour $$t\in I$$.

Explication

Une courbe paramétrée associe à chaque paramètre tt de l’intervalle II le point de coordonnées (f(t),g(t))\bigl(f(t),g(t)\bigr). Le paramètre commande la position du point, tandis qu’une courbe paramétrée ne se réduit pas nécessairement au graphe d’une fonction de xx.

40. Quel est le domaine de définition d’une courbe paramétrée dont les coordonnées sont x(t)x(t) et y(t)y(t) ?

D=Dx∩DyD=D_x\cap D_y, l’intersection des domaines de x(t)x(t) et y(t)y(t).
D=Dx∪DyD=D_x\cup D_y, la réunion des domaines de x(t)x(t) et y(t)y(t).
D=Dy∖DxD=D_y\setminus D_x, les valeurs admises par y(t)y(t) hors du domaine de x(t)x(t).
D=Dx∖DyD=D_x\setminus D_y, les valeurs admises par x(t)x(t) hors du domaine de y(t)y(t).

$$D=D_x\cap D_y$$, l’intersection des domaines de $$x(t)$$ et $$y(t)$$.

Explication

Le point paramétré est défini lorsque ses deux coordonnées existent simultanément, d’où D=Dx∩DyD=D_x\cap D_y. La réunion contiendrait des paramètres pour lesquels l’une des coordonnées n’est pas définie.

41. Sous quelle condition le vecteur f′(t0)i⃗+g′(t0)j⃗f'(t_0)\vec i+g'(t_0)\vec j donne-t-il une direction de la tangente en M(t0)M(t_0) ?

Lorsqu’il est nul, car un vecteur nul définit la direction de la tangente.
Lorsqu’il possède deux coordonnées strictement positives au paramètre considéré.
Lorsqu’il est non nul, car la tangente lui est alors colinéaire.
Lorsqu’il est parallèle au vecteur position f(t0)i⃗+g(t0)j⃗f(t_0)\vec i+g(t_0)\vec j.

Lorsqu’il est non nul, car la tangente lui est alors colinéaire.

Explication

Si le vecteur dérivé est non nul, il est colinéaire à la tangente à la courbe au point M(t0)M(t_0) et fournit donc sa direction. Un vecteur nul ne détermine aucune direction, tandis que son orientation par rapport au vecteur position n’est pas la condition requise.

42. Pour une courbe paramétrée vérifiant x(−t)=x(t)x(-t)=x(t) et y(−t)=−y(t)y(-t)=-y(t), quelle propriété relie les points associés aux paramètres tt et −t-t ?

Ils sont symétriques par rapport à l’origine
Ils sont confondus pour toute valeur de tt
Ils sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées
Ils sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses

Ils sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses

Explication

Les abscisses restent identiques tandis que les ordonnées sont opposées, ce qui produit une symétrie par rapport à l’axe des abscisses. Une symétrie par rapport à l’axe des ordonnées nécessiterait des abscisses opposées.

43. Quelle démarche permet de construire efficacement le tracé d’une courbe paramétrée ?

Éliminer le paramètre, puis tracer la courbe sans analyser ses variations
Étudier les seules variations de y(t)y(t), puis choisir une échelle arbitraire
Étudier les variations de x(t)x(t) et y(t)y(t), puis utiliser les tangentes, asymptotes et points remarquables
Calculer quelques coordonnées, puis relier les points sans examiner les tangentes

Étudier les variations de $$x(t)$$ et $$y(t)$$, puis utiliser les tangentes, asymptotes et points remarquables

Explication

L’étude complète combine les variations des deux coordonnées dans un tableau commun avec les informations géométriques fournies par les tangentes, les asymptotes et les points remarquables. L’élimination du paramètre peut être utile, mais elle ne remplace pas cette démarche générale.

44. Pour une courbe paramétrée régulière, que vaut la pente de la tangente au paramètre t0t_0 lorsque x′(t0)≠0x'(t_0)\neq 0 ?

y′(t0)x′(t0)\frac{y'(t_0)}{x'(t_0)}
x′(t0)y′(t0)\frac{x'(t_0)}{y'(t_0)}
x′(t0)+y′(t0)x'(t_0)+y'(t_0)
x′(t0)y′(t0)x'(t_0)y'(t_0)

$$\frac{y'(t_0)}{x'(t_0)}$$

Explication

La pente de la tangente est le rapport entre la variation de l’ordonnée et celle de l’abscisse, soit y′(t0)x′(t0)\frac{y'(t_0)}{x'(t_0)}. Le rapport inverse ne décrit pas la pente demandée.

45. Quelle expression définit un nombre complexe sous forme algébrique ?

a−ba-b, avec a,b∈Ra,b\in\mathbb{R} et i2=−1i^2=-1
a+iba+ib, avec a,b∈Ra,b\in\mathbb{R} et i2=−1i^2=-1
a+jba+jb, avec a,b∈Ra,b\in\mathbb{R} et j2=1j^2=1
ab+iab+i, avec a,b∈Ra,b\in\mathbb{R} et i2=1i^2=1

$$a+ib$$, avec $$a,b\in\mathbb{R}$$ et $$i^2=-1$$

Explication

Un complexe s’écrit a+iba+ib avec des coefficients réels et un nombre ii vérifiant i2=−1i^2=-1. Dans cette écriture, aa est la partie réelle et bb le coefficient de la partie imaginaire.

46. Quel est le conjugué du nombre complexe z=a+ibz=a+ib ?

a−iba-ib
−a−ib-a-ib
a+iba+ib
−a+ib-a+ib

$$a-ib$$

Explication

Le conjugué conserve la partie réelle et change le signe du coefficient imaginaire, d’où z‾=a−ib\overline z=a-ib. Changer le signe de la partie réelle ne correspond pas à la conjugaison.

47. Quel est le module du nombre complexe z=3+4iz=3+4i ?

11
55
7\sqrt{7}
77

$$5$$

Explication

Le module se calcule par ∣z∣=a2+b2|z|=\sqrt{a^2+b^2}, donc ici ∣z∣=32+42=5|z|=\sqrt{3^2+4^2}=5. Le module représente une longueur positive dans le plan complexe, et non une direction angulaire.

48. Quelle est la forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul de module rr et d’argument θ\theta ?

r(sin⁡θ+icos⁡θ)r(\sin\theta+i\cos\theta)
cos⁡(rθ)+isin⁡(rθ)\cos(r\theta)+i\sin(r\theta)
r(cos⁡θ+isin⁡θ)r(\cos\theta+i\sin\theta)
r(cos⁡r+isin⁡r)r(\cos r+i\sin r)

$$r(\cos\theta+i\sin\theta)$$

Explication

La forme trigonométrique associe le module au facteur rr et l’argument aux fonctions cos⁡θ\cos\theta et sin⁡θ\sin\theta. L’écriture avec eiθe^{i\theta} appartient à la forme exponentielle.

49. Quelle égalité exprime la formule de Moivre pour un entier relatif nn ?

(cos⁡θ+isin⁡θ)n=cos⁡θ+isin⁡(nθ)\left(\cos\theta+i\sin\theta\right)^n=\cos\theta+i\sin(n\theta)
(cos⁡θ+isin⁡θ)n=ncos⁡θ+insin⁡θ\left(\cos\theta+i\sin\theta\right)^n=n\cos\theta+in\sin\theta
(cos⁡θ+isin⁡θ)n=cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ)\left(\cos\theta+i\sin\theta\right)^n=\cos(n\theta)+i\sin(n\theta)
(cos⁡θ+isin⁡θ)n=cos⁡(n)+isin⁡(θ)\left(\cos\theta+i\sin\theta\right)^n=\cos(n)+i\sin(\theta)

$$\left(\cos\theta+i\sin\theta\right)^n=\cos(n\theta)+i\sin(n\theta)$$

Explication

La formule de Moivre multiplie l’argument par l’exposant tout en conservant la structure trigonométrique, ce qui donne cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ)\cos(n\theta)+i\sin(n\theta). Elle ne consiste pas à multiplier séparément les valeurs du cosinus et du sinus par nn.

50. Pour déterminer les racines nn-ièmes de Z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)Z=r(\cos\theta+i\sin\theta), quels modules et arguments faut-il utiliser ?

Le module rnr^n et les arguments θn+2kπ\frac{\theta}{n}+2k\pi pour k=0,…,n−1k=0,\ldots,n-1
Le module nrnr et les arguments nθ+2kπn\theta+2k\pi pour k=0,…,n−1k=0,\ldots,n-1
Le module rn\sqrt[n]{r} et les arguments θ+2kπn\frac{\theta+2k\pi}{n} pour k=0,…,n−1k=0,\ldots,n-1
Le module rr et les arguments nθ+2kπn\frac{n\theta+2k\pi}{n} pour k=1,…,nk=1,\ldots,n

Le module $$\sqrt[n]{r}$$ et les arguments $$\frac{\theta+2k\pi}{n}$$ pour $$k=0,\ldots,n-1$$

Explication

Chaque racine possède le module rn\sqrt[n]{r} et un argument de la forme θ+2kπn\frac{\theta+2k\pi}{n}, avec nn valeurs distinctes de kk. Multiplier le module par nn ou par une puissance de nn ne correspond pas à l’extraction d’une racine.

51. Pour l’équation az2+bz+c=0az^2+bz+c=0 à coefficients réels, que peut-on conclure lorsque Δ=b2−4ac<0\Delta=b^2-4ac<0 ?

L’équation ne possède aucune solution dans les nombres complexes
L’équation possède deux solutions réelles distinctes
L’équation possède deux solutions complexes
L’équation possède une solution réelle double

L’équation possède deux solutions complexes

Explication

Un discriminant négatif indique que les solutions du trinôme ne sont pas réelles, mais elles existent sous forme de deux nombres complexes conjugués. Une solution double correspond au cas Δ=0\Delta=0.

52. Dans le plan complexe, comment calcule-t-on la distance entre les points d’affixes zAz_A et zBz_B ?

En calculant ∣zB−zA∣2|z_B-z_A|^2
En calculant ∣zB−zA∣|z_B-z_A|
En calculant ∣zA+zB∣|z_A+z_B|
En calculant ∣zB/zA∣|z_B/z_A|

En calculant $$|z_B-z_A|$$

Explication

La distance entre les deux points est le module de la différence de leurs affixes, soit ∣zB−zA∣|z_B-z_A|. Le module de la somme, du quotient ou le carré du module ne donne pas directement cette distance.

53. Quelle transformation complexe traduit une translation de vecteur d’affixe bb appliquée à un point d’affixe zz ?

z′=z−bz'=z-b
z′=z+bz'=z+b
z′=bzz'=bz
z′=z/bz'=z/b

$$z'=z+b$$

Explication

Une translation de vecteur d’affixe bb ajoute bb à l’affixe initiale, ce qui donne z′=z+bz'=z+b. La soustraction correspondrait au vecteur opposé, tandis que les deux autres expressions décrivent des opérations différentes.

54. Une homothétie de centre d’affixe zΩz_\Omega et de rapport réel kk transforme une affixe zz selon quelle relation ?

z′−z=k(z−zΩ)z'-z=k(z-z_\Omega)
z′−zΩ=k(z−zΩ)z'-z_\Omega=k(z-z_\Omega)
z′−zΩ=z−k(z−zΩ)z'-z_\Omega=z-k(z-z_\Omega)
z′=kz+zΩz'=kz+z_\Omega

$$z'-z_\Omega=k(z-z_\Omega)$$

Explication

L’homothétie multiplie par kk le vecteur reliant le centre à l’image, d’où z′−zΩ=k(z−zΩ)z'-z_\Omega=k(z-z_\Omega). L’expression proposée avec z′−zz'-z ne mesure pas le vecteur depuis le centre, et les autres formules ne préservent pas cette structure.

55. Quelle relation décrit une rotation de centre d’affixe zΩz_\Omega et d’angle θ\theta dans le plan complexe ?

z′−z=eiθ(z−zΩ)z'-z=e^{i\theta}(z-z_\Omega)
z′=eiθz+zΩz'=e^{i\theta}z+z_\Omega
z′−zΩ=eiθ(z−zΩ)z'-z_\Omega=e^{i\theta}(z-z_\Omega)
z′−zΩ=θ(z−zΩ)z'-z_\Omega=\theta(z-z_\Omega)

$$z'-z_\Omega=e^{i\theta}(z-z_\Omega)$$

Explication

Une rotation multiplie le vecteur partant du centre par eiθe^{i\theta}, donc z′−zΩ=eiθ(z−zΩ)z'-z_\Omega=e^{i\theta}(z-z_\Omega). Le facteur θ\theta ne représente pas la rotation complexe, et les autres égalités placent incorrectement le centre ou le point initial.

56. Quelle structure définit un espace vectoriel réel ?

Un ensemble muni d’une multiplication entre vecteurs respectant les propriétés d’un groupe commutatif
Un ensemble de nombres réels fermé pour l’addition et la soustraction entre ses éléments
Un ensemble muni d’une addition et d’une multiplication par des scalaires réels respectant les propriétés requises
Un ensemble muni d’une addition sans règle de multiplication par des scalaires

Un ensemble muni d’une addition et d’une multiplication par des scalaires réels respectant les propriétés requises

Explication

Un espace vectoriel réel possède une addition et une multiplication par des scalaires réels satisfaisant les propriétés d’un groupe commutatif et les règles de distributivité. Les vecteurs appartiennent à l’espace, alors que les scalaires utilisés pour les multiplier appartiennent à R\mathbb{R}.

57. Quelle condition caractérise un sous-espace vectoriel FF d’un espace vectoriel EE ?

FF est fini et stable par addition entre ses éléments
FF contient un vecteur non nul et est stable par soustraction
FF est non vide et stable par addition et multiplication par un scalaire réel
FF contient tous les vecteurs de EE et est stable par multiplication

$$F$$ est non vide et stable par addition et multiplication par un scalaire réel

Explication

Un sous-espace vectoriel est une partie non vide de EE stable par addition et par multiplication par un scalaire réel. Il n’a pas besoin de coïncider avec EE, d’être fini ou de contenir un vecteur non nul particulier.

58. Comment reconnaît-on qu’une famille de vecteurs est libre ?

Chaque vecteur de l’espace est une combinaison linéaire de la famille
La famille contient autant de vecteurs que la dimension de l’espace
Toute combinaison linéaire des vecteurs donne nécessairement le vecteur nul
Toute combinaison linéaire nulle impose que tous les coefficients soient nuls

Toute combinaison linéaire nulle impose que tous les coefficients soient nuls

Explication

Une famille est libre lorsque sa seule combinaison linéaire égale au vecteur nul possède tous ses coefficients nuls. La possibilité d’engendrer tout l’espace caractérise une famille génératrice, tandis que le nombre de vecteurs ne suffit pas à établir la liberté.

59. Que signifie qu’une famille de vecteurs est génératrice d’un espace vectoriel EE ?

La famille contient exactement autant de vecteurs que la dimension de EE
Tout vecteur de EE s’écrit comme une combinaison linéaire des vecteurs de la famille
Chaque vecteur de la famille est indépendant de tous les autres vecteurs de EE
Aucune combinaison linéaire non nulle des vecteurs de la famille ne donne le vecteur nul

Tout vecteur de $$E$$ s’écrit comme une combinaison linéaire des vecteurs de la famille

Explication

Une famille est génératrice lorsque ses combinaisons linéaires permettent d’obtenir tout vecteur de EE. L’absence de relation linéaire non triviale correspond à la liberté, et les deux autres propriétés ne définissent pas le caractère générateur.

60. Quelle propriété distingue une base d’un espace vectoriel ?

Elle est à la fois libre et génératrice
Elle est libre mais ne génère pas nécessairement l’espace
Elle est génératrice mais peut être liée
Elle contient tous les vecteurs de l’espace

Elle est à la fois libre et génératrice

Explication

Une base réunit les deux propriétés essentielles : elle est libre et génératrice. Une famille génératrice peut être liée, et une famille libre peut ne pas engendrer tout l’espace.

61. Que peut-on affirmer au sujet de l’écriture d’un vecteur dans une base donnée ?

Elle est unique seulement lorsque la base contient deux vecteurs
Elle existe mais plusieurs combinaisons linéaires peuvent représenter le même vecteur
Elle dépend d’un choix supplémentaire de coefficients indépendants
Elle est unique comme combinaison linéaire des vecteurs de cette base

Elle est unique comme combinaison linéaire des vecteurs de cette base

Explication

La liberté de la base garantit l’unicité des coefficients de la combinaison linéaire représentant un vecteur. Si plusieurs écritures distinctes existaient, leur différence fournirait une relation linéaire non triviale entre les vecteurs de la base.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 75 flashcards sur Algèbre linéaire et statistique.

Qu'est-ce qu'une fonction numérique à variable réelle ?

C'est une fonction définie de ℝ ou d'une partie de ℝ dans ℝ.

Que désigne l'ensemble de définition d'une fonction f ?

L'ensemble des réels x pour lesquels f(x) existe et a une image.

Sur quel ensemble est définie toute fonction polynôme ?

Sur ℝ.

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