QCM : Approche systémique et familiale — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un système dans l’approche systémique ?

Un ensemble d’éléments en interaction qui évolue avec le temps
Un groupe délimité par des règles sans influence réciproque
Une collection d’individus analysés selon leurs caractéristiques personnelles
Une organisation stable dont les parties restent indépendantes

Un ensemble d’éléments en interaction qui évolue avec le temps

Explication

Un système regroupe des éléments en interaction, et la modification de l’un d’eux peut produire des effets sur l’ensemble au fil du temps. L’analyse d’individus indépendants correspond plutôt à une approche non systémique.

2. Quels éléments appartiennent à la structure d’un système ?

Ses éléments, leurs limites et leur réseau de communication
Ses objectifs déclarés et ses résultats observables
Ses règles formelles sans échanges avec l’extérieur
Ses membres et leurs traits psychologiques individuels

Ses éléments, leurs limites et leur réseau de communication

Explication

La structure comprend les éléments du système, la limite entre intérieur et extérieur ainsi que les communications qui les relient. La réduire aux membres ou aux règles formelles néglige les limites et les interactions.

3. Lorsqu’un thérapeute examine les réactions réciproques entre les membres d’une famille, quelle perspective adopte-t-il ?

Une approche systémique centrée sur les interactions familiales
Une approche qui sépare les comportements de leur contexte relationnel
Une approche qui explique les difficultés par une cause initiale
Une approche centrée sur les symptômes d’un individu isolé

Une approche systémique centrée sur les interactions familiales

Explication

L’approche systémique privilégie l’étude des interactions entre les membres plutôt que l’analyse isolée de chacun. Une lecture individuelle ou linéaire ne rend pas compte de la dynamique relationnelle observée.

4. Que désigne la cybernétique dans l’étude des systèmes ?

L’analyse des éléments séparément afin de prévoir leur évolution
La recherche d’une cause initiale expliquant toute la dynamique du système
L’étude de la régulation par l’information sur les effets du système
La description des rôles sans prise en compte de leurs conséquences

L’étude de la régulation par l’information sur les effets du système

Explication

La cybernétique étudie la manière dont un système utilise l’information sur ses propres effets pour réguler son fonctionnement. La recherche d’une cause initiale relève plutôt de la causalité linéaire.

5. Une famille revient à son mode habituel après une perturbation, tandis qu’une autre amplifie l’écart et adopte une nouvelle organisation : quelles rétroactions ces situations illustrent-elles ?

Une rétroaction positive puis une rétroaction négative
Deux rétroactions négatives produisant des changements durables
Une rétroaction négative puis une rétroaction positive
Deux rétroactions positives restaurant l’équilibre antérieur

Une rétroaction négative puis une rétroaction positive

Explication

La rétroaction négative ramène le système vers son équilibre antérieur, tandis que la rétroaction positive amplifie l’écart et favorise un nouvel état. Inverser ces fonctions conduit à confondre stabilisation et changement.

6. Une famille atteint une organisation similaire après des parcours et des conditions de départ différents : quel concept décrit cette situation ?

L’équifinalité d’un système ouvert
La coalition entre plusieurs membres du système
L’homéostasie d’un système fermé
La causalité linéaire d’un événement initial

L’équifinalité d’un système ouvert

Explication

L’équifinalité désigne la possibilité pour un système ouvert d’atteindre un même état final par des voies et à partir de conditions différentes. L’homéostasie concerne plutôt le maintien d’un équilibre, tandis qu’une coalition est une relation entre membres.

7. Dans une famille, le retrait d’un parent provoque l’inquiétude d’un enfant, qui augmente ses demandes, ce qui renforce ensuite le retrait du parent : quel mécanisme est illustré ?

Une régulation négative qui restaure l’équilibre familial
Une causalité linéaire partant d’un comportement unique
Une frontière diffuse séparant mal les sous-systèmes familiaux
Une causalité circulaire fondée sur des influences réciproques

Une causalité circulaire fondée sur des influences réciproques

Explication

La causalité circulaire décrit une boucle où le comportement de chacun influence les autres et reçoit en retour l’influence de leurs réactions. Décrire le retrait comme une cause unique ne tient pas compte de la boucle relationnelle.

8. Comment la famille est-elle organisée selon l’approche structurale ?

En alliances successives déterminées par les symptômes d’un membre
En un seul groupe homogène sans différenciation des responsabilités
En individus autonomes dont les fonctions familiales restent interchangeables
En sous-systèmes conjugal, parental et fraternel aux fonctions spécifiques

En sous-systèmes conjugal, parental et fraternel aux fonctions spécifiques

Explication

La famille comprend des sous-systèmes conjugal, parental et fraternel, chacun remplissant des fonctions spécifiques. Une organisation homogène ou dépourvue de différenciation ne correspond pas à cette conception structurale.

9. Quelle organisation des frontières entre sous-systèmes familiaux favorise un fonctionnement adapté ?

Des frontières semi-perméables permettant échanges et différenciation
Des frontières diffuses laissant les responsabilités se mélanger
Des frontières rigides séparant fortement les membres et leurs rôles
Des frontières variables qui suppriment les distinctions entre sous-systèmes

Des frontières semi-perméables permettant échanges et différenciation

Explication

Les frontières doivent être semi-perméables afin de permettre les échanges tout en maintenant une différenciation des rôles. Des frontières rigides favorisent l’isolement, tandis que des frontières diffuses favorisent la confusion.

10. Quelle distinction caractérise correctement une alliance et une coalition dans une famille ?

L’alliance coopère autour d’un objectif, tandis que la coalition vise un tiers
L’alliance sépare les sous-systèmes, tandis que la coalition maintient leurs frontières
L’alliance oppose deux membres à un tiers, tandis que la coalition crée une coopération
L’alliance efface les rôles familiaux, tandis que la coalition renforce la hiérarchie

L’alliance coopère autour d’un objectif, tandis que la coalition vise un tiers

Explication

Une alliance repose sur l’affinité et la coopération autour d’un objectif partagé, alors qu’une coalition unit deux membres contre un troisième. La coalition peut ainsi désorganiser la hiérarchie familiale, contrairement à une coopération orientée vers un but commun.

11. Pourquoi les transitions du cycle familial nécessitent-elles une réorganisation ?

Parce que chaque étape modifie les règles, les rôles et les frontières familiales
Parce que les étapes remplacent les relations familiales par des liens individuels
Parce que le départ des enfants met fin à toute organisation familiale
Parce que les changements d’âge suppriment les sous-systèmes existants

Parce que chaque étape modifie les règles, les rôles et les frontières familiales

Explication

Les étapes du cycle familial, comme la naissance, l’adolescence ou le départ des enfants, exigent d’adapter les règles, les rôles et les frontières. Elles transforment l’organisation familiale sans supprimer nécessairement ses relations ni ses sous-systèmes.

12. Dans quelle situation peut-on considérer qu’une personne communique malgré l’absence de parole ?

Lorsqu’elle formule une phrase selon une syntaxe grammaticalement correcte
Lorsqu’un partenaire perçoit son silence, son immobilité ou son retrait
Lorsqu’elle explique verbalement les règles implicites de la relation
Lorsqu’elle transmet explicitement une information à l’aide de mots précis

Lorsqu’un partenaire perçoit son silence, son immobilité ou son retrait

Explication

Tout comportement perceptible par un partenaire, y compris le silence ou l’immobilité, peut prendre une valeur de message. L’absence de parole ne supprime donc pas nécessairement la communication, contrairement à ce que suggère la formulation centrée sur l’expression verbale.

13. Quelle distinction décrit correctement les langages digital et analogique dans une interaction ?

Le langage digital dépend du silence, tandis que l’analogique privilégie les énoncés verbaux
Le langage digital transmet surtout l’information, tandis que l’analogique précise la relation
Le langage digital exprime surtout la relation, tandis que l’analogique organise les informations
Le langage digital repose sur la posture, tandis que l’analogique suit une syntaxe précise

Le langage digital transmet surtout l’information, tandis que l’analogique précise la relation

Explication

Le langage digital est verbal et s’appuie sur une syntaxe précise pour transmettre des informations, alors que le langage analogique mobilise notamment le ton, la posture et la mimique pour indiquer la relation. Confondre ces fonctions revient à inverser leur rôle principal.

14. Quel niveau donne du sens aux niveaux d’information et de relation dans une communication ?

Le niveau de syntaxe
Le niveau de contexte
Le niveau de contenu
Le niveau de comportement

Le niveau de contexte

Explication

Toute communication articule l’information, la relation et le contexte, ce dernier permettant d’interpréter les deux autres niveaux. Le contenu désigne ce qui est communiqué, mais il ne fournit pas à lui seul le cadre de signification.

15. Deux collègues cherchent à établir une relation fondée sur des comportements similaires et l’égalité des positions : de quel type de relation s’agit-il ?

D’une relation contextuelle
D’une relation analogique
D’une relation symétrique
D’une relation complémentaire

D’une relation symétrique

Explication

Une relation symétrique repose sur des comportements similaires et une recherche d’égalité entre les partenaires. La relation complémentaire se caractérise au contraire par des comportements dissemblables organisés selon une différence de positions.

16. Laquelle de ces propositions correspond à l’un des cinq axiomes de la communication formulés par Watzlawick, Beavin et Jackson ?

La forme de la relation peut être symétrique ou complémentaire
Toute relation harmonieuse repose sur une interprétation identique des événements
Le contenu d’un message détermine directement la personnalité du locuteur
Une communication efficace élimine les différences entre les partenaires

La forme de la relation peut être symétrique ou complémentaire

Explication

Les cinq axiomes comprennent notamment la forme symétrique ou complémentaire de la relation, ainsi que les dimensions du contenu, de la relation et des modes digital et analogique. Les autres propositions présentent des généralisations qui ne font pas partie de ces axiomes.

17. Que fait une personne lorsqu’elle métacommunique ?

Elle parle de la manière dont les partenaires communiquent et de leur relation
Elle remplace les échanges verbaux par des postures, des mimiques et des silences
Elle transmet une information factuelle sans évoquer la relation entre les interlocuteurs
Elle décrit le contenu d’un événement en suivant une syntaxe particulièrement précise

Elle parle de la manière dont les partenaires communiquent et de leur relation

Explication

La métacommunication consiste à communiquer sur la communication elle-même, sur la relation ou sur les règles implicites de l’échange. Elle se distingue donc d’une communication centrée principalement sur le contenu d’un événement.

18. Que peut-il se produire lorsque des partenaires ne peuvent pas métacommuniquer sur leurs tensions relationnelles ?

Un symptôme peut servir de langage de substitution
Le contenu verbal acquiert une signification identique pour les deux partenaires
Les règles implicites de la relation cessent d’avoir toute influence
Les échanges deviennent automatiquement symétriques et égalitaires

Un symptôme peut servir de langage de substitution

Explication

Lorsque la relation ne peut plus être discutée directement, le symptôme peut exprimer indirectement ce qui ne peut pas être métacommuniqué. Les tensions ne disparaissent pas pour autant et ne se transforment pas automatiquement en relation symétrique.

19. Qu’est-ce qui caractérise la structure interne d’un paradoxe communicationnel ?

Elle juxtapose plusieurs informations compatibles sans modifier la relation
Elle contient une contradiction qui transmet simultanément deux contenus incompatibles
Elle présente une consigne cohérente dont l’interprétation dépend du contexte
Elle décrit une règle implicite que les partenaires peuvent discuter ouvertement

Elle contient une contradiction qui transmet simultanément deux contenus incompatibles

Explication

Un paradoxe contient dans sa propre structure une contradiction qui communique en même temps deux contenus incompatibles. Une consigne cohérente peut être complexe ou contextuelle, mais elle ne possède pas cette contradiction interne.

20. Quelle situation correspond à un double lien ?

Une personne entend un paradoxe ponctuel dans une relation sans contrainte particulière
Une personne choisit entre deux demandes compatibles après avoir discuté leur priorité
Une personne reçoit une consigne cohérente et peut demander librement une clarification
Une personne reçoit des injonctions contradictoires, ne peut quitter la relation ni signaler la contradiction

Une personne reçoit des injonctions contradictoires, ne peut quitter la relation ni signaler la contradiction

Explication

Le double lien est une situation répétée où des injonctions contradictoires opèrent à plusieurs niveaux, tandis que la personne ne peut échapper à la relation ni signaler le conflit. Une consigne cohérente ne place pas la personne dans cette double contrainte.

21. Lequel de ces éléments appartient à la structure du double lien ?

Une relation facultative dans laquelle la personne peut se retirer sans conséquence
Une injonction tertiaire qui empêche la personne d’échapper à la situation
Une discussion ponctuelle permettant de résoudre immédiatement la contradiction
Une injonction secondaire qui confirme et renforce la demande primaire

Une injonction tertiaire qui empêche la personne d’échapper à la situation

Explication

Le double lien comprend une injonction tertiaire qui empêche l’évasion, en plus des injonctions primaire et secondaire contradictoires. La possibilité de se retirer ou de résoudre immédiatement la contradiction s’oppose à cette structure.

22. Quelle différence distingue principalement la première de la deuxième cybernétique dans l’étude de la famille ?

La première étudie les affects familiaux, tandis que la deuxième analyse les loyautés transgénérationnelles
La première décrit les croyances familiales, tandis que la deuxième mesure les symptômes individuels
La première exclut l’observateur du système, tandis que la deuxième l’y inclut comme participant
La première inclut l’observateur dans le système, tandis que la deuxième l’en considère comme extérieur

La première exclut l’observateur du système, tandis que la deuxième l’y inclut comme participant

Explication

La première cybernétique traite la famille comme un système observé et régulé depuis l’extérieur, alors que la deuxième reconnaît la participation de l’observateur au système. L’idée selon laquelle la deuxième cybernétique placerait l’observateur hors du système inverse précisément cette distinction.

23. Qu’est-ce qu’une carte du monde dans l’approche systémique familiale ?

Une description objective du réel familial, indépendante de l’histoire personnelle
Une représentation intérieure issue de l’histoire personnelle, qui guide l’action
Un ensemble de règles familiales partagées qui organise les rôles entre générations
Un échange affectif entre la famille et le thérapeute utilisé dans le travail clinique

Une représentation intérieure issue de l’histoire personnelle, qui guide l’action

Explication

La carte du monde est une représentation intérieure construite par l’histoire d’une personne et sert de base à son action. La confondre avec une description objective du réel revient à oublier qu’elle représente le territoire sans se confondre avec lui.

24. Quelle fonction un mythe familial remplit-il malgré ses distorsions de la réalité ?

Il traduit les résonances affectives entre l’histoire familiale et celle du thérapeute
Il protège la cohésion familiale grâce à des croyances partagées peu questionnées
Il décrit les règles générales de conduite apprises dans des contextes sociaux répétitifs
Il expose les conflits familiaux en favorisant une remise en cause constante des croyances

Il protège la cohésion familiale grâce à des croyances partagées peu questionnées

Explication

Un mythe familial rassemble des croyances partagées et peu interrogées qui contribuent à maintenir la cohésion du système. Il ne correspond pas à une analyse critique des conflits, car sa fonction repose précisément sur le maintien de représentations communes, même déformées.

25. Comment le modèle de la discorde conjugale explique-t-il le lien entre difficultés du couple et dépression ?

La souffrance conjugale provient principalement d’une transmission transgénérationnelle des obligations familiales
Le mauvais ajustement réduit le soutien perçu et augmente le stress interpersonnel chronique
Les symptômes dépressifs apparaissent indépendamment du couple lorsque les croyances individuelles deviennent rigides
Le mauvais ajustement renforce le soutien perçu et diminue progressivement le stress relationnel

Le mauvais ajustement réduit le soutien perçu et augmente le stress interpersonnel chronique

Explication

Selon ce modèle, la discordance conjugale contribue aux symptômes en diminuant le soutien perçu et en accroissant le stress interpersonnel durable. L’idée d’un soutien renforcé et d’un stress diminué décrit l’effet opposé à celui retenu par le modèle.

26. Que décrit le modèle d’auto-engendrement du stress chez une personne vulnérable à la dépression ?

Elle contribue, par ses comportements et ses croyances, à créer des conditions relationnelles qui entretiennent sa souffrance
Elle reçoit une sollicitude durable qui empêche les interactions de devenir progressivement négatives
Elle transforme les conflits conjugaux en règles familiales transmises entre plusieurs générations
Elle subit des événements stressants sans que ses comportements ou ses croyances influencent les relations

Elle contribue, par ses comportements et ses croyances, à créer des conditions relationnelles qui entretiennent sa souffrance

Explication

Le modèle de Hammen décrit une contribution active de la personne vulnérable à la création de conditions interpersonnelles qui maintiennent sa souffrance. Il ne présente donc pas la personne comme totalement passive face aux événements relationnels.

27. Dans le cercle auto-entretenu de la dépression conjugale, quelle séquence décrit correctement le mécanisme relationnel ?

Une croyance négative guide le comportement, la réponse du partenaire la confirme, puis le cycle se renforce
Un comportement neutre évite la réaction du partenaire, puis réduit progressivement la recherche de réassurance
Une croyance positive guide le comportement, la réponse du partenaire la contredit, puis le cycle disparaît
Une réponse du partenaire crée une croyance négative, qui modifie ensuite durablement l’histoire familiale

Une croyance négative guide le comportement, la réponse du partenaire la confirme, puis le cycle se renforce

Explication

Le cycle associe une croyance négative, un comportement relationnel qui en découle, une réponse du partenaire et une confirmation de la croyance initiale. La réponse du partenaire n’y corrige pas durablement cette croyance, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

28. Comment évolue généralement l’effet de la recherche répétée de réassurance dans le modèle de Coyne ?

Elle suscite d’abord la sollicitude, puis peut entraîner l’agacement, l’évitement et le rejet
Elle réduit le stress conjugal en renforçant durablement la confiance entre les partenaires
Elle provoque d’abord le rejet, puis rétablit progressivement la sollicitude grâce à sa répétition
Elle transforme les plaintes dépressives en obligations familiales partagées entre les générations

Elle suscite d’abord la sollicitude, puis peut entraîner l’agacement, l’évitement et le rejet

Explication

Dans le modèle de Coyne, les plaintes et la demande de réassurance peuvent d’abord mobiliser la sollicitude de l’entourage, avant de susciter agacement, évitement et rejet. La réassurance peut apaiser temporairement, mais sa répétition ne garantit pas un apaisement durable.

29. Comment les stratégies d’attachement insécure peuvent-elles contribuer aux difficultés d’une famille actuelle ?

Elles s’insèrent dans les boucles relationnelles circulaires et peuvent en entretenir les difficultés
Elles remplacent les obligations transgénérationnelles par des règles générales de conduite sociale
Elles interrompent les interactions circulaires en supprimant les réactions émotionnelles entre les membres
Elles expliquent les transitions familiales sans intervenir dans les échanges relationnels présents

Elles s’insèrent dans les boucles relationnelles circulaires et peuvent en entretenir les difficultés

Explication

Les stratégies anxieuse ou évitante peuvent prendre place dans les boucles de la famille actuelle et contribuer à maintenir les difficultés relationnelles. Elles ne suppriment pas les interactions circulaires, puisqu’elles participent à leur entretien.

30. Que désigne la notion de loyauté invisible dans une famille ?

Une représentation intérieure du réel construite par l’histoire individuelle de chaque membre
Une obligation implicite, parfois transgénérationnelle, fondée sur une comptabilité de dettes et de mérites
Une règle explicite de conduite définie par la société et indépendante des relations familiales
Une impasse entre partenaires dont les croyances respectives se renforcent mutuellement

Une obligation implicite, parfois transgénérationnelle, fondée sur une comptabilité de dettes et de mérites

Explication

La loyauté invisible correspond à une obligation familiale implicite pouvant traverser les générations et s’appuyer sur des dettes ou des mérites attribués aux membres. Elle ne désigne donc ni une règle sociale générale ni une simple représentation individuelle du réel.

31. Quelle distinction oppose le Programme Officiel à la Construction du Monde ?

Le Programme Officiel organise la représentation du réel, tandis que la Construction du Monde prescrit des conduites
Le Programme Officiel exprime une impasse conjugale, tandis que la Construction du Monde définit une transition familiale
Le Programme Officiel prescrit des conduites, tandis que la Construction du Monde organise la représentation du réel
Le Programme Officiel relie les générations, tandis que la Construction du Monde décrit les relations entre pairs

Le Programme Officiel prescrit des conduites, tandis que la Construction du Monde organise la représentation du réel

Explication

Le Programme Officiel rassemble des règles générales de conduite issues d’expériences répétitives, alors que la Construction du Monde structure une représentation du réel à partir de l’histoire familiale. Les inverser constitue la confusion centrale entre ces deux notions.

32. Que caractérise une double contrainte réciproque entre deux partenaires ?

Une obligation transgénérationnelle répartit entre eux des dettes et des mérites selon une comptabilité familiale
Une transition familiale réorganise les rôles et les frontières afin de résoudre une crise développementale
Les croyances issues de leurs histoires respectives se répondent et les enferment dans une impasse mutuelle
Une stratégie d’attachement évitante réduit les échanges émotionnels et restaure progressivement la stabilité du couple

Les croyances issues de leurs histoires respectives se répondent et les enferment dans une impasse mutuelle

Explication

La double contrainte réciproque apparaît lorsque les croyances de chaque partenaire répondent à celles de l’autre et se renforcent dans une impasse. Elle ne désigne pas une comptabilité de loyautés, qui relève d’un autre processus familial.

33. Dans une thérapie familiale, quelle démarche correspond le mieux à une intervention systémique auprès d’un patient désigné ?

Rechercher principalement le diagnostic individuel qui explique les difficultés présentées
Centrer les séances sur le patient désigné en écartant les autres membres de la famille
Inclure les personnes liées au patient et examiner qui porte le symptôme ou souffre de la situation
Demander à la famille de soutenir le patient sans analyser les relations entre ses membres

Inclure les personnes liées au patient et examiner qui porte le symptôme ou souffre de la situation

Explication

La thérapie familiale travaille avec la famille en incluant les personnes en lien avec le patient désigné et en repérant la répartition de la souffrance et du symptôme. Une prise en charge centrée sur le seul patient désigné relève davantage d’une approche individuelle et néglige la dimension relationnelle.

34. Quelle question illustre une question circulaire en thérapie familiale ?

« Quelles sont les principales difficultés que vous éprouvez dans votre relation avec votre conjoint ? »
« Depuis quand ressentez-vous personnellement cette anxiété dans votre vie quotidienne ? »
« Que se passe-t-il entre votre sœur et votre père lorsque votre mère se retire de la conversation ? »
« Quelle solution souhaitez-vous mettre en place pour réduire les disputes familiales ? »

« Que se passe-t-il entre votre sœur et votre père lorsque votre mère se retire de la conversation ? »

Explication

Une question circulaire demande à un membre de décrire la relation ou les interactions entre deux autres membres afin de faire apparaître les patterns relationnels. Les autres formulations portent surtout sur l’expérience personnelle, les objectifs ou la description directe d’une relation.

35. Quel est l’objectif principal d’une question réflexive en thérapie systémique ?

Mesurer les niveaux de cohésion et de hiérarchie au sein de la famille
Obtenir des informations factuelles supplémentaires sur l’histoire de chaque membre
Identifier le membre qui porte la responsabilité principale du symptôme familial
Ouvrir de nouvelles possibilités relationnelles à partir d’une réflexion sur les interactions

Ouvrir de nouvelles possibilités relationnelles à partir d’une réflexion sur les interactions

Explication

La question réflexive vise à favoriser l’émergence de nouvelles possibilités dans les relations plutôt qu’à recueillir une information supplémentaire. La recherche d’informations factuelles correspond davantage à une démarche d’évaluation descriptive, tandis que la cohésion et la hiérarchie relèvent du FAST.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'un système en termes d'éléments et d'interactions ?

Un ensemble d’éléments en interaction qui évolue dans le temps.

Quelle conséquence a la modification d’un élément dans un système ?

Elle produit des effets sur l’ensemble du système.

Que comprend la structure d’un système ?

Une limite entre intérieur et extérieur et un réseau de communication entre éléments.

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