QCM : Calcul différentiel et intégrales (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment repère-t-on un point de l’espace dans un système cartésien orthogonal ?

Par trois coordonnées dans un réseau de droites parallèles
Par deux coordonnées et un angle dans un plan de référence
Par deux coordonnées à l’intersection de deux droites orthogonales
Par trois coordonnées à l’intersection de trois plans orthogonaux

Par trois coordonnées à l’intersection de trois plans orthogonaux

Explication

Les trois coordonnées situent le point à l’intersection de trois plans orthogonaux. Deux coordonnées associées à des droites orthogonales décrivent plutôt un point du plan.

2. Si l’on connaît les vecteurs allant de A à B et de B à C, quel vecteur leur somme donne-t-elle selon la relation de Chasles ?

Le vecteur allant directement de A à C
Le vecteur allant directement de C à B
Le vecteur allant directement de A à B
Le vecteur allant directement de C à A

Le vecteur allant directement de A à C

Explication

La relation de Chasles donne l’égalité AB→+BC→=AC→\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}. Le vecteur allant de C à A a le sens opposé au résultat de cette somme.

3. Dans le plan, quelle expression donne la norme d’un vecteur de coordonnées (u1,u2)(u_1,u_2) ?

u1+u2\sqrt{u_1+u_2}
u12+u22\sqrt{u_1^2+u_2^2}
∣u1∣+∣u2∣|u_1|+|u_2|
u12+u22u_1^2+u_2^2

$$\sqrt{u_1^2+u_2^2}$$

Explication

La norme est la racine carrée de la somme des carrés des deux coordonnées. La somme des valeurs absolues correspond à une autre mesure et ne donne pas, en général, la norme euclidienne.

4. Deux vecteurs du plan sont orthogonaux : quelle conclusion peut-on tirer sur leur produit scalaire ?

Il est nul seulement si leur déterminant est également nul.
Il est égal au produit de leurs normes, qui est positif.
Il est nul, même si leur déterminant peut être non nul.
Il est égal à leur déterminant, qui est alors nul.

Il est nul, même si leur déterminant peut être non nul.

Explication

Le cosinus de l’angle entre deux vecteurs orthogonaux est nul, donc leur produit scalaire est nul. Leur déterminant peut toutefois être non nul, car il mesure une aire algébrique et non leur orthogonalité.

5. Quelles données constituent les coordonnées polaires planes d’un point différent de l’origine ?

Deux distances signées mesurées parallèlement aux axes Ox et Oy
Un rayon positif et l’angle de la demi-droite issue de l’origine avec l’axe Ox
Une distance positive à l’axe Ox et un angle avec l’axe Oy
Un rayon signé et l’angle de la demi-droite issue de l’origine avec l’axe Oy

Un rayon positif et l’angle de la demi-droite issue de l’origine avec l’axe Ox

Explication

Les coordonnées polaires sont le rayon positif ρ\rho et l’angle ϕ\phi de la demi-droite OMOM avec l’axe OxOx. Deux distances signées parallèles aux axes sont des coordonnées cartésiennes.

6. Un point a pour coordonnées polaires ρ=4\rho=4 et ϕ=π3\phi=\frac{\pi}{3} ; quelles sont ses coordonnées cartésiennes ?

x=−2,y=23x=-2,\quad y=2\sqrt{3}
x=2,y=−23x=2,\quad y=-2\sqrt{3}
x=2,y=23x=2,\quad y=2\sqrt{3}
x=23,y=2x=2\sqrt{3},\quad y=2

$$x=2,\quad y=2\sqrt{3}$$

Explication

Les relations x=ρcos⁡ϕx=\rho\cos\phi et y=ρsin⁡ϕy=\rho\sin\phi donnent x=2x=2 et y=23y=2\sqrt{3}. Inverser sinus et cosinus donnerait les coordonnées de l’autre angle complémentaire.

7. En coordonnées polaires planes, comment s’écrit le vecteur position d’un point M dans la base polaire ?

OM→=ρeϕ\overrightarrow{OM}=\rho\mathbf e_\phi
OM→=ρ(eρ+eϕ)\overrightarrow{OM}=\rho(\mathbf e_\rho+\mathbf e_\phi)
OM→=ϕeρ\overrightarrow{OM}=\phi\mathbf e_\rho
OM→=ρeρ\overrightarrow{OM}=\rho\mathbf e_\rho

$$\overrightarrow{OM}=\rho\mathbf e_\rho$$

Explication

Le vecteur position est radial et s’écrit OM→=ρeρ\overrightarrow{OM}=\rho\mathbf e_\rho. Le vecteur eϕ\mathbf e_\phi est tangent au cercle centré à l’origine et ne donne pas la direction de OMOM.

8. Pour un point mobile en coordonnées polaires, quelle expression donne sa vitesse ?

v=ρ˙eρ+ρϕ˙eϕ\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\rho\dot\phi\mathbf e_\phi
v=ρρ˙eρ+ϕ˙eϕ\mathbf v=\rho\dot\rho\mathbf e_\rho+\dot\phi\mathbf e_\phi
v=ρ˙eϕ+ρϕ˙eρ\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\phi+\rho\dot\phi\mathbf e_\rho
v=ρ˙eρ+ϕ˙eϕ\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\dot\phi\mathbf e_\phi

$$\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\rho\dot\phi\mathbf e_\phi$$

Explication

La variation radiale contribue par ρ˙eρ\dot\rho\mathbf e_\rho, tandis que la variation angulaire contribue par ρϕ˙eϕ\rho\dot\phi\mathbf e_\phi. L’expression sans facteur ρ\rho dans la composante tangentielle ne tient pas compte de la longueur parcourue pour une variation angulaire.

9. En coordonnées polaires, quelle est la composante radiale de l’accélération d’un point mobile ?

ρ˙ϕ¨−ρϕ˙2\dot\rho\ddot\phi-\rho\dot\phi^2
ρ¨−ρϕ˙2\ddot\rho-\rho\dot\phi^2
2ρ˙ϕ˙+ρϕ¨2\dot\rho\dot\phi+\rho\ddot\phi
ρ¨+ρϕ˙2\ddot\rho+\rho\dot\phi^2

$$\ddot\rho-\rho\dot\phi^2$$

Explication

La composante selon eρ\mathbf e_\rho est ρ¨−ρϕ˙2\ddot\rho-\rho\dot\phi^2. Le terme 2ρ˙ϕ˙+ρϕ¨2\dot\rho\dot\phi+\rho\ddot\phi appartient à la composante orthoradiale.

10. Un point se déplace sur un cercle de rayon constant RR avec une vitesse angulaire ϕ˙\dot\phi ; quelle est la composante normale de son accélération ?

aN=Rϕ¨a_N=R\ddot\phi
aN=−Rϕ˙2=−v2Ra_N=-R\dot\phi^2=-\frac{v^2}{R}
aN=−ϕ˙2Ra_N=-\frac{\dot\phi^2}{R}
aN=Rϕ˙2=v2Ra_N=R\dot\phi^2=\frac{v^2}{R}

$$a_N=-R\dot\phi^2=-\frac{v^2}{R}$$

Explication

Pour un mouvement circulaire, l’accélération normale est dirigée vers le centre et vaut −Rϕ˙2=−v2/R-R\dot\phi^2=-v^2/R dans la convention indiquée. La quantité Rϕ¨R\ddot\phi correspond à l’accélération tangentielle.

11. Dans un repérage cylindrique, comment obtient-on les coordonnées cartésiennes à partir de ρ\rho, ϕ\phi et zz ?

x=ρcos⁡ϕ,y=ρsin⁡ϕx=\rho\cos\phi,\quad y=\rho\sin\phi, et z=ρsin⁡ϕz=\rho\sin\phi
x=ρsin⁡ϕ,y=ρcos⁡ϕx=\rho\sin\phi,\quad y=\rho\cos\phi, et zz reste la coordonnée cartésienne usuelle
x=ρ,y=ϕx=\rho,\quad y=\phi, et zz reste la coordonnée cartésienne usuelle
x=ρcos⁡ϕ,y=ρsin⁡ϕx=\rho\cos\phi,\quad y=\rho\sin\phi, et zz reste la coordonnée cartésienne usuelle

$$x=\rho\cos\phi,\quad y=\rho\sin\phi$$, et $$z$$ reste la coordonnée cartésienne usuelle

Explication

Les coordonnées cylindriques utilisent les relations polaires dans le plan horizontal, avec zz comme coordonnée cartésienne usuelle. Échanger sinus et cosinus changerait l’angle associé aux coordonnées xx et yy.

12. En coordonnées cylindriques, quelle expression décrit la vitesse lorsque les coordonnées ρ\rho, ϕ\phi et zz varient avec le temps ?

v=ρ˙eρ+ρϕ˙eϕ+z˙ez\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\rho\dot\phi\mathbf e_\phi+\dot z\mathbf e_z
v=ρρ˙eρ+ρϕ˙eϕ+z˙ez\mathbf v=\rho\dot\rho\mathbf e_\rho+\rho\dot\phi\mathbf e_\phi+\dot z\mathbf e_z
v=ρ˙eρ+ϕ˙eϕ+z˙ez\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\dot\phi\mathbf e_\phi+\dot z\mathbf e_z
v=ρ˙eϕ+ρϕ˙eρ+z˙ez\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\phi+\rho\dot\phi\mathbf e_\rho+\dot z\mathbf e_z

$$\mathbf v=\dot\rho\mathbf e_\rho+\rho\dot\phi\mathbf e_\phi+\dot z\mathbf e_z$$

Explication

La vitesse comporte une composante radiale, une composante angulaire pondérée par ρ\rho et une composante verticale. Omettre ce facteur dans la composante angulaire ne tient pas compte de la distance à l’axe lors d’une rotation.

13. Dans une situation à symétrie sphérique, quelles relations relient les coordonnées sphériques (r,θ,ϕ) (r,\theta,\phi) aux coordonnées cylindriques (ρ,z,ϕ) (\rho,z,\phi) ?

ρ=rsin⁡θ\rho=r\sin\theta et z=rcos⁡θz=r\cos\theta, avec le même angle ϕ\phi
ρ=rcos⁡θ\rho=r\cos\theta et z=rsin⁡θz=r\sin\theta, avec le même angle ϕ\phi
ρ=r\rho=r et z=rcos⁡θz=r\cos\theta, avec un angle ϕ\phi différent
ρ=rsin⁡ϕ\rho=r\sin\phi et z=rcos⁡ϕz=r\cos\phi, avec le même angle θ\theta

$$\rho=r\sin\theta$$ et $$z=r\cos\theta$$, avec le même angle $$\phi$$

Explication

Les coordonnées sphériques sont adaptées à la symétrie sphérique et donnent ρ=rsin⁡θ\rho=r\sin\theta, z=rcos⁡θz=r\cos\theta; leur angle ϕ\phi est celui des coordonnées cylindriques. La permutation du sinus et du cosinus dans une autre relation ne respecte pas ces définitions.

14. Quelle expression donne le vecteur position d’un point MM en coordonnées sphériques ?

OM→=reθ\overrightarrow{OM}=r\mathbf e_\theta
OM→=rer\overrightarrow{OM}=r\mathbf e_r
OM→=rsin⁡θeϕ\overrightarrow{OM}=r\sin\theta\mathbf e_\phi
OM→=r(er+eθ)\overrightarrow{OM}=r(\mathbf e_r+\mathbf e_\theta)

$$\overrightarrow{OM}=r\mathbf e_r$$

Explication

Le vecteur position est radial et s’écrit OM→=rer\overrightarrow{OM}=r\mathbf e_r. Le vecteur eθ\mathbf e_\theta indique une direction angulaire, et non la direction du point depuis l’origine.

15. Un point se déplace en coordonnées sphériques avec rr et θ\theta constants, tandis que ϕ\phi varie. Quelle est alors l’expression de son déplacement infinitésimal ?

dl=r dθ eθd\mathbf l=r\,d\theta\,\mathbf e_\theta
dl=rsin⁡θ dϕ eϕd\mathbf l=r\sin\theta\,d\phi\,\mathbf e_\phi
dl=r dϕ eϕd\mathbf l=r\,d\phi\,\mathbf e_\phi
dl=dr erd\mathbf l=dr\,\mathbf e_r

$$d\mathbf l=r\sin\theta\,d\phi\,\mathbf e_\phi$$

Explication

Dans la direction de variation de ϕ\phi, le déplacement sphérique comporte le facteur géométrique rsin⁡θr\sin\theta, d’où dl=rsin⁡θ dϕ eϕd\mathbf l=r\sin\theta\,d\phi\,\mathbf e_\phi. L’expression sans sin⁡θ\sin\theta omet ce facteur et ne décrit pas la longueur d’arc correspondante.

16. Dans un système curviligne orthonormé de coordonnées x1,x2,x3x_1,x_2,x_3, comment s’écrit le déplacement élémentaire à l’aide des facteurs géométriques ?

dl=dx1e1+dx2e2+dx3e3d\mathbf l=dx_1\mathbf e_1+dx_2\mathbf e_2+dx_3\mathbf e_3
dl=G1G2G3(dx1+dx2+dx3)d\mathbf l=G_1G_2G_3(dx_1+dx_2+dx_3)
dl=G1dx1e2+G2dx2e3+G3dx3e1d\mathbf l=G_1dx_1\mathbf e_2+G_2dx_2\mathbf e_3+G_3dx_3\mathbf e_1
dl=G1dx1e1+G2dx2e2+G3dx3e3d\mathbf l=G_1dx_1\mathbf e_1+G_2dx_2\mathbf e_2+G_3dx_3\mathbf e_3

$$d\mathbf l=G_1dx_1\mathbf e_1+G_2dx_2\mathbf e_2+G_3dx_3\mathbf e_3$$

Explication

Chaque variation de coordonnée contribue dans la direction de son vecteur unitaire et est pondérée par le facteur géométrique correspondant. La somme sans facteurs géométriques ne tient pas compte du fait que les coordonnées curvilignes peuvent avoir des échelles différentes.

17. Si une forme différentielle est exacte, comment calcule-t-on son intégrale le long d’un chemin allant de AA à BB ?

On compare les valeurs de la forme différentielle au milieu du chemin
On intègre la norme de ω\omega le long du chemin, indépendamment de ses extrémités
On calcule f(A)−f(B)f(A)-f(B) pour une fonction ff telle que df=ωdf=\omega
On calcule f(B)−f(A)f(B)-f(A) pour une fonction ff telle que df=ωdf=\omega

On calcule $$f(B)-f(A)$$ pour une fonction $$f$$ telle que $$df=\omega$$

Explication

Pour une forme exacte, il existe un potentiel ff tel que df=ωdf=\omega, et l’intégrale entre les extrémités vaut f(B)−f(A)f(B)-f(A). La différence prise dans l’ordre inverse donne le signe opposé et ne correspond pas à l’intégrale orientée de AA vers BB.

18. Sur un domaine ouvert et connexe par arcs, quelle condition caractérise l’exactitude d’une forme différentielle ?

Son intégrale est positive sur tout chemin fermé du domaine
Son intégrale est nulle sur tout chemin fermé du domaine
Son intégrale est nulle sur tout chemin reliant deux points distincts
Sa valeur est constante le long de chaque chemin ouvert du domaine

Son intégrale est nulle sur tout chemin fermé du domaine

Explication

Dans un domaine ouvert et connexe par arcs, une forme est exacte si et seulement si son intégrale sur tout chemin fermé est nulle. Une intégrale nulle sur les chemins entre points distincts n’est pas le critère caractérisant l’exactitude.

19. Dans un domaine étoilé du plan, une forme ω=P dx+Q dy\omega=P\,dx+Q\,dy avec PP et QQ continûment différentiables satisfait quelle condition nécessaire et suffisante pour être exacte ?

∂xP=∂yQ\partial_xP=\partial_yQ
∂xQ=∂yP\partial_xQ=\partial_yP
P=QP=Q dans tout le domaine
∂xQ=−∂yP\partial_xQ=-\partial_yP

$$\partial_xQ=\partial_yP$$

Explication

Dans les conditions indiquées, l’exactitude équivaut à l’égalité des dérivées croisées ∂xQ=∂yP\partial_xQ=\partial_yP. L’égalité des dérivées de chaque coefficient par rapport à sa propre variable n’est pas le critère d’exactitude.

20. Une fonction en escalier vaut ei,je_{i,j} sur chaque pavé de côtés δxi\delta x_i et δyj\delta y_j. Quelle somme donne son intégrale sur le pavé total ?

I=∑i,jei,j(δxi+δyj)I=\sum_{i,j}e_{i,j}(\delta x_i+\delta y_j)
I=∑i,jei,jδxiδyjI=\sum_{i,j}\frac{e_{i,j}}{\delta x_i\delta y_j}
I=∑i,j(δxi+δyj)I=\sum_{i,j}(\delta x_i+\delta y_j)
I=∑i,jei,j δxiδyjI=\sum_{i,j}e_{i,j}\,\delta x_i\delta y_j

$$I=\sum_{i,j}e_{i,j}\,\delta x_i\delta y_j$$

Explication

Chaque contribution est la valeur constante de la fonction multipliée par l’aire du pavé correspondant, soit ei,j δxiδyje_{i,j}\,\delta x_i\delta y_j. La somme des longueurs des côtés ne représente pas l’aire des pavés et ne donne donc pas cette intégrale.

21. Quelle est la mesure du pavé défini par a≤x≤ba\le x\le b et c≤y≤dc\le y\le d ?

(b−a)(d−c)(b-a)(d-c)
(b−a)+(d−c)(b-a)+(d-c)
(b−c)(d−a)(b-c)(d-a)
bd−acbd-ac

$$(b-a)(d-c)$$

Explication

La mesure du pavé est le produit de sa largeur b−ab-a par sa hauteur d−cd-c. La somme de ces deux longueurs donne un périmètre partiel, pas une aire.

22. Quelle propriété définit un ensemble négligeable dans le plan ?

Pour tout ε>0\varepsilon>0, il admet un recouvrement fini par des pavés dont la somme des aires est inférieure à ε\varepsilon
Il peut être recouvert par un pavé dont l’aire est égale à une constante positive fixée
Sa mesure est déterminée par le nombre de points qu’il contient
Il contient un pavé de mesure positive, quel que soit le choix de ε\varepsilon

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il admet un recouvrement fini par des pavés dont la somme des aires est inférieure à $$\varepsilon$$

Explication

Un ensemble est négligeable si, pour toute aire positive prescrite ε\varepsilon, on peut le recouvrir par un nombre fini de pavés d’aire totale inférieure à cette valeur. Un recouvrement d’aire positive fixée ne garantit pas que l’aire totale puisse être rendue arbitrairement petite.

23. Une fonction bornée sur un pavé est continue sauf sur un ensemble de mesure nulle. Que peut-on conclure de son intégrabilité ?

Sa bornitude permet de conclure qu’elle n’est pas intégrable
Elle est intégrable uniquement si elle est constante sur chaque sous-pavé
Elle est intégrable sur ce pavé
Elle est intégrable uniquement si elle est continue sur tout le pavé

Elle est intégrable sur ce pavé

Explication

Toute fonction bornée sur un pavé et continue sauf éventuellement sur un ensemble de mesure nulle est intégrable sur ce pavé. La continuité en chaque point est une condition plus forte que celle requise ici.

24. Pour définir l’intégrale d’une fonction bornée sur un domaine DD, quelle démarche utilise un pavé PP contenant DD ?

Prolonger la fonction par zéro hors de DD, puis intégrer ce prolongement sur PP
Découper DD en pavés, puis intégrer la fonction sans prolongement hors de DD
Remplacer la fonction par sa valeur maximale sur DD, puis intégrer sur PP
Prolonger la fonction par une constante hors de DD, puis intégrer sur DD

Prolonger la fonction par zéro hors de $$D$$, puis intégrer ce prolongement sur $$P$$

Explication

La fonction est prolongée par zéro à l’extérieur de DD dans le pavé contenant ce domaine, puis le prolongement est intégré sur PP. La prolonger par une constante modifierait les valeurs hors de DD et ne serait pas la démarche définie.

25. Comment le théorème de Fubini permet-il de calculer une intégrale double sur un domaine adapté ?

Il la transforme en intégrale curviligne le long du contour du domaine.
Il la ramène à deux intégrales simples successives, dans l’un ou l’autre ordre, avec des bornes adaptées au domaine.
Il la remplace par une intégrale simple dont l’intégrande est évalué au centre du domaine.
Il impose d’intégrer d’abord selon la variable dont les bornes sont constantes.

Il la ramène à deux intégrales simples successives, dans l’un ou l’autre ordre, avec des bornes adaptées au domaine.

Explication

Le théorème de Fubini exprime l’intégrale double comme deux intégrales simples successives et autorise le choix de l’ordre si les bornes décrivent correctement le domaine. L’ordre n’est pas imposé par la variable dont les bornes sont constantes.

26. Lors d’un changement de variables inverse dans une intégrale double, quel facteur accompagne l’intégrande transformé ?

Le carré du déterminant jacobien, sans tenir compte de son signe.
La valeur absolue du déterminant jacobien de la transformation.
La trace de la matrice jacobienne, prise en valeur absolue.
Le déterminant jacobien conservé avec son signe.

La valeur absolue du déterminant jacobien de la transformation.

Explication

Le changement de variables multiplie l’intégrande par la valeur absolue du déterminant jacobien, qui mesure le facteur d’aire. Conserver le signe du déterminant pourrait attribuer un signe négatif à l’élément d’aire.

27. En coordonnées polaires planes, quel élément remplace dx dydx\,dy dans une intégrale double ?

ρ dρ dϕ\rho\,d\rho\,d\phi
ρ2 dρ dϕ\rho^2\,d\rho\,d\phi
dρ dϕd\rho\,d\phi
sin⁡ϕ dρ dϕ\sin\phi\,d\rho\,d\phi

$$\rho\,d\rho\,d\phi$$

Explication

Le jacobien des coordonnées polaires planes introduit le facteur ρ\rho, d’où l’élément d’aire ρ dρ dϕ\rho\,d\rho\,d\phi. L’élément sans facteur correspondrait à omettre le jacobien.

28. Pour établir la convergence d’une intégrale généralisée lorsque le calcul direct est difficile, quelle démarche est appropriée ?

Vérifier l’intégrabilité de ff sans examiner sa valeur absolue ni son signe.
Remplacer ff par une fonction minorante qui n’est pas nécessairement intégrable.
Calculer l’intégrale sur un domaine borné puis supposer que la convergence est préservée.
Vérifier l’intégrabilité de ∣f∣|f|, éventuellement en la majorant par une fonction intégrable.

Vérifier l’intégrabilité de $$|f|$$, éventuellement en la majorant par une fonction intégrable.

Explication

La démarche consiste d’abord à vérifier l’intégrabilité de ∣f∣|f| et, si cela est difficile, à la comparer à une fonction intégrable qui la majore. Une majoration par une fonction non intégrable ne fournit pas le critère de convergence requis.

29. Comment une surface est-elle paramétrée dans la description considérée ici ?

Par deux fonctions de trois paramètres, de classe C2C^2 sur un domaine borné de R3\mathbb{R}^3.
Par trois fonctions de deux paramètres, de classe C2C^2 sur un domaine borné de R2\mathbb{R}^2.
Par trois fonctions d’un seul paramètre, de classe C1C^1 sur un intervalle borné.
Par une fonction de trois coordonnées, de classe C2C^2 sur un domaine du plan.

Par trois fonctions de deux paramètres, de classe $$C^2$$ sur un domaine borné de $$\mathbb{R}^2$$.

Explication

Une paramétrisation de surface utilise deux paramètres et trois fonctions de classe C2C^2 définies sur un domaine borné du plan des paramètres. Une représentation par trois paramètres décrit une structure différente de celle d’une surface paramétrée ainsi.

30. Quelle condition sur les deux vecteurs tangents permet de définir le plan tangent à une surface paramétrée ?

Ils sont orthogonaux et de même norme.
Ils sont non nuls et colinéaires.
Ils sont non nuls et non colinéaires.
Ils sont de normes différentes et pointent dans le même sens.

Ils sont non nuls et non colinéaires.

Explication

Les vecteurs tangents associés aux variations des deux paramètres doivent être non nuls et non colinéaires pour définir le plan tangent. Des vecteurs colinéaires ne fournissent pas deux directions indépendantes dans ce plan.

31. Comment l’ordre des vecteurs tangents intervient-il dans l’élément de surface orienté d’une paramétrisation ?

La somme des vecteurs tangents fixe l’orientation, indépendamment de leur ordre.
Le produit scalaire des vecteurs tangents détermine le sens de l’élément de surface.
Le produit vectoriel dans l’ordre vv puis uu conserve la même orientation de dSdS.
Le produit vectoriel des vecteurs tangents dans l’ordre uu puis vv fixe l’orientation de dSdS.

Le produit vectoriel des vecteurs tangents dans l’ordre $$u$$ puis $$v$$ fixe l’orientation de $$dS$$.

Explication

L’élément orienté est donné par le produit vectoriel des vecteurs tangents dans l’ordre uu puis vv, multiplié par du dvdu\,dv. Inverser cet ordre change le signe du produit vectoriel et donc l’orientation.

32. Comment calcule-t-on l’aire d’une surface paramétrée sur un domaine DD de paramètres ?

En intégrant sur DD la norme de l’élément de surface.
En calculant le produit scalaire des vecteurs tangents puis en l’intégrant sur DD.
En intégrant sur le contour de la surface la norme de l’un des vecteurs tangents.
En intégrant sur DD la composante signée de l’élément de surface selon un axe fixé.

En intégrant sur $$D$$ la norme de l’élément de surface.

Explication

L’aire est l’intégrale double de ∥dS∥\|dS\| sur le domaine des paramètres, ce qui additionne des contributions de surface non négatives. Une composante signée selon un axe mesure une projection orientée, pas l’aire totale.

33. Quelle expression donne l’aire totale d’une sphère de rayon RR à partir de son élément de surface ?

πR2\pi R^2
4πR24\pi R^2
2πR22\pi R^2
4πR4\pi R

$$4\pi R^2$$

Explication

L’élément de surface d’une sphère de rayon RR a pour norme R2sin⁡θ dθ dϕR^2\sin\theta\,d\theta\,d\phi, dont l’intégration sur toute la sphère donne 4πR24\pi R^2. L’expression πR2\pi R^2 correspond à l’aire d’un disque de rayon RR, et non à celle de la sphère.

34. Quelle intégrale définit le flux d’un champ vectoriel VV à travers une surface orientée SS ?

Φ=∬S∥V∥ ∥dS∥\Phi=\iint_S \|V\|\,\|dS\|
Φ=∬SV⋅dS\Phi=\iint_S V\cdot dS
Φ=∬SV×dS\Phi=\iint_S V\times dS
Φ=∫∂SV⋅dl\Phi=\int_{\partial S} V\cdot dl

$$\Phi=\iint_S V\cdot dS$$

Explication

Le flux est l’intégrale de surface du produit scalaire entre le champ et l’élément de surface orienté. Intégrer le produit des normes ignorerait l’orientation relative du champ et de la surface.

35. Pour un champ plan V=(Vx,Vy)V=(V_x,V_y) en coordonnées cartésiennes, quelle expression donne sa divergence ?

∂xVy−∂yVx\partial_x V_y-\partial_y V_x
∂xVx−∂yVy\partial_x V_x-\partial_y V_y
∂xVx+∂yVy\partial_x V_x+\partial_y V_y
∂xVy+∂yVx\partial_x V_y+\partial_y V_x

$$\partial_x V_x+\partial_y V_y$$

Explication

La divergence additionne la dérivée de chaque composante selon la coordonnée correspondante. La différence croisée décrit plutôt le rotationnel scalaire plan.

36. Pour calculer le flux extérieur d’un champ à travers le bord d’un domaine plan à l’aide du théorème de Green, quelle intégrale faut-il évaluer ?

L’intégrale du rotationnel sur le domaine, avec le bord orienté dans le sens trigonométrique direct
L’intégrale de la divergence sur le bord, avec le bord orienté dans le sens trigonométrique direct
L’intégrale du champ sur le domaine, avec le bord orienté dans le sens horaire
L’intégrale de la divergence sur le domaine, avec le bord orienté dans le sens trigonométrique direct

L’intégrale de la divergence sur le domaine, avec le bord orienté dans le sens trigonométrique direct

Explication

Le théorème de Green pour le flux égalise le flux extérieur au bord et l’intégrale surfacique de la divergence, le bord étant orienté dans le sens trigonométrique direct. L’intégrale du rotationnel correspond à la relation de Green portant sur la circulation.

37. En coordonnées polaires, quelle expression de la divergence inclut correctement la dépendance radiale et angulaire d’un champ plan ?

1ρ[∂ρ(ρVϕ)+∂ϕVρ]\frac{1}{\rho}\left[\partial_\rho(\rho V_\phi)+\partial_\phi V_\rho\right]
1ρ[∂ρVρ+∂ϕ(ρVϕ)]\frac{1}{\rho}\left[\partial_\rho V_\rho+\partial_\phi(\rho V_\phi)\right]
1ρ[∂ρ(ρVρ)+∂ϕVϕ]\frac{1}{\rho}\left[\partial_\rho(\rho V_\rho)+\partial_\phi V_\phi\right]
∂ρ(ρVρ)+1ρ∂ϕVϕ\partial_\rho(\rho V_\rho)+\frac{1}{\rho}\partial_\phi V_\phi

$$\frac{1}{\rho}\left[\partial_\rho(\rho V_\rho)+\partial_\phi V_\phi\right]$$

Explication

La formule polaire place le facteur radial dans la dérivée de la composante radiale, puis divise la somme par ρ\rho. Une confusion plausible consiste à appliquer ce facteur à la composante angulaire plutôt qu’à la composante radiale.

38. Pour obtenir le flux d’un champ à travers une surface fermée en trois dimensions, comment le théorème d’Ostrogradsky permet-il de procéder ?

Intégrer le rotationnel sur le volume intérieur, avec la surface orientée vers l’extérieur
Intégrer la divergence sur le volume intérieur, avec la surface orientée vers l’extérieur
Intégrer le champ sur une courbe intérieure, avec la courbe orientée vers l’extérieur
Intégrer la divergence sur la surface, avec la normale orientée vers l’intérieur

Intégrer la divergence sur le volume intérieur, avec la surface orientée vers l’extérieur

Explication

Le théorème d’Ostrogradsky transforme le flux extérieur à travers la surface fermée en intégrale volumique de la divergence. L’intégrale du rotationnel n’est pas l’intégrale volumique qui donne ce flux.

39. Pour un champ plan V=(Vx,Vy)V=(V_x,V_y) en coordonnées cartésiennes, quelle expression correspond à son rotationnel scalaire ?

∂xVx+∂yVy\partial_x V_x+\partial_y V_y
∂xVy−∂yVx\partial_x V_y-\partial_y V_x
∂xVx−∂yVy\partial_x V_x-\partial_y V_y
∂xVy+∂yVx\partial_x V_y+\partial_y V_x

$$\partial_x V_y-\partial_y V_x$$

Explication

Le rotationnel scalaire plan soustrait la dérivée de la composante horizontale selon yy à celle de la composante verticale selon xx. La somme des dérivées des composantes selon leurs propres coordonnées est la divergence.

40. Pour relier la circulation d’un champ le long du bord d’un domaine plan à une intégrale sur ce domaine, quelle quantité faut-il intégrer ?

La norme du champ sur le bord
La divergence du champ sur le domaine
Le flux normal du champ sur le domaine
Le rotationnel scalaire du champ sur le domaine

Le rotationnel scalaire du champ sur le domaine

Explication

La seconde forme du théorème de Green exprime la circulation au bord comme l’intégrale du rotationnel scalaire sur le domaine. La divergence intervient plutôt dans la formule de Green qui relie le flux extérieur au bord.

41. Pour appliquer le théorème de Stokes à une surface bordée par une courbe, quelle condition d’orientation doit être respectée ?

L’orientation de la surface doit être compatible avec celle de son contour
L’orientation de la surface doit être opposée à celle de son contour
Le contour doit être orienté dans le sens trigonométrique, quelle que soit la surface
La surface doit être orientée vers l’extérieur d’un volume fermé

L’orientation de la surface doit être compatible avec celle de son contour

Explication

Stokes relie la circulation le long du contour au flux du rotationnel à travers une surface dont l’orientation est compatible avec celle du contour. Une orientation opposée modifierait le signe dans cette relation.

42. Lorsqu’on calcule un opérateur en coordonnées curvilignes, pourquoi faut-il tenir compte de la variation des vecteurs de base avant les produits scalaires ?

Parce que la variation de la base transforme toute divergence en rotationnel
Parce que dériver une base mobile après avoir pris les produits scalaires peut omettre des termes comme Vρ/ρV_\rho/\rho
Parce que les produits scalaires remplacent les dérivées partielles par des intégrales de contour
Parce que les vecteurs de base curvilignes sont constants et annulent les dérivées des composantes

Parce que dériver une base mobile après avoir pris les produits scalaires peut omettre des termes comme $$V_\rho/\rho$$

Explication

Les vecteurs de base mobiles varient avec la position; en les ignorant dans le calcul, on peut perdre des termes tels que Vρ/ρV_\rho/\rho dans la divergence cylindrique. Les produits scalaires ne transforment pas les dérivées en intégrales de contour.

43. Comment définit-on le laplacien scalaire d’un champ ff à partir des opérateurs gradient et divergence ?

Comme la divergence du gradient de ff
Comme le rotationnel du gradient de ff
Comme le gradient de la divergence de ff
Comme la divergence du rotationnel de ff

Comme la divergence du gradient de $$f$$

Explication

Le laplacien scalaire est défini par Δf=div⁡(grad⁡f)\Delta f=\operatorname{div}(\operatorname{grad}f). Le rotationnel du gradient est une autre combinaison d’opérateurs et ne définit pas le laplacien.

44. Sur un domaine étoilé, un champ EE est de rotationnel nul : quelle conclusion peut-on tirer sur son potentiel ?

Il existe une fonction dont le gradient est EE, déterminée à une constante additive près
Il existe une fonction dont le laplacien est EE, déterminée à un facteur près
Il existe un champ dont la divergence est EE, déterminé à un champ constant près
Il existe un potentiel vecteur dont le rotationnel est EE, déterminé à un gradient près

Il existe une fonction dont le gradient est $$E$$, déterminée à une constante additive près

Explication

Sur un domaine étoilé, tout champ de rotationnel nul est le gradient d’une fonction, et cette fonction est déterminée à une constante additive près. L’indétermination par ajout d’un gradient concerne le potentiel vecteur associé à un champ de divergence nulle.

45. Sur un domaine étoilé, un champ BB a une divergence nulle et s’écrit comme le rotationnel d’un potentiel vecteur AA : quelle affirmation décrit correctement l’indétermination de AA ?

On peut remplacer AA par le gradient d’une fonction sans changer le champ BB
On peut ajouter à AA le gradient d’une fonction scalaire sans changer son rotationnel
On peut ajouter à AA une constante scalaire sans changer sa divergence
On peut multiplier AA par une fonction scalaire sans changer son rotationnel

On peut ajouter à $$A$$ le gradient d’une fonction scalaire sans changer son rotationnel

Explication

Un champ de divergence nulle est le rotationnel d’un potentiel vecteur, lequel peut être modifié par l’ajout du gradient d’une fonction scalaire. Ce potentiel n’est donc pas unique, contrairement à une fonction potentielle déterminée à une constante additive près.

46. Quelle caractéristique distingue un système différentiel autonome du premier ordre ?

Les variables d’état sont déterminées par une équation algébrique sans dérivées.
Le champ de vecteurs dépend des variables d’état, mais pas explicitement du paramètre d’évolution.
Le champ de vecteurs dépend explicitement du paramètre d’évolution, mais pas des variables d’état.
Les dérivées des variables d’état sont toutes constantes au cours de l’évolution.

Le champ de vecteurs dépend des variables d’état, mais pas explicitement du paramètre d’évolution.

Explication

Dans un système autonome, chaque dérivée est donnée par une fonction des variables d’état, sans dépendance explicite en le paramètre d’évolution. Un champ qui dépend explicitement de ce paramètre décrit plutôt un système non autonome.

47. Que signifie qu’une fonction est une intégrale première d’un système différentiel ?

Elle conserve la même valeur le long de chaque solution du système.
Elle détermine la valeur initiale nécessaire pour définir une solution.
Elle s’annule en chaque point où le champ de vecteurs est non nul.
Elle donne la vitesse de chaque coordonnée le long des solutions.

Elle conserve la même valeur le long de chaque solution du système.

Explication

Une intégrale première est une fonction des variables d’état qui reste constante lorsque l’on suit une solution. Une fonction donnant les vitesses correspond plutôt aux composantes du champ de vecteurs.

48. Quelle équation vérifie une intégrale première FF d’un système dont le champ est VV ?

V1F+⋯+VnF=0V_1F+\cdots+V_nF=0
∂1F+⋯+∂nF=0\partial_1F+\cdots+\partial_nF=0
V1∂1F+⋯+Vn∂nF=0V_1\partial_1F+\cdots+V_n\partial_nF=0
V1∂1F+⋯+Vn∂nF=1V_1\partial_1F+\cdots+V_n\partial_nF=1

$$V_1\partial_1F+\cdots+V_n\partial_nF=0$$

Explication

La dérivée de FF dans la direction du champ VV doit être nulle, ce qui donne V1∂1F+⋯+Vn∂nF=0V_1\partial_1F+\cdots+V_n\partial_nF=0. Une égalité à une constante non nulle correspondrait à une variation de FF le long des trajectoires, et non à une intégrale première.

49. Comment interpréter géométriquement une solution d’un système autonome dans Rn\mathbb{R}^n ?

Comme une courbe dont le vecteur tangent en chaque point est le champ de vecteurs en ce point.
Comme une suite de points où le champ de vecteurs s’annule.
Comme une surface dont le vecteur normal en chaque point est le champ de vecteurs en ce point.
Comme une courbe dont le vecteur tangent est constant, quelle que soit sa position.

Comme une courbe dont le vecteur tangent en chaque point est le champ de vecteurs en ce point.

Explication

Les dérivées des coordonnées d’une solution forment son vecteur tangent, égal au champ de vecteurs au point correspondant. Un champ nul en chaque point décrirait des équilibres, et non le comportement général des trajectoires.

50. Pour V1∂1f+V2∂2f=GV_1\partial_1f+V_2\partial_2f=G, quelle distinction sépare le caractère linéaire du cas homogène ?

L’équation est linéaire si V1=V2V_1=V_2; elle est homogène si les dérivées de ff s’annulent.
L’équation est linéaire si G=0G=0; elle est homogène si ses coefficients dépendent de ff.
L’équation est linéaire si ses coefficients dépendent de ff; elle est homogène si GG est constant.
L’équation est linéaire si ses coefficients et son terme GG sont indépendants de ff; elle est homogène si G=0G=0.

L’équation est linéaire si ses coefficients et son terme $$G$$ sont indépendants de $$f$$; elle est homogène si $$G=0$$.

Explication

La linéarité exige que les coefficients et le terme de droite ne dépendent pas de l’inconnue ff, tandis que l’homogénéité correspond à G=0G=0. L’annulation de GG caractérise donc le cas homogène, mais ne définit pas à elle seule la linéarité.

51. Quel système décrit les caractéristiques de V1∂1f+V2∂2f=GV_1\partial_1f+V_2\partial_2f=G ?

x1′=V1(x1,x2,f),x2′=V2(x1,x2,f),f′=G(x1,x2,f)x_1'=V_1(x_1,x_2,f),\quad x_2'=V_2(x_1,x_2,f),\quad f'=G(x_1,x_2,f)
x1′=G,x2′=V1,f′=V2x_1'=G,\quad x_2'=V_1,\quad f'=V_2
x1′=∂1V1,x2′=∂2V2,f′=V1+V2x_1'=\partial_1V_1,\quad x_2'=\partial_2V_2,\quad f'=V_1+V_2
x1′=V1,x2′=V2,f′=0x_1'=V_1,\quad x_2'=V_2,\quad f'=0

$$x_1'=V_1(x_1,x_2,f),\quad x_2'=V_2(x_1,x_2,f),\quad f'=G(x_1,x_2,f)$$

Explication

Le long des caractéristiques, les coordonnées évoluent selon les composantes de VV, et la valeur de ff évolue selon GG. Poser systématiquement f′=0f'=0 négligerait le terme de droite de l’EDP.

52. Quelle condition sur le champ et la courbe de données initiales permet de construire localement une solution de l’EDP ?

Le champ doit être tangent à la courbe en chacun de ses points, même s’il s’y annule.
La courbe doit être perpendiculaire à elle-même et le champ doit s’annuler sur celle-ci.
Le champ doit être non nul en un point de la courbe, sans condition sur sa direction.
Le champ doit être non nul et transverse à la courbe, donc non tangent en chacun de ses points.

Le champ doit être non nul et transverse à la courbe, donc non tangent en chacun de ses points.

Explication

La transversalité signifie que le champ est non nul et ne se confond pas avec la direction tangente à la courbe de données. Si le champ est tangent à cette courbe, la condition nécessaire à l’inversion locale des paramètres n’est pas satisfaite.

53. Quel système caractéristique correspond à F(x1,x2,f,p,q)=0F(x_1,x_2,f,p,q)=0 ?

x1′=∂pF,x2′=∂qF,p′=−(∂1F+p∂fF),q′=−(∂2F+q∂fF),f′=p∂pF+q∂qFx_1'=\partial_pF,\quad x_2'=\partial_qF,\quad p'=-(\partial_1F+p\partial_fF),\quad q'=-(\partial_2F+q\partial_fF),\quad f'=p\partial_pF+q\partial_qF
x1′=∂1F,x2′=∂2F,p′=∂pF,q′=∂qF,f′=Fx_1'=\partial_1F,\quad x_2'=\partial_2F,\quad p'=\partial_pF,\quad q'=\partial_qF,\quad f'=F
x1′=p,x2′=q,p′=−∂1F,q′=−∂2F,f′=p+qx_1'=p,\quad x_2'=q,\quad p'=-\partial_1F,\quad q'=-\partial_2F,\quad f'=p+q
x1′=∂qF,x2′=∂pF,p′=∂2F,q′=∂1F,f′=Fx_1'=\partial_qF,\quad x_2'=\partial_pF,\quad p'=\partial_2F,\quad q'=\partial_1F,\quad f'=F

$$x_1'=\partial_pF,\quad x_2'=\partial_qF,\quad p'=-(\partial_1F+p\partial_fF),\quad q'=-(\partial_2F+q\partial_fF),\quad f'=p\partial_pF+q\partial_qF$$

Explication

Le système associe aux coordonnées les dérivées de FF par rapport à pp et qq, et fait intervenir les termes −(∂1F+p∂fF)-(\partial_1F+p\partial_fF) et −(∂2F+q∂fF)-(\partial_2F+q\partial_fF) pour l’évolution de pp et qq. Le choix des dérivées spatiales comme vitesses des coordonnées ne correspond pas à ce système caractéristique.

54. Pourquoi une solution construite par la méthode des caractéristiques peut-elle ne pas s’étendre globalement ?

Plusieurs caractéristiques peuvent atteindre un même point en lui attribuant des valeurs différentes.
Les caractéristiques peuvent atteindre un même point seulement si le champ y est nul.
La construction locale impose que toutes les caractéristiques restent parallèles.
Une solution locale ne peut pas être prolongée dès que les données initiales sont régulières.

Plusieurs caractéristiques peuvent atteindre un même point en lui attribuant des valeurs différentes.

Explication

La construction locale ne garantit pas l’existence globale, notamment lorsque des caractéristiques donnent des valeurs incompatibles au même point. La régularité des données n’empêche pas à elle seule un tel échec global.

55. Quels objets composent la matrice Hessienne d’une fonction ff ?

Les produits de ses dérivées partielles premières, de la forme ∂xif ∂xjf\partial_{x_i}f\,\partial_{x_j}f.
Ses dérivées partielles secondes, de la forme ∂i,j2f=∂xi(∂xjf)\partial^2_{i,j}f=\partial_{x_i}(\partial_{x_j}f).
Ses dérivées partielles premières, de la forme ∂xif\partial_{x_i}f.
Les valeurs de la fonction aux points voisins, de la forme f(xi+xj)f(x_i+x_j).

Ses dérivées partielles secondes, de la forme $$\partial^2_{i,j}f=\partial_{x_i}(\partial_{x_j}f)$$.

Explication

La Hessienne regroupe les dérivées partielles secondes de la fonction, avec des coefficients indexés par deux variables. Les dérivées premières constituent plutôt le gradient.

56. Sous quelle condition la matrice Hessienne de ff est-elle symétrique ?

Lorsque les dérivées partielles secondes de ff existent et sont continues.
Lorsque ff est définie sur un domaine borné.
Lorsque les dérivées partielles premières de ff sont constantes.
Lorsque la matrice Hessienne a un déterminant nul.

Lorsque les dérivées partielles secondes de $$f$$ existent et sont continues.

Explication

La continuité des dérivées partielles secondes garantit l’égalité des dérivées croisées et donc la symétrie de la Hessienne. Un déterminant nul concerne la dégénérescence de la matrice et n’est pas la condition de symétrie.

57. Pour la surface z=f(x,y)z=f(x,y), quelle équation décrit le plan tangent au point M0=(x0,y0)M_0=(x_0,y_0) ?

z−f(M0)=∂xf(M0)(x−x0)+∂yf(M0)(y−y0)z-f(M_0)=\partial_x f(M_0)(x-x_0)+\partial_y f(M_0)(y-y_0)
z=f(M0)+∂xf(M0)(x−x0)(y−y0)z=f(M_0)+\partial_x f(M_0)(x-x_0)(y-y_0)
z−f(M0)=∂xf(M0)(y−y0)+∂yf(M0)(x−x0)z-f(M_0)=\partial_x f(M_0)(y-y_0)+\partial_y f(M_0)(x-x_0)
z−f(M0)=∂xf(x,y)(x−x0)+∂yf(x,y)(y−y0)z-f(M_0)=\partial_x f(x,y)(x-x_0)+\partial_y f(x,y)(y-y_0)

$$z-f(M_0)=\partial_x f(M_0)(x-x_0)+\partial_y f(M_0)(y-y_0)$$

Explication

Le plan tangent utilise les dérivées partielles de f évaluées en M₀ et les déplacements respectifs selon x et y. L’expression qui échange les déplacements applique chaque dérivée à la mauvaise coordonnée.

58. Comment caractérise-t-on un point critique d’une fonction différentiable f ?

C’est un point où la différentielle de f est nulle.
C’est un point où la fonction f prend nécessairement sa valeur maximale.
C’est un point où la fonction f n’est pas définie.
C’est un point où toutes les dérivées secondes de f sont nulles.

C’est un point où la différentielle de f est nulle.

Explication

Un point critique est défini par l’annulation de la différentielle de f en ce point. Une différentielle nulle ne garantit pas un maximum, car le point peut notamment être un minimum ou un point selle.

59. En un point critique, que révèle une Hessienne dont les valeurs propres sont de signes contraires ?

La fonction est constante au voisinage du point.
Le point est un minimum local de la fonction.
Le point est un maximum local de la fonction.
Le point est un point selle, aussi appelé col.

Le point est un point selle, aussi appelé col.

Explication

Des valeurs propres de signes contraires indiquent un point selle, où la fonction présente des comportements différents selon les directions. Deux valeurs propres positives signaleraient plutôt un minimum.

60. Une application différentiable f possède une réciproque locale et sa différentielle L en a est bijective. Quelle est la différentielle de f⁻¹ en b=f(a) ?

Elle est égale à −L−1-L^{-1}.
Elle est égale à la transposée de LL.
Elle est égale à LL.
Elle est égale à L−1L^{-1}.

Elle est égale à $$L^{-1}$$.

Explication

Lorsque les conditions du théorème de la fonction réciproque sont satisfaites, la différentielle de l’application inverse en b est l’inverse de L. La différentielle de f⁻¹ n’est donc pas en général égale à L elle-même.

61. Si f(x1,x2)=0f(x_1,x_2)=0 définit localement x2=ϕ(x1)x_2=\phi(x_1) et si ∂x2f≠0\partial_{x_2}f\ne0, quelle relation donne ϕ′(x1)\phi'(x_1) ?

ϕ′(x1)=∂x2f∂x1f\phi'(x_1)=\frac{\partial_{x_2}f}{\partial_{x_1}f}, les dérivées étant évaluées sur la courbe.
ϕ′(x1)=−∂x1f∂x2f\phi'(x_1)=-\frac{\partial_{x_1}f}{\partial_{x_2}f}, les dérivées étant évaluées sur la courbe.
ϕ′(x1)=∂x1f+∂x2f\phi'(x_1)=\partial_{x_1}f+\partial_{x_2}f, les dérivées étant évaluées sur la courbe.
ϕ′(x1)=−∂x2f∂x1f\phi'(x_1)=-\frac{\partial_{x_2}f}{\partial_{x_1}f}, les dérivées étant évaluées sur la courbe.

$$\phi'(x_1)=-\frac{\partial_{x_1}f}{\partial_{x_2}f}$$, les dérivées étant évaluées sur la courbe.

Explication

La dérivation de l’équation implicite donne le rapport opposé entre la dérivée selon x₁ et celle selon x₂. Inverser ce rapport ne respecte pas la relation issue de la différentiation de f(x₁, φ(x₁))=0.

62. Une fonction différentiable atteint un extremum en un point intérieur de son domaine. Quelle conclusion est justifiée ?

Sa différentielle est non nulle en ce point, ce qui suffit à prouver un extremum.
Sa différentielle est nulle en ce point, sans que cette condition suffise à prouver un extremum.
Sa Hessienne est nulle en ce point, ce qui suffit à prouver un extremum.
Sa fonction est constante dans un voisinage de ce point.

Sa différentielle est nulle en ce point, sans que cette condition suffise à prouver un extremum.

Explication

Un extremum d’une fonction différentiable implique l’annulation de sa différentielle au point concerné. La réciproque est fausse : une différentielle nulle peut aussi correspondre à un point selle.

63. Une fonction f présente un extremum sous la contrainte régulière g(x)=0g(x)=0 en a, avec dga≠0dg_a\ne0. Quelle condition doit alors satisfaire leur différentielles ?

Il existe un réel λ tel que dfa=λdgadf_a=\lambda dg_a.
Il existe un réel λ tel que dga=λdfadg_a=\lambda df_a, avec λ nécessairement nul.
Les différentielles dfadf_a et dgadg_a sont nécessairement nulles séparément.
Il existe un réel λ tel que dfa+dga=λdf_a+dg_a=\lambda.

Il existe un réel λ tel que $$df_a=\lambda dg_a$$.

Explication

À un extremum sur la contrainte, la différentielle de f est proportionnelle à celle de g, ce qui exprime la condition de Lagrange à une contrainte. La condition n’impose pas que les deux différentielles soient nulles séparément.

64. À un extremum sous plusieurs contraintes régulières indépendantes gi(x)=0g_i(x)=0, quelle relation caractérise les multiplicateurs de Lagrange ?

dfa=∑i=1pλi dgi,adf_a=\sum_{i=1}^{p}\lambda_i\,dg_{i,a}
dfa=∑i=1pdgi,adf_a=\sum_{i=1}^{p}dg_{i,a}
dfa=∏i=1pλi dgi,adf_a=\prod_{i=1}^{p}\lambda_i\,dg_{i,a}
dfa=λ1 dg1,adf_a=\lambda_1\,dg_{1,a}

$$df_a=\sum_{i=1}^{p}\lambda_i\,dg_{i,a}$$

Explication

La différentielle de f doit être une combinaison linéaire des différentielles des contraintes, avec un multiplicateur associé à chacune. Le produit des multiplicateurs ne représente pas cette combinaison linéaire.

65. Comment le gradient d’une fonction f est-il défini à l’aide de sa différentielle ?

Par df=grad⁡f⋅dSdf=\operatorname{grad}f\cdot dS.
Par df=(rot⁡f)⋅dSdf=(\operatorname{rot}f)\cdot dS.
Par df=(div⁡f) dx1∧dx2∧dx3df=(\operatorname{div}f)\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3.
Par df=grad⁡f⋅dldf=\operatorname{grad}f\cdot dl.

Par $$df=\operatorname{grad}f\cdot dl$$.

Explication

Le gradient est le champ vectoriel qui, appliqué au déplacement infinitésimal dl par produit scalaire, donne la différentielle df. L’élément de surface dS intervient plutôt dans la définition du rotationnel.

66. Quelle relation définit le rotationnel d’un champ vectoriel A ?

dA=rot⁡A⋅dldA=\operatorname{rot}A\cdot dl
d(A⋅dS)=rot⁡A dx1∧dx2∧dx3d(A\cdot dS)=\operatorname{rot}A\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3
d(A⋅dl)=rot⁡A⋅dSd(A\cdot dl)=\operatorname{rot}A\cdot dS
d(A⋅dl)=div⁡A dx1∧dx2∧dx3d(A\cdot dl)=\operatorname{div}A\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3

$$d(A\cdot dl)=\operatorname{rot}A\cdot dS$$

Explication

Le rotationnel est défini par la différentielle de la forme associée à A·dl, reliée au flux de rot A à travers l’élément de surface. La relation faisant intervenir A·dS et le volume correspond à la définition de la divergence.

67. Quelle relation définit la divergence d’un champ vectoriel A en dimension trois ?

d(A⋅dl)=div⁡A dSd(A\cdot dl)=\operatorname{div}A\,dS
d(A⋅dS)=div⁡A dx1∧dx2∧dx3d(A\cdot dS)=\operatorname{div}A\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3
dA=div⁡A dx1∧dx2∧dx3dA=\operatorname{div}A\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3
d(A⋅dS)=rot⁡A⋅dld(A\cdot dS)=\operatorname{rot}A\cdot dl

$$d(A\cdot dS)=\operatorname{div}A\,dx_1\wedge dx_2\wedge dx_3$$

Explication

La divergence est le coefficient de la forme volume dans la différentielle de A·dS. La formule qui part de A·dl et aboutit à une expression surfacique est associée au rotationnel.

68. Quelle égalité exprime la formule de Stokes généralisée pour un domaine D et son bord ∂D\partial D ?

∫∂Ddω=∫∂Dω\int_{\partial D}d\omega=\int_{\partial D}\omega
∫Ddω=∫Dω\int_D d\omega=\int_D\omega
∫Dω=∫∂Ddω\int_D\omega=\int_{\partial D}d\omega
∫Ddω=∫∂Dω\int_D d\omega=\int_{\partial D}\omega

$$\int_D d\omega=\int_{\partial D}\omega$$

Explication

La formule de Stokes généralisée relie l’intégrale de la différentielle sur D à l’intégrale de la forme sur le bord de D. Intervertir les intégrandes et les domaines d’intégration ne donne pas cette relation.

Révisez avec les flashcards

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Combien de coordonnées repèrent un point du plan et un point de l’espace ?

Deux dans le plan et trois dans l’espace.

Que donne la relation de Chasles pour trois points A, B et C ?

AB→+BC→=AC→\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}

Comment calcule-t-on la norme d’un vecteur plan de coordonnées (u1,u2)(u_1,u_2) ?

u12+u22\sqrt{u_1^2+u_2^2}

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