QCM : Bases de l’optique géométrique — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle relation relie les angles et les indices lors de la réfraction à un dioptre ?

n1+i1=n2+i2n_1+i_1=n_2+i_2
n1sin(i1)=n2sin(i2)\frac{n_1}{\sin(i_1)}=\frac{n_2}{\sin(i_2)}
n1cos(i1)=n2cos(i2)n_1\cos(i_1)=n_2\cos(i_2)
n1sin(i1)=n2sin(i2)n_1\sin(i_1)=n_2\sin(i_2)

$$n_1\sin(i_1)=n_2\sin(i_2)$$

Explication

La loi de la réfraction, ou loi de Snell-Descartes, s’écrit n1sin(i1)=n2sin(i2)n_1\sin(i_1)=n_2\sin(i_2) et le rayon réfracté reste dans le plan d’incidence. L’égalité des angles concerne la réflexion, tandis que la réfraction dépend des deux indices.

2. Quelle différence distingue principalement une fibre à gradient d’indice d’une fibre à saut d’indice ?

Dans la première, les rayons se propagent dans le vide ; dans la seconde, ils suivent une trajectoire métallique
Dans la première, l’indice reste constant dans tout le cœur ; dans la seconde, il augmente progressivement vers la gaine
Dans la première, l’indice varie avec la distance à l’axe ; dans la seconde, il change entre le cœur et la gaine
Dans la première, la gaine possède un indice supérieur ; dans la seconde, le cœur possède un indice inférieur

Dans la première, l’indice varie avec la distance à l’axe ; dans la seconde, il change entre le cœur et la gaine

Explication

La fibre à gradient d’indice fait varier progressivement son indice selon la distance à l’axe, tandis que la fibre à saut d’indice présente une différence nette entre le cœur et la gaine. Une fibre à saut d’indice ne se définit donc pas par une variation progressive dans le cœur.

3. Dans un milieu non homogène, vers quelle direction est orientée la concavité d’un rayon lumineux ?

Parallèlement aux surfaces d’indice constant
Dans le sens des indices décroissants
Vers la normale au dioptre le plus proche
Dans le sens des indices croissants

Dans le sens des indices croissants

Explication

La concavité des rayons lumineux est orientée dans le sens où l’indice optique augmente. Elle n’est donc pas déterminée par une normale à un dioptre, notion propre à une interface donnée.

4. Que représente le cône d’acceptance d’une fibre optique à saut d’indice ?

La région de sortie dans laquelle les rayons cessent d’être guidés après une absorption complète
La zone annulaire de la gaine où l’indice devient supérieur à celui du cœur
L’angle formé par deux rayons qui parcourent des distances égales dans la protection
Le cône d’entrée, limité par l’angle i, dans lequel les rayons sont guidés par réflexions totales

Le cône d’entrée, limité par l’angle i, dans lequel les rayons sont guidés par réflexions totales

Explication

Le cône d’acceptance est le cône d’entrée délimité par l’angle limite i, à l’intérieur duquel les rayons peuvent être guidés par réflexions totales. Il ne décrit donc ni une zone de sortie ni une région de la gaine.

5. Comment la dispersion intermodale peut-elle déformer un signal transmis dans une fibre ?

Des rayons suivant des trajets différents arrivent à des instants différents, ce qui peut faire chevaucher les impulsions
La variation d’indice transforme chaque impulsion en une onde réfléchie vers la source sans retard mesurable
Des rayons suivant des trajets identiques arrivent ensemble, ce qui augmente nécessairement la séparation des impulsions
La protection mécanique absorbe les rayons inclinés et supprime la propagation des impulsions en sortie

Des rayons suivant des trajets différents arrivent à des instants différents, ce qui peut faire chevaucher les impulsions

Explication

Les rayons empruntent des trajets différents et ont donc des temps de propagation différents, ce qui peut provoquer le chevauchement de deux impulsions en sortie. Des trajets identiques ne produiraient pas cette différence de temps entre modes.

6. Quelle distinction permet de différencier un milieu homogène d’un milieu isotrope ?

L’homogénéité concerne les directions, tandis que l’isotropie concerne les points
L’homogénéité concerne l’absorption, tandis que l’isotropie concerne la transparence
L’homogénéité concerne les points, tandis que l’isotropie concerne les directions
L’homogénéité concerne la réflexion, tandis que l’isotropie concerne la réfraction

L’homogénéité concerne les points, tandis que l’isotropie concerne les directions

Explication

Un milieu homogène possède les mêmes propriétés et le même indice en tout point, alors qu’un milieu isotrope présente les mêmes propriétés dans toutes les directions. Ces notions décrivent donc respectivement une uniformité spatiale et directionnelle.

7. Quel ensemble géométrique définit le plan d’incidence au point d’incidence A ?

Le plan contenant le rayon incident et la normale au dioptre en A
Le plan perpendiculaire au rayon incident et parallèle au dioptre
Le plan contenant le dioptre et le rayon réfracté en A
Le plan contenant les deux milieux et parallèle à leur interface

Le plan contenant le rayon incident et la normale au dioptre en A

Explication

Le plan d’incidence contient le rayon incident ainsi que la normale au dioptre au point A. Le dioptre désigne l’interface entre les milieux et ne doit pas être confondu avec ce plan géométrique.

8. Une fibre présente un temps de propagation axial t(0)t(0) et un temps t(nlim)t(n_{lim}) pour le rayon limite. Quelle expression définit la dispersion intermodale limite ?

Δtlim=t(nlim)+t(0)\Delta t_{lim}=t(n_{lim})+t(0)
Δtlim=t(0)t(nlim)t(0)\Delta t_{lim}=\frac{t(0)}{t(n_{lim})-t(0)}
Δtlim=t(nlim)t(0)2\Delta t_{lim}=\frac{t(n_{lim})-t(0)}{2}
Δtlim=t(nlim)+t(0)2\Delta t_{lim}=\frac{t(n_{lim})+t(0)}{2}

$$\Delta t_{lim}=\frac{t(n_{lim})-t(0)}{2}$$

Explication

La dispersion intermodale limite est définie comme la moitié de l’écart entre le temps du rayon limite et celui du rayon axial, soit Δtlim=t(nlim)t(0)2\Delta t_{lim}=\frac{t(n_{lim})-t(0)}{2}. L’ouverture numérique décrit une capacité d’acceptation des rayons et ne constitue pas cet écart temporel.

9. Quel modèle décrit la lumière comme un ensemble de photons ?

Le modèle continu
Le modèle géométrique
Le modèle ondulatoire
Le modèle corpusculaire

Le modèle corpusculaire

Explication

L’aspect corpusculaire représente la lumière comme des photons, tandis que l’aspect ondulatoire la décrit comme une onde. Le modèle ondulatoire ne correspond donc pas à cette représentation en particules.

10. Un rayonnement monochromatique voit sa fréquence doubler ; comment évolue l’énergie de chacun de ses photons ?

Elle double
Elle reste constante
Elle devient nulle
Elle est divisée par deux

Elle double

Explication

La relation E=hνE=h\nu montre que l’énergie du photon est proportionnelle à la fréquence. Si la fréquence double, l’énergie double également ; elle ne reste donc pas constante.

11. Que caractérise un rayon lumineux dans le modèle géométrique ?

La variation de la longueur d’onde dans un matériau
La largeur et la couleur d’un faisceau lumineux
La fréquence et l’énergie propres à chaque photon
La direction et le sens de propagation de l’énergie lumineuse

La direction et le sens de propagation de l’énergie lumineuse

Explication

Un rayon lumineux indique la direction et le sens de propagation de l’énergie transportée par la lumière. Il ne décrit pas directement la fréquence d’un photon ni la largeur d’un faisceau.

12. Quelle structure caractérise une fibre optique à saut d’indice ?

Un cœur dont l’indice augmente progressivement jusqu’à la surface extérieure
Un cœur d’indice n₁ entouré d’une gaine d’indice n₂ inférieur, puis d’une protection
Une gaine d’indice constant entourée d’un cœur dont l’indice varie avec l’axe
Un cœur d’indice n₂ entouré d’une gaine d’indice n₁ supérieur, puis d’une protection

Un cœur d’indice n₁ entouré d’une gaine d’indice n₂ inférieur, puis d’une protection

Explication

Une fibre à saut d’indice possède un cœur d’indice n₁ supérieur à celui de la gaine, d’indice n₂, puis une protection. L’inversion des indices proposée par une autre réponse empêcherait de décrire la structure indiquée.

13. Quelle propriété caractérise un photon se propageant dans le vide ?

Il possède une masse nulle et se déplace à la vitesse c
Il possède une masse nulle et se déplace à vitesse infinie
Il possède une masse élevée et reste immobile dans le vide
Il possède une charge électrique et se déplace à vitesse variable

Il possède une masse nulle et se déplace à la vitesse c

Explication

Un photon est un grain d’énergie de masse nulle qui se propage dans le vide à la vitesse c=3×108 ms1c = 3\times10^8\ \mathrm{m\,s^{-1}}. Il n’a donc ni masse élevée ni vitesse infinie.

14. Un rayon arrive sur un dioptre avec un angle d’incidence i1i_1. Quelle relation vérifie l’angle i1i'_1 du rayon réfléchi ?

i1=90i1i'_1=90^\circ-i_1
i1=i1i'_1=i_1
i1=i1n1i'_1=\frac{i_1}{n_1}
i1=n1i1i'_1=n_1i_1

$$i'_1=i_1$$

Explication

La loi de la réflexion impose que le rayon réfléchi reste dans le plan d’incidence et que son angle vérifie i1=i1i'_1=i_1. Les indices interviennent dans la loi de la réfraction, pas dans cette égalité angulaire.

15. Comment le domaine visible se situe-t-il dans le spectre des ondes électromagnétiques ?

Il se limite aux fréquences émises par les sources thermiques
Il couvre la majeure partie des fréquences connues
Il occupe une plage de fréquences très restreinte
Il correspond à toutes les fréquences électromagnétiques

Il occupe une plage de fréquences très restreinte

Explication

La lumière visible ne représente qu’un domaine de fréquence très restreint du spectre électromagnétique. Elle ne constitue donc pas la majeure partie de ce spectre.

16. Une ouverture de diamètre DD éclaire un écran avec une longueur d’onde λ\lambda ; quelle relation approchée donne l’ouverture angulaire θ\theta ?

θDλ2\theta\approx\frac{D}{\lambda^2}
sin(θ)Dλ\sin(\theta)\approx\frac{D}{\lambda}
θλD\theta\approx\lambda D
sin(θ)λD\sin(\theta)\approx\frac{\lambda}{D}

$$\sin(\theta)\approx\frac{\lambda}{D}$$

Explication

L’ouverture angulaire est reliée à la longueur d’onde et au diamètre par sin(θ)λD\sin(\theta)\approx\frac{\lambda}{D}. Inverser le rapport entre DD et λ\lambda conduirait à une dépendance incorrecte.

17. Que peut-on observer lorsqu’un rayon lumineux traverse un milieu non homogène ?

Le rayon cesse de se propager dès que l’indice varie
Le rayon peut suivre une trajectoire courbe
Le rayon est réfléchi par chaque variation d’indice
Le rayon conserve nécessairement une trajectoire rectiligne

Le rayon peut suivre une trajectoire courbe

Explication

Dans un milieu non homogène, l’indice varie selon la position, ce qui peut courber la trajectoire du rayon lumineux. La propagation en ligne droite est garantie dans un milieu homogène et isotrope, mais pas dans un milieu dont l’indice varie spatialement.

18. Un rayon lumineux se propage à la vitesse vv dans un milieu et à la vitesse cc dans le vide. Quelle expression donne l’indice optique de ce milieu ?

n=c×vn=c\times v
n=cvn=\frac{c}{v}
n=cvn=c-v
n=vcn=\frac{v}{c}

$$n=\frac{c}{v}$$

Explication

L’indice optique est défini par le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide et sa vitesse dans le milieu, soit n=cvn=\frac{c}{v}. Le rapport inverse correspondrait à une grandeur différente, qui est généralement inférieure à 1.

19. Que représente l’optique géométrique lorsqu’elle modélise la propagation de la lumière ?

Les phénomènes de diffraction produits par les ouvertures
Les trajets lumineux en négligeant les aspects ondulatoire et corpusculaire
Les oscillations du champ électromagnétique dans le vide
Les échanges d’énergie entre photons et matière

Les trajets lumineux en négligeant les aspects ondulatoire et corpusculaire

Explication

L’optique géométrique représente les trajets suivis par la lumière en négligeant ses aspects ondulatoire et corpusculaire. La diffraction relève au contraire de l’optique ondulatoire.

20. Une fibre à saut d’indice possède un cœur d’indice n1=1,50n_1=1{,}50 et une gaine d’indice n2=1,40n_2=1{,}40. Quelle est son ouverture numérique ?

ON=2,900ON=2{,}900
ON=1,450ON=1{,}450
ON=0,100ON=0{,}100
ON=0,539ON=0{,}539

$$ON=0{,}539$$

Explication

L’ouverture numérique se calcule par ON=n12n22=1,5021,4020,539ON=\sqrt{n_1^2-n_2^2}=\sqrt{1{,}50^2-1{,}40^2}\approx0{,}539. La valeur 0,1000{,}100 correspond à la différence simple des indices et non à la formule requise.

21. Dans quelle situation l’approximation de l’optique géométrique est-elle pertinente ?

Lorsque la diffraction domine autour de chaque ouverture
Lorsque la longueur d’onde est très grande devant les obstacles
Lorsque les ouvertures sont très étroites devant la longueur d’onde
Lorsque les obstacles sont très grands devant la longueur d’onde

Lorsque les obstacles sont très grands devant la longueur d’onde

Explication

L’optique géométrique s’applique lorsque les dimensions des obstacles sont très grandes devant les longueurs d’onde utilisées. Les ouvertures étroites favorisent au contraire des effets de diffraction importants.

22. Quelle propriété caractérise un milieu transparent lors de la propagation d’une onde lumineuse ?

L’énergie transportée par l’onde diminue avec la distance
L’énergie transportée par l’onde reste constante
La vitesse de l’onde devient identique à celle du vide
L’énergie transportée par l’onde augmente progressivement

L’énergie transportée par l’onde reste constante

Explication

Un milieu transparent est non absorbant : l’énergie transportée par l’onde demeure constante pendant sa propagation. Un milieu absorbant, au contraire, entraîne une diminution de cette énergie.

23. Dans quelle condition les longueurs d’onde servant à décrire la lumière sont-elles généralement données ?

Elles sont données dans l’eau
Elles sont données dans l’air humide
Elles sont données dans le verre
Elles sont données dans le vide

Elles sont données dans le vide

Explication

Les longueurs d’onde utilisées pour caractériser la lumière sont données dans le vide. Une longueur d’onde mesurée dans un milieu matériel peut différer de cette valeur.

24. Quels phénomènes sont principalement expliqués par l’aspect ondulatoire de la lumière ?

La masse et la vitesse des photons
L’absorption et l’émission atomique
Les interférences et la diffraction
La réflexion et la transmission matérielle

Les interférences et la diffraction

Explication

Les interférences et la diffraction résultent du comportement ondulatoire de la lumière. Les interactions directes avec la matière sont plutôt décrites par le modèle corpusculaire.

25. Dans le modèle de Cauchy, comment varie l’indice optique avec la longueur d’onde ?

Il reste égal à une constante indépendante de λ\lambda
Il suit la relation n(λ)=A+Bλ2n(\lambda)=A+B\lambda^2
Il suit la relation n(λ)=A+Bλ2n(\lambda)=A+\frac{B}{\lambda^2}
Il suit la relation n(λ)=Aλ+Bλn(\lambda)=\frac{A}{\lambda}+B\lambda

Il suit la relation $$n(\lambda)=A+\frac{B}{\lambda^2}$$

Explication

Le modèle de Cauchy décrit la dépendance spectrale par n(λ)=A+Bλ2n(\lambda)=A+\frac{B}{\lambda^2}, avec AA et BB positifs. Un indice indépendant de la longueur d’onde caractériserait plutôt un milieu non dispersif.

26. Comment définit-on un dioptre plan ?

Une interface plane séparant deux milieux d’indices différents
Une surface absorbant l’énergie du rayon incident
Un milieu homogène traversé par un rayon rectiligne
Un rayon lumineux contenu dans un plan donné

Une interface plane séparant deux milieux d’indices différents

Explication

Un dioptre est l’interface entre deux milieux d’indices optiques différents, et il est plan lorsque cette interface est plane. Il s’agit donc d’une séparation entre milieux, non d’un rayon ou d’une propriété d’absorption.

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Quels sont les deux aspects décrivant la lumière ?

L'aspect ondulatoire et l'aspect corpusculaire.

Quel aspect de la lumière explique les interférences ?

L'aspect ondulatoire.

Qu'est-ce qu'un photon ?

Un grain d'énergie de masse nulle se propageant à la vitesse c.

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