QCM : Brassages génétiques et évolution — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on l’homozygotie pour un gène donné ?

La présence de deux gènes situés sur un chromosome
La présence de deux allèles différents
La présence d’un seul allèle dans la cellule
La présence de deux allèles identiques

La présence de deux allèles identiques

Explication

L’homozygotie signifie que les deux allèles d’un même gène sont identiques. La présence de deux allèles différents correspond à l’hétérozygotie, et non à l’homozygotie.

2. Quel génotype correspond à une situation d’hétérozygotie pour un gène ?

Deux gènes distincts portés par une même paire
Un seul allèle présent dans le génome
Deux allèles différents pour ce gène
Deux allèles identiques pour ce gène

Deux allèles différents pour ce gène

Explication

Un individu est hétérozygote lorsqu’il possède deux allèles différents d’un même gène. Deux allèles identiques définissent au contraire l’homozygotie.

3. Quel événement produit une cellule-œuf diploïde à partir de deux cellules reproductrices ?

L’anaphase I divise une cellule-œuf en deux gamètes
La méiose sépare deux cellules diploïdes
Le crossing-over fusionne deux chromosomes homologues
La fécondation réunit deux gamètes haploïdes

La fécondation réunit deux gamètes haploïdes

Explication

La fécondation fusionne deux gamètes haploïdes et rétablit la diploïdie dans la cellule-œuf. La méiose, au contraire, conduit à la formation de cellules haploïdes à partir d’une cellule diploïde.

4. Lors de la formation des gamètes, comment se répartissent les deux allèles d’une paire ?

Chaque gamète reçoit l’un des deux allèles avec une probabilité équivalente
Les deux allèles restent réunis dans la même cellule produite
Chaque gamète reçoit les deux allèles avec une probabilité équivalente
Tous les gamètes reçoivent l’allèle dominant de la paire

Chaque gamète reçoit l’un des deux allèles avec une probabilité équivalente

Explication

À la fin de la méiose, chaque cellule produite reçoit un seul allèle de chaque paire, les deux possibilités étant équiprobables. Les deux allèles ne restent donc pas ensemble dans chaque gamète.

5. Quel mécanisme explique le brassage interchromosomique pendant la méiose ?

L’échange de fragments entre chromatides en prophase I
La duplication des chromosomes avant le début de la méiose
La fusion de deux gamètes haploïdes lors de la fécondation
La répartition aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I

La répartition aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I

Explication

Le brassage interchromosomique provient de la répartition au hasard des chromosomes homologues lors de l’anaphase I. L’échange de fragments entre chromatides correspond au crossing-over, qui relève du brassage intrachromosomique.

6. Que se passe-t-il lors d’un crossing-over au cours de la méiose ?

Des fragments de chromatides s’échangent entre chromosomes homologues en prophase I
Les deux allèles d’un gène sont copiés dans chaque gamète formé
Des chromosomes homologues se répartissent au hasard entre les cellules en anaphase I
Deux gamètes fusionnent pour former une cellule-œuf diploïde

Des fragments de chromatides s’échangent entre chromosomes homologues en prophase I

Explication

Le crossing-over est un échange de fragments entre chromatides de chromosomes homologues pendant la prophase I. La répartition aléatoire des chromosomes homologues se déroule plutôt lors de l’anaphase I.

7. Quelle conséquence commune ont les brassages interchromosomique et intrachromosomique ?

Ils réduisent les gamètes à deux combinaisons génétiques
Ils rétablissent la diploïdie dans les cellules reproductrices
Ils engendrent une grande diversité de gamètes
Ils empêchent toute nouvelle combinaison d’allèles

Ils engendrent une grande diversité de gamètes

Explication

Les deux types de brassage méiotique multiplient les combinaisons d’allèles et produisent ainsi une diversité considérable de gamètes. Ils ne rétablissent pas la diploïdie, qui résulte de la fécondation.

8. Dans un croisement test portant sur deux caractères, que suggère l’obtention de deux phénotypes en proportions égales ?

Des gènes indépendants produisant quatre phénotypes équiprobables
Des gènes situés sur un même chromosome mais séparés par de nombreux échanges
Des gènes liés avec des crossing-over fréquents dans toutes les méioses
Des gènes liés sans crossing-over détecté dans les méioses considérées

Des gènes liés sans crossing-over détecté dans les méioses considérées

Explication

Deux phénotypes en proportions égales indiquent ici que les gènes sont liés et qu’aucun crossing-over ne s’est produit. Quatre phénotypes, dont deux minoritaires, signaleraient au contraire des crossing-over dans certaines méioses.

9. Que révèle, dans un croisement test à deux caractères, la présence de quatre phénotypes dont deux sont majoritaires et deux minoritaires ?

Des gènes identiques portés par une même chromatide
Des gènes liés avec des crossing-over dans certaines méioses
Des gènes indépendants donnant deux phénotypes dominants
Des gènes liés sans crossing-over dans les méioses étudiées

Des gènes liés avec des crossing-over dans certaines méioses

Explication

Deux phénotypes majoritaires et deux minoritaires traduisent une liaison génétique accompagnée de crossing-over dans certaines méioses. L’absence de crossing-over conduirait plutôt à deux phénotypes en proportions égales.

10. Selon la formule fournie, quel est le risque qu’un enfant soit atteint lorsque Rmeˋre=127R_{mère}=\frac{1}{27}, Rpeˋre=23R_{père}=\frac{2}{3} et Rtransmission=14R_{transmission}=\frac{1}{4} ?

181\frac{1}{81}
154\frac{1}{54}
1162\frac{1}{162}
136\frac{1}{36}

$$\frac{1}{162}$$

Explication

Le risque global se calcule en multipliant les trois probabilités, ce qui donne 127×23×14=1162\frac{1}{27}\times\frac{2}{3}\times\frac{1}{4}=\frac{1}{162}. Le résultat 154\frac{1}{54} ne tient pas compte du facteur de transmission égal à 14\frac{1}{4}.

11. Quelle démarche permet d’identifier les allèles humains dans une analyse familiale ?

Analyser les symptômes, puis rechercher une mutation sans examiner les apparentés
Réaliser une PCR, puis déduire la transmission familiale sans analyser les générations
Séquençer l’ADN, puis remplacer l’étude familiale par une comparaison des symptômes
Étudier l’arbre généalogique, puis compléter par le séquençage, la PCR et des analyses biostatistiques

Étudier l’arbre généalogique, puis compléter par le séquençage, la PCR et des analyses biostatistiques

Explication

L’analyse commence par l’étude des arbres généalogiques et peut ensuite être approfondie par des méthodes moléculaires et biostatistiques. Le séquençage donne directement accès aux séquences d’ADN, mais il ne remplace pas l’étude de la transmission familiale.

12. Quelle caractéristique définit le lien entre la mucoviscidose et le gène CFTR ?

Une modification de CFTR bloque la production de tous les canaux ioniques des cellules épithéliales
Une variation de CFTR transforme les ions chlorure en molécules responsables de l’infection
Des mutations de CFTR perturbent un canal membranaire qui laisse passer les ions chlorure dans les cellules épithéliales
Des mutations de CFTR empêchent directement la synthèse des protéines présentes dans le mucus

Des mutations de CFTR perturbent un canal membranaire qui laisse passer les ions chlorure dans les cellules épithéliales

Explication

La mucoviscidose résulte de mutations de CFTR, qui code un canal membranaire impliqué dans le passage des ions chlorure. Les manifestations observées varient selon la mutation portée, plutôt que de résulter d’un mécanisme identique pour toutes les mutations.

13. Que décrit correctement la mutation Delta F508 du gène CFTR ?

Une substitution d’une cytosine par une thymine créant un codon stop
Une délétion de trois nucléotides entraînant la perte d’une phénylalanine
Une insertion de trois nucléotides ajoutant une phénylalanine à la protéine
Une délétion d’un nucléotide décalant le cadre de lecture du gène

Une délétion de trois nucléotides entraînant la perte d’une phénylalanine

Explication

Delta F508 correspond à la suppression de trois nucléotides et à la perte d’une phénylalanine dans la protéine CFTR. La substitution d’une cytosine par une thymine et la création d’un codon stop caractérisent plutôt R553X.

14. Quelle conséquence peut avoir un crossing-over inégal entre deux chromatides de longueurs différentes ?

Les deux chromatides peuvent perdre la même copie du gène sans modification de leur longueur
Une chromatide peut remplacer le gène par un codon stop tandis que l’autre le rend fonctionnel
Les deux chromatides peuvent acquérir une copie supplémentaire du gène avec une longueur identique
Une chromatide peut porter une duplication du gène tandis que l’autre porte sa délétion

Une chromatide peut porter une duplication du gène tandis que l’autre porte sa délétion

Explication

L’échange inégal de chromatides produit une copie supplémentaire du gène sur l’une et une perte de ce gène sur l’autre. Une duplication augmente le nombre de copies, tandis qu’une délétion le réduit.

15. Pourquoi une duplication de gènes d’amylase peut-elle constituer un avantage sélectif ?

Elle peut réduire la quantité d’amylase salivaire et limiter la dégradation de l’amidon
Elle peut supprimer l’expression de l’amylase et favoriser l’absorption directe de l’amidon
Elle peut augmenter la quantité d’amylase salivaire et améliorer la digestion de l’amidon
Elle peut modifier la séquence de l’amylase et empêcher son activité dans la salive

Elle peut augmenter la quantité d’amylase salivaire et améliorer la digestion de l’amidon

Explication

Un nombre élevé de copies du gène peut conduire à une salive plus riche en amylase, ce qui facilite la digestion de l’amidon. La réduction ou la suppression de l’amylase salivaire correspondrait à l’effet opposé et ne justifierait pas cet avantage.

16. Quelle caractéristique définit une famille multigénique ?

Un ensemble de gènes acquis directement par transfert entre espèces
Un ensemble de gènes homologues issus d’un gène ancestral dupliqué
Une série de gènes identiques produisant une seule protéine inchangée
Un groupe de gènes non homologues apparus dans des chromosomes différents

Un ensemble de gènes homologues issus d’un gène ancestral dupliqué

Explication

Une famille multigénique réunit des gènes homologues provenant de la duplication puis de la diversification d’un ancêtre commun. Des gènes non homologues ne partagent pas cette origine commune, même s’ils peuvent participer à des fonctions voisines.

17. Après la duplication d’un gène, quel scénario évolutif peut concerner les deux copies ?

Une copie conserve la fonction initiale et l’autre se diversifie ou perd sa fonction
Les deux copies subissent nécessairement la même mutation et gardent la même fonction
Une copie disparaît du génome tandis que l’autre devient automatiquement non fonctionnelle
Les deux copies acquièrent une fonction nouvelle sans conserver la fonction ancestrale

Une copie conserve la fonction initiale et l’autre se diversifie ou perd sa fonction

Explication

La duplication permet à une copie de maintenir la fonction ancestrale tandis que l’autre accumule des mutations pouvant la rendre non fonctionnelle ou lui conférer une nouvelle fonction. Les deux copies ne suivent donc pas nécessairement la même trajectoire.

18. Quel rôle les globines jouent-elles dans l’organisme humain ?

Elles forment des membranes qui régulent les échanges gazeux pulmonaires
Elles s’associent en hémoglobines qui transportent le dioxygène sanguin
Elles dégradent le dioxygène pour produire directement de l’énergie cellulaire
Elles catalysent la synthèse des chromosomes dans les cellules sanguines

Elles s’associent en hémoglobines qui transportent le dioxygène sanguin

Explication

Les globines sont des chaînes protéiques qui s’assemblent pour former différentes hémoglobines, responsables du transport du dioxygène dans le sang. Elles ne constituent donc ni des enzymes chromosomiques ni des membranes pulmonaires.

19. Comment les gènes humains des globines sont-ils répartis entre les chromosomes 11 et 16 ?

Les gènes alpha, bêta et gamma sont sur le chromosome 16, et le gène delta sur le 11
Les gènes gamma, delta et bêta sont sur le chromosome 11, et le gène alpha sur le 16
Les gènes alpha et bêta sont sur le chromosome 11, et les gènes gamma et delta sur le 16
Les gènes alpha, gamma et delta sont sur le chromosome 11, et le gène bêta sur le 16

Les gènes gamma, delta et bêta sont sur le chromosome 11, et le gène alpha sur le 16

Explication

Les gènes gamma, delta et bêta se trouvent sur le chromosome 11, tandis que le gène alpha se trouve sur le chromosome 16. La confusion fréquente consiste à attribuer le gène alpha au chromosome 11 avec les autres gènes.

20. Quelle association entre l’hémoglobine et la période de la vie est correcte ?

L’hémoglobine A domine avant la naissance, puis l’hémoglobine F devient majoritaire après la naissance
L’hémoglobine F et l’hémoglobine A possèdent toutes deux deux chaînes alpha et deux chaînes bêta
L’hémoglobine F possède deux chaînes bêta et l’hémoglobine A deux chaînes gamma après la naissance
L’hémoglobine F domine avant la naissance, puis l’hémoglobine A devient majoritaire après la naissance

L’hémoglobine F domine avant la naissance, puis l’hémoglobine A devient majoritaire après la naissance

Explication

Avant la naissance, l’hémoglobine F contient deux chaînes alpha et deux chaînes gamma; après la naissance, l’hémoglobine A, formée de deux chaînes alpha et deux chaînes bêta, devient majoritaire à 97 %. L’inversion des périodes ou des chaînes ne correspond donc pas à l’organisation décrite.

21. Comment les remaniements chromosomiques peuvent-ils contribuer à la formation de nouvelles espèces ?

Ils empêchent toute mutation dans les populations porteuses du remaniement chromosomique
Ils transforment directement chaque individu porteur en une espèce distincte
Ils perturbent l’appariement, réduisent les flux géniques et isolent progressivement des populations
Ils augmentent les flux géniques et rendent les populations progressivement plus semblables

Ils perturbent l’appariement, réduisent les flux géniques et isolent progressivement des populations

Explication

Les remaniements peuvent gêner l’appariement des chromosomes homologues et réduire les échanges de gènes, ce qui favorise l’isolement progressif des populations et la spéciation. Ils ne transforment pas directement un individu en nouvelle espèce et n’empêchent pas les mutations.

22. Dans une population porteuse d’un remaniement chromosomique, quelle conséquence favorise le plus l’apparition d’une divergence évolutive ?

La diminution des flux géniques entre populations, qui renforce leur isolement progressif
L’augmentation des échanges génétiques, qui homogénéise rapidement les populations
La conservation identique des génomes, qui empêche toute différenciation entre populations
La disparition immédiate des chromosomes homologues, qui provoque une spéciation instantanée

La diminution des flux géniques entre populations, qui renforce leur isolement progressif

Explication

La réduction des flux géniques limite les échanges entre populations et permet à leurs différences de s’accumuler progressivement, ce qui peut contribuer à la formation de nouvelles espèces. Une spéciation instantanée ou une homogénéisation génétique ne découle pas de ce mécanisme.

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Qu'est-ce que l'homozygotie ?

La présence de deux allèles identiques pour un même gène.

Qu'est-ce que l'hétérozygotie ?

La présence de deux allèles différents pour un même gène.

Que réunit la fécondation ?

Deux gamètes haploïdes.

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