QCM : Changement d’attitude et persuasion — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir une attitude dans l’étude du comportement ?

Une réaction observable produite directement par une situation sociale
Une évaluation consciente formulée après l’accomplissement d’une action
Une variable de préparation à l’action située derrière le comportement
Une règle sociale indiquant la conduite attendue dans un groupe

Une variable de préparation à l’action située derrière le comportement

Explication

Une attitude correspond à une disposition ou préparation à agir, supposée sous-jacente au comportement. La réaction observable constitue le comportement lui-même, et non l’attitude qui le prépare.

2. Quel résultat caractérise l’étude de LaPiere menée en 1934 ?

Des établissements ont refusé l’accueil du couple, puis ont confirmé sa réservation écrite
Les réponses écrites ont été favorables dans 118 établissements sur 128 sollicités
Des établissements ont souvent accueilli le couple, puis beaucoup ont refusé sa réservation écrite
Les visites et les réponses écrites ont révélé des attitudes également favorables

Des établissements ont souvent accueilli le couple, puis beaucoup ont refusé sa réservation écrite

Explication

Le couple d’origine chinoise a été plutôt bien accueilli lors de visites, tandis que 118 des 128 établissements ayant répondu ont ensuite refusé une réservation. L’étude montre donc une divergence entre le comportement observé et la réponse déclarée.

3. Pourquoi une attitude générale peut-elle mal prédire un comportement spécifique ?

Parce qu’elles portent sur des niveaux de généralité différents
Parce que le comportement spécifique exprime toujours une norme sociale collective
Parce que les attitudes générales décrivent les intentions plutôt que les évaluations
Parce que l’attitude générale est mesurée après chaque comportement observé

Parce qu’elles portent sur des niveaux de généralité différents

Explication

Une attitude envers une population entière ne correspond pas nécessairement à un acte précis envers une personne ou une situation donnée. La comparaison devient donc imprécise lorsque les niveaux de généralité diffèrent.

4. Quelle stratégie améliore la prédiction d’un comportement à partir d’une attitude ?

Mesurer plusieurs comportements et une attitude aussi spécifique que ces comportements
Mesurer l’attitude après l’action et comparer sa stabilité entre les participants
Mesurer plusieurs attitudes générales sans préciser les comportements concernés
Mesurer un comportement unique et une attitude générale concernant son domaine

Mesurer plusieurs comportements et une attitude aussi spécifique que ces comportements

Explication

La prédiction est meilleure lorsque plusieurs comportements sont évalués et que l’attitude correspond au même niveau de spécificité. Une attitude générale associée à un seul comportement précis crée une discordance de mesure.

5. Quelle attitude présente le lien le plus fort avec le comportement d’aller à l’église ?

L’attitude envers les normes sociales religieuses, avec une corrélation de r=.18r=.18
L’attitude envers les pratiques communautaires, avec une corrélation de r=.65r=.65
L’attitude envers le fait d’aller à l’église, avec une corrélation de r=.65r=.65
L’attitude envers la religion en général, avec une corrélation de r=.18r=.18

L’attitude envers le fait d’aller à l’église, avec une corrélation de $$r=.65$$

Explication

L’attitude spécifique envers le fait d’aller à l’église est associée au comportement par une corrélation de r=.65r=.65, supérieure à celle de l’attitude générale envers la religion. Cette différence illustre l’importance de la correspondance entre l’attitude mesurée et le comportement visé.

6. Qu’est-ce qu’une intention comportementale ?

Une instruction que l’individu se donne pour agir d’une certaine façon
Une croyance concernant les attentes formulées par les référents sociaux
Une évaluation favorable ou défavorable d’un objet ou d’un comportement
Une perception personnelle des obstacles associés à la réalisation d’une action

Une instruction que l’individu se donne pour agir d’une certaine façon

Explication

L’intention comportementale est une consigne personnelle orientée vers l’action, comme « Je prévois de faire… ». Une attitude évalue plutôt un objet ou un comportement, tandis que les autres réponses décrivent des normes ou le contrôle perçu.

7. Quelle séquence décrit correctement la Théorie de l’Action Raisonnée ?

Les normes subjectives déterminent le comportement, puis le comportement modifie les attitudes
Les attitudes et les normes subjectives déterminent l’intention, puis l’intention détermine le comportement
Le contrôle perçu et l’intention déterminent les normes, puis les normes déterminent l’action
Les attitudes et le contrôle perçu déterminent le comportement, puis le comportement détermine l’intention

Les attitudes et les normes subjectives déterminent l’intention, puis l’intention détermine le comportement

Explication

Dans la TAR, les attitudes envers le comportement et les normes subjectives contribuent à l’intention d’agir, qui conduit ensuite au comportement effectif. Le contrôle comportemental perçu appartient à l’extension proposée par la TCP.

8. Sur quoi reposent les normes subjectives dans la TAR ?

Sur les obstacles perçus à l’action et les ressources disponibles
Sur les conséquences anticipées du comportement et leur valeur personnelle
Sur les attentes des référents sociaux et la motivation à s’y conformer
Sur la préparation individuelle à agir et l’observation des conduites passées

Sur les attentes des référents sociaux et la motivation à s’y conformer

Explication

Les normes subjectives combinent les croyances relatives aux attentes des personnes ou groupes importants et la motivation à respecter ces attentes. Les conséquences anticipées d’un comportement relèvent plutôt de l’attitude envers ce comportement.

9. Quelle relation supplémentaire la Théorie du Comportement Planifié ajoute-t-elle à la relation entre intention et comportement ?

Le contrôle comportemental perçu exerce aussi une liaison directe vers le comportement
L’intention comportementale exerce aussi une liaison directe vers le contrôle perçu
Les normes subjectives exercent aussi une liaison directe vers l’attitude générale
L’attitude envers le comportement exerce aussi une liaison directe vers les normes sociales

Le contrôle comportemental perçu exerce aussi une liaison directe vers le comportement

Explication

Dans la TCP, les attitudes, les normes subjectives et le contrôle comportemental perçu déterminent l’intention, tandis que le contrôle perçu peut également contribuer directement au comportement. Cette relation directe distingue la TCP de la TAR.

10. Quelle conception de l’être humain sous-tend la théorie de l’action raisonnée et la théorie du comportement planifié ?

Un individu social qui adopte les comportements observés chez ses proches
Un individu rationnel qui emmagasine l’information pour évaluer les situations
Un individu contraint qui exécute les comportements imposés par son entourage
Un individu principalement émotionnel qui réagit sans traiter les informations disponibles

Un individu rationnel qui emmagasine l’information pour évaluer les situations

Explication

La TAR et la TCP décrivent les comportements comme planifiés et réfléchis par un individu supposé rationnel, capable d’utiliser l’information pour juger et évaluer. Cette conception est toutefois limitée, car les personnes ne connaissent pas toujours les facteurs réels qui influencent leurs conduites.

11. Dans l’étude de Moriarty, quelle différence d’intervention est observée lorsqu’un voisin demande de surveiller sa radio plutôt que de demander du feu ?

L’intervention reste proche de 50 % dans les deux situations
L’intervention passe de 95 % à 20 % des personnes
L’intervention passe de 20 % à 95 % des personnes
L’intervention augmente d’environ 20 % à environ 50 %

L’intervention passe de 20 % à 95 % des personnes

Explication

Dans l’expérience, 20 % des personnes interviennent après une simple demande de feu, contre 95 % après avoir accepté de surveiller la radio. L’écart montre l’effet de l’engagement préalable sur le comportement, plutôt qu’une stabilité des réactions entre les deux situations.

12. Quelle définition correspond le mieux à la persuasion ?

Une action destinée à tromper le destinataire en dissimulant l’intention du message
Une imitation collective produisant une attitude partagée au sein d’un groupe
Une contrainte exercée par une autorité afin d’obtenir une conduite déterminée
Un acte de communication visant à modifier un état mental et à étudier ses effets

Un acte de communication visant à modifier un état mental et à étudier ses effets

Explication

La persuasion est une communication destinée à modifier l’état mental d’une personne et à examiner les changements d’attitude ou de comportement après un message complexe. Elle se distingue de la soumission, qui repose sur une contrainte ou une autorité.

13. Quelle procédure permet de mesurer rigoureusement un changement d’attitude après l’exposition à un message ?

Mesurer l’attitude après le message dans un groupe et la comparer à une opinion générale
Comparer deux groupes distincts sans mesurer leurs attitudes avant la présentation du message
Mesurer l’attitude avant et après le message chez les mêmes personnes, puis comparer les résultats
Exposer les personnes au message, puis leur demander de décrire leur comportement prévu

Mesurer l’attitude avant et après le message chez les mêmes personnes, puis comparer les résultats

Explication

La procédure rigoureuse repose sur une mesure préalable, l’exposition au message, une mesure ultérieure et la comparaison des deux résultats chez les mêmes personnes. Comparer deux groupes peut révéler des différences d’attitudes, mais ne permet pas d’observer directement l’évolution individuelle.

14. Quelle association entre voie persuasive et mécanisme de changement d’attitude est correcte ?

Voie cognitive par communication persuasive, voie affective par familiarité, voie comportementale par engagement
Voie cognitive par familiarité, voie affective par engagement, voie comportementale par communication persuasive
Voie cognitive par engagement, voie affective par communication persuasive, voie comportementale par familiarité
Voie cognitive par émotions, voie affective par actes, voie comportementale par argumentation

Voie cognitive par communication persuasive, voie affective par familiarité, voie comportementale par engagement

Explication

Le changement d’attitude peut passer par une voie cognitive liée à la communication persuasive, une voie affective liée au conditionnement à la familiarité ou une voie comportementale liée aux techniques d’engagement. Les autres associations inversent ces mécanismes entre les différentes voies.

15. Laquelle illustre une finalité positive de la communication persuasive ?

Une opération promotionnelle visant à accroître les ventes pendant une période limitée
Une campagne de prévention encourageant l’adoption d’un comportement protecteur
Une annonce de marque destinée à augmenter la préférence pour une gamme donnée
Une publicité commerciale incitant à acheter un produit davantage consommé

Une campagne de prévention encourageant l’adoption d’un comportement protecteur

Explication

La communication persuasive peut poursuivre une finalité positive lorsqu’elle prend la forme d’une campagne de prévention. La publicité commerciale et les opérations promotionnelles relèvent plutôt d’une finalité commerciale, même si elles utilisent elles aussi des procédés persuasifs.

16. Selon l’École de Yale, quelles quatre questions permettent d’analyser une communication persuasive ?

Quelle attitude modifier, par quelle preuve, à quel moment et dans quel contexte ?
Pourquoi convaincre, avec quel effet, quand et où ?
Qui parle, dit quoi, à qui et comment ?
Quel thème choisir, quel public viser, pourquoi et avec quels résultats ?

Qui parle, dit quoi, à qui et comment ?

Explication

L’analyse de Yale distingue la source, le message, le récepteur et le canal à travers ces quatre questions. Confondre la source avec le canal est incorrect, car la source émet le message tandis que le canal en constitue le support de transmission.

17. Quel résultat l’étude d’Hovland et Weiss illustre-t-elle concernant la crédibilité d’une source ?

Une source initialement crédible peut perdre son avantage après un délai, par effet sleeper.
Une source peu crédible devient immédiatement plus persuasive lorsqu’elle présente des arguments détaillés.
Une source considérée comme bienveillante suscite une acceptation identique à celle d’une source contestée.
Une source experte conserve un avantage constant lorsque le public oublie l’origine du message.

Une source initialement crédible peut perdre son avantage après un délai, par effet sleeper.

Explication

Oppenheimer obtenait d’abord 36 % d’acceptation contre 0 % pour le journaliste de la Pravda, puis l’écart disparaissait quatre semaines plus tard. Cette égalisation correspond à l’effet sleeper, et non à un maintien de l’avantage initial de la source crédible.

18. Quel type de communication convient le mieux à un public dont l’attitude initiale est contraire à la position défendue ?

Une communication unilatérale présentant les arguments favorables à la position défendue.
Une communication centrée sur la réputation de l’émetteur plutôt que sur les arguments.
Une communication bilatérale présentant les arguments favorables et défavorables.
Une communication visuelle simplifiant le message sans mentionner les objections possibles.

Une communication bilatérale présentant les arguments favorables et défavorables.

Explication

Lorsque l’attitude initiale est opposée, la présentation des arguments pour et contre rend la communication bilatérale plus adaptée. Une communication unilatérale convient davantage à un public déjà favorable ou proche de la position défendue.

19. Pourquoi un appel à la peur très intense peut-il réduire la persuasion ?

Il peut conduire le récepteur à préférer les arguments opposés parce qu’ils semblent moins émotionnels.
Il peut diminuer la mémorisation des arguments en remplaçant le contenu par des informations neutres.
Il peut rendre le message trop abstrait et empêcher le récepteur d’identifier sa source.
Il peut déclencher une défense psychologique qui pousse le récepteur à rejeter le message.

Il peut déclencher une défense psychologique qui pousse le récepteur à rejeter le message.

Explication

Une peur excessive provoque une défense psychologique, ce qui favorise le rejet du message au lieu de son acceptation. L’efficacité persuasive est généralement meilleure avec un niveau de peur modéré, et non avec une intensité maximale.

20. Quelle succession décrit le modèle de Hovland concernant le changement d’attitude ?

Exposition au canal, évaluation de l’émetteur, puis rappel des arguments principaux.
Réception du message, adhésion au message, puis changement d’attitude.
Attention au message, mémorisation du message, puis rejet de l’attitude antérieure.
Compréhension du message, comparaison des sources, puis adoption d’une nouvelle conduite.

Réception du message, adhésion au message, puis changement d’attitude.

Explication

Le modèle de Hovland décrit une progression allant de la réception à l’adhésion, puis au changement d’attitude. La réception signifie que le message est pris en compte, tandis que l’adhésion constitue l’étape intermédiaire avant la modification de l’attitude.

21. Quelle séquence correspond au modèle séquentiel de McGuire reliant un message à l’action ?

Exposition, crédibilité, émotion, répétition et comportement observable.
Réception, adhésion, mémorisation, comparaison et changement d’attitude.
Attention, compréhension, acceptation, rétention et action.
Intérêt, interprétation, contre-argumentation, oubli et décision.

Attention, compréhension, acceptation, rétention et action.

Explication

McGuire propose cinq étapes successives : attention, compréhension, acceptation, rétention et action. L’acceptation renvoie à l’adhésion au message, tandis que la rétention désigne sa mémorisation ; elles ne correspondent donc pas à une simple comparaison des sources.

22. Que désignent les réponses cognitives dans l’étude du changement d’attitude ?

Les comportements observables que le récepteur adopte après avoir mémorisé les principaux arguments.
Les informations que l’émetteur sélectionne avant de formuler une argumentation destinée au public.
Les réactions émotionnelles automatiques déclenchées par le ton et le rythme du message persuasif.
Les pensées que le récepteur produit activement en confrontant les arguments à ses attitudes préexistantes.

Les pensées que le récepteur produit activement en confrontant les arguments à ses attitudes préexistantes.

Explication

Les réponses cognitives sont les pensées favorables, défavorables ou neutres élaborées activement par le récepteur face aux arguments et à ses attitudes antérieures. Elles ne se réduisent donc ni aux émotions suscitées par la forme du message ni aux comportements ultérieurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Changement d’attitude et persuasion.

Qu'est-ce qu'une attitude en psychologie sociale ?

Une variable de préparation à l’action supposée se situer derrière le comportement.

Que montre l'étude de LaPiere (1934) sur l'accueil dans les restaurants ?

Un couple chinois est plutôt bien accueilli lors de visites en personne.

Quelle contradiction l'étude de LaPiere (1934) révèle-t-elle entre accueil et réservations ?

118 établissements refusent une réservation pour un couple chinois malgré un bon accueil.

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Consultez la fiche de révision complète sur Changement d’attitude et persuasion.

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