★ À maîtriser
La charge électrique est une grandeur scalaire, s’exprime en coulombs (C) et est quantifiée comme un multiple de la charge élémentaire e = 1,6 · 10⁻¹⁹ C.
Dans un solide métallique, des électrons libres, aussi appelés électrons de conduction, peuvent se déplacer dans tout le solide.
Compléments
La charge d’un électron vaut −e, celle d’un proton vaut e et celle d’un cation Cu²⁺ vaut 2e.
Dans un métal, les atomes ayant cédé au moins un électron sont ionisés et forment des cations dans un réseau baignant dans un nuage d’électrons.
Dans les métaux, les porteurs de charge sont les électrons libres ; dans les solides semi-conducteurs, les électrolytes et les plasmas, les porteurs sont respectivement ceux des milieux semi-conducteurs, les ions et les charges du gaz ionisé.
Dans le métal, visualiser un réseau de cations baignant dans un nuage d’électrons libres.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’intensité moyenne vérifie , où Q est la charge traversant une section pendant la durée Δt.
L’intensité du courant est algébrique : I > 0 signifie que le sens choisi correspond au sens conventionnel, tandis que I < 0 signifie qu’il lui est opposé.
Pour mesurer une intensité, on branche un ampèremètre en série et on commence par le calibre le plus élevé, puis on choisit le calibre supérieur à la mesure qui en est le plus proche.
📌 Dans un circuit en régime continu, la charge se conserve, de sorte que les intensités en amont et en aval d’un dipôle sont égales et que les dipôles d’une même branche en série sont parcourus par le même courant.
📌 La loi des nœuds impose que la somme des intensités entrant dans un nœud égale la somme des intensités qui en sortent, soit avec εk = +1 pour un courant entrant et εk = −1 pour un courant sortant.
Compléments
Le sens conventionnel du courant correspond au déplacement des charges positives, même si les porteurs ne circulent pas tous dans ce sens.
L’intensité est de l’ordre du milliampère en électronique et du kiloampère en électrotechnique.
Courant conventionnel : déplacement des charges positives ; courant réel : déplacement des porteurs, qui peuvent être négatifs.
★ À maîtriser
La tension aux bornes d’un fil ou d’un interrupteur fermé est nulle ; la tension d’un interrupteur ouvert est déterminée par le reste du circuit.
Pour mesurer une tension, on branche un voltmètre en dérivation et, si la valeur est inconnue, on commence par le calibre le plus élevé avant de retenir le calibre supérieur à la mesure qui en est le plus proche.
📐 Formule - La loi d’additivité des tensions donne .
📌 Dans une maille orientée, la loi des mailles impose que la somme algébrique des tensions soit nulle, en comptant positivement une flèche dans le sens de parcours et négativement une flèche opposée.
Compléments
En l’absence de générateur, les charges évoluent spontanément du potentiel électrique le plus élevé vers le potentiel le plus faible.
Pour un dipôle récepteur, le courant positif descend les potentiels ; pour un dipôle générateur, le courant positif remonte les potentiels.
La tension est indépendante de la référence choisie pour les potentiels, car ajouter une même constante à VA et VB ne modifie pas leur différence.
La loi des nœuds et la loi des mailles constituent les lois de Kirchhoff, valables en régime continu.
Comme un fluide descend une pente, les charges évoluent spontanément des potentiels élevés vers les potentiels faibles.
★ À maîtriser
📌 En convention récepteur, les flèches de U et I sont opposées ; en convention générateur, elles sont de même sens.
📐 Formule - La puissance reçue par un dipôle en convention récepteur vérifie .
📌 Pour un dipôle inconnu en convention récepteur, P = UI > 0 signifie qu’il fonctionne en récepteur, tandis que P = UI < 0 signifie qu’il fonctionne en générateur.
📌 La conservation de la puissance électrique s’écrit comme l’égalité entre la puissance totale reçue algébriquement et la puissance totale fournie algébriquement par les dipôles.
Compléments
Convention récepteur : puissance reçue ; convention générateur : puissance fournie.
Un dipôle symétrique a une caractéristique symétrique par rapport à l’origine, contrairement à un dipôle polarisé dont la caractéristique ne l’est pas.
Un dipôle linéaire a une caractéristique qui est une droite, tandis qu’un dipôle non linéaire a une caractéristique qui n’est pas une droite.
Un dipôle passif a une caractéristique qui passe par l’origine, tandis qu’un dipôle actif a une caractéristique qui ne passe pas par l’origine.
★ À maîtriser
📐 Formule - La puissance consommée par une résistance en convention récepteur vérifie .
Compléments
📐 Formule - La conductance est l’inverse de la résistance et s’exprime en siemens : .
Au laboratoire, l’ordre de grandeur des résistances s’étend de 1 Ω à 10 MΩ.
Une résistance se mesure à l’ohmmètre après avoir été isolée du circuit.
En convention générateur, la loi d’Ohm s’écrit U = −RI, soit I = −GU.
Une thermistance CTN ou CTP mesure la température ou détecte un échauffement, tandis qu’une photorésistance LDR réagit à l’éclairement et peut commander un éclairage.
★ À maîtriser
📐 Formule - Pour N résistances en série, la résistance équivalente vaut .
📐 Formule - Pour N résistances en série, la tension aux bornes de Rk vérifie , les flèches des tensions devant être de même sens.
📐 Formule - Pour N résistances en parallèle, la conductance équivalente vaut , soit .
📐 Formule - Pour N résistances en parallèle, le courant dans Rk vérifie , les flèches des courants devant être de même sens.
Compléments
📌 Le pont diviseur de tension s’applique uniquement à des résistances en série, parcourues par le même courant.
📐 Formule - Pour deux résistances en parallèle, la résistance équivalente vaut .
📌 Le pont diviseur de courant s’applique uniquement aux résistances en dérivation, soumises à la même tension.
En série, les résistances s’additionnent ; en parallèle, ce sont leurs conductances.
★ À maîtriser
📐 Formule - Un générateur idéal de tension impose quelle que soit l’intensité I.
📐 Formule - Un générateur idéal de courant impose quelle que soit la tension U.
📐 Formule - Les modèles de Thévenin et de Norton sont équivalents si leurs résistances sont égales et si ; la conversion donne .
Compléments
📌 La mise en dérivation de générateurs idéaux de tension est une association dangereuse pouvant détruire les générateurs.
📌 La mise en série de générateurs idéaux de courant est une association dangereuse pouvant détruire les générateurs.
Thévenin impose une tension et Norton un courant ; leurs modèles réels sont convertibles.
📐 Formule - Pour deux dipôles linéaires, le point de fonctionnement vérifie et .
★ À maîtriser
Pour appliquer les lois de Kirchhoff à un réseau de b branches et n nœuds, on écrit n−1 lois des nœuds indépendantes et b−n+1 lois des mailles indépendantes, puis on résout le système de b équations à b inconnues.
La méthode des conversions successives simplifie un réseau en associant les générateurs de Thévenin ou de Norton, en convertissant judicieusement l’un en l’autre, puis en appliquant notamment un pont diviseur ou la loi de Pouillet.
Compléments
Pour appliquer le théorème de superposition, on étudie un état par source indépendante en laissant celle-ci seule allumée, on détermine la grandeur recherchée dans chaque état, puis on additionne les résultats.
Pour déterminer l’équivalent de Thévenin d’un réseau, on retire la charge, on calcule la tension à vide , puis on éteint les sources et on calcule la résistance équivalente entre A et B.
★ À maîtriser
📐 Formule - Un circuit en série vérifie l’ARQS si sa longueur caractéristique est très inférieure à la longueur d’onde du signal, soit et .
Compléments
📌 En régime continu, les grandeurs électriques sont notées en majuscules (I, U, P), tandis qu’en régime variable elles sont notées en minuscules (i, u, p).
📐 Formule - En régime variable, la puissance instantanée vérifie .
★ À maîtriser
📐 Formule - En convention récepteur, la relation charge-tension du condensateur est , où est sa capacité.
📐 Formule - En convention récepteur, le courant du condensateur vérifie .
📐 Formule - L’énergie électrostatique stockée dans un condensateur est .
Compléments
En convention générateur, les relations du condensateur deviennent et .
En régime continu, la tension aux bornes d’un condensateur est constante et son courant est nul.
📐 Formule - Pour des condensateurs en dérivation, la capacité équivalente vaut .
📐 Formule - Pour des condensateurs en série, la capacité équivalente vérifie .
En série, les inverses des capacités s’ajoutent ; en dérivation, les capacités s’ajoutent.
★ À maîtriser
📐 Formule - Lors de la charge d’un condensateur par un générateur idéal de tension, une résistance R et un condensateur C, la tension vérifie et la constante de temps vaut .
📐 Formule - Pour un condensateur initialement déchargé soumis à un échelon E, la tension de charge est .
Compléments
★ À maîtriser
📐 Formule - La décharge d’un condensateur dans une résistance vérifie pour .
📐 Formule - Pour un condensateur initialement chargé à E, sa tension de décharge est , avec .
Compléments
📐 Formule - Pendant la décharge, le courant vaut et son signe négatif indique que son sens est inversé par rapport à celui de la charge.
Après une constante de temps de décharge , la tension du condensateur vaut environ 37 % de sa valeur initiale et le condensateur est déchargé à 63 %.
Le régime permanent de décharge est considéré atteint au bout de .
★ À maîtriser
📐 Formule - En convention récepteur, la relation courant-tension de la bobine est .
📐 Formule - L’énergie magnétique stockée dans une bobine est .
Compléments
En convention générateur, la relation de la bobine est .
En régime continu, le courant dans une bobine est constant et sa tension est nulle ; la bobine idéale se comporte alors comme un fil.
📐 Formule - Pour des bobines en série, l’inductance équivalente vaut .
📐 Formule - Pour des bobines en dérivation, l’inductance équivalente vérifie .
En série, les inductances s’ajoutent ; en dérivation, leurs inverses s’ajoutent.
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans un circuit RL alimenté par un générateur de tension E, une résistance R et une bobine L, le courant vérifie avec .
📐 Formule - Pour un courant initial nul, le courant d’établissement dans la bobine vaut .
Compléments
📐 Formule - Pendant l’établissement du courant, la tension aux bornes de la bobine vaut .
Associations des condensateurs et bobines
| Association | Condensateurs | Bobines |
|---|---|---|
| En série | Les inverses s’ajoutent | Les inductances s’ajoutent |
| En dérivation | Les capacités s’ajoutent | Les inverses s’ajoutent |
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Qu’étudie l’électrocinétique en régime stationnaire ?
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Combien de bornes comporte un dipôle électrique ?
Deux bornes.
En quelle unité s’exprime la charge électrique ?
En coulombs (C).
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