QCM : Bases de l’optique géométrique — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété distingue une onde électromagnétique d’une onde mécanique lors de sa propagation ?

Elle se propage dans la matière en transportant de la matière
Elle transporte de la matière sans transférer d’énergie
Elle nécessite un milieu matériel pour transmettre une perturbation
Elle peut se propager dans le vide en transportant de l’énergie

Elle peut se propager dans le vide en transportant de l’énergie

Explication

Une onde électromagnétique correspond à une perturbation des champs électrique et magnétique et peut se propager dans le vide avec transport d’énergie. L’idée qu’un milieu matériel est requis caractérise plutôt les ondes mécaniques.

2. Pour une onde électromagnétique plane progressive monochromatique se propageant dans le vide, quelle relation relie les champs électrique et magnétique ?

E⃗=u⃗∧B⃗c\vec{E}=\frac{\vec{u}\wedge\vec{B}}{c}
B⃗=u⃗∧E⃗c\vec{B}=\frac{\vec{u}\wedge\vec{E}}{c}
B⃗=cE⃗u⃗\vec{B}=\frac{c\vec{E}}{\vec{u}}
B⃗=c(u⃗∧E⃗)\vec{B}=c\left(\vec{u}\wedge\vec{E}\right)

$$\vec{B}=\frac{\vec{u}\wedge\vec{E}}{c}$$

Explication

Dans le vide, le champ magnétique vérifie B⃗=u⃗∧E⃗c\vec{B}=\frac{\vec{u}\wedge\vec{E}}{c}, où u⃗\vec{u} indique la direction de propagation. Les autres expressions modifient le facteur de proportionnalité ou la relation vectorielle.

3. Une onde lumineuse dans le vide a une période T=2,0×10−15 sT=2,0\times10^{-15}\ \mathrm{s}. Quelle est sa longueur d’onde approximative ?

1,5×10−23 m1,5\times10^{-23}\ \mathrm{m}
1,5×10−7 m1,5\times10^{-7}\ \mathrm{m}
6,0×1023 m6,0\times10^{23}\ \mathrm{m}
6,0×10−7 m6,0\times10^{-7}\ \mathrm{m}

$$6,0\times10^{-7}\ \mathrm{m}$$

Explication

La relation λ=cT\lambda=cT donne λ≈3,0×108×2,0×10−15=6,0×10−7 m\lambda\approx3,0\times10^8\times2,0\times10^{-15}=6,0\times10^{-7}\ \mathrm{m}. La division de la célérité par la période conduirait à une grandeur incompatible avec cette relation.

4. Quelle valeur représente exactement la célérité de la lumière dans le vide ?

299792458 km s−1299792458\ \mathrm{km\,s^{-1}}
299792458 m s−1299792458\ \mathrm{m\,s^{-1}}
3,00×106 m s−13,00\times10^6\ \mathrm{m\,s^{-1}}
9,98×107 m s−19,98\times10^7\ \mathrm{m\,s^{-1}}

$$299792458\ \mathrm{m\,s^{-1}}$$

Explication

La célérité dans le vide est définie exactement par c0=299792458 m s−1c_0=299792458\ \mathrm{m\,s^{-1}}, soit environ 3,0×108 m s−13,0\times10^8\ \mathrm{m\,s^{-1}}. La valeur exprimée en kilomètres par seconde doit être convertie et ne correspond pas à l’unité proposée.

5. Quelle description caractérise correctement une lumière polychromatique ?

Elle se propage avec une célérité identique pour chaque radiation
Elle possède une fréquence déterminée comme une radiation unique
Elle associe plusieurs radiations monochromatiques
Elle correspond à une seule radiation de fréquence définie

Elle associe plusieurs radiations monochromatiques

Explication

Une lumière polychromatique contient plusieurs radiations monochromatiques, tandis qu’une radiation monochromatique possède une fréquence déterminée. Une fréquence unique décrit donc une radiation monochromatique plutôt qu’un ensemble polychromatique.

6. Quelle différence décrit correctement l’absorption et la dispersion dans un milieu transparent ?

L’absorption réduit l’amplitude, tandis que la dispersion différencie les célérités
L’absorption modifie la fréquence, tandis que la dispersion augmente l’amplitude
L’absorption dévie la propagation, tandis que la dispersion supprime l’énergie
L’absorption différencie les célérités, tandis que la dispersion réduit l’amplitude

L’absorption réduit l’amplitude, tandis que la dispersion différencie les célérités

Explication

L’absorption atténue la lumière en réduisant son amplitude, alors que la dispersion attribue des célérités différentes aux radiations monochromatiques. Les autres propositions attribuent à ces phénomènes des effets qui ne leur correspondent pas.

7. Comment définit-on l’indice n(λ)n(\lambda) d’un milieu transparent pour une radiation de longueur d’onde λ\lambda ?

n(λ)=c0−c(λ)n(\lambda)=c_0-c(\lambda)
n(λ)=c0c(λ)n(\lambda)=c_0c(\lambda)
n(λ)=c0c(λ)n(\lambda)=\frac{c_0}{c(\lambda)}
n(λ)=c(λ)c0n(\lambda)=\frac{c(\lambda)}{c_0}

$$n(\lambda)=\frac{c_0}{c(\lambda)}$$

Explication

L’indice compare la célérité dans le vide à celle de la radiation dans le milieu selon n(λ)=c0c(λ)n(\lambda)=\frac{c_0}{c(\lambda)}. L’expression inverse ne respecte pas la définition de l’indice optique.

8. Une radiation passe du vide dans un milieu d’indice n=1,5n=1,5 sans changement de fréquence. Comment évolue sa longueur d’onde ?

Elle reste égale à λ0\lambda_0
Elle devient λ0−1,5\lambda_0-1,5
Elle devient 1,5λ01,5\lambda_0
Elle devient λ01,5\frac{\lambda_0}{1,5}

Elle devient $$\frac{\lambda_0}{1,5}$$

Explication

Dans le milieu, la longueur d’onde vaut λmilieu=λ0n\lambda_{\mathrm{milieu}}=\frac{\lambda_0}{n}, donc ici λ01,5\frac{\lambda_0}{1,5}, tandis que la fréquence reste inchangée. La longueur d’onde ne peut donc pas rester égale à sa valeur dans le vide.

9. Dans le modèle de l’optique géométrique, que représente un rayon lumineux ?

Une surface perpendiculaire à la propagation lumineuse
Une oscillation lumineuse décrivant la diffraction
Un faisceau réel dont la largeur reste constante
Une droite idéalisée représentant un pinceau de lumière

Une droite idéalisée représentant un pinceau de lumière

Explication

Un rayon lumineux est une représentation géométrique idéalisée d’un pinceau de lumière lorsque la diffraction est négligée. L’oscillation et la diffraction relèvent du caractère ondulatoire de la lumière, qui n’est pas la définition du rayon lumineux.

10. Dans quelle situation l’optique géométrique fournit-elle une approximation pertinente ?

Lorsque la diffraction domine les phénomènes observés
Lorsque les objets sont grands devant la longueur d’onde
Lorsque les objets ont une taille comparable à la longueur d’onde
Lorsque les instruments sont plus petits que la longueur d’onde

Lorsque les objets sont grands devant la longueur d’onde

Explication

L’optique géométrique est valable lorsque les dimensions des objets et des instruments sont grandes devant les longueurs d’onde, ce qui rend la diffraction négligeable. Des dimensions comparables ou inférieures à la longueur d’onde rendent au contraire la diffraction importante.

11. Comment se propage un rayon lumineux dans un milieu transparent, homogène et isotrope ?

Il suit une ligne droite
Il décrit une trajectoire circulaire
Il alterne entre deux directions fixes
Il se courbe progressivement vers la normale

Il suit une ligne droite

Explication

Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, les rayons lumineux se propagent en ligne droite. Une courbure de la trajectoire peut apparaître lors d’un changement de milieu, mais elle ne caractérise pas la propagation dans ce milieu uniforme.

12. Comment définit-on le plan d’incidence au point où un rayon rencontre un dioptre ?

Comme le plan perpendiculaire au rayon incident
Comme le plan parallèle au dioptre et passant par l’impact
Comme le plan contenant le rayon incident et la normale
Comme le plan contenant le dioptre et le rayon réfléchi

Comme le plan contenant le rayon incident et la normale

Explication

Le plan d’incidence contient le rayon incident et la normale au dioptre au point d’incidence. Le dioptre lui-même ne suffit pas à définir ce plan, car la normale et le rayon incident en déterminent l’orientation.

13. Quelle relation décrit la réfraction d’un rayon passant du milieu d’indice n1n_1 au milieu d’indice n2n_2 ?

n1sin⁡i1=n2sin⁡i2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2
n1i1=n2i2n_1 i_1=n_2 i_2
n1cos⁡i1=n2cos⁡i2n_1\cos i_1=n_2\cos i_2
n1sin⁡i2=n2sin⁡i1n_1\sin i_2=n_2\sin i_1

$$n_1\sin i_1=n_2\sin i_2$$

Explication

La réfraction vérifie la loi de Snell-Descartes n1sin⁡i1=n2sin⁡i2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, et le rayon réfracté reste dans le plan d’incidence. L’égalité directe des angles ou l’utilisation des cosinus ne correspond pas à cette loi.

14. Un rayon passe d’un milieu d’indice n1n_1 à un milieu d’indice n2n_2 avec n2>n1n_2>n_1 ; comment évolue sa direction ?

Il reste parallèle à la surface séparatrice
Il quitte le second milieu par réflexion totale
Il se rapproche de la normale
Il s’éloigne de la normale

Il se rapproche de la normale

Explication

Lorsqu’un rayon entre dans un milieu d’indice plus élevé, il se rapproche de la normale. La réflexion totale concerne au contraire un passage d’un indice supérieur vers un indice inférieur et ne se produit pas dans la situation décrite.

15. Quelle relation entre les angles caractérise la réflexion d’un rayon lumineux ?

L’angle de réflexion vaut la moitié de l’incidence
L’angle de réflexion égale l’angle d’incidence
L’angle de réflexion complète l’angle d’incidence
L’angle de réflexion égale l’angle de réfraction

L’angle de réflexion égale l’angle d’incidence

Explication

Le rayon réfléchi appartient au plan d’incidence et vérifie i1′=i1i'_1=i_1. L’angle de réfraction dépend des indices des milieux et n’est donc pas, en général, égal à l’angle de réflexion.

16. Dans quelle condition la réflexion totale peut-elle se produire ?

Lors d’un passage entre deux milieux d’indices égaux
Lors d’un passage avec n1>n2n_1>n_2
Lors d’un passage avec n1<n2n_1<n_2
Lorsqu’un rayon arrive parallèlement au dioptre

Lors d’un passage avec $$n_1>n_2$$

Explication

La réflexion totale peut se produire lorsque la lumière passe d’un milieu d’indice supérieur vers un milieu d’indice inférieur, donc lorsque n1>n2n_1>n_2. Un passage vers un indice plus élevé ne permet pas d’atteindre cette condition de réflexion totale.

17. Pour n1>n2n_1>n_2, quelle expression donne l’angle limite de réflexion totale ?

sin⁡i1lim=n1n2\sin i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_1}{n_2}
tan⁡i1lim=n1n2\tan i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_1}{n_2}
sin⁡i1lim=n2n1\sin i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_2}{n_1}
cos⁡i1lim=n2n1\cos i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_2}{n_1}

$$\sin i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_2}{n_1}$$

Explication

Lorsque n1>n2n_1>n_2, l’angle limite vérifie sin⁡i1lim=n2n1\sin i_{1\mathrm{lim}}=\frac{n_2}{n_1}. L’inversion du rapport des indices ou le remplacement du sinus par une autre fonction trigonométrique ne respecte pas la loi de l’angle limite.

18. Comment la lumière évolue-t-elle lorsqu’elle traverse progressivement des couches présentant des indices de réfraction différents ?

Elle s’incurve vers les régions où l’indice de réfraction diminue
Elle conserve une trajectoire rectiligne malgré les variations locales d’indice
Elle se réfracte successivement et s’incurve vers les régions de plus grand indice
Elle est réfléchie à chaque interface et revient vers sa couche d’origine

Elle se réfracte successivement et s’incurve vers les régions de plus grand indice

Explication

Dans un milieu non homogène, la lumière change progressivement de direction en se réfractant entre des couches d’indices différents, vers les régions de plus grand indice. Une trajectoire rectiligne ou une réflexion à chaque couche ne décrit pas cette propagation progressive.

19. Près d’une route chauffée, quelle relation entre les gradients de température et d’indice explique la courbure de la lumière dans l’air ?

Les deux gradients sont horizontaux, car la route chauffée modifie surtout la propagation latérale
Les deux gradients sont dirigés vers le bas, car la chaleur et l’indice évoluent dans le même sens
Le gradient de température est dirigé vers le haut, tandis que celui d’indice est dirigé vers le bas
Le gradient de température est dirigé vers le bas, tandis que le gradient d’indice est dirigé vers le haut

Le gradient de température est dirigé vers le bas, tandis que le gradient d’indice est dirigé vers le haut

Explication

Dans cet exemple, la température présente un gradient dirigé vers le bas, alors que le gradient d’indice est orienté vers le haut. Confondre les deux gradients conduit donc à inverser la direction de l’un d’eux.

20. Quel mécanisme permet à une fibre optique à saut d’indice de guider un signal lumineux ?

La réfraction progressive du signal à travers des couches d’indice continûment variable
L’absorption du signal par une gaine qui le réémet vers l’extrémité de la fibre
La réflexion totale à l’interface entre le cœur et un milieu d’indice différent
La diffusion du signal lumineux par les irrégularités réparties dans le cœur

La réflexion totale à l’interface entre le cœur et un milieu d’indice différent

Explication

Une fibre à saut d’indice guide la lumière par réflexion totale entre son cœur et un milieu d’indice différent. La réfraction progressive caractérise plutôt un profil à gradient d’indice, tandis que diffusion et absorption ne constituent pas le mécanisme de guidage recherché.

21. Dans un prisme à réflexion totale ayant la forme d’un triangle rectangle isocèle, comment comparer l’angle d’incidence de 45° à l’angle limite de 42° ?

L’angle limite correspond à l’incidence, tandis que 45° décrit la forme du prisme
L’angle d’incidence est inférieur à l’angle limite, avec 45° contre 42°
Les deux angles sont égaux, car le prisme est rectangle isocèle
L’angle d’incidence dépasse l’angle limite, avec 45° contre 42°

L’angle d’incidence dépasse l’angle limite, avec 45° contre 42°

Explication

L’angle d’incidence dans le prisme vaut 45°, ce qui est supérieur à l’angle limite de 42°. Il ne faut pas confondre l’angle d’incidence avec l’angle limite ni avec la géométrie générale du prisme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 36 flashcards sur Bases de l’optique géométrique.

Qu'est-ce qu'une onde électromagnétique selon Maxwell en 1873 ?

Une perturbation des champs électrique et magnétique se propageant dans le vide sans matière mais avec énergie.

Quelle formule relie la longueur d'onde à la célérité et à la période ?

λ=cT\lambda=cT

Quelle est la valeur exacte de la célérité de la lumière dans le vide ?

299792458 m s−1299792458\ \mathrm{m\,s^{-1}}

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Bases de l’optique géométrique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM