QCM : Biodiversité et classification du vivant — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la biodiversité ?

La succession des espèces au cours des temps géologiques
La diversité de toutes les formes vivantes
La diversité des milieux physiques d’une région
La variation des caractères chez une seule espèce

La diversité de toutes les formes vivantes

Explication

La biodiversité désigne la diversité de toutes les formes vivantes. La variation des caractères au sein d’une espèce relève plutôt de la diversité génétique, qui constitue un niveau particulier de biodiversité.

2. Quels sont les trois niveaux pris en compte dans la biodiversité ?

Les individus, les organes et les écosystèmes
Les organismes, les populations et les cellules
Les espèces, les gènes et les écosystèmes
Les espèces, les fossiles et les milieux physiques

Les espèces, les gènes et les écosystèmes

Explication

La biodiversité comprend la diversité des espèces, la diversité génétique et la diversité des écosystèmes. Les organismes, les populations et les cellules sont des niveaux d’organisation du vivant, mais ils ne constituent pas les trois niveaux définissant la biodiversité.

3. Quelle définition correspond à une espèce biologique ?

Une communauté d’individus interféconds capables de se reproduire entre eux
Une catégorie formée selon la ressemblance de quelques caractères
Un ensemble d’organismes partageant une même zone géographique
Un groupe d’individus possédant exactement les mêmes caractères

Une communauté d’individus interféconds capables de se reproduire entre eux

Explication

Une espèce est une unité élémentaire de la biodiversité formée d’individus interféconds capables de se reproduire entre eux. Le partage d’une zone géographique peut caractériser une population, tandis que la ressemblance parfaite n’est pas exigée.

4. Quelle proposition distingue correctement la cellule et l’espèce ?

La cellule est l’unité élémentaire du vivant, tandis que l’espèce est celle de la biodiversité
La cellule est l’unité élémentaire de la biodiversité, tandis que l’espèce est celle du vivant
La cellule désigne une population locale, tandis que l’espèce désigne un caractère commun
La cellule regroupe des individus interféconds, tandis que l’espèce forme un organisme individuel

La cellule est l’unité élémentaire du vivant, tandis que l’espèce est celle de la biodiversité

Explication

La cellule est l’unité élémentaire des êtres vivants, alors que l’espèce est l’unité élémentaire de la biodiversité. Inverser ces deux rôles constitue la confusion principale entre organisation du vivant et classification de la biodiversité.

5. Comment les caractères permettent-ils de distinguer une espèce et ses variations internes ?

Les caractères communs indiquent une même population, tandis que le polymorphisme signale une autre espèce
Les caractères observés chez un individu définissent l’espèce, tandis que les autres caractères sont sans valeur
Les caractères variables identifient l’espèce, tandis que les caractères communs forment une population
Les caractères communs identifient l’espèce, tandis que des états différents peuvent révéler un polymorphisme

Les caractères communs identifient l’espèce, tandis que des états différents peuvent révéler un polymorphisme

Explication

Les caractères communs permettent d’identifier l’espèce, alors que des états différents de certains caractères entre individus peuvent constituer un polymorphisme. Une variation interne ne signifie donc pas automatiquement que les individus appartiennent à des espèces différentes.

6. Quelle conception des espèces Aristote défend-il entre 342 et 322 av. J.-C. ?

Les espèces sont fixes, immuables et classées selon une complexité croissante
Les espèces apparaissent après des catastrophes puis se transforment par sélection
Les espèces sont définies par une nomenclature à deux noms hiérarchisés
Les espèces sont liées par des parentés évolutives et changent progressivement

Les espèces sont fixes, immuables et classées selon une complexité croissante

Explication

Aristote considère les espèces comme fixes et immuables et les classe selon une complexité croissante. La conception des parentés évolutives appartient à Darwin, tandis que la nomenclature binominale est associée à Linné.

7. Quel apport est associé à Linné dans l’histoire de la classification ?

Il affirme que les espèces sont immuables et les ordonne selon leur complexité
Il propose une généalogie évolutive reliant les espèces par une parenté commune
Il explique les disparitions d’espèces par une succession de catastrophes
Il élabore une classification en taxons et est présenté comme le père de la taxonomie

Il élabore une classification en taxons et est présenté comme le père de la taxonomie

Explication

Linné, qui vécut de 1707 à 1778, est présenté comme le père de la taxonomie et élabore une classification en taxons. La généalogie évolutive est associée à Darwin, tandis que le catastrophisme est défendu par Cuvier.

8. Que signifie la nomenclature binominale appliquée à une espèce ?

Son nom associe deux individus interféconds choisis dans une même population
Son nom comporte deux termes correspondant à la famille et à l’écosystème, comme Canis lupus
Son nom comporte deux termes correspondant au genre et à l’espèce, comme Canis lupus
Son nom indique deux caractères visibles permettant de reconnaître l’organisme

Son nom comporte deux termes correspondant au genre et à l’espèce, comme Canis lupus

Explication

La nomenclature binominale désigne chaque espèce par deux noms correspondant au genre et à l’espèce, comme Canis lupus. Elle ne repose ni sur la famille et l’écosystème ni sur deux caractères observables.

9. Quelle conception des espèces Darwin publie-t-il en 1859 ?

Une conception catastrophiste expliquant les disparitions par des événements successifs
Une conception généalogique reliant les espèces par des parentés évolutives
Une conception taxonomique classant les espèces selon deux noms hiérarchisés
Une conception fixiste présentant les espèces comme immuables depuis leur apparition

Une conception généalogique reliant les espèces par des parentés évolutives

Explication

En 1859, Darwin publie une conception généalogique dans laquelle les espèces sont liées par des parentés évolutives. Le fixisme est associé à Aristote, le catastrophisme à Cuvier et la nomenclature binominale à Linné.

10. Quel est l’ordre correct des sept niveaux hiérarchiques classiques de Linné, du plus large au plus précis ?

Embranchement, règne, classe, famille, ordre, genre, espèce
Espèce, genre, famille, ordre, classe, embranchement, règne
Règne, classe, embranchement, ordre, famille, espèce, genre
Règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre, espèce

Règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre, espèce

Explication

La classification classique de Linné va du règne à l’espèce en passant par l’embranchement, la classe, l’ordre, la famille et le genre. Le genre est donc plus large que l’espèce, contrairement à l’ordre inversé proposé par une autre réponse.

11. Que regroupe un genre dans la nomenclature biologique ?

Des familles partageant un même ordre
Des individus appartenant à une seule espèce
Plusieurs espèces proches mais distinctes
Des organismes dépourvus de caractères communs

Plusieurs espèces proches mais distinctes

Explication

Un genre rassemble plusieurs espèces proches, qui restent des espèces distinctes. L’idée qu’un genre corresponde à une seule espèce confond ces deux niveaux hiérarchiques.

12. Quelle caractéristique définit un groupe monophylétique ?

Il rassemble des espèces issues d’un ancêtre commun
Il rassemble des espèces dépourvues d’un caractère particulier
Il rassemble des espèces vivant dans le même milieu
Il rassemble des espèces présentant la même taille

Il rassemble des espèces issues d’un ancêtre commun

Explication

Un groupe monophylétique, ou clade, comprend des espèces issues d’un ancêtre commun. L’absence d’un caractère peut servir à décrire un ensemble, mais elle ne constitue pas une définition valide de la monophylie.

13. Dans un groupe d’espèces apparentées, que désigne l’ancêtre commun ?

L’espèce ancestrale dont dérivent les espèces du groupe
L’espèce actuelle qui possède le plus de caractères dérivés
L’espèce vivant dans la région la plus ancienne du groupe
L’espèce la plus abondante parmi les espèces apparentées

L’espèce ancestrale dont dérivent les espèces du groupe

Explication

L’ancêtre commun est l’espèce ancestrale à l’origine, par évolution, des espèces apparentées du groupe. Une espèce actuelle, même très abondante ou riche en caractères dérivés, n’est pas nécessairement cet ancêtre.

14. Un caractère dérivé correspond à quelle situation évolutive ?

Une innovation apparue chez un ancêtre et partagée par ses descendants
Une structure ancienne conservée après la perte de sa fonction
Une différence présente chez une seule espèce sans lien avec ses descendantes
Une ressemblance acquise par des espèces vivant dans le même milieu

Une innovation apparue chez un ancêtre et partagée par ses descendants

Explication

Un caractère dérivé est une innovation évolutive apparue chez une espèce ancestrale puis conservée chez les espèces qui en descendent. Une structure résiduelle ayant perdu sa fonction correspond plutôt à un caractère vestigial.

15. Que désigne le plan d’organisation d’un phylum ?

La structure interne d’un organe particulier chez une seule espèce
La liste des caractères externes observables chez un individu
L’organisation morphologique et anatomique globale commune à ses espèces
La fonction physiologique assurée par les organes d’un groupe

L’organisation morphologique et anatomique globale commune à ses espèces

Explication

Le plan d’organisation décrit l’organisation morphologique et anatomique globale commune aux espèces d’un phylum. Il ne se réduit donc ni à un organe particulier ni à la seule organisation externe.

16. Quelle discipline étudie l’organisation externe d’un être vivant et ses parties externes ?

L’anatomie
La morphologie
La phylogénie
La taxonomie

La morphologie

Explication

La morphologie étudie la forme et l’organisation externe d’un être vivant. L’anatomie concerne plutôt l’organisation interne et les organes.

17. Sur quel principe la classification phylogénétique s’appuie-t-elle pour identifier les parentés entre les espèces ?

La répartition géographique actuelle des populations
La ressemblance générale observée chez les organismes
La fonction écologique occupée par chaque espèce
La descendance avec modification au cours de l’évolution

La descendance avec modification au cours de l’évolution

Explication

La classification phylogénétique cherche les parentés évolutives en s’appuyant sur la descendance avec modification. La simple ressemblance générale peut rapprocher des espèces sans établir leur lien de parenté évolutif.

18. Quel processus évolutif correspond à l’apparition de nouvelles espèces ?

La spéciation
La classification des lignées selon leurs caractères
La transformation d’un phylum entier
La variation individuelle au sein d’une population

La spéciation

Explication

La spéciation désigne le processus par lequel de nouvelles espèces apparaissent au cours de l’évolution. La transformation d’une lignée entière décrit une évolution à une autre échelle et ne définit pas la spéciation.

19. Pourquoi le nombre d’espèces décrites ne correspond-il pas au nombre total d’espèces présentes sur Terre ?

Parce que de nombreuses espèces restent encore inconnues
Parce que les espèces décrites cessent progressivement d’exister
Parce qu’une espèce décrite peut être comptée plusieurs fois dans les inventaires
Parce que seules les espèces vivant dans certains milieux sont comptées

Parce que de nombreuses espèces restent encore inconnues

Explication

Le nombre d’espèces décrites est inférieur au nombre réel, car de nombreuses espèces restent encore inconnues. Il ne s’agit pas principalement d’un effet de disparition, de milieu étudié ou de double comptage.

20. Quel type de caractère permet de distinguer une espèce d’une autre, tandis que ses états variables peuvent différencier les individus de cette même espèce ?

Les caractères spécifiques, puis les caractères communs
Les caractères communs, puis les caractères spécifiques
Les états variables, puis les caractères communs
Les caractères spécifiques, puis les états variables

Les caractères spécifiques, puis les états variables

Explication

Les caractères spécifiques distinguent une espèce des autres, tandis que les états variables d’un caractère permettent de différencier ses individus. Les caractères communs servent plutôt à reconnaître les traits partagés par les membres d’un groupe.

21. Comment la subordination des caractères organise-t-elle les groupes d’espèces ?

Elle rassemble les espèces à partir de caractères propres à un seul individu
Elle place les caractères spécifiques avant les caractères partagés par de nombreuses espèces
Elle sépare les espèces selon leur milieu, sans créer de groupes inclus
Elle forme des groupes emboîtés, des caractères larges vers des caractères plus spécifiques

Elle forme des groupes emboîtés, des caractères larges vers des caractères plus spécifiques

Explication

La subordination des caractères produit des groupes emboîtés : les caractères partagés par beaucoup d’espèces définissent les groupes larges, puis les caractères plus spécifiques définissent des groupes inclus. Les états propres à un individu ne suffisent pas à structurer ces groupes.

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Qu'est-ce que la biodiversité ?

La diversité de toutes les formes vivantes.

Quels sont les trois niveaux de biodiversité ?

La diversité des espèces, la diversité génétique et la diversité des écosystèmes.

Que représente la diversité des espèces ?

La richesse en espèces.

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