QCM : Capteurs et instrumentation industrielle (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une chaîne de mesure, quel rôle caractérise un capteur ?

Corriger une grandeur étrangère qui perturbe le signal de mesure
Commander un organe mécanique en fonction d’une position détectée
Transformer le signal exploitable en grandeur physique à mesurer
Transformer le mesurande en une grandeur exploitable représentant la mesure

Transformer le mesurande en une grandeur exploitable représentant la mesure

Explication

Le capteur prélève le mesurande et le transforme en une grandeur exploitable, souvent électrique, qui représente la mesure. Le signal de sortie n’est pas le mesurande lui-même, une grandeur d’influence est une perturbation, et la commande mécanique relève d’un autre dispositif.

2. Un capteur de pression donne un signal erroné lorsque l’humidité ambiante change, alors que la pression mesurée reste stable. Comment qualifier l’humidité dans cette situation ?

Le mesurande que le capteur doit mesurer
Une variation dynamique de la pression mesurée
Le signal de sortie qui représente la pression
Une grandeur d’influence qui perturbe le capteur

Une grandeur d’influence qui perturbe le capteur

Explication

Une grandeur étrangère qui perturbe le capteur et provoque une erreur sur son signal est une grandeur d’influence. La pression est ici le mesurande, le signal de sortie représente cette mesure, et le domaine dynamique concerne des variations rapides du mesurande.

3. Un capteur suit une grandeur qui varie lentement, à une fréquence de 1 Hz1\,\text{Hz}. Dans quel domaine classe-t-on conventionnellement ce phénomène ?

Dans le domaine statique, car la variation est lente et de quelques hertz
Dans les hautes fréquences, car le signal varie de façon périodique
Dans le domaine dynamique, car toute variation dans le temps est dynamique
Dans les moyennes fréquences, car la variation se mesure en hertz

Dans le domaine statique, car la variation est lente et de quelques hertz

Explication

Le domaine statique comprend les phénomènes stables ou lentement variables et s’étend par convention de zéro à quelques hertz. Le domaine dynamique vise les variations à fréquence élevée; les moyennes et hautes fréquences correspondent à des fréquences bien supérieures.

4. Sur une machine, une came pousse mécaniquement un dispositif de commande et provoque l’ouverture d’un contact électrique. Quel appareil réalise cette détection ?

Un détecteur inductif de proximité
Un interrupteur de position à microcontacts
Un détecteur photoélectrique de présence
Un détecteur capacitif de proximité

Un interrupteur de position à microcontacts

Explication

L’interrupteur de position est un capteur mécanique à microcontacts dont le contact s’ouvre ou se ferme sous l’action mécanique d’un organe de commande. L’inductif réagit à un objet métallique sans contact, le capacitif à une matière par variation du champ électrique et le photoélectrique à une modification de la lumière reçue.

5. Un convoyeur doit repérer une pièce métallique sans la toucher, à l’approche de la tête de détection. Quel principe convient ?

La modification de la lumière reçue par un récepteur photosensible
L’ouverture d’un microcontact sous l’action de la pièce
La variation d’un champ magnétique provoquée par l’objet conducteur
La variation d’un champ électrique provoquée par la matière approchée

La variation d’un champ magnétique provoquée par l’objet conducteur

Explication

Un détecteur inductif repère sans contact les objets métalliques par la variation d’un champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur. Le champ électrique caractérise le détecteur capacitif, le microcontact la détection mécanique et la lumière reçue le détecteur photoélectrique.

6. Un système doit détecter sans contact la présence d’un emballage non métallique. Quel détecteur repose sur le principe adapté à cette matière ?

Un détecteur inductif, sensible à la variation d’un champ magnétique
Un interrupteur de position, actionné par un contact mécanique
Un détecteur capacitif, sensible à la variation d’un champ électrique
Un détecteur photoélectrique, sensible à la lumière reçue

Un détecteur capacitif, sensible à la variation d’un champ électrique

Explication

Un détecteur capacitif détecte sans contact une matière quelconque grâce à la variation d’un champ électrique lorsqu’elle s’approche. L’inductif vise les objets métalliques conducteurs, tandis que l’interrupteur de position exige une action mécanique et que le photoélectrique dépend de la lumière reçue.

7. Pour équiper une machine dans une ambiance humide et soumise aux chocs, l’équipe compare plusieurs détecteurs. Quel ensemble de critères doit guider son choix ?

La matière détectée, la portée nominale et la couleur de la cible
Les conditions d’exploitation, l’ambiance, la protection, les cycles, le circuit et l’espace disponible
Le type de champ utilisé, la distance de détection et la vitesse de la cible
La fréquence du mesurande, la grandeur d’influence et le signal de sortie

Les conditions d’exploitation, l’ambiance, la protection, les cycles, le circuit et l’espace disponible

Explication

Le choix doit prendre en compte les conditions d’exploitation, l’effort d’actionnement, l’ambiance et la température, la protection contre les chocs et les liquides, le nombre de cycles, le circuit et ses contacts, ainsi que la place disponible. Se limiter à la cible ou à la portée écarte plusieurs contraintes essentielles d’installation et d’utilisation.

8. Après une coupure d’alimentation, un axe tourne sans que son déplacement soit suivi par le système. Quel principe permet à un codeur incrémental de déterminer la position de l’axe ?

Compter ou décompter les impulsions correspondant au déplacement angulaire
Lire le code binaire propre à la position angulaire atteinte
Déduire la position du déphasage entre les signaux A et B
Lire le nombre de points par tour comme position de l’axe

Compter ou décompter les impulsions correspondant au déplacement angulaire

Explication

Le codeur incrémental fournit des impulsions liées au déplacement angulaire, et leur comptage ou décomptage permet de déterminer la position. Un code binaire propre à chaque position caractérise le codeur absolu, tandis que le déphasage A-B sert à déterminer le sens de rotation et la résolution indique les points par tour.

9. Un axe s’arrête sur une position après avoir été déplacé hors tension. Quel dispositif permet de connaître directement cette position grâce à un code qui lui est propre ?

Un codeur incrémental comptant les impulsions depuis la position de référence
Un codeur incrémental indiquant le nombre d’impulsions délivrées par tour
Un codeur absolu associant un code binaire à chaque position angulaire
Un codeur incrémental utilisant le déphasage de ses signaux pour repérer le sens

Un codeur absolu associant un code binaire à chaque position angulaire

Explication

Le codeur absolu associe un code binaire à chaque position angulaire, ce qui donne directement la position. Le comptage d’impulsions et la résolution par tour relèvent du codeur incrémental, tandis que le déphasage sert à distinguer le sens de rotation.

10. Un instrument produit une amplitude qui peut prendre une infinité de valeurs dans un intervalle, tandis qu’un autre ne produit que huit niveaux possibles. Comment classer ces deux signaux ?

Le premier est numérique et le second analogique
Les deux sont analogiques, car leurs amplitudes varient
Le premier est analogique et le second numérique
Les deux sont numériques, car leurs valeurs sont mesurables

Le premier est analogique et le second numérique

Explication

Un signal analogique peut prendre une infinité de valeurs dans un intervalle, alors qu’un signal numérique en prend un nombre fini, souvent une puissance de deux. La confusion entre amplitude variable et analogique néglige le caractère fini des huit niveaux; une variation continue ne décrit pas le second signal.

11. Dans une installation, un élément convertit directement l’énergie associée à une grandeur physique en énergie électrique; un autre fait varier son impédance et doit être raccordé à un circuit alimenté. Comment les classer ?

Les deux sont passifs puisqu’ils nécessitent une mesure électrique
Le premier est actif et le second passif
Le premier est passif et le second actif
Les deux sont actifs puisqu’ils fournissent une information électrique

Le premier est actif et le second passif

Explication

Un capteur actif fonctionne comme un générateur et convertit directement une forme d’énergie en énergie électrique; un capteur passif fait varier une impédance mesurée dans un circuit alimenté. Inverser ces principes conduit à intervertir les catégories, et la présence d’un signal électrique ne suffit pas à définir un capteur actif.

12. Un capteur délivre un signal que le système de contrôle-commande ne peut pas utiliser tel quel. Quel élément assure l’interface en convertissant ce signal en signal de mesure standard ?

Un capteur prélevant la grandeur physique à mesurer
Un transmetteur reliant le capteur au système de contrôle-commande
Un organe de prélèvement produisant directement la grandeur physique
Un système de contrôle-commande interprétant les mesures reçues

Un transmetteur reliant le capteur au système de contrôle-commande

Explication

Le transmetteur convertit le signal de sortie du capteur en un signal de mesure standard et assure le lien avec le système de contrôle-commande. Le capteur prélève l’information, tandis que le système de contrôle-commande reçoit et exploite le signal standardisé.

13. Dans une colonne où les deux phases circulent à contre-courant, quelle trajectoire et quel transfert caractérisent le fonctionnement décrit ?

La phase organique entre par le bas et monte, tandis que l’aqueuse entre par le haut et descend ; le soluté passe vers l’aqueuse.
Les deux phases entrent par le bas et montent ensemble ; le soluté passe vers l’aqueuse.
La phase organique entre par le bas et monte, tandis que l’aqueuse entre par le haut et descend ; le soluté passe vers l’organique.
La phase organique entre par le haut et descend, tandis que l’aqueuse entre par le bas et monte ; le soluté passe vers l’aqueuse.

La phase organique entre par le bas et monte, tandis que l’aqueuse entre par le haut et descend ; le soluté passe vers l’aqueuse.

Explication

La phase organique, moins dense, monte depuis le bas tandis que la phase aqueuse descend depuis le haut, ce contact favorisant le transfert du soluté vers l’aqueuse. L’inversion des sens confond les entrées, le transfert vers l’organique inverse le sens du transfert, et une montée commune supprime le contre-courant décrit.

14. Pour surveiller une colonne d’extraction, un technicien doit sélectionner les cannes de bullage mesurant le niveau d’interface entre les phases. Quelle paire doit-il utiliser ?

C2 et C3
C1 et C4
C1 et C2
C3 et C4

C2 et C3

Explication

Les cannes C2 et C3 servent à mesurer le niveau d’interface. C1 et C2 mesurent la masse volumique organique, C3 et C4 celle de la phase aqueuse, tandis que C1 et C4 ne constituent pas la paire d’interface.

15. Un faisceau traverse une solution de concentration molaire CC et une épaisseur LL. En appliquant la loi de Beer-Lambert, quelle expression donne l’intensité transmise si I0I_0 est l’intensité incidente et α\alpha le coefficient d’absorption ?

IT=I0eαLCI_T = I_0 e^{\alpha LC}
IT=I0e−αLCI_T = I_0 e^{-\alpha LC}
IT=I0−αLCI_T = I_0 - \alpha LC
IT=I0e−αL/CI_T = I_0 e^{-\alpha L/C}

$$I_T = I_0 e^{-\alpha LC}$$

Explication

La loi de Beer-Lambert relie l’intensité transmise à l’intensité incidente par IT=I0e−αLCI_T = I_0 e^{-\alpha LC}, avec une atténuation exponentielle dépendant de l’absorption, de l’épaisseur et de la concentration. Un exposant positif décrit une amplification, une soustraction linéaire omet le modèle exponentiel, et la division par CC inverse la dépendance à la concentration.

16. Dans une colonne d’extraction, l’émulsion est insuffisante et le contact entre les phases doit être favorisé. Quelle modification correspond au mécanisme d’agitation prévu ?

Maintenir les plateaux perforés horizontaux et remplacer les à-coups par un débit continu de pression.
Maintenir les plateaux perforés horizontaux et compter sur la différence de densité pour créer l’émulsion.
Maintenir des plateaux perforés horizontaux et produire des à-coups de pression par la jambe de pulsation.
Retirer les plateaux perforés et produire des à-coups de pression par la jambe de pulsation.

Maintenir des plateaux perforés horizontaux et produire des à-coups de pression par la jambe de pulsation.

Explication

Les plateaux perforés horizontaux et les à-coups de pression produits par la jambe de pulsation favorisent la formation de l’émulsion. Une pression continue ne correspond pas aux impulsions d’agitation, et la différence de densité explique la migration des phases, pas à elle seule la formation de l’émulsion.

17. Avant la polymérisation dans le réacteur finisseur, quelle préparation du sel de nylon est nécessaire ?

Évaporer l’eau d’une solution de nylon déjà polymérisé.
Polymériser une solution d’hexaméthylène diamine et d’acide adipique avant d’évaporer l’eau.
Évaporer l’eau du sel après sa polymérisation dans le réacteur finisseur.
Évaporer l’eau d’une solution d’hexaméthylène diamine et d’acide adipique.

Évaporer l’eau d’une solution d’hexaméthylène diamine et d’acide adipique.

Explication

Le sel de nylon est une solution d’hexaméthylène diamine et d’acide adipique ; l’eau est éliminée par évaporation avant la polymérisation dans le finisseur. La polymérisation ne précède pas cette évaporation, et le sel n’est ni du nylon déjà polymérisé ni un produit traité après le finisseur.

18. Sur une installation de fabrication de nylon, une grandeur physique mesurée augmente. Quel comportement doit présenter le signal de son transmetteur en mode direct ?

Augmenter, sur une échelle graduée de 4 à 20 mA seulement.
Diminuer, sur une échelle graduée de 0 à 100 %.
Augmenter lui aussi, sur une échelle graduée de 0 à 100 %.
Rester constant, puisque l’échelle est graduée de 0 à 100 %.

Augmenter lui aussi, sur une échelle graduée de 0 à 100 %.

Explication

Les transmetteurs sont gradués de 0 à 100 % et leur mode direct fait varier le signal dans le même sens que la grandeur physique. Une diminution correspondrait au mode inverse, et une plage exprimée seulement en 4 à 20 mA ne reprend pas l’échelle indiquée.

19. Dans la boucle de niveau de la cuve A, le signal de commande augmente : quel comportement est attendu ?

La pression du positionneur et le niveau augmentent, la vanne étant ouverte sans signal.
La pression du positionneur diminue et le niveau augmente, la vanne étant fermée sans signal.
La pression du positionneur et le niveau augmentent, la vanne étant fermée sans signal.
La pression du positionneur augmente et le niveau diminue, la vanne étant fermée sans signal.

La pression du positionneur et le niveau augmentent, la vanne étant fermée sans signal.

Explication

Dans cette boucle, la pression du positionneur électropneumatique et le niveau augmentent avec le signal de commande, tandis que la vanne est fermée en absence de signal. La pression qui diminue inverse son action, le niveau qui diminue inverse l’effet sur le niveau, et la vanne ouverte sans signal contredit son état de repos.

20. Pour mesurer la température de la cuve B sur une plage de 15 à 80 °C, quelle association de capteur et de signal est prévue ?

Une sonde PT100 à 3 fils et un signal conditionné de 0 à 10 V.
Un thermocouple à 3 fils et un signal conditionné de 4 à 20 mA.
Une sonde PT100 à 3 fils et un signal conditionné de 4 à 20 mA.
Une sonde PT100 à 2 fils et un signal conditionné de 4 à 20 mA.

Une sonde PT100 à 3 fils et un signal conditionné de 4 à 20 mA.

Explication

La température de la cuve B est mesurée par une sonde PT100 à 3 fils, et son conditionneur délivre un signal de 4 à 20 mA pour la plage de 15 à 80 °C. Le thermocouple confond le type de sonde, le signal 0 à 10 V change la sortie, et le raccordement à 2 fils ne correspond pas à l’instrumentation prévue.

21. Pour convertir une pression mesurée en pourcentage d’échelle dans les exercices d’instrumentation, quels étalons faut-il utiliser ?

4 à 20 mbar pour la pression et 200 à 1000 mA pour le courant.
200 à 1000 mbar pour la pression et 4 à 20 mA pour le courant.
0 à 800 mbar pour la pression et 0 à 16 mA pour le courant.
200 à 1000 mbar pour la pression et 0 à 20 mA pour le courant.

200 à 1000 mbar pour la pression et 4 à 20 mA pour le courant.

Explication

Les conversions reposent sur l’étalon de pression 200 à 1000 mbar et l’étalon de courant 4 à 20 mA. L’échange des unités confond les étalons, la plage 0 à 800 mbar décale l’échelle de pression, et 0 à 20 mA remplace le standard de courant prévu.

22. Dans une installation, la température est la grandeur que l’on souhaite maintenir à une valeur donnée : comment cette grandeur est-elle appelée ?

La grandeur perturbatrice.
La consigne.
La grandeur réglante.
La grandeur réglée.

La grandeur réglée.

Explication

La grandeur réglée est la grandeur physique que l’on désire contrôler et elle donne son nom à la régulation. La grandeur réglante sert à agir, la consigne est la valeur cible, et une grandeur perturbatrice influence la grandeur contrôlée.

23. Un opérateur fixe à 60 °C la valeur visée pour une régulation de température : que représente 60 °C ?

La grandeur perturbatrice.
La consigne.
La grandeur réglante.
La grandeur réglée.

La consigne.

Explication

La consigne est la valeur que doit prendre la grandeur réglée, donc 60 °C représente ici la cible. La mesure réelle est la valeur mesurée, la grandeur réglante est le moyen d’action et une perturbation est une influence sur le système.

24. Dans une boucle fermée, un capteur mesure une température inférieure à la cible ; quelle séquence décrit le fonctionnement normal du système ?

Le régulateur compare la consigne à la grandeur réglante, puis le capteur commande l’organe de réglage sans mesurer la température.
Le capteur mesure, le régulateur compare à la consigne et commande l’organe de réglage, qui agit sur la grandeur réglante.
Le capteur mesure, l’organe de réglage compare à la consigne et commande le régulateur, qui agit sur la grandeur réglante.
Le régulateur agit d’abord sur la grandeur réglante, puis le capteur compare la température à la consigne par l’organe de réglage.

Le capteur mesure, le régulateur compare à la consigne et commande l’organe de réglage, qui agit sur la grandeur réglante.

Explication

La chaîne de régulation mesure la grandeur réglée avec un capteur, compare la mesure à la consigne dans le régulateur, puis agit sur la grandeur réglante par l’organe de réglage. Faire comparer l’organe de réglage inverse les rôles, agir avant la comparaison bouleverse la séquence, et omettre la mesure supprime le retour d’information.

25. Une consigne de température varie au cours du temps : quel comportement caractérise un asservissement plutôt qu’une régulation ?

La grandeur réglée reste constante malgré les perturbations.
La grandeur réglée reste constante pendant les variations de la consigne.
La grandeur réglée suit rapidement les variations de la consigne.
La grandeur réglante suit rapidement les variations de la consigne.

La grandeur réglée suit rapidement les variations de la consigne.

Explication

En asservissement, la grandeur réglée doit suivre rapidement les variations de la consigne. Le maintien malgré les perturbations caractérise la régulation, tandis que la grandeur réglante est l’action choisie pour contrôler la grandeur réglée, et non la variable suivie.

26. Lors de la préparation d’un schéma de procédé, quelle représentation montre les équipements, les organes de puissance, la nature et le sens des fluides ainsi que les grandeurs physiques utiles, sans détailler l’instrumentation ?

Un plan d’implantation des instruments
Un plan de circulation des fluides (PCF)
Un schéma TI (P&ID)
Un schéma fonctionnel de régulation

Un plan de circulation des fluides (PCF)

Explication

Le PCF représente les appareils, les organes de puissance, les fluides et les grandeurs utiles du procédé. Le schéma TI ajoute l’instrumentation et ses liaisons, tandis qu’un schéma fonctionnel décrit les relations entre grandeurs.

27. Une équipe doit représenter une pompe, une conduite et un réacteur, mais aussi les capteurs, le régulateur, l’actionneur et les liaisons entre eux. Quel document convient ?

Un symbole d’appareil de mesure placé sur le procédé
Un schéma TI, aussi appelé P&ID ou PID
Un schéma fonctionnel composé de blocs et de sommateurs
Un plan de circulation des fluides non instrumenté

Un schéma TI, aussi appelé P&ID ou PID

Explication

Le schéma TI est un PCF instrumenté : il ajoute les appareils de mesure, de contrôle et de calcul, les actionneurs et leurs liaisons. Un PCF ne détaille pas ces éléments instrumentés, et un schéma fonctionnel représente des relations entre grandeurs.

28. Sur un symbole circulaire d’instrument portant les lettres « TIR », quelle information donne la première lettre T ?

Le lieu de montage de l’instrument
La fonction de l’instrument, ici l’enregistrement
La grandeur mesurée, ici la température
La fonction de l’instrument, ici l’indication

La grandeur mesurée, ici la température

Explication

Dans le symbole d’un instrument, la première lettre indique la grandeur mesurée, ici la température; les lettres suivantes précisent la ou les fonctions. « Indication » et « enregistrement » sont des fonctions, pas la grandeur mesurée.

29. Un régulateur représenté par les lettres « TIC » comporte un I en deuxième position et un C en troisième position. Quelle lecture respecte la règle de symbolisation ?

Température réglée, transmetteur indicateur
Indication de température, capteur régulateur
Température réglée, régulateur indicateur
Température réglée, calcul mathématique

Température réglée, régulateur indicateur

Explication

La première lettre désigne la grandeur réglée; un I en deuxième position indique un régulateur indicateur, et un C en deuxième ou troisième position désigne la fonction de régulation. La fonction mathématique associée à Y concerne le symbole d’un appareil de calcul.

30. Pour expliquer comment la consigne, la mesure et la commande sont reliées dans une boucle, quel type de représentation utilise des lignes de parcours, des blocs gain et des sommateurs ou soustracteurs ?

Un schéma fonctionnel
Un plan de circulation des fluides
Une caractéristique statique
Un schéma TI

Un schéma fonctionnel

Explication

Le schéma fonctionnel représente les relations entre les grandeurs physiques d’une boucle à l’aide de lignes de parcours, de blocs gain et de sommateurs ou soustracteurs. Le PCF et le schéma TI représentent plutôt le procédé et ses équipements.

31. Après une variation finie de la puissance d’un radiateur, la température d’une pièce atteint une autre valeur finie. Comment qualifier ce procédé ?

Naturellement stable
En régime transitoire par définition
Naturellement instable
De type intégrateur

Naturellement stable

Explication

Un procédé est naturellement stable lorsqu'une variation finie de la grandeur réglante entraîne une variation finie de la grandeur réglée. Une variation continue de la sortie correspond à un procédé naturellement instable.

32. Dans un système stable, la consigne vaut W=24W=24 et la mesure de la valeur réglée vaut X=21X=21. Quelle est l’erreur statique εs\varepsilon_s ?

εs=−3\varepsilon_s=-3
εs=3\varepsilon_s=3
εs=45\varepsilon_s=45
εs=21\varepsilon_s=21

$$\varepsilon_s=3$$

Explication

L’erreur statique est définie par εs=W−X\varepsilon_s=W-X. Ici, 24−21=324-21=3; inverser la différence donne −3-3, tandis que l’addition ne correspond pas à la définition.

33. Pour décrire la relation entre l’entrée EE et la sortie SS d’un procédé stable en régime statique, quelle représentation faut-il établir ?

La différence entre consigne et mesure, W−XW-X
La courbe de sortie en fonction du temps, S=f(t)S=f(t)
La courbe de l’entrée en fonction de la sortie, E=f(S)E=f(S)
La courbe de sortie en fonction de l’entrée, S=f(E)S=f(E)

La courbe de sortie en fonction de l’entrée, $$S=f(E)$$

Explication

La caractéristique statique exprime la sortie SS en fonction de l’entrée EE, soit S=f(E)S=f(E). E=f(S)E=f(S) inverse les variables, et une courbe en fonction du temps relève d’une description dynamique.

34. Un opérateur bascule un régulateur du mode automatique au mode manuel. Dans quel mode la sortie du régulateur cesse-t-elle de dépendre de la mesure et de la consigne ?

En mode manuel
Dans les deux modes
En mode automatique
Dans aucun des deux modes

En mode manuel

Explication

En automatique, la sortie dépend de la mesure et de la consigne ; cette dépendance ne caractérise pas le mode manuel. La confusion avec le mode automatique inverse les modes, tandis que les réponses « mesure seule » et « consigne seule » réduisent à tort la dépendance à une seule variable.

35. Dans un procédé, une hausse de l’entrée entraîne une hausse de la sortie. Comment ce procédé est-il qualifié ?

Un procédé à action continue
Un procédé à action directe
Un procédé inverse
Un procédé direct

Un procédé direct

Explication

Un procédé est direct lorsque sa sortie varie dans le même sens que son entrée. « Procédé inverse » correspond à une variation en sens opposé, « action directe » décrit le réglage du régulateur, et « action continue » qualifie le type de sortie du régulateur.

36. Une boucle comporte un procédé dont la sortie varie dans le même sens que son entrée. Quel réglage du sens d’action faut-il choisir pour le régulateur ?

L’action continue
L’action directe
L’action discontinue
L’action inverse

L’action inverse

Explication

Pour un procédé direct, le régulateur doit être réglé en action inverse afin d’obtenir le sens de correction adapté. L’action directe est la règle associée au procédé inverse, tandis que les actions discontinue et continue décrivent un autre aspect du fonctionnement.

37. Lors d’un essai, la sortie du régulateur prend plusieurs valeurs intermédiaires entre 0 et 100. De quel type d’action s’agit-il ?

Une action discontinue
Une action directe
Une action continue
Une action inverse

Une action continue

Explication

En action continue, la sortie peut prendre toutes les valeurs comprises entre 0 et 100 ; en action discontinue, elle ne prend que 0 ou 100. Les actions inverse et directe désignent le sens d’action, et non la possibilité de prendre des valeurs intermédiaires.

38. Que cherche-t-on à déterminer lorsqu’on identifie un système ?

Son réglage de consigne
Son signal d’entrée
Son signal de sortie
Sa fonction de transfert

Sa fonction de transfert

Explication

L’identification d’un système consiste généralement à déterminer expérimentalement sa fonction de transfert. Le réglage du régulateur est une autre opération, tandis que les signaux d’entrée et de sortie servent à l’étude sans constituer le résultat recherché.

39. En chaîne ouverte, les transformées de Laplace de la sortie et de l’entrée sont respectivement X(p)X(p) et Y(p)Y(p). Quelle expression donne la fonction de transfert ?

H(p)=Y(p)X(p)H(p)=\frac{Y(p)}{X(p)}
H(p)=X(p)−Y(p)H(p)=X(p)-Y(p)
H(p)=X(p)Y(p)H(p)=\frac{X(p)}{Y(p)}
H(p)=X(p)+Y(p)H(p)=X(p)+Y(p)

$$H(p)=\frac{X(p)}{Y(p)}$$

Explication

En chaîne ouverte, la fonction de transfert est le rapport de la transformée de Laplace de la sortie à celle de l’entrée, soit H(p)=X(p)Y(p)H(p)=\frac{X(p)}{Y(p)}. L’expression inversée échange entrée et sortie, tandis que la somme et la différence ne sont pas le rapport défini.

40. Pour une fonction temporelle f(t)f(t), quelle intégrale définit sa transformée de Laplace ?

F(p)=∫0∞f(t)ept dtF(p)=\int_0^{\infty}f(t)e^{pt}\,dt
F(p)=∫0∞f(t) dtF(p)=\int_0^{\infty}f(t)\,dt
F(p)=∫0∞f(t)e−pt dtF(p)=\int_0^{\infty}f(t)e^{-pt}\,dt
F(p)=∫1∞f(t)e−pt dtF(p)=\int_1^{\infty}f(t)e^{-pt}\,dt

$$F(p)=\int_0^{\infty}f(t)e^{-pt}\,dt$$

Explication

La transformée de Laplace est définie par l’intégrale de f(t)e−ptf(t)e^{-pt} de 0 à l’infini. Omettre l’exponentielle supprime le facteur de transformation, changer le signe donne un noyau différent, et commencer à 1 modifie la borne inférieure.

41. Quelle valeur prend l’échelon-unité u(t)u(t) pour un instant antérieur à l’instant initial, puis pour t>0t>0 ?

Il vaut zéro avant l’instant initial et reste nul pour t>0t>0.
Il croît linéairement à partir de zéro après l’instant initial.
Il vaut un avant l’instant initial et zéro pour t>0t>0.
Il vaut zéro avant l’instant initial et un pour t>0t>0.

Il vaut zéro avant l’instant initial et un pour $$t>0$$.

Explication

L’échelon-unité est nul avant l’instant initial et prend la valeur un pour t>0t>0. L’inversion des valeurs décrit un échelon descendant, la croissance linéaire une rampe, et une valeur nulle après l’instant initial ne décrit pas un échelon-unité.

42. Une entrée est un échelon de position d’amplitude a=6a=6. Quelle est son image de Laplace ?

6p6p
6p\frac{6}{p}
p+6p+6
6p2\frac{6}{p^2}

$$\frac{6}{p}$$

Explication

L’image de Laplace d’un échelon de position d’amplitude aa est ap\frac{a}{p} ; avec a=6a=6, elle vaut 6p\frac{6}{p}. L’expression 6p6p correspond à une multiplication par pp, tandis que 6p2\frac{6}{p^2} est associée à une rampe de pente 6.

43. Un signal de vitesse constante de 33 unités par seconde commence à l’instant initial. Quelle expression temporelle décrit la rampe de position correspondante ?

t3u(t)\frac{t}{3}u(t)
3t u(t)3t\,u(t)
3u(t)3u(t)
3t22u(t)\frac{3t^2}{2}u(t)

$$3t\,u(t)$$

Explication

Un échelon de vitesse de pente aa correspond à la rampe de position at u(t)at\,u(t) ; ici, a=3a=3. L’expression 3u(t)3u(t) est un échelon de position, tandis que 3t22u(t)\frac{3t^2}{2}u(t) correspond à une intégration supplémentaire.

44. Dans un schéma-blocs, trois blocs sont placés en série et ont pour fonctions de transfert G1(p)G_1(p), G2(p)G_2(p) et G3(p)G_3(p). Quelle est la fonction de transfert globale ?

G3(p)G_3(p)
G1(p)+G2(p)+G3(p)G_1(p)+G_2(p)+G_3(p)
G1(p)−G2(p)−G3(p)G_1(p)-G_2(p)-G_3(p)
G1(p)G2(p)G3(p)G_1(p)G_2(p)G_3(p)

$$G_1(p)G_2(p)G_3(p)$$

Explication

Pour des blocs en série, la fonction de transfert globale est le produit des fonctions de transfert de chaque bloc. La somme correspond à des sorties de blocs en parallèle, et retenir seulement le dernier bloc néglige l’effet des blocs précédents.

45. Quel ensemble de caractéristiques décrit un régulateur industriel ?

Une mesure et une commande non visualisables, une consigne réglable et des paramètres de procédé ajustables.
Une mesure et une consigne visualisables, une commande non normalisée et un algorithme à paramètres fixes.
Une mesure normalisée visualisable, une consigne fixe non visualisable et une commande réglable manuellement.
Une mesure et une commande normalisées et visualisables, une consigne réglable et visualisable, et le réglage des paramètres de calcul.

Une mesure et une commande normalisées et visualisables, une consigne réglable et visualisable, et le réglage des paramètres de calcul.

Explication

Un régulateur industriel dispose de signaux normalisés de mesure et de commande visualisables, d’une consigne réglable et visualisable, ainsi que du réglage des paramètres de son algorithme. Une consigne fixe, des signaux non visualisables ou des paramètres d’algorithme fixes ne répondent pas à cette définition.

46. Un régulateur fonctionne en action inverse, avec une consigne W(p)W(p) et une mesure X(p)X(p). Quelle expression représente l’erreur ?

ε(p)=X(p)+W(p)\varepsilon(p)=X(p)+W(p)
ε(p)=X(p)−W(p)\varepsilon(p)=X(p)-W(p)
ε(p)=W(p)−X(p)\varepsilon(p)=W(p)-X(p)
ε(p)=W(p)+X(p)\varepsilon(p)=W(p)+X(p)

$$\varepsilon(p)=W(p)-X(p)$$

Explication

En action inverse, l’erreur est définie par ε(p)=W(p)−X(p)\varepsilon(p)=W(p)-X(p). L’expression X(p)−W(p)X(p)-W(p) est celle de l’action directe, tandis que l’addition ne représente aucune des deux définitions.

47. Pour réduire l’écart statique d’un procédé, une technicienne renforce l’action intégrale en diminuant TiT_i. Quel effet doit-elle aussi prendre en compte ?

Le temps de montée diminue, sans effet possible sur la stabilité du procédé.
L’écart statique augmente, car diminuer TiT_i affaiblit l’action intégrale.
Le premier dépassement diminue, et la stabilité augmente avec l’action intégrale.
L’écart statique est supprimé, mais un réglage excessif peut déstabiliser le procédé.

L’écart statique est supprimé, mais un réglage excessif peut déstabiliser le procédé.

Explication

L’action intégrale supprime l’écart statique et devient plus forte lorsque TiT_i diminue ; si elle est excessive, elle peut déstabiliser le procédé. La réduction du premier dépassement est associée à l’action dérivée, tandis que diminuer TiT_i ne réduit pas l’action intégrale.

48. Lors d’un réglage, on augmente TdT_d afin de réduire le premier dépassement. Quelle conséquence sur l’actionneur doit également être anticipée à l’instant initial ?

Il sera moins sollicité.
Il sera davantage sollicité.
Il sera sollicité uniquement après la disparition du dépassement.
Sa sollicitation restera inchangée.

Il sera davantage sollicité.

Explication

Augmenter TdT_d réduit le premier dépassement, mais sollicite davantage l’actionneur à l’instant initial. La suppression de l’écart statique relève de l’action intégrale, et l’effet annoncé sur l’actionneur est une sollicitation accrue, non réduite ou inchangée.

49. Dans une boucle asservie soumise à une consigne en échelon de position, que représente l’écart statique εs\varepsilon_s en régime permanent ?

La différence entre la consigne quadratique et la mesure contrôlée
La différence entre la consigne fixée et la mesure contrôlée
La différence entre la consigne en rampe et la mesure contrôlée
L’incertitude sur la mesure contrôlée, indépendamment de la consigne

La différence entre la consigne fixée et la mesure contrôlée

Explication

L’écart statique est la différence entre la consigne et la mesure en régime permanent pour une entrée en échelon de position. L’écart de rampe correspond à l’écart de traînage, l’entrée quadratique à l’écart d’accélération, et l’incertitude de mesure est une notion distincte.

50. Pour une boucle dont le transfert direct est C(p)H(p)C(p)H(p) et dont la consigne a pour transformée W(p)W(p), quelle expression permet de calculer l’écart ε(p)\varepsilon(p) ?

ε(p)=W(p)C(p)H(p)\varepsilon(p)=\frac{W(p)}{C(p)H(p)}
ε(p)=W(p)1+C(p)H(p)\varepsilon(p)=\frac{W(p)}{1+C(p)H(p)}
ε(p)=W(p)1+C(p)H(p)+1\varepsilon(p)=\frac{W(p)}{1+C(p)H(p)}+1
ε(p)=C(p)H(p)W(p)1+C(p)H(p)\varepsilon(p)=\frac{C(p)H(p)W(p)}{1+C(p)H(p)}

$$\varepsilon(p)=\frac{W(p)}{1+C(p)H(p)}$$

Explication

Dans une boucle de transfert direct C(p)H(p)C(p)H(p), l’écart est la consigne divisée par 1+C(p)H(p)1+C(p)H(p). Omettre le terme de rétroaction, ajouter une unité au résultat ou placer le transfert direct au numérateur modifie cette relation.

51. Lorsqu’un ingénieur augmente la classe d’un système asservi, quelle évolution doit-il anticiper concernant la précision et la stabilité ?

Une meilleure précision, avec une stabilité également renforcée
Une précision dégradée, avec une stabilité potentiellement compromise
Une meilleure précision, avec une stabilité potentiellement compromise
Une précision inchangée, avec une stabilité également renforcée

Une meilleure précision, avec une stabilité potentiellement compromise

Explication

Une classe plus élevée améliore la précision, mais peut compromettre la stabilité ; le gain de précision ne signifie donc pas une meilleure stabilité. L’amélioration simultanée des deux confond ces effets, leur inversion les échange, et une précision inchangée nie l’effet indiqué.

52. Pour régler un correcteur PI mixte sur le procédé modélisé par H(p)=0,48e−118p1+68pH(p)=\frac{0,48e^{-118p}}{1+68p}, quelles valeurs de constante de temps et de temps mort faut-il retenir ?

T=68 sT=68\,\mathrm{s} et τ=0 s\tau=0\,\mathrm{s}
T=0,48 sT=0,48\,\mathrm{s} et τ=118 s\tau=118\,\mathrm{s}
T=118 sT=118\,\mathrm{s} et τ=68 s\tau=68\,\mathrm{s}
T=68 sT=68\,\mathrm{s} et τ=118 s\tau=118\,\mathrm{s}

$$T=68\,\mathrm{s}$$ et $$\tau=118\,\mathrm{s}$$

Explication

Le dénominateur 1+68p1+68p donne la constante de temps T=68 sT=68\,\mathrm{s}, tandis que le retard exponentiel e−118pe^{-118p} correspond à τ=118 s\tau=118\,\mathrm{s}. Intervertir ces valeurs confond retard et constante de temps ; utiliser le gain ou ignorer le retard ne respecte pas le modèle.

53. Dans une boucle de courant d’excitation, quel modèle doit-on utiliser pour le correcteur proportionnel intégral ?

C(p)=Kp1+TipTiC(p)=K_p\frac{1+T_i p}{T_i}
C(p)=Kp1+TippC(p)=K_p\frac{1+T_i p}{p}
C(p)=KpC(p)=K_p
C(p)=Kp1+TipTipC(p)=K_p\frac{1+T_i p}{T_i p}

$$C(p)=K_p\frac{1+T_i p}{T_i p}$$

Explication

Le correcteur PI de cet asservissement possède la fonction de transfert C(p)=Kp1+TipTipC(p)=K_p\frac{1+T_i p}{T_i p}. Le modèle constant omet l’intégration, le modèle avec dérivée ajoute une action absente, et le dernier modèle omet le facteur pp au dénominateur.

54. Un inducteur est constitué en série d’une résistance ReR_e et d’une inductance LeL_e. Quelle fonction de transfert relie sa tension à son courant ?

Y(p)=1Re+Lep=Ke1+TepY(p)=\frac{1}{R_e+L_e p}=\frac{K_e}{1+T_e p}
Y(p)=1Re=Ke1+TepY(p)=\frac{1}{R_e}=\frac{K_e}{1+T_e p}
Y(p)=Re+Lep1=Ke1+TepY(p)=\frac{R_e+L_e p}{1}=\frac{K_e}{1+T_e p}
Y(p)=1Le+Rep=Ke1+TepY(p)=\frac{1}{L_e+R_e p}=\frac{K_e}{1+T_e p}

$$Y(p)=\frac{1}{R_e+L_e p}=\frac{K_e}{1+T_e p}$$

Explication

L’association série donne l’impédance Re+LepR_e+L_e p ; le transfert tension-courant est donc son inverse et peut s’écrire sous la forme du premier ordre indiquée. Inverser résistance et inductance, omettre la dynamique inductive ou placer l’impédance au numérateur ne décrit pas ce modèle.

55. Après stabilisation d’un asservissement du courant d’excitation équipé d’un correcteur à action intégrale, quelle erreur statique est attendue en régime établi ?

Une erreur statique nulle grâce à l’action proportionnelle seule
Une erreur statique nulle
Une erreur statique non nulle imposée par l’action intégrale
Une erreur statique égale à l’écart transitoire maximal

Une erreur statique nulle

Explication

L’action intégrale permet d’obtenir une erreur statique nulle en régime établi. L’écart transitoire maximal décrit une phase différente, l’action proportionnelle seule n’est pas le mécanisme établi ici, et l’intégrale ne rend pas l’erreur statique non nulle.

56. Un réservoir de section constante SR=4 m2S_R=4\,\mathrm{m^2} voit son niveau augmenter de 0,5 m0{,}5\,\mathrm{m}. Quel volume d’eau correspond à cette variation de niveau ?

0,125 m30{,}125\,\mathrm{m^3}
2 m32\,\mathrm{m^3}
1 m31\,\mathrm{m^3}
4,5 m34{,}5\,\mathrm{m^3}

$$2\,\mathrm{m^3}$$

Explication

La variation de volume est dV=SRdNdV=S_RdN, donc dV=4×0,5=2 m3dV=4\times0{,}5=2\,\mathrm{m^3}. La division par la section inverse la relation, tandis que le carré et l’addition ne correspondent pas au bilan géométrique.

57. Dans un réservoir de section constante SR=2 m2S_R=2\,\mathrm{m^2}, le débit entrant vaut 7 m3/s7\,\mathrm{m^3/s} et le débit sortant 3 m3/s3\,\mathrm{m^3/s}. À quelle vitesse le niveau varie-t-il ?

Il augmente de 5 m/s5\,\mathrm{m/s}.
Il augmente de 4 m/s4\,\mathrm{m/s}.
Il diminue de 2 m/s2\,\mathrm{m/s}.
Il augmente de 2 m/s2\,\mathrm{m/s}.

Il augmente de $$2\,\mathrm{m/s}$$.

Explication

Le bilan donne SRdNdt=Qe−QsS_R\frac{dN}{dt}=Q_e-Q_s, donc dNdt=(7−3)/2=2 m/s\frac{dN}{dt}=(7-3)/2=2\,\mathrm{m/s} : le niveau monte. Une variation négative inverse le sens du bilan, la somme confond entrée et sortie, et 4 m/s4\,\mathrm{m/s} omet la division par la section.

58. Un réservoir est en régime statique et son niveau ne varie pas. Quelle relation entre le débit de remplissage QeQ_e et le débit de vidange QsQ_s décrit cette situation ?

Qe<QsQ_e<Q_s
Qe>QsQ_e>Q_s
Qe=0Q_e=0 et Qs=0Q_s=0
Qe=QsQ_e=Q_s

$$Q_e=Q_s$$

Explication

En régime statique, le niveau reste constant lorsque les débits entrant et sortant sont égaux. L’absence de débit n’est pas requise, et une inégalité entre les débits ferait varier le niveau.

59. Pour une réponse indicielle, une mesure atteint 28%28\% de sa variation totale à t1=2 st_1=2\,\mathrm{s} et 40%40\% à t2=5 st_2=5\,\mathrm{s}. Quelles valeurs du retard τ\tau et de la constante TT donne le modèle de Broïda ?

τ=16,5 s\tau=16{,}5\,\mathrm{s} et T=22,5 sT=22{,}5\,\mathrm{s}
τ=16,5 s\tau=16{,}5\,\mathrm{s} et T=1,1 sT=1{,}1\,\mathrm{s}
τ=1,1 s\tau=1{,}1\,\mathrm{s} et T=16,5 sT=16{,}5\,\mathrm{s}
τ=3 s\tau=3\,\mathrm{s} et T=1,1 sT=1{,}1\,\mathrm{s}

$$\tau=16{,}5\,\mathrm{s}$$ et $$T=1{,}1\,\mathrm{s}$$

Explication

Les relations donnent τ=5,5(5−2)=16,5 s\tau=5{,}5(5-2)=16{,}5\,\mathrm{s} et T=2,8(2)−1,8(5)=1,1 sT=2{,}8(2)-1{,}8(5)=1{,}1\,\mathrm{s}. L’interversion attribue à chaque paramètre la formule de l’autre; le facteur manquant et la somme remplacent incorrectement les relations données.

60. Une usine traite l’eau d’appoint de ses chaudières dans un dégazeur. Quel effet recherché explique l’élimination de gaz de cette eau ?

Réduire les risques microbiens en éliminant les bactéries de l’eau.
Réduire les dépôts calcaires en diminuant la dureté de l’eau.
Réduire les risques de corrosion en diminuant les concentrations d’O₂ et de CO₂.
Améliorer la combustion en augmentant l’oxygène dissous dans l’eau.

Réduire les risques de corrosion en diminuant les concentrations d’O₂ et de CO₂.

Explication

Le dégazeur réduit les concentrations d’oxygène et de dioxyde de carbone dans l’eau d’appoint, ce qui diminue les risques de corrosion. La désinfection, la réduction de la dureté et l’ajout d’oxygène décrivent d’autres traitements ou effets.

61. Lors du contrôle d’un dégazeur, quelle plage de pression et de température correspond à son fonctionnement en légère ébullition ?

De 0,30{,}3 à 0,70{,}7 bar et de 107107 à 115 °C115\,°\mathrm{C}.
De 107107 à 115115 bar et de 0,30{,}3 à 0,7 °C0{,}7\,°\mathrm{C}.
De 0,30{,}3 à 0,70{,}7 bar et de 9090 à 100 °C100\,°\mathrm{C}.
De 0,80{,}8 à 1,21{,}2 bar et de 107107 à 115 °C115\,°\mathrm{C}.

De $$0{,}3$$ à $$0{,}7$$ bar et de $$107$$ à $$115\,°\mathrm{C}$$.

Explication

Le dégazeur maintient l’eau entre 0,30{,}3 et 0,70{,}7 bar, et entre 107107 et 115 °C115\,°\mathrm{C}, conditions qui correspondent à une légère ébullition. L’échange des plages confond les grandeurs; les autres choix déplacent soit la pression, soit la température hors des valeurs indiquées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Capteurs et instrumentation industrielle.

Que transforme un capteur en grandeur exploitable ?

Une grandeur physique appelée mesurande.

Qu’est-ce qu’une grandeur d’influence ?

Une grandeur étrangère susceptible de perturber le capteur et d’altérer son signal de sortie.

Qu’est-ce qui distingue le domaine statique du domaine dynamique ?

Le domaine statique concerne les phénomènes continus à variation lente, tandis que le domaine dynamique concerne les variations à fréquence élevée.

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