QCM : Apprentissage et didactique — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de la didactique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La didactique étudie les questions liées à l’enseignement et à l’acquisition des connaissances.
La didactique s’intéresse notamment aux savoirs mobilisés dans l’éducation et la formation.
La didactique se réduit à l’organisation matérielle des activités éducatives.
La didactique concerne principalement les relations affectives entre éducateurs et apprenants.
La didactique entretient souvent un lien avec les disciplines scolaires.

La didactique étudie les questions liées à l’enseignement et à l’acquisition des connaissances. · La didactique s’intéresse notamment aux savoirs mobilisés dans l’éducation et la formation. · La didactique entretient souvent un lien avec les disciplines scolaires.

Explication

La didactique porte sur l’enseignement, l’acquisition des connaissances et les savoirs, souvent en lien avec les disciplines scolaires. Les relations et conditions éducatives relèvent plus largement de la pédagogie, et la didactique ne se réduit pas à l’organisation matérielle des activités.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la didactique générale et les didactiques disciplinaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La didactique générale ne se limite pas aux caractéristiques d’une seule discipline scolaire.
Les didactiques disciplinaires étudient des questions indépendantes de tout contenu disciplinaire.
Les didactiques disciplinaires interrogent la nature du savoir à enseigner.
Les didactiques disciplinaires se rapportent à une discipline déterminée.
La didactique générale traite des questions communes à plusieurs situations d’enseignement.

La didactique générale ne se limite pas aux caractéristiques d’une seule discipline scolaire. · Les didactiques disciplinaires interrogent la nature du savoir à enseigner. · Les didactiques disciplinaires se rapportent à une discipline déterminée. · La didactique générale traite des questions communes à plusieurs situations d’enseignement.

Explication

La didactique générale concerne les questions communes à l’enseignement. Les didactiques disciplinaires sont liées à une discipline et examinent notamment la nature du savoir qui doit y être enseigné; elles ne sont donc pas indépendantes des contenus.

3. À quelle période les didactiques apparaissent-elles dans le contexte de la réforme des mathématiques modernes ?

Les réflexions liées à la réforme des mathématiques modernes contribuent à leur émergence.
La réforme des mathématiques modernes constitue un contexte de réflexion important pour leur apparition.
Les didactiques apparaissent principalement au début des années 1950.
Les didactiques apparaissent à la fin des années 1960 et au début des années 1970.
Les didactiques apparaissent à la fin des années 1980, après la généralisation de l’informatique scolaire.

Les réflexions liées à la réforme des mathématiques modernes contribuent à leur émergence. · La réforme des mathématiques modernes constitue un contexte de réflexion important pour leur apparition. · Les didactiques apparaissent à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

Explication

Les didactiques émergent à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Cette apparition est liée aux réflexions suscitées par la réforme des mathématiques modernes, et non aux périodes proposées dans les autres formulations.

4. Concernant le champ didactique, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Le champ didactique constitue un champ de recherche.
Il se limite à l’étude des relations affectives en classe.
Il consiste principalement à appliquer des méthodes générales d’enseignement.
Il cherche à comprendre les contenus de savoirs et leur apprentissage.
Il peut mobiliser des questionnements anthropologiques, épistémologiques et éthiques.

Le champ didactique constitue un champ de recherche. · Il cherche à comprendre les contenus de savoirs et leur apprentissage. · Il peut mobiliser des questionnements anthropologiques, épistémologiques et éthiques.

Explication

Le champ didactique est un champ de recherche qui étudie les contenus de savoirs et les processus de leur apprentissage. Il mobilise des questionnements anthropologiques, épistémologiques et éthiques; il ne se réduit donc ni à une méthodologie d’enseignement ni aux relations affectives.

5. À propos de l’apprentissage comme activité humaine, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’apprentissage se déroule sans évolution du rapport au savoir.
L’apprentissage est une activité humaine complexe et imprévisible.
L’apprentissage exclut les interactions avec autrui.
L’apprentissage peut engager la persévérance et la prise de risques.
L’apprentissage correspond à une réception simple des informations transmises.

L’apprentissage est une activité humaine complexe et imprévisible. · L’apprentissage peut engager la persévérance et la prise de risques.

Explication

L’apprentissage est une activité complexe et imprévisible qui peut mobiliser la persévérance, la prise de risques et les interactions. Il ne s’agit pas d’une simple réception et il peut transformer le rapport au savoir.

6. Un enseignant prépare des situations stimulantes, mais l’élève doit réaliser lui-même l’activité d’apprendre. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’élève peut apprendre sans effectuer lui-même l’activité d’apprentissage.
L’éducateur transmet directement l’apprentissage déjà accompli.
L’enseignant réalise l’apprentissage à la place de l’élève.
L’apprentissage devient automatique dès que les conditions pédagogiques sont réunies.
L’enseignant peut créer les conditions nécessaires à l’apprentissage.

L’enseignant peut créer les conditions nécessaires à l’apprentissage.

Explication

L’enseignant ou l’éducateur peut donner envie d’apprendre et créer des conditions favorables. Toutefois, l’apprenant réalise lui-même l’activité d’apprendre; elle ne peut être accomplie à sa place ni garantie automatiquement.

7. Apprendre implique notamment :

Remplacer les connaissances antérieures sans construire d’ensemble compréhensible.
Accumuler des informations indépendantes de toute organisation mentale.
Mémoriser les informations nouvelles sans les relier aux connaissances antérieures.
Réorganiser les connaissances nouvelles avec celles qui sont déjà intégrées.
Construire un ensemble compréhensible à partir de connaissances articulées.

Réorganiser les connaissances nouvelles avec celles qui sont déjà intégrées. · Construire un ensemble compréhensible à partir de connaissances articulées.

Explication

Apprendre suppose d’articuler les connaissances nouvelles avec celles qui sont déjà intégrées. Cette réorganisation permet de construire un ensemble compréhensible, contrairement à une accumulation ou à une mémorisation sans liens.

8. Concernant le rôle de l’éducateur dans les situations d’apprentissage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les situations éducatives doivent éviter toute confrontation à un obstacle.
Le déséquilibre provoqué doit se prolonger durablement pour produire un apprentissage.
L’éducateur veille à ce que le déséquilibre ne dure pas de manière excessive.
Les obstacles rencontrés par l’apprenant rendent toute progression impossible.
L’éducateur peut provoquer des situations confrontant l’apprenant à des obstacles.

L’éducateur veille à ce que le déséquilibre ne dure pas de manière excessive. · L’éducateur peut provoquer des situations confrontant l’apprenant à des obstacles.

Explication

L’éducateur peut provoquer des situations de déséquilibre qui confrontent l’apprenant à des obstacles. Cependant, ce déséquilibre ne doit pas se prolonger durablement; les autres formulations déforment cette règle.

9. Les grandes orientations pédagogiques associent :

La pédagogie par objectifs au fait de faire découvrir le savoir.
Le modèle transmissif à l’aide apportée à la construction du savoir par l’élève.
Le modèle transmissif à la transmission du savoir par l’enseignant.
Les modèles constructiviste et socioconstructiviste à la construction du savoir par l’élève.
La pédagogie par objectifs à la construction autonome du savoir par l’élève.

La pédagogie par objectifs au fait de faire découvrir le savoir. · Le modèle transmissif à la transmission du savoir par l’enseignant. · Les modèles constructiviste et socioconstructiviste à la construction du savoir par l’élève.

Explication

Le modèle transmissif correspond à la transmission du savoir, tandis que la pédagogie par objectifs vise à le faire découvrir. Les modèles constructiviste et socioconstructiviste aident l’élève à construire son savoir; cette caractéristique ne correspond donc pas au modèle transmissif ni à la pédagogie par objectifs telle qu’elle est définie ici.

10. Parmi les caractéristiques du modèle transmissif, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’élève y est défini comme un constructeur actif de savoirs par l’action.
L’apprenant y est placé dans une situation de déséquilibration cognitive.
L’enseignement transmissif repose sur des échanges entre pairs comme moteur principal.
L’enseignant y est considéré comme le détenteur du savoir.
Le modèle suppose que l’apprenant possède des représentations pertinentes à réorganiser.

L’enseignant y est considéré comme le détenteur du savoir.

Explication

Dans le modèle transmissif, l’enseignant est considéré comme le détenteur du savoir et transmet des informations à des apprenants supposés attentifs et dotés des prérequis nécessaires. La construction active, les représentations antérieures, les échanges entre pairs et la déséquilibration caractérisent plutôt d’autres modèles.

11. Concernant le constructivisme, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Le processus alterne des phases de déséquilibration et d’équilibration.
L’apprentissage constructiviste repose sur l’absence d’activité mentale du sujet.
L’élève y est considéré comme un sujet actif.
Le savoir est principalement reçu d’un enseignant détenteur des connaissances.
L’élève construit et organise ses savoirs par l’action sur les objets.

Le processus alterne des phases de déséquilibration et d’équilibration. · L’élève y est considéré comme un sujet actif. · L’élève construit et organise ses savoirs par l’action sur les objets.

Explication

Le constructivisme considère l’élève comme un sujet actif qui construit et organise ses savoirs par l’action. Cette construction alterne des phases de déséquilibration et d’équilibration; elle ne correspond donc ni à une réception passive ni à une absence d’activité mentale.

12. Concernant le conflit sociocognitif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il s’appuie sur les interactions avec les pairs.
Il correspond à la coexistence de deux idées contradictoires chez un seul individu.
Il peut favoriser la construction d’un nouveau savoir.
Il résulte de la confrontation de représentations entre apprenants.
Il exclut toute médiation de l’enseignant dans les apprentissages.

Il s’appuie sur les interactions avec les pairs. · Il peut favoriser la construction d’un nouveau savoir. · Il résulte de la confrontation de représentations entre apprenants.

Explication

Le conflit sociocognitif naît de la confrontation de représentations entre apprenants et peut favoriser un nouveau savoir. Les interactions avec les pairs y jouent un rôle important; la contradiction interne relève plutôt du conflit cognitif, et la médiation de l’enseignant peut intervenir.

13. Concernant la définition du savoir, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Le savoir correspond à des informations mémorisées sans réorganisation conceptuelle.
Le savoir se limite à l’application pratique de procédures déjà établies.
Le savoir articule des connaissances objectivées afin de construire un argumentaire critique.
Le savoir désigne principalement une opinion individuelle issue d’une expérience personnelle.
Le savoir permet de saisir le monde dans plusieurs de ses dimensions.

Le savoir articule des connaissances objectivées afin de construire un argumentaire critique. · Le savoir permet de saisir le monde dans plusieurs de ses dimensions.

Explication

Le savoir rassemble des connaissances objectivées et articulées, déconstruites puis reconstruites, et permet un argumentaire critique sur les diverses dimensions du monde. Il ne se réduit ni à des informations mémorisées, ni à une opinion personnelle, ni à la seule application de procédures.

14. Parmi les caractéristiques suivantes des savoirs robustes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ils sont suffisamment reconnus pour leur pertinence.
Ils contribuent à comprendre, agir et apprendre dans différentes situations.
Ils concernent principalement des connaissances dépourvues d’utilité pratique.
Les savoirs robustes restent pertinents dans des situations futures.
Ils deviennent rapidement obsolètes lorsque les situations évoluent.

Ils sont suffisamment reconnus pour leur pertinence. · Ils contribuent à comprendre, agir et apprendre dans différentes situations. · Les savoirs robustes restent pertinents dans des situations futures.

Explication

Les savoirs robustes sont reconnus pour leur pertinence, notamment dans des situations futures, et outillent la compréhension, l’action et l’apprentissage. Ils ne sont pas rapidement frappés d’obsolescence et ne se caractérisent pas par une absence d’utilité.

15. La transposition didactique correspond à quel processus ?

Elle fait des pratiques sociales de référence une source obligatoire.
Elle transforme le savoir savant en savoir à enseigner puis en savoir enseigné.
Elle comporte une transformation progressive entre plusieurs formes de savoir.
Elle consiste à simplifier un savoir savant pour le rendre directement accessible.
Elle préserve le savoir savant sans modification institutionnelle ou pédagogique.

Elle transforme le savoir savant en savoir à enseigner puis en savoir enseigné. · Elle comporte une transformation progressive entre plusieurs formes de savoir.

Explication

La transposition didactique transforme le savoir savant en savoir à enseigner, puis en savoir enseigné, selon une transformation progressive entre plusieurs formes de savoir. Elle ne fait pas des pratiques sociales de référence une source obligatoire, ne se réduit pas à une simplification destinée à rendre le savoir directement accessible et ne préserve pas le savoir savant sans transformations institutionnelles ou pédagogiques.

16. Concernant la transposition didactique externe et interne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La transposition interne prend en compte la dimension humaine de la classe.
La transposition interne transforme le savoir à enseigner en savoir enseigné.
La transposition externe transforme le savoir savant en savoir à enseigner.
La transposition externe se déroule principalement dans les interactions de classe.
La transposition externe intervient au niveau institutionnel, hors de la classe.

La transposition interne prend en compte la dimension humaine de la classe. · La transposition interne transforme le savoir à enseigner en savoir enseigné. · La transposition externe transforme le savoir savant en savoir à enseigner. · La transposition externe intervient au niveau institutionnel, hors de la classe.

Explication

La transposition externe s’effectue au niveau institutionnel et transforme le savoir savant en savoir à enseigner, hors de la classe. La transposition interne transforme ensuite ce savoir en savoir enseigné dans la classe, en tenant compte de sa dimension humaine; elle ne correspond donc pas aux interactions de la transposition externe.

17. Dans le système didactique, que désigne le sujet apprenant ?

Il correspond à l’expérience singulière vécue par chaque apprenant.
Il désigne l’ensemble des sujets réels en position d’apprendre.
Il renvoie à une catégorie du système didactique définie par la position d’apprenant.
Il intègre la dimension subjective propre à chaque personne apprenante.
Il ne désigne pas directement la subjectivité individuelle des apprenants.

Il désigne l’ensemble des sujets réels en position d’apprendre. · Il renvoie à une catégorie du système didactique définie par la position d’apprenant. · Il ne désigne pas directement la subjectivité individuelle des apprenants.

Explication

Le sujet apprenant désigne l’ensemble des sujets réels placés en position d’apprenant. Cette catégorie ne prend pas en compte la subjectivité propre à chaque personne, qui relève de son expérience singulière.

18. Quelles sont les réponses exactes au sujet du sujet enseignant dans une conception élargie du système didactique ?

Il est un objet de connaissance dépourvu de subjectivité.
Il agit avec l’intention de faire apprendre quelque chose à quelqu’un.
Il inclut les sujets qui enseignent en dehors des formes scolaires instituées.
Il désigne une personne placée en position d’apprenant dans le système didactique.
Il peut être tout sujet accomplissant intentionnellement un acte d’apprentissage pour autrui.

Il agit avec l’intention de faire apprendre quelque chose à quelqu’un. · Il inclut les sujets qui enseignent en dehors des formes scolaires instituées. · Il peut être tout sujet accomplissant intentionnellement un acte d’apprentissage pour autrui.

Explication

Dans une conception élargie, le sujet enseignant est tout sujet qui accomplit intentionnellement un acte destiné à faire apprendre quelque chose à quelqu’un, y compris en dehors des formes scolaires instituées. Il agit donc avec l’intention de faire apprendre et peut être tout sujet accomplissant intentionnellement un acte d’apprentissage pour autrui. Il ne désigne pas une personne placée en position d’apprenant et n’est pas un objet de connaissance dépourvu de subjectivité.

19. Les enseignants et les apprenants, dans le système didactique, sont caractérisés par :

Une position d’objets de connaissance dépourvus de vie psychique.
Une implication dans une dynamique interrelationnelle.
Une subjectivité et un psychisme participant à leur activité.
Une absence de subjectivité comparable à celle du contenu enseigné.
Une relation au savoir qui médiatise leurs interactions.

Une implication dans une dynamique interrelationnelle. · Une subjectivité et un psychisme participant à leur activité. · Une relation au savoir qui médiatise leurs interactions.

Explication

Les enseignants et les apprenants sont des acteurs humains dotés d’une subjectivité et d’un psychisme agissant. Ils participent à une dynamique interrelationnelle médiatisée par leur rapport au savoir, contrairement au contenu d’enseignement, qui est un objet de connaissance dépourvu de subjectivité.

20. À propos du statut de l’enseignant et de l’apprenant dans le système didactique :

Ils sont analysés comme des objets dépourvus de subjectivité personnelle.
Ils sont assimilés à de simples contenus de connaissance.
Ils restent des acteurs humains dotés d’une subjectivité.
Ils peuvent être considérés comme des objets d’analyse du système didactique.
Ils possèdent un psychisme agissant dans les situations didactiques.

Ils restent des acteurs humains dotés d’une subjectivité. · Ils peuvent être considérés comme des objets d’analyse du système didactique. · Ils possèdent un psychisme agissant dans les situations didactiques.

Explication

Le système didactique analyse l’enseignant et l’apprenant comme des objets, mais ceux-ci demeurent des acteurs humains. Leur subjectivité et leur psychisme agissant les distinguent d’un contenu de connaissance dépourvu de subjectivité.

21. Concernant le rapport au savoir, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il correspond au savoir considéré indépendamment de tout sujet.
Il désigne l’ensemble des relations qu’un sujet entretient avec ce qui est lié à apprendre.
Il inclut la relation d’un sujet avec un objet associé à l’apprentissage.
Il peut concerner une activité, une personne, une situation ou une obligation.
Il se limite à la relation entre un sujet et des connaissances scolaires.

Il désigne l’ensemble des relations qu’un sujet entretient avec ce qui est lié à apprendre. · Il inclut la relation d’un sujet avec un objet associé à l’apprentissage. · Il peut concerner une activité, une personne, une situation ou une obligation.

Explication

Le rapport au savoir rassemble les relations d’un sujet avec un objet, une activité, une relation, une personne, une situation ou une obligation liés à l’apprendre et au savoir. Il ne concerne donc pas un savoir isolé et ne se limite pas aux connaissances scolaires.

22. Concernant la construction d’une situation-problème :

Elle implique le franchissement d’un obstacle par les élèves.
Elle peut s’appuyer sur un débat scientifique organisé en classe.
Elle repose sur une transmission directe sans questionnement collectif.
Elle vise la construction d’un savoir nouveau à partir d’un problème complexe.
Elle consiste principalement à mémoriser une notion déjà formalisée.

Elle implique le franchissement d’un obstacle par les élèves. · Elle peut s’appuyer sur un débat scientifique organisé en classe. · Elle vise la construction d’un savoir nouveau à partir d’un problème complexe.

Explication

Une situation-problème construit un savoir nouveau grâce à un problème complexe, un débat scientifique et le franchissement d’un obstacle. La mémorisation d’une notion déjà formalisée et la transmission directe sans questionnement ne correspondent pas à cette définition.

23. Dans l’exemple historique étudié, quelles étapes caractérisent la construction collective des savoirs ?

Les élèves construisent le savoir par leur lecture individuelle, sans confrontation.
Les groupes rendent compte du contenu des documents à un autre groupe.
Les élèves lisent individuellement des documents avant les échanges.
L’enseignant laisse les élèves conclure sans formaliser les savoirs construits.
Les interprétations sont confrontées lors d’un débat animé en classe.

Les groupes rendent compte du contenu des documents à un autre groupe. · Les élèves lisent individuellement des documents avant les échanges. · Les interprétations sont confrontées lors d’un débat animé en classe.

Explication

La démarche commence par une lecture individuelle, puis les groupes rendent compte des documents et confrontent leurs interprétations. L’enseignant formalise ensuite les savoirs ; la lecture individuelle seule et l’absence de formalisation sont donc insuffisantes.

24. À propos de la confrontation des documents sur la Première Guerre mondiale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les documents de presse présentent une image patriotique du départ des soldats.
Les sources convergent spontanément vers une représentation héroïque du conflit.
Les témoignages de soldats décrivent principalement une guerre glorieuse.
Les témoignages de soldats donnent accès à l’expérience de l’horreur de la guerre.
La formule « la fleur au fusil » renvoie à une représentation patriotique du départ.

Les documents de presse présentent une image patriotique du départ des soldats. · Les témoignages de soldats donnent accès à l’expérience de l’horreur de la guerre. · La formule « la fleur au fusil » renvoie à une représentation patriotique du départ.

Explication

Les documents de presse véhiculent l’image patriotique de soldats partant « la fleur au fusil », tandis que les témoignages rapportent l’horreur vécue. Les témoignages ne décrivent donc pas principalement une guerre glorieuse, et les sources ne convergent pas vers une seule représentation.

25. Le croisement de plusieurs sources permet à l’élève de comprendre que :

Le croisement des sources concerne principalement la mémorisation des documents.
L’historien confronte plusieurs sources pour comprendre plus précisément un fait.
Le citoyen peut aussi comparer plusieurs sources avant d’interpréter une information.
Une source isolée suffit généralement à établir une information historique.
La confrontation des sources remplace l’analyse personnelle des informations.

L’historien confronte plusieurs sources pour comprendre plus précisément un fait. · Le citoyen peut aussi comparer plusieurs sources avant d’interpréter une information.

Explication

Le croisement des sources construit un savoir méthodologique partagé par l’historien et le citoyen : plusieurs sources doivent être confrontées pour mieux comprendre une information ou un fait. Une source isolée, la simple mémorisation ou l’abandon de l’analyse personnelle ne traduisent pas ce principe.

26. Concernant la notion de représentation, quelles propositions sont exactes ?

Elle correspond principalement à une définition scolaire déjà stabilisée.
Elle disparaît spontanément dès qu’une notion scientifique est présentée.
Elle existe avant l’enseignement et peut influencer les apprentissages.
Une représentation organise personnellement des connaissances liées à un problème.
Elle constitue un concept scientifique encore incomplet chez l’élève.

Elle existe avant l’enseignement et peut influencer les apprentissages. · Une représentation organise personnellement des connaissances liées à un problème.

Explication

Une représentation est un modèle personnel d’organisation des connaissances, antérieur à l’enseignement et susceptible d’agir sur l’apprentissage. Elle n’est pas un concept scientifique moins avancé ni une définition scolaire stabilisée ; sa réorganisation demande un travail intellectuel.

27. La prise en compte des représentations des élèves comprend :

La confrontation des représentations dans des interactions entre pairs.
L’identification des représentations initiales des élèves.
La réorganisation progressive du système explicatif de l’élève.
Un cheminement allant de l’identification vers une transformation intellectuelle.
La suppression des représentations avant toute interaction entre pairs.

La confrontation des représentations dans des interactions entre pairs. · L’identification des représentations initiales des élèves. · La réorganisation progressive du système explicatif de l’élève. · Un cheminement allant de l’identification vers une transformation intellectuelle.

Explication

La démarche identifie les représentations, les confronte dans les interactions entre pairs, puis réorganise le système explicatif de l’élève. Elle ne consiste pas à supprimer les représentations avant les échanges, mais à les transformer.

28. Parmi les propositions suivantes concernant l’obstacle épistémologique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il est franchi par la répétition d’une définition sans transformation intellectuelle.
Il constitue une connaissance scientifique incomplète qu’il faut simplement compléter.
Il désigne une difficulté technique indépendante des conceptions de l’élève.
Il peut correspondre à une représentation qui bloque l’accès à un concept scientifique.
Il peut prendre la forme d’une pensée commune faisant obstacle au savoir.

Il peut correspondre à une représentation qui bloque l’accès à un concept scientifique. · Il peut prendre la forme d’une pensée commune faisant obstacle au savoir.

Explication

Un obstacle épistémologique est une représentation ou une pensée commune qui empêche l’accès à un concept scientifique. Il doit être franchi par une transformation intellectuelle, et non par une simple répétition ou un complément de définition.

29. Au sujet du jeu collectif de la thèque en contexte périscolaire :

Il peut constituer une situation éducative organisée par un animateur.
L’animateur est responsable du contenu exact appris par l’enfant.
Il vise principalement l’évaluation standardisée des connaissances scolaires.
Il relève d’une modalité formelle d’apprentissage scolaire.
Il permet d’identifier des objets de savoir transmis avec une intention variable.

Il peut constituer une situation éducative organisée par un animateur. · Il permet d’identifier des objets de savoir transmis avec une intention variable.

Explication

Le jeu collectif de la thèque, encadré par un animateur pendant le temps périscolaire, constitue une situation éducative organisée. L’animateur agit sur les conditions et le dispositif, tandis que l’enfant construit ses apprentissages. Le jeu permet d’identifier des objets de savoir transmis avec une intention variable ; il ne vise pas principalement une évaluation standardisée et relève du contexte extrascolaire plutôt que d’une modalité formelle d’enseignement scolaire.

30. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la didactique hors de l’école ?

Elle attribue à l’éducateur le contenu exact des apprentissages de l’enfant.
Elle favorise l’analyse des dispositifs afin de limiter les apprentissages.
Elle considère les apprentissages hors de l’école comme dépourvus d’intérêt.
Ses outils peuvent analyser des situations éducatives extrascolaires.
Elle cherche à préserver le sens de la situation pour l’enfant.

Ses outils peuvent analyser des situations éducatives extrascolaires. · Elle cherche à préserver le sens de la situation pour l’enfant.

Explication

Les outils de la didactique peuvent analyser des situations éducatives extrascolaires afin d’en préserver le sens pour l’enfant et de favoriser ses apprentissages. Cette approche ne se limite pas aux contenus des programmes scolaires et ne vise pas à limiter les apprentissages. Elle reconnaît l’intérêt éducatif des situations hors de l’école et distingue le rôle de l’éducateur, responsable des conditions et des dispositifs, de celui de l’enfant, qui construit ses apprentissages.

31. Dans tout acte éducatif, le rôle de l’éducateur consiste à :

Construire lui-même les apprentissages à la place de l’enfant.
Déterminer précisément le contenu que l’enfant construira.
Garantir une acquisition identique des savoirs par tous les enfants.
Organiser un cadre permettant à l’enfant d’apprendre.
Agir sur les conditions et les dispositifs favorables aux apprentissages.

Organiser un cadre permettant à l’enfant d’apprendre. · Agir sur les conditions et les dispositifs favorables aux apprentissages.

Explication

L’éducateur est responsable des conditions et des dispositifs qu’il met en œuvre pour permettre l’apprentissage. L’enfant construit lui-même ses apprentissages ; l’éducateur ne détermine donc pas exactement leur contenu et ne garantit pas une acquisition identique pour tous.

32. Concernant le rôle de l’enseignant dans le processus enseigner-apprendre, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’enseignant intervient comme médiateur entre l’apprenant et les savoirs.
L’enseignant transmet directement les savoirs sans intervention de l’apprenant.
L’enseignant construit les connaissances de l’élève à sa place.
L’enseignant établit les conditions favorables à la construction des apprentissages.
L’enseignant accompagne l’élève sans se substituer à lui dans l’élaboration des connaissances.

L’enseignant intervient comme médiateur entre l’apprenant et les savoirs. · L’enseignant établit les conditions favorables à la construction des apprentissages. · L’enseignant accompagne l’élève sans se substituer à lui dans l’élaboration des connaissances.

Explication

L’enseignant est un médiateur qui crée les conditions nécessaires à l’apprentissage et accompagne l’élève. La construction des connaissances reste toutefois réalisée par l’apprenant ; il ne la fait pas à sa place et les savoirs ne sont pas acquis sans son intervention.

33. Les savoirs savants et les pratiques sociales de référence, dans le processus enseigner-apprendre :

Ils sont assimilés par l’enfant sans réélaboration personnelle des connaissances.
Ils sont reconstruits par l’élève au cours de son apprentissage.
Ils sont transformés avant d’être rendus accessibles dans le cadre scolaire.
Ils nécessitent une transposition didactique avant leur appropriation par l’enfant.
Ils sont directement transférables à l’enfant sous leur forme initiale.

Ils sont reconstruits par l’élève au cours de son apprentissage. · Ils sont transformés avant d’être rendus accessibles dans le cadre scolaire. · Ils nécessitent une transposition didactique avant leur appropriation par l’enfant.

Explication

Les savoirs savants et les pratiques sociales de référence ne sont pas immédiatement transférables à l’enfant. Ils font l’objet de transpositions didactiques, puis sont reconstruits par l’élève ; une transmission sous leur forme initiale ou sans réélaboration personnelle ne correspond donc pas au processus décrit.

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Qu'est-ce que la didactique ?

Une discipline qui étudie l'enseignement et l'acquisition des connaissances.

Quelle différence y a-t-il entre didactique générale et didactiques disciplinaires ?

La didactique générale traite des questions communes à l'enseignement, les didactiques disciplinaires concernent une discipline spécifique.

Quand les didactiques sont-elles apparues ?

À la fin des années 1960 et au début des années 1970.

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