QCM : Anesthésie et temps opératoire — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’anesthésie ?

Un relâchement musculaire obtenu par une action pharmacologique ou physiologique
Une suppression temporaire de la conscience associée à une surveillance des fonctions vitales
Une perte de sensibilité générale, loco-régionale ou locale, notamment à la douleur
Une diminution de la douleur obtenue sans modification de la sensibilité dans les autres territoires

Une perte de sensibilité générale, loco-régionale ou locale, notamment à la douleur

Explication

L’anesthésie correspond à une perte de sensibilité qui peut être générale, loco-régionale ou locale, avec une atteinte particulièrement importante de la sensibilité douloureuse. Le relâchement musculaire décrit la myorelaxation, qui constitue un objectif distinct.

2. Quel état correspond à une abolition temporaire de la conscience ?

La désensibilisation locale
L’analgésie
La narcose
La myorelaxation

La narcose

Explication

La narcose est un état temporaire dans lequel la conscience est abolie. L’analgésie concerne principalement la diminution ou la suppression de la douleur, sans définir l’état de conscience.

3. Un animal ne ressent plus la douleur pendant une intervention, mais cette notion ne décrit pas directement son état de conscience : quelle fonction est concernée ?

La narcose
La myorelaxation
La stabilité des fonctions vitales
L’analgésie

L’analgésie

Explication

L’analgésie désigne la perte totale ou partielle de la sensibilité à la douleur et de la sensation douloureuse. La narcose, en revanche, concerne principalement l’abolition temporaire de la conscience.

4. Quels objectifs doivent être réunis lors d’une anesthésie générale ?

La narcose, l’analgésie, la myorelaxation et la stabilité des fonctions vitales
L’analgésie, la perte sanguine, la myorelaxation et l’abolition des réflexes
La narcose, l’hypothermie, la myorelaxation et la diminution de la ventilation
La conscience réduite, l’analgésie, l’immobilité et l’augmentation de la pression artérielle

La narcose, l’analgésie, la myorelaxation et la stabilité des fonctions vitales

Explication

Une anesthésie générale associe la narcose, l’analgésie, la myorelaxation et le maintien stable des fonctions vitales. L’hypothermie et la diminution de la ventilation sont des complications potentielles, non des objectifs anesthésiques.

5. Quelle succession décrit correctement les quatre temps de l’anesthésie générale ?

Pré-anesthésie, induction, maintien, puis réveil anesthésique
Analgésie postopératoire, induction, maintien, puis début de la narcose
Pré-anesthésie, maintien, induction, puis sortie immédiate de surveillance
Induction, chirurgie, arrêt des soins, puis réveil anesthésique

Pré-anesthésie, induction, maintien, puis réveil anesthésique

Explication

Les quatre temps sont la pré-anesthésie, l’induction de la narcose, le maintien de la narcose et de l’analgésie, puis le réveil anesthésique. La fin de la chirurgie ne marque donc pas l’achèvement de la prise en charge anesthésique.

6. Quel résultat caractérise une anesthésie générale lors d’une intervention invasive ?

L’intervention peut être réalisée sans mémorisation et sans douleur
L’intervention est réalisée avec une conscience préservée et une douleur contrôlée par la seule immobilité
L’intervention devient possible grâce au relâchement musculaire, même si la perception douloureuse persiste
L’intervention entraîne une mémorisation réduite, mais la douleur reste attendue pendant les temps opératoires

L’intervention peut être réalisée sans mémorisation et sans douleur

Explication

L’anesthésie générale permet la réalisation d’interventions chirurgicales ou d’examens invasifs sans mémorisation et sans douleur. Le relâchement musculaire, à lui seul, ne supprime pas la perception douloureuse.

7. Que désigne le risque anesthésique ?

La probabilité de complications survenant pendant la période périopératoire
La possibilité d’une douleur persistante après la guérison de l’intervention
La fréquence des maladies présentes avant toute préparation opératoire
La gravité des lésions directement produites par le geste chirurgical

La probabilité de complications survenant pendant la période périopératoire

Explication

Le risque anesthésique est la probabilité de survenue de complications périopératoires. Une hémorragie directement provoquée par l’intervention relève plutôt du risque chirurgical, même si sa prise en charge peut influencer la période périopératoire.

8. Laquelle de ces associations regroupe des complications anesthésiques fréquentes ?

Hémorragie opératoire, infection de plaie, fracture et déhiscence cutanée
Hypothermie, hypotension, hypoventilation et douleurs aiguës
Pneumonie par aspiration, reflux gastro-œsophagien et ulcère cornéen
Hyperthermie, hypertension, hyperventilation et absence de douleur

Hypothermie, hypotension, hypoventilation et douleurs aiguës

Explication

Les complications anesthésiques fréquentes comprennent l’hypothermie, l’hypotension, l’hypoventilation et les douleurs aiguës. Les pneumonies par aspiration, le reflux gastro-œsophagien et les ulcères cornéens sont d’autres complications possibles, mais ils ne constituent pas l’association demandée.

9. Quel est l’objectif principal de la consultation et des examens préopératoires ?

Déterminer la durée opératoire, choisir la technique chirurgicale et supprimer toute surveillance au réveil
Mesurer le bénéfice attendu, confirmer l’absence de complication et remplacer l’évaluation anesthésique
Classer la gravité de la douleur, établir le degré de myorelaxation et programmer l’analgésie postopératoire
Évaluer le risque selon la classification ASA, rechercher des défaillances organiques et adapter certains médicaments

Évaluer le risque selon la classification ASA, rechercher des défaillances organiques et adapter certains médicaments

Explication

La consultation et les examens préopératoires servent à évaluer le risque selon la classification ASA, à repérer d’éventuelles défaillances organiques et à adapter certains traitements. Le bénéfice attendu intervient dans l’acceptabilité globale de l’intervention, mais il ne remplace pas l’évaluation du risque anesthésique.

10. Pourquoi l’anesthésie doit-elle être poursuivie jusqu’au réveil complet de l’animal ?

Parce que le réveil représente environ 80 % de la durée totale de l’intervention
Parce que la majorité des complications chirurgicales apparaît après la cicatrisation
Parce que 80 % de la mortalité peropératoire survient au moment du réveil
Parce que l’animal reste nécessairement douloureux tant que la narcose n’est pas prolongée

Parce que 80 % de la mortalité peropératoire survient au moment du réveil

Explication

Le réveil constitue une période particulièrement dangereuse, puisque 80 % de la mortalité peropératoire y survient. Il faut donc maintenir la prise en charge anesthésique jusqu’au réveil complet, plutôt que considérer la fin de la chirurgie comme la fin de l’anesthésie.

11. Quelle série d’éléments doit être vérifiée à l’arrivée de l’animal avant l’anesthésie ?

Les coordonnées du propriétaire, le jeûne, les bilans, le devis et le consentement
La couleur du pelage, la température ambiante, le collier et le carnet de promenade
Le groupe sanguin, l’historique comportemental, le type de cage et la durée du transport
La race, le calendrier vaccinal, le régime alimentaire et le traitement antiparasitaire

Les coordonnées du propriétaire, le jeûne, les bilans, le devis et le consentement

Explication

L’accueil préanesthésique comprend la vérification administrative, clinique et financière, ainsi que du jeûne et la pesée de l’animal si possible. Le calendrier vaccinal et les caractéristiques du pelage ne constituent pas les contrôles prioritaires énumérés ici.

12. Quel examen renseigne principalement sur une éventuelle anémie lors du bilan préanesthésique ?

Les protéines totales
La créatininémie
L’hématocrite
L’urémie

L’hématocrite

Explication

L’hématocrite permet d’apprécier la proportion de globules rouges et de rechercher une anémie. L’urémie et la créatininémie évaluent plutôt la fonction rénale, tandis que les protéines totales apportent une autre information biologique.

13. Quels paramètres doivent être recueillis comme références physiologiques avant l’anesthésie ?

La fréquence cardiaque, la respiration, le pouls fémoral, la température et les muqueuses
La fréquence cardiaque, la glycémie, la température, la diurèse et la pression veineuse
La respiration, la pression artérielle, la glycémie, la température et la lactatémie
La glycémie, la pression intracrânienne, la diurèse, le poids et la motricité

La fréquence cardiaque, la respiration, le pouls fémoral, la température et les muqueuses

Explication

Les références prévues comprennent les fréquences cardiaque et respiratoire, le pouls fémoral, la température rectale, la couleur des muqueuses et le temps de recoloration capillaire. La glycémie, la diurèse et la pression intracrânienne ne font pas partie de cette liste de paramètres de base.

14. Quelle succession décrit correctement la prémédication anesthésique ?

Placer l’animal en cage, attendre son immobilité, puis débuter la chirurgie sans réévaluation
Amener calmement l’animal, injecter sédatif et analgésique, puis surveiller ses effets
Peser l’animal, réaliser l’intubation, administrer un antibiotique, puis observer le réveil
Installer rapidement l’animal, induire l’anesthésie gazeuse, puis retirer la voie veineuse

Amener calmement l’animal, injecter sédatif et analgésique, puis surveiller ses effets

Explication

La prémédication associe une approche calme, l’injection vétérinaire d’un tranquillisant ou sédatif avec un analgésique, un repos au calme et la surveillance de la sédation ainsi que de la myorelaxation. L’intubation et la chirurgie appartiennent à des étapes ultérieures et ne remplacent pas cette surveillance.

15. Quel débit de prévention d’une hypotension périanesthésique convient à un chien de 12 kg ?

5 mL/h5\,\mathrm{mL/h}
36 mL/h36\,\mathrm{mL/h}
12 mL/h12\,\mathrm{mL/h}
60 mL/h60\,\mathrm{mL/h}

$$60\,\mathrm{mL/h}$$

Explication

Chez le chien, le débit recommandé est de 5 mL/kg/h5\,\mathrm{mL/kg/h}, donc 12×5=60 mL/h12\times5=60\,\mathrm{mL/h}. Le débit de 3 mL/kg/h3\,\mathrm{mL/kg/h} correspond au chat, et non au chien.

16. Dans quelle situation l’intubation orotrachéale est-elle recommandée ?

Pour toute contention brève réalisée sans administration d’anesthésique
Pour une simple prise de sang chez un animal calme et correctement positionné
Pour une anesthésie de plus de 20 minutes ou chez un animal brachycéphale
Pour une anesthésie de moins de 10 minutes chez un animal à museau long

Pour une anesthésie de plus de 20 minutes ou chez un animal brachycéphale

Explication

L’intubation orotrachéale est recommandée lorsque la séquence anesthésique dépasse 20 minutes et chez les animaux brachycéphales. Une contention brève ou une prise de sang ne constitue pas, à elle seule, une indication anesthésique de ce type.

17. Quel débit d’oxygène faut-il calculer pour un circuit réinhalatoire chez un animal de 20 kg ?

200 mL/min200\,\mathrm{mL/min}
4 L/min4\,\mathrm{L/min}
520 mL/min520\,\mathrm{mL/min}
700 mL/min700\,\mathrm{mL/min}

$$700\,\mathrm{mL/min}$$

Explication

La relation du circuit réinhalatoire est 500 mL/min+10 mL/kg/min500\,\mathrm{mL/min}+10\,\mathrm{mL/kg/min}, soit 500+10×20=700 mL/min500+10\times20=700\,\mathrm{mL/min}. La valeur de 200 mL/kg200\,\mathrm{mL/kg} appartient au circuit non réinhalatoire et ne doit pas être appliquée ici.

18. Quel débit minimal d’oxygène faut-il retenir pour un circuit non réinhalatoire chez un animal de 3 kg ?

300 mL/min300\,\mathrm{mL/min}
600 mL/min600\,\mathrm{mL/min}
3 L/min3\,\mathrm{L/min}
1 L/min1\,\mathrm{L/min}

$$1\,\mathrm{L/min}$$

Explication

Le calcul donne 200 mL/kg×3=600 mL/min200\,\mathrm{mL/kg}\times3=600\,\mathrm{mL/min}, mais le circuit non réinhalatoire impose un minimum de 1 L/min1\,\mathrm{L/min}. Le débit calculé doit donc être relevé jusqu’à ce seuil minimal.

19. Quelle étape sécurise l’oxygénation après l’administration de l’hypnotique lors de l’induction ?

Administrer un antibiotique puis placer l’animal en décubitus latéral
Retirer la voie veineuse et attendre la reprise d’une respiration régulière
Utiliser un masque facial, un masque laryngé ou une sonde endotrachéale
Mesurer la température rectale avant de poursuivre l’analgésie

Utiliser un masque facial, un masque laryngé ou une sonde endotrachéale

Explication

Après la pose de la voie veineuse et l’administration de l’hypnotique, l’oxygénation est sécurisée par un masque facial, un masque laryngé ou une sonde endotrachéale. Les autres actions proposées ne constituent pas les dispositifs d’oxygénation décrits pour cette étape.

20. Selon la relation PAm=DC×RPTPAm=DC\times RPT, que se passe-t-il si le débit cardiaque augmente tandis que la résistance périphérique totale reste stable ?

La pression artérielle moyenne augmente
La pression artérielle moyenne reste inchangée
La pression artérielle moyenne devient égale à la pression diastolique
La pression artérielle moyenne diminue

La pression artérielle moyenne augmente

Explication

Comme la pression artérielle moyenne est le produit du débit cardiaque et de la résistance périphérique totale, son augmentation avec une résistance stable entraîne une hausse de la PAm. La pression systolique et la pression diastolique sont des mesures distinctes et ne définissent pas cette relation.

21. Pour une circonférence de site de mesure de 10 cm, quelle largeur de brassard convient à une mesure oscillométrique ?

2 cm
4 cm
5 cm
10 cm

4 cm

Explication

La largeur du brassard doit représenter 40 % de la circonférence, soit 0,40×10=4 cm0{,}40\times10=4\,\mathrm{cm}. Un brassard de 2 cm ou de 5 cm ne respecte pas cette proportion recommandée.

22. Quel couple associe correctement chaque dispositif au paramètre qu’il mesure ?

L’oxymètre mesure la fréquence cardiaque et le capnographe mesure la glycémie
L’oxymètre mesure la SpO2 et le capnographe mesure l’EtCO2
L’oxymètre mesure l’EtCO2 et le capnographe mesure la SpO2
L’oxymètre mesure la pression artérielle et le capnographe mesure la température

L’oxymètre mesure la SpO2 et le capnographe mesure l’EtCO2

Explication

L’oxymètre évalue la saturation de l’hémoglobine en oxygène, exprimée par la SpO2, tandis que le capnographe mesure le CO2 en fin d’expiration, exprimé par l’EtCO2. Les autres associations attribuent à ces appareils des paramètres qu’ils ne mesurent pas.

23. Quelle séquence décrit correctement les principales étapes de la préparation chirurgicale d’un animal ?

Tonte, anesthésie locale, radiographie, désinfection et retrait de la protection ophtalmique
Positionnement, tonte, installation, nettoyage-détersion, désinfection et protection ophtalmique
Protection ophtalmique, tonte, injection, incision, désinfection et réveil anesthésique
Installation, incision, nettoyage-détersion, sutures et surveillance de la température

Positionnement, tonte, installation, nettoyage-détersion, désinfection et protection ophtalmique

Explication

La préparation chirurgicale associe le positionnement, la tonte, l’installation, le nettoyage et la détersion, la désinfection du site ainsi que la protection des yeux. L’incision et les sutures appartiennent à l’intervention elle-même, et non à sa préparation.

24. Lors d’une narcose avec un hypnotique vrai, que suggère la présence d’un réflexe palpébral ?

Une narcose trop profonde
Une narcose trop légère
Une atteinte cardiovasculaire débutante
Une narcose satisfaisante

Une narcose trop légère

Explication

Avec les hypnotiques vrais, un réflexe palpébral présent indique que la narcose est trop légère. Un réflexe absent peut correspondre à une narcose satisfaisante ou trop profonde, ce qui ne permet pas à lui seul de retenir la première interprétation.

25. Quelle observation du tonus musculaire de la mâchoire correspond à une narcose satisfaisante ?

Un tonus musculaire totalement absent
Un tonus musculaire progressivement croissant
Un tonus musculaire nettement conservé
Un tonus musculaire minimal

Un tonus musculaire minimal

Explication

Un tonus minimal de la mâchoire est associé à une narcose satisfaisante. L’absence de tonus évoque une narcose trop profonde, tandis qu’un tonus présent traduit une narcose trop légère.

26. Un temps de recoloration capillaire de 3 secondes chez un animal anesthésié évoque quelle situation ?

Une perfusion physiologique
Une atteinte cardiovasculaire
Une hyperventilation
Une hypotension

Une hypotension

Explication

Un temps supérieur à 2 secondes évoque une hypotension, donc une valeur de 3 secondes doit alerter sur cette possibilité. Un temps d’environ 2 secondes est physiologique, tandis qu’un temps inférieur à 1,5 seconde évoque une atteinte cardiovasculaire.

27. Une fréquence respiratoire de 35 mouvements par minute correspond à quelle catégorie ?

Une apnée prolongée
Une bradypnée
Une fréquence respiratoire usuelle
Une tachypnée

Une tachypnée

Explication

Une fréquence supérieure à 30 mouvements par minute évoque une tachypnée, comme dans ce cas. La bradypnée concerne une fréquence inférieure à 6 mouvements par minute, et une fréquence de 6 à 30 mouvements est usuelle.

28. Quelle durée d’absence de mouvement respiratoire définit une apnée ?

Une absence de mouvement pendant plus de 20 secondes
Une absence de mouvement pendant environ 5 secondes
Une respiration irrégulière durant près de 15 secondes
Une diminution respiratoire pendant moins de 10 secondes

Une absence de mouvement pendant plus de 20 secondes

Explication

L’apnée est définie par l’absence de mouvement respiratoire pendant plus de 20 secondes. Une simple diminution ou une irrégularité de durée plus courte ne répond pas à cette définition.

29. Chez un chien anesthésié, une fréquence cardiaque de 50 battements par minute évoque quelle anomalie ?

Une bradycardie
Une tachycardie
Une fréquence compatible avec une hyperventilation
Une fréquence cardiaque usuelle

Une bradycardie

Explication

Chez le chien, une fréquence cardiaque inférieure à 60 battements par minute évoque une bradycardie. La plage usuelle se situe entre 60 et 140 battements par minute, tandis qu’une fréquence supérieure à 140 évoque une tachycardie.

30. Pourquoi la surveillance de la température est-elle indispensable pendant une intervention ?

Parce que l’hypothermie constitue la première complication peropératoire
Parce que la température mesure directement la profondeur de l’analgésie
Parce que l’hyperthermie constitue la première complication postopératoire
Parce que la température remplace l’évaluation de la fonction cardiovasculaire

Parce que l’hypothermie constitue la première complication peropératoire

Explication

La surveillance thermique est indispensable car l’hypothermie est la première complication peropératoire. La température ne mesure pas directement la profondeur de l’analgésie et ne remplace pas les autres paramètres cardiovasculaires.

31. Quelle plage correspond au pouls usuel d’un chat, par comparaison avec celui d’un chien ?

De 140 à 180 pulsations par minute chez le chat, contre 60 à 140 chez le chien
De 180 à 220 pulsations par minute chez le chat, contre 40 à 80 chez le chien
De 100 à 160 pulsations par minute chez le chat, contre 80 à 120 chez le chien
De 60 à 140 pulsations par minute chez le chat, contre 140 à 180 chez le chien

De 140 à 180 pulsations par minute chez le chat, contre 60 à 140 chez le chien

Explication

Le pouls usuel du chat est compris entre 140 et 180 pulsations par minute, alors que celui du chien se situe entre 60 et 140. L’inversion de ces deux plages constitue la confusion la plus fréquente.

32. Une fréquence cardiaque élevée persistant pendant une intervention peut évoquer quelle cause et quelle conduite adopter ?

Une bradycardie liée à une narcose excessive, à corriger sans prévenir le vétérinaire
Une tachycardie liée à une narcose ou une analgésie insuffisante, à signaler au vétérinaire
Une hypotension liée à une SpO2 basse, à surveiller sans modifier la prise en charge
Une hypoventilation liée à une température basse, à traiter par refroidissement immédiat

Une tachycardie liée à une narcose ou une analgésie insuffisante, à signaler au vétérinaire

Explication

Une fréquence cardiaque élevée peut évoquer une tachycardie associée à une narcose ou une analgésie insuffisante, et toute anomalie confirmée doit être signalée au vétérinaire. La bradycardie est plutôt associée à une fréquence basse et à une narcose excessive.

33. Quelle conduite est indiquée si la SpO2 reste inférieure à 95 % après vérification du capteur ?

Augmenter la température et diminuer l’apport d’oxygène
Retirer le capteur et poursuivre la surveillance clinique
Alerter le vétérinaire et placer l’animal sous oxygène
Mesurer la pression artérielle puis attendre la normalisation spontanée

Alerter le vétérinaire et placer l’animal sous oxygène

Explication

Une SpO2 inférieure à 95 % est anormale : il faut d’abord repositionner et humidifier le capteur si nécessaire, puis alerter le vétérinaire et administrer de l’oxygène si la valeur persiste. Retirer le capteur supprimerait la mesure sans traiter une éventuelle hypoxémie.

34. Quelle manœuvre faut-il réaliser en cas d’apnée sous anesthésie ?

Ouvrir la valve, comprimer longuement le ballon jusqu’à 20–25 cmH2O, puis maintenir la valve ouverte
Fermer la valve, comprimer le ballon jusqu’à 30–35 cmH2O, puis attendre une minute avant de le relâcher
Fermer la valve, comprimer brièvement le ballon jusqu’à 12–15 cmH2O, puis rouvrir la valve
Retirer le circuit, ventiler manuellement à haute pression, puis laisser la valve fermée

Fermer la valve, comprimer brièvement le ballon jusqu’à 12–15 cmH2O, puis rouvrir la valve

Explication

La ventilation manuelle consiste à fermer brièvement la valve d’évacuation, à comprimer le ballon en limitant la pression à 12–15 cmH2O, puis à rouvrir la valve pour permettre l’expiration. Une pression plus élevée ou l’absence de réouverture de la valve augmente le risque de ventilation inadéquate ou de surpression.

35. À quel rythme les paramètres de surveillance doivent-ils être recueillis pendant l’anesthésie et jusqu’à la fin du réveil ?

Toutes les 20 à 30 minutes, avec un arrêt de la surveillance dès la fin de la chirurgie
À chaque changement de médicament, avec une reprise de la surveillance après l’extubation
Une fois au début et à la fin, avec une surveillance limitée aux animaux présentant des anomalies
Toutes les 5 à 15 minutes, avec une surveillance poursuivie jusqu’au retour aux valeurs de référence

Toutes les 5 à 15 minutes, avec une surveillance poursuivie jusqu’au retour aux valeurs de référence

Explication

Les paramètres doivent être consignés toutes les 5 à 15 minutes, puis la surveillance se poursuit pendant le réveil jusqu’au retour des valeurs de référence. Attendre un événement particulier ou interrompre la surveillance à la fin de la chirurgie ne respecte pas cette continuité.

36. Pourquoi le réveil anesthésique exige-t-il une surveillance clinique et instrumentale continue ?

Parce que les complications cardiovasculaires apparaissent principalement plusieurs heures après le réveil
Parce que près de 80 % de la mortalité anesthésique survient durant cette phase
Parce que l’arrêt des agents anesthésiques provoque habituellement une hyperactivité transitoire
Parce que l’animal reprend généralement sa conscience avant la récupération de ses fonctions vitales

Parce que près de 80 % de la mortalité anesthésique survient durant cette phase

Explication

Le réveil concentre près de 80 % de la mortalité anesthésique, ce qui en fait une période particulièrement dangereuse. La fin de l’administration anesthésique ne garantit donc pas le retour complet à la normale.

37. Quelle prise en charge caractérise la surveillance de l’animal pendant le réveil ?

Arrêter l’analgésie et le réchauffement afin de faciliter la reprise spontanée de la conscience
Réduire les soins de soutien et observer principalement le retour de la motricité volontaire
Surveiller la respiration et la température sans réévaluer les fonctions nerveuse, cardiovasculaire ou métabolique
Maintenir l’oxygénation, la perfusion, l’analgésie et le réchauffement en contrôlant plusieurs fonctions vitales

Maintenir l’oxygénation, la perfusion, l’analgésie et le réchauffement en contrôlant plusieurs fonctions vitales

Explication

Le réveil nécessite de maintenir l’oxygénation, la perfusion, l’analgésie et le réchauffement, tout en surveillant les fonctions nerveuse, respiratoire, cardiovasculaire et métabolique. La fin de la chirurgie ne signifie pas que ces fonctions sont redevenues stables.

38. Quels signes permettent de décider l’extubation d’un animal anesthésié ?

Le retour de la motricité linguale, du réflexe palpébral, de la position centrale de l’œil et du tonus mandibulaire, avec des réflexes de toux et de déglutition présents
La réapparition de la sensibilité cutanée et de la locomotion, indépendamment du ballonnet et des réflexes de toux et de déglutition
La disparition de tout mouvement, l’absence de réflexe palpébral, la rotation de l’œil et le relâchement de la mâchoire, après vidange du ballonnet
La reprise d’une respiration rapide, une position oculaire latérale et une mâchoire relâchée, avant le retour des réflexes pharyngés

Le retour de la motricité linguale, du réflexe palpébral, de la position centrale de l’œil et du tonus mandibulaire, avec des réflexes de toux et de déglutition présents

Explication

L’extubation est indiquée lorsque plusieurs signes de récupération des réflexes et du tonus sont présents, après vérification du dégonflement du ballonnet et du retour de la toux et de la déglutition. Extuber en l’absence de ces protections expose à une mauvaise gestion des voies respiratoires.

39. Comment installer l’animal après l’extubation et la normalisation des paramètres ?

Le placer au calme et dans l’obscurité, tête surélevée, de préférence en décubitus sternal, puis contrôler la température toutes les 15 à 30 minutes
Le placer en mouvement dans une zone stimulante, tête alignée avec le corps, puis interrompre la surveillance après l’extubation
Le laisser en lumière vive et en décubitus dorsal, tête abaissée, puis contrôler la température à intervalles plus espacés
Le maintenir sous oxygène permanent en décubitus latéral, tête basse, puis mesurer la température à la demande

Le placer au calme et dans l’obscurité, tête surélevée, de préférence en décubitus sternal, puis contrôler la température toutes les 15 à 30 minutes

Explication

Après l’arrêt de l’oxygène et la normalisation des valeurs, l’animal est installé au calme, dans l’obscurité, avec la tête surélevée et de préférence en décubitus sternal; la température est contrôlée toutes les 15 à 30 minutes. Une surveillance ne doit pas être interrompue immédiatement après l’extubation.

40. Quelle distinction décrit correctement la souffrance, la douleur et la nociception ?

La souffrance est un influx nerveux périphérique, la douleur une réponse motrice réflexe, et la nociception une émotion intégrée par le cortex
La souffrance est une émotion affective, la douleur une sensation nécessitant une intégration corticale, et la nociception un ensemble de mécanismes transmettant les influx jusqu’au thalamus
La souffrance est une réponse hormonale, la douleur une émotion affective, et la nociception une perception consciente produite par le cortex
La souffrance correspond à l’intégration corticale, la douleur à la transmission jusqu’au thalamus, et la nociception à une émotion individuelle

La souffrance est une émotion affective, la douleur une sensation nécessitant une intégration corticale, et la nociception un ensemble de mécanismes transmettant les influx jusqu’au thalamus

Explication

La souffrance relève de l’expérience affective, la douleur d’une sensation discriminante nécessitant une intégration corticale, et la nociception des mécanismes de production et de transmission des influx douloureux. La nociception peut donc exister sans expérience consciente de la douleur, notamment sous narcose.

41. Quelle conséquence peut résulter d’une douleur ou d’une nociception persistante chez un animal ?

Une absence de conséquence physiologique lorsque l’animal ne manifeste pas extérieurement un comportement douloureux
Un stress avec des modifications métaboliques, immunologiques et hormonales, pouvant retarder la cicatrisation et favoriser une douleur chronique
Une amélioration de la cicatrisation grâce à une activation immunitaire durable et une réduction des besoins métaboliques
Une récupération plus rapide liée à une stimulation hormonale et cardiovasculaire prolongée pendant la convalescence

Un stress avec des modifications métaboliques, immunologiques et hormonales, pouvant retarder la cicatrisation et favoriser une douleur chronique

Explication

La douleur et la nociception peuvent déclencher un stress responsable de changements métaboliques, immunologiques et hormonaux, ainsi que d’un retard de cicatrisation et d’une douleur chronique. L’absence de comportement douloureux visible n’exclut donc pas une nociception ni ses effets physiologiques.

42. Quelle séquence correspond à une évaluation clinique structurée de la douleur ?

Palper immédiatement la plaie, stimuler fortement l’animal, puis observer sa réaction à distance
Administrer un analgésique, observer la réponse, puis palper la lésion après disparition des signes cliniques
Évaluer d’abord les constantes instrumentales, immobiliser l’animal, puis limiter l’examen à la zone opérée
Observer l’animal à distance, s’approcher et interagir avec lui, puis palper la plaie ou les lésions si cela est possible

Observer l’animal à distance, s’approcher et interagir avec lui, puis palper la plaie ou les lésions si cela est possible

Explication

L’évaluation commence par l’observation à distance, se poursuit par l’approche et l’interaction, puis comprend la palpation de la plaie ou des lésions si elle est réalisable. Cette progression limite les réactions provoquées par une approche trop brusque.

43. Pendant une intervention, que faut-il faire si la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire ou la pression artérielle augmente lors d’une stimulation douloureuse malgré une narcose satisfaisante ?

Augmenter d’abord la narcose, car toute variation cardiovasculaire traduit un défaut de profondeur anesthésique
Attendre la fin de la stimulation, car ces variations sont attendues pendant une narcose satisfaisante
Diminuer l’analgésie, car une réponse autonome indique une dose excessive d’antalgiques
Renforcer d’abord l’analgésie, car cette réponse indique qu’elle est insuffisante

Renforcer d’abord l’analgésie, car cette réponse indique qu’elle est insuffisante

Explication

Une hausse de ces paramètres lors d’une stimulation douloureuse malgré une narcose satisfaisante signale une analgésie insuffisante; il faut donc renforcer l’analgésie en priorité. Approfondir la narcose ne corrige pas directement le défaut de contrôle de la douleur.

44. À partir de quel score la grille de Glasgow recommande-t-elle une analgésie complémentaire lorsque la grille complète est évaluable sur 24 points ?

À partir de 5 sur 20
À partir de 7 sur 20
À partir de 4 sur 24
À partir de 6 sur 24

À partir de 6 sur 24

Explication

Avec la grille complète, le seuil d’analgésie complémentaire est fixé à 6 sur 24. Le seuil de 5 sur 20 concerne la situation où deux critères ne sont pas évaluables.

45. Quelle stratégie décrit le mieux la prise en charge de la douleur autour d’une intervention ?

Une analgésie débutée après l’intervention et adaptée jusqu’au retour de l’animal à domicile
Une analgésie centrée sur un seul médicament jusqu’à la disparition des signes anesthésiques
Une analgésie limitée au temps opératoire puis relayée par une surveillance clinique simple
Une analgésie précoce et multimodale poursuivie jusqu’à l’absence de douleur et une inflammation minimale

Une analgésie précoce et multimodale poursuivie jusqu’à l’absence de douleur et une inflammation minimale

Explication

La prise en charge doit être précoce, multimodale et couvrir les périodes préopératoire, peropératoire et postopératoires. Elle se poursuit jusqu’à l’absence de douleur et à une réponse inflammatoire minimale, contrairement à une stratégie limitée à une seule phase.

46. Quelles mesures s’appliquent à la conservation et à la prescription des stupéfiants ?

Conservation dans une armoire accessible avec inscription facultative et prescription sur ordonnance ordinaire
Conservation au réfrigérateur avec registre des températures et prescription sur ordonnance renouvelable
Conservation sous clé avec registre des mouvements et prescription sur ordonnance sécurisée à duplicata
Conservation dans la salle de soins avec inventaire périodique et prescription sur formulaire interne

Conservation sous clé avec registre des mouvements et prescription sur ordonnance sécurisée à duplicata

Explication

Les stupéfiants doivent être placés dans un coffre-fort, suivis dans un registre des entrées et sorties, puis prescrits sur une ordonnance sécurisée à duplicata. Une armoire accessible et une ordonnance ordinaire ne répondent pas à cette réglementation.

47. Lorsqu’elle est correctement remplie, que rassemble la feuille de suivi anesthésique ?

Les coordonnées du propriétaire, les coûts de l’intervention, les stocks disponibles et les comptes rendus administratifs
Les antécédents médicaux, les résultats d’imagerie, les prescriptions de sortie et les rendez-vous de contrôle
Les constantes postopératoires, les résultats biologiques, les consignes alimentaires et les observations du personnel
Les données de l’animal, les mesures d’admission, les paramètres anesthésiques, les médicaments et le réveil

Les données de l’animal, les mesures d’admission, les paramètres anesthésiques, les médicaments et le réveil

Explication

La feuille de suivi regroupe les informations de l’animal, les mesures d’admission, le maintien de la narcose et de l’analgésie, les paramètres instrumentaux, les médicaments et le réveil. Les autres éléments peuvent figurer dans le dossier général, mais ne définissent pas le contenu décrit ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Anesthésie et temps opératoire.

Qu'est-ce que l'anesthésie ?

Une perte générale, loco-régionale ou locale de la sensibilité.

Qu'est-ce que la narcose ?

Un état temporaire de conscience abolie.

Qu'est-ce que l'analgésie ?

Une perte totale ou partielle de la sensibilité à la douleur.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Anesthésie et temps opératoire.

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