QCM : Applications de la psychologie sociale — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels facteurs expliquent ensemble l’amélioration de l’espérance de vie ?

Les progrès médicaux, de meilleures conditions de vie, la prévention et les comportements de santé
L’amélioration des conditions de vie, sans contribution des soins ni de la prévention
Les progrès médicaux et des soins plus efficaces, sans rôle des comportements de santé
La prévention et les changements de comportement, sans évolution de la médecine

Les progrès médicaux, de meilleures conditions de vie, la prévention et les comportements de santé

Explication

L’amélioration de l’espérance de vie résulte de plusieurs évolutions complémentaires : médecine et soins, conditions et style de vie, prévention et comportements de santé. Les autres réponses excluent au moins une composante importante de cette explication multifactorielle.

2. Quelle séquence décrit le processus de développement du burn-out ?

Conflit professionnel, satisfaction, dépersonnalisation, récupération émotionnelle
Épuisement émotionnel, événements stresseurs, accomplissement, coopération accrue
Événements stresseurs, épuisement émotionnel, dépersonnalisation, diminution de l’accomplissement
Événements stresseurs, satisfaction professionnelle, engagement, augmentation de l’accomplissement

Événements stresseurs, épuisement émotionnel, dépersonnalisation, diminution de l’accomplissement

Explication

Le burn-out suit une succession comprenant des événements stresseurs, l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation puis la diminution de l’accomplissement. Les autres séquences mélangent des effets protecteurs ou inversent les étapes du processus.

3. De quels éléments dépendent la qualité et le contenu d’un témoignage ?

De la précision de l’image observée, sans transformation ultérieure
Des facteurs sociaux, sans influence des capacités mnésiques
De la mémoire du témoin, indépendamment du contexte de restitution
De la mémoire du témoin et de facteurs sociaux liés à la restitution

De la mémoire du témoin et de facteurs sociaux liés à la restitution

Explication

Un témoignage dépend à la fois de la mémoire de la personne et de facteurs sociaux qui interviennent lors de la restitution. Le réduire à la mémoire individuelle néglige l’influence du contexte social de transmission.

4. Pourquoi les situations scolaires sont-elles considérées comme fondamentalement sociales ?

Elles concernent des apprentissages dépourvus de normes interpersonnelles
Elles reposent principalement sur les capacités individuelles des élèves
Elles mobilisent des relations, des appartenances et des valeurs éducatives
Elles évaluent des performances indépendantes des groupes sociaux

Elles mobilisent des relations, des appartenances et des valeurs éducatives

Explication

Les situations scolaires sont sociales parce qu’elles impliquent des relations interpersonnelles, des appartenances groupales et des valeurs liées au système éducatif. L’idée qu’elles reposent principalement sur les capacités individuelles néglige précisément ces dimensions sociales.

5. Quels éléments et dimensions permettent d’étudier l’environnement résidentiel ?

La ville et le pays, à travers les revenus, les déplacements et les décisions administratives
La maison et le quartier, à travers les caractéristiques physiques, la densité et la circulation
Le logement professionnel et l’entreprise, à travers la productivité, l’ancienneté et la hiérarchie
La maison, le quartier, la ville et le pays, à travers la satisfaction, l’attachement et l’identité de lieu

La maison, le quartier, la ville et le pays, à travers la satisfaction, l’attachement et l’identité de lieu

Explication

L’environnement résidentiel comprend plusieurs niveaux, de la maison au pays, et peut être étudié par la satisfaction résidentielle, l’attachement au lieu et l’identité de lieu. Le réduire aux caractéristiques physiques ou à des indicateurs professionnels ne rend pas compte de ces dimensions psychologiques.

6. Dans l’expérience inspirée d’Allport et Postman, comment l’information est-elle transmise entre les participants ?

Sept personnes décrivent successivement une image à quelqu’un qui ne l’a pas vue
Sept personnes discutent ensemble d’une image avant de rédiger un récit commun
Sept personnes mémorisent des images différentes puis échangent leurs impressions
Une personne décrit une image à sept observateurs qui la comparent au modèle

Sept personnes décrivent successivement une image à quelqu’un qui ne l’a pas vue

Explication

L’expérience repose sur une chaîne de transmission : chaque personne observe ou mémorise l’image, puis la décrit à la suivante qui ne l’a pas vue. Une discussion collective ne correspond pas à cette transmission successive.

7. Comment se manifeste le biais de confirmation dans le témoignage d’une personne ayant des préjugés ?

Le témoin abandonne ses croyances afin de rapporter une information neutre
Le témoin corrige son récit pour le rendre conforme aux faits vérifiés
Le témoin modifie son récit dans le sens de ses croyances
Le témoin ajoute des détails sans lien avec ses opinions personnelles

Le témoin modifie son récit dans le sens de ses croyances

Explication

Le biais de confirmation conduit un témoin préjugé à orienter ou modifier son témoignage conformément à ses croyances. Une restitution neutre ne décrit pas ce mécanisme, puisqu’elle exclut précisément l’influence des convictions personnelles.

8. Quelle distinction caractérise le coping religieux positif et le coping religieux négatif ?

Le positif rejette la religion face à la maladie, tandis que le négatif renforce l’espoir spirituel
Le positif attribue la maladie à une punition, tandis que le négatif mobilise prière et espoir
Le positif privilégie les pratiques spirituelles sans soins, tandis que le négatif recherche un soutien communautaire
Le positif mobilise foi et soutien, tandis que le négatif associe maladie, punition et abandon des soins

Le positif mobilise foi et soutien, tandis que le négatif associe maladie, punition et abandon des soins

Explication

Le coping religieux positif mobilise la prière, le soutien communautaire et l’espoir spirituel comme ressources, tandis que le coping négatif peut associer la maladie à une punition, à la culpabilité ou au remplacement des soins par des pratiques spirituelles. La confusion entre ces deux formes inverse leurs caractéristiques.

9. Quel objet d’étude correspond à la psychologie environnementale ?

Les caractéristiques physiques des lieux, indépendamment des expériences individuelles
Les effets des décisions organisationnelles sur la répartition des gains professionnels
Les interrelations entre l’individu et son environnement physique et social, dans l’espace et le temps
Les comportements individuels étudiés sans tenir compte du contexte social et spatial

Les interrelations entre l’individu et son environnement physique et social, dans l’espace et le temps

Explication

La psychologie environnementale étudie les relations réciproques entre l’individu et son environnement physique et social selon leurs dimensions spatiales et temporelles. Elle ne se limite donc pas aux propriétés objectives des lieux.

10. Que désigne le coping religieux face à la maladie ?

Des pratiques médicales destinées à traiter les symptômes d’une maladie
Des comportements sociaux destinés à éviter toute discussion sur la maladie
Des stratégies d’adaptation fondées sur la religion pour affronter la maladie
Des stratégies psychologiques visant à nier l’existence d’une maladie

Des stratégies d’adaptation fondées sur la religion pour affronter la maladie

Explication

Le coping religieux désigne l’utilisation de stratégies fondées sur la religion pour faire face à la maladie. Il ne se confond donc ni avec un traitement médical ni avec une stratégie générale de déni ou d’évitement.

11. Dans une équipe où les salariés jugent la répartition des gains équitable, quelle évolution est la plus probable ?

Une augmentation des conflits liés aux procédures
Une hausse des incivilités et un épuisement émotionnel
Une satisfaction accrue et une production plus élevée
Une diminution de la satisfaction et de la coopération

Une satisfaction accrue et une production plus élevée

Explication

La perception d’une répartition équitable est associée à une satisfaction et à une production élevées. Les incivilités et le risque de burn-out sont plutôt liés à une perception d’iniquité.

12. Quelle évolution de l’espérance de vie est indiquée pour le siècle passé ?

Elle est passée de 79,2 ans à 48 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes
Elle est passée de 48 ans à 85,3 ans pour les hommes et 79,2 ans pour les femmes
Elle est passée de 48 ans à 79,2 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes
Elle est passée de 85,3 ans à 79,2 ans pour les hommes et 48 ans pour les femmes

Elle est passée de 48 ans à 79,2 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes

Explication

L’espérance de vie est passée de 48 ans à 79,2 ans chez les hommes et à 85,3 ans chez les femmes. L’attribution de la valeur de 85,3 ans aux hommes inverse les deux valeurs contemporaines.

13. Que montre une méta-analyse sur le sentiment de compétence en mathématiques chez les filles et les garçons ?

Les filles obtiennent de moins bons résultats et se sentent moins compétentes
Les garçons se sentent moins compétents malgré des performances équivalentes
Les filles se sentent moins compétentes malgré des performances équivalentes
Les filles et les garçons évaluent leur compétence de manière identique

Les filles se sentent moins compétentes malgré des performances équivalentes

Explication

La méta-analyse montre un écart de sentiment de compétence défavorable aux filles alors que leurs performances sont équivalentes à celles des garçons. L’explication par une différence objective de performance ne correspond donc pas au résultat rapporté.

14. Quelle notion désigne la perception qu’ont les salariés d’une répartition équitable des gains entre eux ?

La justice organisationnelle
La justice interactionnelle
La justice distributive
La justice procédurale

La justice distributive

Explication

La justice distributive renvoie à l’équité perçue dans la répartition des gains entre les salariés. La justice procédurale concerne plutôt les modalités selon lesquelles les décisions sont prises.

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Pourquoi les situations scolaires sont-elles fondamentalement sociales ?

Elles impliquent des relations interpersonnelles, des appartenances groupales et des valeurs éducatives.

Que montre une méta-analyse sur le sentiment de compétence en mathématiques selon le genre ?

Les filles se sentent moins compétentes que les garçons malgré des performances équivalentes.

Quels facteurs peuvent contribuer aux différences de sentiment de compétence scolaire ?

Les contextes culturels, les jeux sexués, les professions genrées, la théorie des rôles et la menace du stéréotype.

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