QCM : Appareillage et détecteurs en CLHP (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour choisir des solvants et des phases stationnaires adaptés à trois analytes, quelles propositions sont exactes ?

Un composé de polarité intermédiaire est soluble dans le 2-propanol, mais insoluble dans l’eau et l’hexane.
Un groupement ionisable possède un caractère acido-basique, avec ionisation totale s’il est fort.
Un composé polaire est retenu par une phase stationnaire polaire, tandis qu’un apolaire l’est par une phase apolaire.
Un composé apolaire peut être soluble dans le dichlorométhane selon les propriétés décrites.
Un composé polaire est soluble dans l’eau, tandis qu’un composé apolaire l’est dans l’hexane.

Un composé de polarité intermédiaire est soluble dans le 2-propanol, mais insoluble dans l’eau et l’hexane. · Un groupement ionisable possède un caractère acido-basique, avec ionisation totale s’il est fort. · Un composé polaire est retenu par une phase stationnaire polaire, tandis qu’un apolaire l’est par une phase apolaire. · Un composé apolaire peut être soluble dans le dichlorométhane selon les propriétés décrites. · Un composé polaire est soluble dans l’eau, tandis qu’un composé apolaire l’est dans l’hexane.

Explication

Les composés polaires sont solubles dans l’eau et retenus sur une phase polaire ; les composés apolaires peuvent être solubles dans l’hexane ou le dichlorométhane et sont retenus sur une phase apolaire. Les composés de polarité intermédiaire sont solubles dans le 2-propanol, tandis qu’un groupement ionisable est acido-basique et un groupement fort s’ionise totalement.

2. Un acide faible carboxylique de pKa 5 est analysé à pH 2 puis à pH 7 sur une phase stationnaire apolaire. Quelles propositions sont exactes ?

À pH 2, le groupement carboxylique est sous sa forme moléculaire COOH.
À pH 2, le groupement carboxylique se trouve sous sa forme anionique COO⁻.
La phase stationnaire apolaire retient la forme moléculaire COOH de cet acide.
Le pH et le volume déterminent l’état de charge de cette molécule.
À pH 7, le groupement carboxylique est sous sa forme anionique COO⁻.

À pH 2, le groupement carboxylique est sous sa forme moléculaire COOH. · La phase stationnaire apolaire retient la forme moléculaire COOH de cet acide. · À pH 7, le groupement carboxylique est sous sa forme anionique COO⁻.

Explication

Pour cet acide faible de pKa 5, le groupement carboxylique est sous forme moléculaire COOH à pH 2 et anionique COO⁻ à pH 7. Une phase stationnaire apolaire retient la forme moléculaire COOH. Le pH et le pKa, et non le volume, permettent de déterminer l’état de charge d’une molécule, qui peut être neutre, anionique ou cationique.

3. Que désigne la sélectivité d’un système chromatographique ?

La vitesse à laquelle la phase mobile traverse la colonne
Sa capacité à détecter une substance à faible concentration
La quantité d’échantillon que la colonne peut retenir
Sa capacité à séparer des molécules de structures proches

Sa capacité à séparer des molécules de structures proches

Explication

La sélectivité correspond à la capacité du système chromatographique à distinguer et séparer des molécules de structures proches. La détection à faible concentration relève plutôt de la sensibilité du détecteur.

4. Quel réactif peut ajouter des cycles aromatiques aux groupes amines de la tobramycine afin de la rendre détectable en UV ?

L’OPA
Le méthanol
L’acétonitrile
L’hexane

L’OPA

Explication

L’OPA réagit avec les groupes amines de la tobramycine et lui apporte des cycles aromatiques qui permettent sa détection en UV. Le méthanol est un solvant courant, mais il ne réalise pas cette dérivation.

5. Quel rôle joue la transparence d’un solvant lors d’une détection UV ?

Elle réduit la viscosité de la phase mobile pendant l’analyse.
Elle permet au solvant d’accroître l’absorbance mesurée pour le soluté.
Elle évite que l’absorbance du solvant s’ajoute à celle du soluté.
Elle garantit que le solvant s’évapore avant le passage dans la cuve.

Elle évite que l’absorbance du solvant s’ajoute à celle du soluté.

Explication

Un solvant transparent à la longueur d’onde de travail ne contribue pas au signal d’absorbance attribué au soluté. La transparence ne sert pas à augmenter l’absorbance mesurée, mais à éviter une interférence du solvant.

6. Dans quel ordre les quatre étapes d’un système de CLHP se succèdent-elles, de l’introduction de la phase mobile à l’obtention du signal ?

Détection, injection, pompage, séparation
Injection, pompage, détection, séparation
Pompage, injection, séparation, détection
Pompage, séparation, injection, détection

Pompage, injection, séparation, détection

Explication

Le système fait d’abord circuler la phase mobile par pompage, puis l’échantillon est injecté, séparé dans la colonne et enfin détecté. Placer la séparation avant l’injection confond l’ordre des opérations nécessaires à l’analyse.

7. Quelle différence distingue l’élution isocratique de l’élution en gradient en CLHP ?

La pression de la pompe reste constante en isocratique et varie en gradient pour accélérer la séparation.
La composition de la phase mobile varie en isocratique et reste constante en gradient pour faciliter la séparation.
Le débit de la pompe varie en isocratique et reste constant en gradient pour faciliter la séparation.
La composition de la phase mobile reste constante en isocratique et varie en gradient pour faciliter et accélérer la séparation.

La composition de la phase mobile reste constante en isocratique et varie en gradient pour faciliter et accélérer la séparation.

Explication

En élution isocratique, la composition de la phase mobile ne change pas durant l’analyse, tandis qu’un gradient la fait varier pour faciliter et accélérer la séparation. La distinction ne porte pas sur la pression de la pompe, mais sur l’évolution de la composition de la phase mobile.

8. Quel effet peut produire la présence de gaz dissous dans la phase mobile d’un système de CLHP ?

Elle augmente la capacité de la boucle d’injection et modifie le volume injecté.
Elle perturbe le signal, ce qui justifie le dégazage de la phase mobile.
Elle fait varier la composition de la phase mobile pendant une élution isocratique.
Elle rend la phase mobile plus visqueuse et prolonge le temps de rétention.

Elle perturbe le signal, ce qui justifie le dégazage de la phase mobile.

Explication

Les gaz dissous peuvent perturber le signal, d’où la nécessité de dégazer la phase mobile. Une variation de composition caractérise plutôt l’élution en gradient, et non la présence de gaz dissous.

9. Lorsqu’un échantillon risque de précipiter avant ou dans une colonne de CLHP, quel dispositif peut être ajouté en amont pour protéger la colonne ?

Une cellule de référence placée après le détecteur
Une précolonne placée avant la colonne analytique
Une boucle d’injection de volume calibré
Un tube chauffé installé après la séparation

Une précolonne placée avant la colonne analytique

Explication

Placée en amont, la précolonne protège la colonne analytique des précipitations et peut aussi préconcentrer l’échantillon. Une boucle d’injection fixe le volume injecté, mais ne remplit pas cette fonction de protection.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Appareillage et détecteurs en CLHP.

Sur quoi repose la séparation en CLHP ?

Sur la distribution différente des espèces entre deux phases non miscibles, stationnaire et mobile.

À quoi sert la CLHP dans le domaine du médicament ?

À déterminer la teneur d’une substance active et de ses impuretés.

Dans quels solvants les composés polaires sont-ils solubles ?

Dans l’eau.

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